Programme de l’Université d’été 2010

Par Mis en ligne le 30 août 2010

Le Collectif d’analyse poli­tique (CAP) présente :

L’Université d’été des Nouveaux cahiers du socialisme

Crises, pouvoirs, résistances

UQAM : 24-26 août 2010

Le capi­ta­lisme nous affame : bouffons-le !

Pourquoi une uni­ver­sité d’été des Nouveaux cahiers du socialisme ?

Nous vivons actuel­le­ment une crise majeure du capi­ta­lisme : gou­ver­ne­ments, ban­quiers, grands médias, entre­pre­neurs, le répètent sans cesse. En face, les tra­vailleurs et tra­vailleuses et, plus géné­ra­le­ment, les sala­rié-e-s, les étu­diant-e-s, mais aussi ceux et celles qui ont atteint l’âge de la retraite, vivent cette crise avec beau­coup d’angoisse. Les inéga­li­tés socio-éco­no­miques et la des­truc­tion envi­ron­ne­men­tale se mul­ti­plient et l’on sent que nos socié­tés s’engagent sur la voie de l’impasse, tant au plan humain qu’au plan du res­pect de la nature.

Le besoin se fait donc sentir d’approfondir la réflexion col­lec­tive, de se faire une « tête com­mune » sur les trans­for­ma­tions qui agitent notre monde, pour ensuite orien­ter l’action en consé­quence, c’est-à-dire éviter de répé­ter les erreurs du passé. Il faut se deman­der où en sont les com­po­santes du mou­ve­ment social, quelles sont les exi­gences du moment et quelles étapes il fau­drait main­te­nant fran­chir dans le face-à-face avec les pou­voirs domi­nants. Se pose aussi la ques­tion pro­pre­ment poli­tique du rap­port entre la gauche, le(s) pouvoir(s) et la société. Est-il pos­sible de se doter d’un projet commun sur ce ter­rain, et, si ou, quelle en sera la nature ? Le socia­lisme repré­sente-t-il encore une option viable ?

Pour réflé­chir sur le fond à cette ques­tion, il paraît néces­saire de débor­der le champ de l’intervention spé­cia­li­sée et de se donner les moyens de mettre en contexte et de com­prendre la conjonc­ture pré­sente, en la situant notam­ment dans le déve­lop­pe­ment his­to­rique des mou­ve­ments sociaux et des ini­tia­tives popu­laires de résis­tance et de dis­pute du pou­voir. Comment la crise actuelle du capi­ta­lisme peut-elle deve­nir une oppor­tu­nité de chan­ge­ment pour l’ensemble de la société ? Comment penser une société qui valo­rise la richesse réelle, (celle des cultures, du vivant, de la nature, du monde) plutôt que de la détruire pour accu­mu­ler de la valeur abstraite?.

L’Université d’été des Nouveaux cahiers du socia­lisme (NCS) a ceci de par­ti­cu­lier qu’elle renoue avec une tra­di­tion de for­ma­tion poli­tique et d’éducation popu­laire où l’emphase est mise sur le par­tage et l’élaboration d’une ana­lyse com­mune. Ainsi, plutôt que de pro­po­ser des ate­liers « à la carte » ou chacun et cha­cune se ren­drait aux aléas de ses pré­fé­rences, l’université d’été des NCS pro­pose un pro­gramme cohé­rent de trois jours pri­vi­lé­giant le par­tage de connais­sances et de pers­pec­tives à partir d’analyses de l’état de déve­lop­pe­ment actuel du capi­ta­lisme, des pou­voirs et des alter­na­tives. Alternant entre les cours de for­ma­tion et les dis­cus­sions col­lec­tives, l’université d’été pro­pose aux par­ti­ci­pants et par­ti­ci­pantes de venir réflé­chir col­lec­ti­ve­ment avec d’autres mili­tants et mili­tantes, tra­vailleurs et tra­vailleuses à la nature des pro­blèmes (inéga­li­tés sociales, crise éco­no­mique et envi­ron­ne­men­tale) qui affectent notre société, et aux pistes d’analyse et d’action per­met­tant d’oeuvrer à une réso­lu­tion durable de ces contradictions.

Nous espé­rons vous y voir en grand nombre !


Structure et organisation

L’université d’été des NCS aura lieu sur 3 jours, du 24 au 26 août 2010. Elle est struc­tu­rée en deux

« moments » :

Un pre­mier moment sera orga­nisé les 24-25-26 août, sous la forme de Journées de for­ma­tion. Celles-ci entendent ras­sem­bler des mili­tants et des mili­tantes du milieu syn­di­cal, du « milieu » jeune et étu­diant, des groupes com­mu­nau­taires et de groupes fémi­nistes, de Québec soli­daire et de groupes anti­ca­pi­ta­listes et altermondialistes.

Au pro­gramme de ces trois jours de for­ma­tion, des thèmes transversaux :

– Comprendre le capi­ta­lisme, le néo­li­bé­ra­lisme et la crise éco­no­mique-éco­lo­gique d’aujourd’hui. Comment fonc­tionne notre sys­tème éco­no­mique, et, sur­tout, dans quel direc­tion nous entraîne-t-il, tant au plan social qu’au plan éco­lo­gique ? Comment com­prendre la crise actuelle et les « sor­ties de crise » pro­po­sées par les dominants ?

– (Re)penser les trans­for­ma­tions de l’État : de l’État social à l’État « busi­ness », quel rap­port avec la classe domi­nante et le capi­ta­lisme ? Pourquoi l’État trans­forme-t-il de la sorte ? Que reste-t-il du key­né­sia­nisme ? Quel rôle joue la classe domi­nante au sein de ces trans­for­ma­tions ? Pourquoi l’État ne semble-t-il plus être au ser­vice de la société, mais au ser­vice de l’argent ? Qu’est-ce que l’État capi­ta­liste en fin de compte ?

– Où en est le mou­ve­ment syn­di­cal aujourd’hui ? Quel est son dis­cours, et son posi­tion­ne­ment dans les rap­ports de force ? Où en est son action poli­tique ? Le syn­di­ca­lisme est-il por­teur de chan­ge­ment ? Comment le syn­di­ca­lisme peut mobi­li­ser les immi­grants, les jeunes et autres sec­teurs de la société ?

– Où en est le mou­ve­ment com­mu­nau­taire et popu­laire ? Quelle sons les orien­ta­tions et les contra­dic­tions du milieu com­mu­nau­taire ? Quelle est son auto­no­mie face au gou­ver­ne­ment ? Ce mou­ve­ment est-il por­teur de chan­ge­ment ? Comment ?

– Où en sont les mou­ve­ments anti­ra­cistes, étu­diants, éco­lo­gistes ? Quel est leur apport pour une meilleure com­pré­hen­sion des domi­na­tions et contra­dic­tions de notre société ? Comment ces luttes peuvent-elles être liées à des pers­pec­tives de chan­ge­ment global ?

– Quelles sont les pers­pec­tives du mou­ve­ment fémi­niste ? En vue la pro­chaine Marche mon­diale des femmes, quelles sont les perspectives ?

– Que faire face à la poli­tique et au(x) pouvoir(s)? Faut-il construire un parti de gauche, opter plutôt pour d’autres tac­tiques, ou com­bi­ner les deux stra­té­gies ? Comment construire des conver­gences entre les dif­fé­rentes luttes sociales et poli­tiques ? L’altermondialisme peut-il favo­ri­ser cette convergence ?

– Par quoi rem­pla­cer le capi­ta­lisme ? Quels sont les contours de l’après-capitalisme ? Par quels méca­nismes, pro­ces­sus et leviers de pou­voirs pourra-t-on repen­ser la pro­duc­tion, lebien-vivre-ensemble et le res­pect de l’environnement ?

Le deuxième moment aura lieu le 26 août au soir, sous la forme d’une « Grande confé­rence sur les alter­na­tives au capi­ta­lisme », sous le thème « Écologie et socialisme ».

Informations et inscription

L’inscription aux jour­nées de for­ma­tion est au coût de 50$ pour les trois jours, ou 20$ pour les étu­diant-e-s et sans emploi.

La grande confé­rence du 26 août est GRATUITE et ouverte à tous et toutes.

Pour obtenir des renseignements ou vous inscrire, veuillez écrire à :

universite@​cahiersdusocialisme.​org

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