Valleyfield, mémoires et résistances

Une économie en transition

Il était une fois Valleyfield

Par Mis en ligne le 09 mars 2020

À l’origine

Au début de l’industrialisation, l’industrie légère domine l’économie de la ville de Salaberry-de-Valleyfield : un nom à rete­nir, la Montreal Cotton (MoCo). Bien plus qu’une simple usine de fila­ture, la MoCo employait à une cer­taine époque près de 50 % de la popu­la­tion de la ville[1] ! Son empreinte dans le pay­sage cam­pi­val­len­sien ne se limi­tait pas à l’emploi, elle mar­quait aussi la vie de quar­tier en fai­sant ériger des mai­sons à proxi­mité de l’usine pour les employé-e-s ainsi que pour les cadres venus du Royaume-Uni et d’ailleurs. Les traces de ce passé indus­triel se retrouvent désor­mais dans les briques et le mor­tier des rési­dences qui jalonnent les rues au nom des anciens diri­geants de la Montreal Cotton.

L’économie légère a pro­gres­si­ve­ment fait place à une éco­no­mie plus lourde. La seconde partie du ving­tième siècle a été celle des mul­ti­na­tio­nales, notam­ment Goodyear, Gildan, Expro. Pour cer­tains, ce fut « l’âge d’or » de la ville, malgré les condi­tions de tra­vail dif­fi­ciles, car les employé-e-s de ces grandes entre­prises béné­fi­ciaient pour la plu­part des avan­tages sociaux et sala­riaux reliés au modèle éco­no­mique dicté par les mul­ti­na­tio­nales. Les salaires étaient bons et les avan­tages sociaux assu­raient une cer­taine sécu­rité aux employé-e-s. L’embauche se fai­sait plus selon les liens du sang ou de proxi­mité que par une sélec­tion rigou­reuse. Ce modèle éco­no­mique a connu, comme bien d’autres, un essouf­fle­ment dans le der­nier quart du XXe siècle. Si bien qu’au début des années 2000, en l’espace d’une année, la ville per­dait ses trois mul­ti­na­tio­nales (Gildan, Goodyear[2] et Expro Tec[3]), une perte de près de 2000 emplois sur une popu­la­tion d’environ 40 000 per­sonnes. Les pertes d’emplois étaient jugées « catas­tro­phiques » par l’élite syn­di­cale et poli­tique.

La nouvelle donne

Aujourd’hui, l’économie de la ville s’articule autour de trois axes : com­mer­cial, indus­triel et ins­ti­tu­tion­nel. Jadis une des grandes villes indus­trielles du Canada, Salaberry-de-Valleyfield reste tou­jours une ville indus­trielle en impor­tance. Sa posi­tion stra­té­gique à proxi­mité des États-Unis et de l’Ontario demeure un attrait éco­no­mique indé­niable pour les entre­prises. De plus, elle pos­sède un port ! Le port de Valleyfield, seul port auto­nome admi­nis­tré par une ville au Canada, consti­tue un impor­tant cata­ly­seur de l’activité éco­no­mique de la ville et de la région. Il se classe aussi parmi les plus impor­tants employeurs de la ville.

L’économie de la ville s’est aussi diver­si­fiée, elle se calque sur celle de la région de la Montérégie avec quelques par­ti­cu­la­ri­tés. Les plus grandes entre­prises pri­vées pré­sentes sur le ter­ri­toire sont des entre­prises manu­fac­tu­rières : General Dynamics, Canadian Electrolytic Zinc (CEZinc), Grace, AlstenJohnson, Diageo. La ville est aussi dotée d’une acti­vité com­mer­ciale impor­tante. Les plus gros employeurs dans ce sec­teur se regroupent sous les ban­nières sui­vantes : Walmart, Canadian Tire, Sobey’s. Cependant, les prin­ci­paux employeurs ne sont plus les grandes entre­prises pri­vées mais le sec­teur public !

Secteurs économiques en Montérégie et dans la MRC de Beauharnois-Salaberry

En Montérégie, le sec­teur de la fabri­ca­tion[4] occupe une place de choix. En 2012, ce sec­teur regrou­pait 82 529 emplois dans 2910 éta­blis­se­ments. Ce sont les sous-sec­teurs de la pro­duc­tion des ali­ments (14 587 emplois), des pro­duits métal­liques (9430 emplois), du maté­riel de trans­port (9248 emplois), des pro­duits chi­miques (6267 emplois) et des pro­duits en caou­tchouc et en plas­tique (5885 emplois) qui pré­do­minent. À eux cinq, ces sous-sec­teurs regroupent 55,0 % de la main-d’œuvre et près de qua­rante pour cent (39,4 %) des indus­tries[5]. Le sec­teur de la trans­for­ma­tion, c’est-à-dire celui de la valeur ajou­tée, offre des pos­si­bi­li­tés d’emplois inté­res­sants pour la deuxième région en impor­tance démo­gra­phique au Québec. La Montérégie est com­po­sée de 14 muni­ci­pa­li­tés régio­nales de comté (MRC) dont celle de Beauharnois-Salaberry, à l’ouest. Cette partie du ter­ri­toire se dis­tin­guait jadis par la super­fi­cie impor­tante de son ter­ri­toire dédiée à l’agriculture. Ce sec­teur, tou­jours pré­sent, voit son impor­tance dimi­nuer. En ce sens, la MRC de Beauharnois-Salaberry se dis­tingue de la Montérégie par l’apport moins impor­tant du sec­teur de la trans­for­ma­tion ali­men­taire. Ce sec­teur est plus pré­sent dans les MRC voi­sines telles Haut-Saint-Laurent, Jardins-de-Napierville et Vaudreuil-Soulanges. Ceci s’explique par l’importance de Salaberry-de-Valleyfield comme centre urbain.

Secteurs économiques de la ville de Salaberry-de-Valleyfield

La ville de Salaberry-de-Valleyfield occupe près du quart de la super­fi­cie de la MRC de Beauharnois-Salaberry. Le ratio de la popu­la­tion y est de 63 :100 ; ainsi pour chaque tranche de 100 habi­tants de la MRC, 63 vivent dans la ville de Salaberry-de-Valleyfield. Elle est aussi la ville la plus den­sé­ment peu­plée de la MRC.

Le déve­lop­pe­ment éco­no­mique de la ville s’articule autour de quatre axes : chimie, métal­lur­gie, envi­ron­ne­ment et recy­clage, trans­port, inter­mo­da­lité et logis­tique – ser­vices à valeur ajou­tée[6]. Ils contri­buent, avec le sec­teur public, pour une bonne part des quelque 16 500 emplois de la ville[7].

Les trois principaux axes : chimie, métallurgie et environnement et recyclage

Le moteur éco­no­mique de la ville n’est plus ali­menté par une seule entre­prise comme à l’époque de la MoCo et la ville ne dépend plus de quelques mul­ti­na­tio­nales comme ce fut le cas dans les années d’après-guerre. Il reste de grandes entre­prises dans la capi­tale du Suroît, mais l’économie de la ville s’arrime désor­mais avec celle de la Montérégie. Sa par­ti­cu­la­rité n’est donc plus dans son éco­no­mie mono-indus­trielle[8] mais dans une struc­ture plus frag­men­tée à l’image de celle de la région.

Un peu comme la Montérégie, la ville de Salaberry-de-Valleyfield pos­sède plu­sieurs indus­tries qui œuvrent dans le sec­teur chi­mique, dont les plus impor­tantes en termes d’emplois sont CEZinc, General Dynamic, Diageo, Goodyear et Grace. Ces cinq entre­prises regroupent envi­ron 5 % de la main-d’œuvre de la ville. Des emplois bien payés, la rému­né­ra­tion moyenne annuelle au sein de ces grandes entre­prises est de 100 000 dol­lars. Dans le domaine de la métal­lur­gie, la ville abrite 27 indus­tries qui donnent 1165 emplois, ce qui place cette indus­trie au second rang. Encore là, il s’agit d’emplois offrant des salaires au-dessus du salaire moyen local. Ensuite, dans le cré­neau de l’environnement et du recy­clage, la ville compte dix entre­prises de 150 employé-e-s et plus. Finalement, en nombre d’entreprises et d’employé-e-s, le sec­teur du trans­port, inter­mo­da­lité et logis­tique permet à la muni­ci­pa­lité de se posi­tion­ner comme un par­te­naire incon­tour­nable du déve­lop­pe­ment éco­no­mique.

Le secteur public

On l’oublie sou­vent mais le sec­teur des ser­vices publics est aussi un puis­sant moteur éco­no­mique de la région. En effet, Salaberry-de-Valleyfield compte un hôpi­tal (Centre hos­pi­ta­lier du Suroît), plu­sieurs éta­blis­se­ments d’enseignement dont 13 écoles pri­maires (sec­teurs fran­co­phone et anglo­phone), une école secon­daire, un centre inté­gré, deux centres de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle, un cégep et un centre jeu­nesse. L’Hôpital du Suroît consti­tue le prin­ci­pal employeur du ter­ri­toire de Salaberry-de-Valleyfield avec plus de 2200 employé-e-s et la Commission sco­laire de La-Vallée-des-Tisserands le deuxième plus gros employeur, le per­son­nel des écoles pri­maires, secon­daire et des centres tota­li­sant plus de 600 per­sonnes. Le Collège de Valleyfield vient au troi­sième rang des employeurs publics avec plus de 375 per­sonnes à son emploi. À cela s’ajoutent les employé-e-s muni­ci­paux (ser­vices admi­nis­tra­tifs, de sou­tien, de ges­tion des déchets et d’assainissement) qui seraient plus de 1300 pour la MRC (tableau 1). Le sec­teur public donne donc du tra­vail à plus d’un tra­vailleur, tra­vailleuse sur quatre.

On l’a déjà noté, l’économie de la ville s’est diver­si­fiée. Grosso modo, un tiers des tra­vailleuses et des tra­vailleurs œuvre dans les grandes et moyennes entre­prises, un autre tiers dans le sec­teur public et le der­nier tiers dans le com­merce de détail. C’est un chan­ge­ment radi­cal qui s’est opéré dans les cin­quante der­nières années. Quels en sont les impacts sur la popu­la­tion ?

Tableau I

Population active totale âgée de 15 ans et plus selon l’industrie – Beauharnois

Source : Statistique Canada, Recensement 2011, dans Portrait socioé­co­no­mique et ter­ri­to­rial, Salaberry-de-Valleyfield, 2014, <www​.mrc​-beau​har​nois​-sala​berry​.com/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​M​R​C​/​M​u​n​/​S​D​V​/​s​a​l​a​b​e​r​r​y​v​a​l​l​e​y​f​i​e​l​d​_​l​r.pdf>.

La seconde partie de ce texte va exa­mi­ner les sec­teurs d’emploi, non pas dans l’objectif de mettre en lumière les écarts (rému­né­ra­tion, condi­tions de tra­vail, sécu­rité d’emploi, etc.) qui peuvent exis­ter entre les dif­fé­rents sec­teurs, mais plutôt pour consta­ter que l’économie de la ville est en équi­libre sur ces trois piliers (com­mer­cial, indus­triel et ins­ti­tu­tion­nel). En d’autres mots, l’industrie ne domine plus, ne règle plus, et sur­tout n’est plus l’acteur social de pre­mier plan qu’elle fut jadis. En revanche, l’économie de la région n’est pas au bord du gouffre, au contraire !

Les résidentes et résidents de Valleyfield

En 2016, la MRC de Beauharnois-Salaberry comp­tait 24 550 tra­vailleuses et tra­vailleurs de 25-64 ans, pour un taux de tra­vailleurs[9] de 72,2 %. Ce taux est infé­rieur à celui des MRC avoi­si­nantes telles la MRC de Vaudreuil-Soulanges, celle du Roussillon et celle des Jardins-de-Napierville, qui ont des taux res­pec­tifs de 81,0 %, 80,6 % et 78,6 %. La MRC du Haut-Saint-Laurent, der­nière à avoir une fron­tière com­mune, pré­sente un taux de tra­vailleurs de 65,6%[10].

Les indi­ca­teurs que sont les reve­nus d’emploi médians des 25-64 ans ainsi que le revenu dis­po­nible par habi­tant sont aussi infé­rieurs à ceux des MRC limi­trophes, exclu­sion faite de celle du Haut-Saint-Laurent. Selon le gra­phique 1, les reve­nus médians dans la MRC de Beauharnois-Salaberry sont près de 20 % infé­rieurs à ceux des MRC de Vaudreuil-Soulanges et du Roussillon (38 551 $ com­pa­ra­ti­ve­ment à 47 342 $ et 46 581 $). Le revenu dis­po­nible par habi­tant est aussi infé­rieur à celui des autres MRC limi­trophes : 26 127 $ pour la MRC de Beauharnois-Salaberry com­pa­ra­ti­ve­ment à 27 991 $ pour la MRC du Roussillon, 29 873 $ pour la MRC de Vaudreuil-Soulanges et 27 214 $ pour la MRC Jardins-de-Napierville. Seule la MRC du Haut-St-Laurent ferme la marche avec un revenu médian de 32 385 $ et un revenu dis­po­nible par habi­tant de 22 944 $.

Graphique 1

Source : Institut de la sta­tis­tique du Québec, Coup d’oeil sur les régions et les MRC. La Montérégie ainsi que ses muni­ci­pa­li­tés régio­nales de comté (MRC), <www​.stat​.gouv​.qc​.ca/​s​t​a​t​i​s​t​i​q​u​e​s​/​p​r​o​f​i​l​s​/​r​e​g​i​o​n​_​1​6​/​r​e​g​i​o​n​_​1​6​_​0​0.htm>.

Parmi les MRC du sud-ouest de Montréal, celle de Beauharnois-Salaberry affiche (avec celle du Haut-Saint Laurent) les pires sta­tis­tiques en termes de tra­vailleurs et de reve­nus[11]. En fait, l’on retrouve le même profil éco­no­mique à l’autre bout de l’autoroute 30, soit dans la MRC Pierre-De Saurel. Le paral­lèle à faire serait inté­res­sant, mais pen­chons-nous plutôt sur la ville centre de la MRC : Salaberry-de Valleyfield.

L’indice de vitalité économique

Selon les don­nées de l’Institut de la sta­tis­tique du Québec (IST), la ville de Salaberry-de-Valleyfield s’est main­te­nue dans le rang cin­quième 3 sur l’ensemble des muni­ci­pa­li­tés pour ce qui est de l’indice de vita­lité éco­no­mique de 2002 à 2014[12]. L’indice, qui agrège trois indi­ca­teurs (taux de tra­vailleurs de 25 à 64 ans, revenu total médian des par­ti­cu­liers de 18 ans et plus et taux d’accroissement annuel moyen de la popu­la­tion sur cinq ans, TAAM), est passé de 1,18 à -0,54 pen­dant cette période. D’après les plus récentes don­nées, l’indice de la ville est de -0,43[13]. Selon l’indice de l’ISQ, la ville « accuse un retard en matière de vita­lité éco­no­mique par rap­port à la majo­rité des loca­li­tés qué­bé­coises de 40 000 habi­tants et plus ».

Que doit-on en conclure ? La ville stagne d’un point de vue démo­gra­phique avec de faibles aug­men­ta­tions de la popu­la­tion. C’est la même chose pour la popu­la­tion active qui flirte avec 70,0 % sans par­ve­nir à les dépas­ser. En revanche, le revenu total médian des par­ti­cu­liers de 18 ans et plus a pro­gressé de 5,4 %, pas­sant de 28 138 $ à 29 654 $. La ville pro­gresse à deux vitesses. La pre­mière, celle des tra­vailleuses et tra­vailleurs, nom­breux, du sec­teur du com­merce de détail qui gagnent peu, mais font en sorte que Salaberry-de-Valleyfield repré­sente un milieu de vie et pas sim­ple­ment une ban­lieue avec son rythme « métro-boulot-dodo ». La seconde, celle des employé-e-s bien payés, eux aussi très nom­breux (en fait, ils sont près du double de ceux du sec­teur com­mer­cial), qui tirent les indi­ca­teurs vers le haut.

Quel avenir pour le développement économique de Salaberry-de-Valleyfield ?

L’avenir éco­no­mique de la ville n’est plus incer­tain. La vague de fer­me­tures enta­mée au tour­nant du siècle (Expro Tec, 150 emplois perdus, 2001 ; Goodyear, 400 emplois, 2003 ; Gildan, 155 emplois, 2006 ; Goodyear, 800 emplois, 2007 ; AkzoNobel, 47 emplois, 2018)[14] fait place à un regain éco­no­mique. Au début de 2018, c’est plus de 1,2 mil­liard de dol­lars qui ont été annon­cés en inves­tis­se­ment dans la ville[15] : CEZinc, 118 mil­lions, Solargise, 950 mil­lions, The Green Organic Dutchman, 150 mil­lions. Les emplois à pour­voir seront nom­breux pour les pro­chaines années.

La ville pos­sède quatre parcs indus­triels où de nom­breux ter­rains sont dis­po­nibles. De plus, la posi­tion stra­té­gique de la ville près des grands axes rou­tiers (auto­routes 30 et 20), des voies navi­gables (voie mari­time du Saint-Laurent) et des che­mins de fer va certes favo­ri­ser l’essor éco­no­mique de la région. Des inves­tis­se­ments impor­tants ont été faits ou seront faits en vue d’accroitre les capa­ci­tés de la nou­velle gare de triage (CSX) ainsi que celles du port de Valleyfield. De plus, la ville peut comp­ter sur l’apport impor­tant des emplois du sec­teur public, des emplois bien payés tout en offrant une cer­taine sécu­rité. Ces emplois dans le sec­teur public devraient conti­nuer de pro­gres­ser dans les pro­chaines années. Le vieillis­se­ment de la popu­la­tion et la crois­sance démo­gra­phique sti­mu­le­ront la demande de ser­vices en santé et en édu­ca­tion ainsi que l’offre de ser­vices muni­ci­paux.

Conclusion

Salaberry-de-Valleyfield dis­pose d’un sec­teur éco­no­mique lié à la trans­for­ma­tion. Les nom­breux tra­vailleurs et tra­vailleuses des grandes indus­tries reçoivent de bons salaires ; il en est de même pour celles et ceux, tout aussi nom­breux, du sec­teur public. En revanche, la ville pos­sède aussi une pro­por­tion consi­dé­rable de per­sonnes qui ne tra­vaillent pas ou qui tra­vaillent au bas de l’échelle. Jadis ville d’une seule entre­prise, Salaberry-de-Valleyfield voit de petites et moyennes entre­prises s’installer dans l’un de ses quatre parcs indus­triels. Les prin­ci­paux défis de la ville se situent dans la for­ma­tion de la main-d’œuvre ainsi que dans l’insertion en emploi de celles et ceux qui sont aptes, mais qui n’ont pas d’emploi.

Pierre Spénard est pro­fes­seur de socio­lo­gie au Collège de Valleyfield


  1. MUSO, Musée de Société des Deux-Rives, Salaberry-de-Valleyfield. Au cœur de l’histoire indus­trielle du Canada, La Montreal Cotton, Les condi­tions de tra­vail, 2015, <https://​lemuso​.com/​m​v​c​/​l​a​_​m​o​n​t​r​e​a​l​_​c​o​t​t​o​n​_​c​o​n​d​i​t​i​o​n​s​_​d​e​_​t​r​a​v​a​i​l​-​t​h​e​_​m​o​n​t​r​e​a​l​_​c​o​t​t​o​n​_​w​o​r​k​_​c​o​n​d​i​t​i​o​n​s​-​f​r​a​.html>.
  2. Goodyear existe tou­jours mais ne fabrique plus de pneus. Des quelque 1000 tra­vailleurs, il n’est reste plus qu’environ 200.
  3. Une usine de pro­duits explo­sifs existe tou­jours. Cependant, Expro Tec a cessé ses acti­vi­tés en 1993 ; de ces cendres nais­sait la Coopérative des tra­vailleuses et des tra­vailleurs en pro­duits chi­miques du Suroît. Cette coop n’existe plus. Aujourd’hui, General Dynamics occupe les bâti­ments.
  4. Système de clas­si­fi­ca­tion des indus­tries de l’Amérique du Nord (SCIAN).
  5. Salaberry-de-Valleyfield Vitalité, Métallurgie, Affaires Valleyfield, 2019, <www​.affai​res​val​ley​field​.com/​n​o​d​e/714>.
  6. Salaberry-de-Valleyfield Vitalité, Environnement et recy­clage, Affaires Valleyfield, 2019, <www​.affai​res​val​ley​field​.com/​n​o​d​e/715>.
  7. MRC de Beauharnois-Salaberry, Portrait socioé­co­no­mique et ter­ri­to­rial, Salaberry-de-Valleyfield, 2014, <www​.mrc​-beau​har​nois​-sala​berry​.com/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​M​R​C​/​M​u​n​/​S​D​V​/​s​a​l​a​b​e​r​r​y​v​a​l​l​e​y​f​i​e​l​d​_​l​r.pdf>.
  8. Christophe Ribichesi et Richard Shearmur, Les com­mu­nau­tés mono-indus­trielles au Québec : por­trait et ana­lyse de vul­né­ra­bi­lité, Montréal, Institut natio­nal de recherche scien­ti­fique, Urbanisation, culture et société, 2008.
  9. Le taux de tra­vailleurs est un indi­ca­teur qui a été éla­boré par l’Institut de la sta­tis­tique du Québec, à partir des sta­tis­tiques fis­cales des par­ti­cu­liers, dans le but de suivre annuel­le­ment l’évolution du marché du tra­vail dans les MRC. Il cor­res­pond au nombre de tra­vailleurs, exprimé en pour­cen­tage du nombre de par­ti­cu­liers ayant pro­duit une décla­ra­tion de reve­nus à Revenu Québec.
  10. Institut de la sta­tis­tique du Québec, La Montérégie, 2015, <www​.stat​.gouv​.qc​.ca/​s​t​a​t​i​s​t​i​q​u​e​s​/​p​r​o​f​i​l​s​/​r​e​g​i​o​n​_​1​6​/​r​e​g​i​o​n​_​1​6​_​0​0.htm>.
  11. Nous n’avons pas tenu compte des com­pa­rai­sons avec les MRC du Haut-Richelieu et de Brome-Missisquoi. Ces com­pa­rai­sons iraient aussi à l’avantage de ces deux MRC.
  12. Stéphane Ladouceur, Bulletin d’analyse. Indice de vita­lité éco­no­mique des ter­ri­toires, Québec, Institut de la sta­tis­tique, 2016, <www​.stat​.gouv​.qc​.ca/​s​t​a​t​i​s​t​i​q​u​e​s​/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​i​n​d​i​c​e​-​v​i​t​a​l​i​t​e​-​e​c​o​n​o​m​i​q​u​e​/​b​u​l​l​e​t​i​n​-​i​n​d​i​c​e.pdf>.
  13. Stéphane Ladouceur, Bulletin d’analyse. Indice de vita­lité des ter­ri­toires. Édition 2018, Québec, Institut de la sta­tis­tique, <www​.stat​.gouv​.qc​.ca/​s​t​a​t​i​s​t​i​q​u​e​s​/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​i​n​d​i​c​e​-​v​i​t​a​l​i​t​e​-​e​c​o​n​o​m​i​q​u​e​/​b​u​l​l​e​t​i​n​-​i​n​d​i​c​e​-​2​0​1​8.pdf>.
  14. « Valleyfield a perdu 2000 emplois en 4 mois », TVA Nouvelles, 5 jan­vier 2007 ; « Goodyear : Un élec­tro­choc qui a forcé la région à se prendre en main », Le Journal Saint-François, 4 jan­vier 2017, <www​.jour​nal​saint​-fran​cois​.ca/​g​o​o​d​y​e​a​r​-​u​n​-​e​l​e​c​t​r​o​c​h​o​c​-​q​u​i​-​a​-​f​o​r​c​e​-​l​a​-​r​e​g​i​o​n​-​a​-​s​e​-​p​r​e​n​d​r​e​-​e​n​-​main/>.
  15. Mario Pitre, « Investissement de 150 M $ pour la pro­duc­tion de can­na­bis », Le Journal Saint-François, 19 jan­vier 2019, <www​.jour​nal​saint​-fran​cois​.ca/​i​n​v​e​s​t​i​s​s​e​m​e​n​t​-​d​e​-​1​5​0​-​m​-​p​r​o​d​u​c​t​i​o​n​-​d​e​-​c​a​n​n​abis/> et <Phase1 du projet Solargise : 950 M $ et 450 emplois confir­més », Le Journal Saint-François, 26 sep­tembre 2018, <www​.jour​nal​saint​-fran​cois​.ca/​p​h​a​s​e​-​1​-​p​r​o​j​e​t​-​s​o​l​a​r​g​i​s​e​-​9​5​0​-​m​-​4​5​0​-​e​m​p​l​o​i​s​-​c​o​n​f​i​rmes/>.

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