Valleyfield, mémoires et résistances

Un mouvement féministe fort et engagé

Les enjeux pour le mouvement populaire

Par Mis en ligne le 25 mars 2020

Le mou­ve­ment des femmes s’est orga­nisé et struc­turé à Valleyfield dans les années 1970, une époque de grande effer­ves­cence. Plusieurs groupes de femmes se sont formés dans la région et des comi­tés de condi­tion fémi­nine dans les syn­di­cats. En ras­sem­blant les femmes, en fai­sant de l’éducation popu­laire, en déve­lop­pant des res­sources, ces groupes ont joué un rôle majeur dans l’organisation de la lutte pour faire pro­gres­ser l’égalité entre les hommes et les femmes.

Dans un pre­mier temps, nous pré­sen­te­rons un cer­tain nombre d’organisations qui luttent pour les droits des femmes et mettent sur pied des ser­vices. Nous trai­te­rons ensuite du rôle ras­sem­bleur des acti­vi­tés du 8 mars dans la région. Suivra un aperçu des luttes récentes par une entre­vue avec une jeune mili­tante fémi­niste, Jeanne Reynolds. À la lumière de ces ren­contres, nous pro­po­se­rons fina­le­ment une réflexion sur les enjeux pour la suite du mou­ve­ment des femmes.

Les femmes se prennent en main

Dans un contexte de prise de conscience des inéga­li­tés par les femmes, celles-ci se sont mobi­li­sées pour amé­lio­rer leur situa­tion. Elles se sont impli­quées dans les syn­di­cats pour obte­nir des congés de mater­nité, des congés paren­taux et des condi­tions faci­li­tant la conci­lia­tion tra­vail-famille. Elles ont réclamé des ser­vices publics répon­dant à leurs besoins, en santé et ser­vices sociaux, dans les écoles, etc. Des parents ont mis sur pied une des pre­mières gar­de­ries popu­laires, une gar­de­rie qui sera éga­le­ment une des pre­mières au Québec dont le per­son­nel s’est syn­di­qué. Cette période est aussi mar­quée par la prise en compte de la pro­blé­ma­tique de la vio­lence faite aux femmes alors qu’il n’y a aucun ser­vice pour s’occuper de ce pro­blème alar­mant. Des groupes popu­laires vont se former pour accom­pa­gner les femmes vio­len­tées afin qu’elles reprennent du pou­voir sur leur vie et vont se battre à leurs côtés pour obte­nir du pou­voir poli­tique des lois et des mesures qui les pro­tègent. Nous pré­sen­tons quatre groupes[1] de Valleyfield qui sont au cœur de ces luttes.

L’Accueil pour Elle

En 1978, l’Accueil du sans-abri est né de la ren­contre de 17 orga­nismes qui vou­laient répondre aux besoins reliés aux dif­fé­rentes pro­blé­ma­tiques sociales. Dès 1981, une approche fémi­niste modi­fiera la mis­sion de l’organisme en ciblant les femmes vic­times de vio­lence et leurs enfants. Avec déter­mi­na­tion, l’organisme achète une maison, puis l’agrandit. Son taux d’occupation de 95 % témoigne de l’importance de cette res­source dans la région. En 1987, s’ajoute une maison de tran­si­tion dotée de quatre loge­ments qui, cepen­dant, ne sera sub­ven­tion­née qu’en 2017 ! L’organisme s’appellera l’Accueil pour Elle en 1997. Son per­son­nel est syn­di­qué, ce qui n’est pas cou­rant dans les groupes com­mu­nau­taires. L’Accueil a déve­loppé des ser­vices pour rejoindre les femmes iso­lées dans les cam­pagnes et a pro­duit des outils de sen­si­bi­li­sa­tion pour les écoles. Il a aussi ajusté ses ser­vices pour les femmes qui ne peuvent ou ne veulent pas venir à l’Accueil. Dans la foulée de l’adoption de la Politique d’intervention en matière de vio­lence conju­gale, l’Accueil pour Elle signe en 1998 un pro­to­cole de col­la­bo­ra­tion entre le milieu de la jus­tice, les poli­ciers et les inter­ve­nantes sociales pour offrir l’aide psy­cho­lo­gique et l’accompagnement socio­ju­di­ciaire aux vic­times de vio­lence. Le sous-finan­ce­ment des acti­vi­tés demeure cepen­dant un pro­blème récur­rent en dépit de cer­tains gains obte­nus à la suite des dénon­cia­tions et des mobi­li­sa­tions des dif­fé­rentes orga­ni­sa­tions, en par­ti­cu­lier à l’occasion de la Marche mon­diale des femmes tenue en 2000 dans un contexte d’austérité. L’Accueil pour Elle, après qua­rante ans d’existence, repré­sente un sym­bole fort de la lutte fémi­niste dans la région. Non seule­ment les femmes ont-elles réussi à déve­lop­per la res­source et à la main­te­nir, mais elles ont aussi par­ti­cipé à la lutte poli­tique pour faire avan­cer la cause des femmes vic­times de vio­lence sur le plan légis­la­tif.

La Vigie

La Vigie, un centre d’aide et de lutte contre les agres­sions à carac­tère sexuel (CALACS), a été mise en place en 1983 à la suite de la ren­contre de 13 femmes de dif­fé­rents milieux qui cher­chaient des solu­tions au fait que le CALACS de Châteauguay ne four­nis­sait plus à la demande. Trente-cinq ans plus tard, le groupe conti­nue d’accomplir son tra­vail d’accompagnement des femmes et des ado­les­centes ayant subi une agres­sion à carac­tère sexuel, fait de la sen­si­bi­li­sa­tion auprès de la popu­la­tion et dans les écoles et effec­tue des actions pour amener des chan­ge­ments sociaux et juri­diques. Le mou­ve­ment #MoiAussi a eu un impact majeur sur l’organisme qui a dû répondre à une hausse ver­ti­gi­neuse des demandes d’aide (879 inter­ven­tions directes en 2017-2018) ; il a éga­le­ment aug­menté ses acti­vi­tés de lutte et de sen­si­bi­li­sa­tion. Afin de répondre aux besoins des enfants, la Vigie a créé l’organisme ESPACE-Suroît qui fait de la pré­ven­tion de la vio­lence envers les enfants par des ate­liers des­ti­nés au per­son­nel, aux parents et aux enfants de 3 à 12 ans. Le tra­vail de l’organisme, fondé il y a 25 ans par Barbara Aberman[2], est animé par l’analyse fémi­niste qui consi­dère la vio­lence comme un pro­blème social et non indi­vi­duel, un pro­blème où les rap­ports de pou­voir jouent un rôle déter­mi­nant.

Centre D’Mains de Femmes

Cet orga­nisme a été mis sur pied en 1989 dans une pers­pec­tive de ras­sem­ble­ment des femmes, un lieu où elles pour­raient unir leurs forces pour appor­ter des chan­ge­ments dans la société. Aujourd’hui, le groupe est encore très actif dans la région et compte envi­ron 120 membres issues de dif­fé­rents milieux et com­mu­nau­tés. Par des acti­vi­tés et des ate­liers, les femmes viennent échan­ger et par­ta­ger, mais sur­tout reprendre confiance en elles, retrou­ver leur auto­no­mie et se sortir de l’isolement. L’organisme a su créer au fil du temps des alliances avec le milieu et demeure très actif dans l’organisation des acti­vi­tés du 8 mars.

Humanisation de la naissance et reconnaissance des sages-femmes

Pour clore ce volet, nous ne vou­lions pas passer sous silence le tra­vail du groupe Humanisation de la nais­sance et son combat dans les années 1980 à Valleyfield pour rendre la nais­sance plus humaine et moins médi­ca­li­sée. Le comité Humanisation de la nais­sance s’est greffé au regrou­pe­ment pro­vin­cial Naissance-Renaissance qui vise à trans­for­mer les pra­tiques entou­rant l’accouchement, à faire de la sen­si­bi­li­sa­tion et de l’accompagnement auprès des femmes dans le res­pect et la dignité. Elles tra­vaille­ront avec les infir­mières du CLSC et l’hôpital de Valleyfield pour mettre en place une chambre des nais­sances qui sera obte­nue en 1983. Le groupe exis­tera jusqu’en 1985. On notera que ces femmes, dont Jacqueline Raymond qui sera la pre­mière sage-femme de Valleyfield, ont aussi été actives dans la lutte pour la recon­nais­sance des sages-femmes qui se concré­ti­sera avec l’adoption de la Loi sur les sages-femmes en juin 1999.

Le 8 mars : un événement populaire rassembleur

C’est en 1977 que les Nations unies ont déclaré le 8 mars Journée inter­na­tio­nale des femmes. Bien que la jour­née soit sou­li­gnée, ce n’est qu’à partir de 1980 que des ras­sem­ble­ments impor­tants de femmes ont lieu à Valleyfield. Ces ras­sem­ble­ments ont rejoint beau­coup de femmes, jusqu’à 300 dans les années 1990, un nombre impo­sant pour une ville comme Valleyfield. L’éducation popu­laire était au cœur même des acti­vi­tés. À titre d’exemple, en 1981, une jour­née com­plète fut orga­ni­sée avec des ate­liers – sur la syn­di­ca­li­sa­tion, le droit au tra­vail, le sexisme dans l’éducation et les manuels sco­laires – suivis d’un souper com­mu­nau­taire et d’une soirée fes­tive. Simone Monet-Chartrand a passé la jour­née à Valleyfield. Derrière l’événement, on retrouve une coa­li­tion de femmes issues de syn­di­cats et de groupes de femmes[3]. En 1984, à l’initiative du CLSC, une table de concer­ta­tion pour orga­ni­ser les acti­vi­tés du 8 mars verra le jour afin d’éviter le dis­per­se­ment des éner­gies. En 2000, le comité orga­ni­sa­teur s’élargit pour inclure d’autres groupes[4].

Tout au long des années, dif­fé­rents sujets ins­pi­rés des thèmes natio­naux seront abor­dés : finan­ce­ment du réseau des gar­de­ries, équité sala­riale, vio­lence faite aux femmes, auto­no­mie éco­no­mique des femmes. La célé­bra­tion revêt tou­jours un carac­tère poli­tique, les femmes étant conscientes des obs­tacles à leur inté­gra­tion au marché du tra­vail, mais éga­le­ment des pré­ju­dices qu’elles subissent dans la société. Jusqu’en 2012, groupes et syn­di­cats conti­nuent d’organiser l’événement et réus­sissent à mobi­li­ser les femmes malgré un essouf­fle­ment du mou­ve­ment syn­di­cal. Parmi les moments forts, sou­li­gnons la Marche Du pain et des roses en 1995, à laquelle ont par­ti­cipé quatre femmes de Valleyfield, et La Marche mon­diale des femmes en 2000, où deux à trois cents femmes ont marché à Valleyfield et dans la région. Durant ce temps, le 8 mars demeu­rera un évé­ne­ment non mixte malgré l’existence d’un débat sur la par­ti­ci­pa­tion des hommes.

Depuis quelques années cepen­dant, les comi­tés de condi­tion fémi­nine des syn­di­cats orga­nisent leur propre fête et cessent de par­ti­ci­per à l’organisation popu­laire, mais cer­tains conti­nuent d’apporter un appui finan­cier. Les orga­nismes popu­laires, cha­peau­tés par le Centre d’Mains de Femmes, conti­nuent d’organiser la jour­née, mais admettent que la mobi­li­sa­tion n’est plus la même.

Mouvement étudiant et conscience féministe : le parcours de Jeanne Reynolds

La lutte étu­diante de 2012 consti­tue une occa­sion d’analyser la situa­tion des femmes chez les jeunes, du moins chez les étu­diantes et les étu­diants. Nous l’aborderons à partir du témoi­gnage de Jeanne Reynolds, membre de l’Association géné­rale étu­diante du Collège de Valleyfield et co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une soli­da­rité syn­di­cale étu­diante (Coalition large de l’ASSÉ ou CLASSE). Nous lui avons demandé ce que son impli­ca­tion dans le Printemps érable avait changé dans sa vie :

Photo de Jeanne Reynolds 1/4 de page ali­gnée à droite dans le texte sui­vant.

Tout est allé tel­le­ment vite, nous dit-elle. J’y ai pris part un peu naï­ve­ment étant fon­ceuse de nature. Jamais je n’aurais ima­giné l’ampleur de ce mou­ve­ment ni son impact sur ma conscience poli­tique.

Vivre une grève d’un point de vue féministe

Cette grève a été un moment de poli­ti­sa­tion très intense qui a fait émer­ger chez plu­sieurs femmes, dont moi-même, une conscience fémi­niste. Cette prise de conscience fémi­niste prend appui en partie sur la contra­dic­tion que nous vivions, entre les idées pro­gres­sistes défen­dues par le mou­ve­ment étu­diant et le sexisme dont nous fai­sions l’expérience de la part de nos cama­rades. Par exemple, les femmes étaient le plus sou­vent relé­guées des tâches secon­daires dans l’organisation quo­ti­dienne de la grève au niveau local, alors que les hommes occu­paient davan­tage les rôles de repré­sen­ta­tion et d’organisation poli­tique. Même pour celles qui occu­paient des rôles tra­di­tion­nel­le­ment occu­pés par les hommes, comme moi-même comme porte-parole, des inéga­li­tés per­sis­taient. Si cette divi­sion du tra­vail pou­vait nous sem­bler au départ « natu­relle », « nor­male », à un cer­tain moment, les femmes ont pris conscience que ce par­tage des rôles n’avait rien de cir­cons­tan­ciel. Nous consta­tions que le tra­vail des hommes était davan­tage reconnu et valo­risé que celui des femmes impli­quées dans la grève, que leur expé­rience de la grève avait plus de poids que la nôtre. Nous pre­nions conscience de ces rap­ports d’inégalité entre les hommes et les femmes. Nous avions beau­coup de ques­tions, mais nous avions de la dif­fi­culté à arti­cu­ler notre vécu, d’y mettre des mots.

Les retom­bées fémi­nistes de la grève

Nous avons vu après la grève un nombre impor­tant de femmes prendre d’assaut les asso­cia­tions étu­diantes locales et natio­nales. Il est clair que la grève a donné la confiance à de nom­breuses mili­tantes de prendre leur place dans l’organisation poli­tique du mou­ve­ment étu­diant. Des comi­tés femmes ont éga­le­ment éclos sur de nom­breux campus étu­diants, dont au cégep de Valleyfield. La créa­tion de ces comi­tés a sus­cité plu­sieurs ten­sions au sein de la popu­la­tion étu­diante, notam­ment en raison du carac­tère non mixte de celui-ci. Le comité femmes au niveau natio­nal a éga­le­ment été réin­vesti dans les années qui ont suivi la grève et plu­sieurs gains ont été faits. Nous avons réussi à inclure le fémi­nisme comme prin­cipe de base de l’ASSÉ. Nous avons éga­le­ment fait passer une réso­lu­tion pour la créa­tion d’un congrès non mixte qui accor­de­rait une place impor­tante aux enjeux fémi­nistes. L’objectif du congrès femmes était de créer un espace d’initiation, de for­ma­tion et d’implication pour les nou­velles mili­tantes, et de conso­li­der les pers­pec­tives fémi­nistes au sein de l’organisation. Cela n’a pas été facile, quelques femmes trou­vaient que cela ajou­te­rait du tra­vail. Malheureusement, l’expérience a connu un succès mitigé pour toutes sortes de rai­sons qui n’ont pas néces­sai­re­ment à voir avec le fémi­nisme.

Les femmes se sont révé­lées comme mili­tantes, elles ont déve­loppé une prise de conscience et une prise de confiance à tra­vers l’expérience. Elles se sont impli­quées dans les exé­cu­tifs locaux[5].

Enjeux et perspectives pour la lutte des femmes

Le mou­ve­ment des femmes à Valleyfield s’est orga­nisé, enri­chi, soli­di­fié depuis une qua­ran­taine d’années. Cependant, pour rejoindre toutes les femmes et les amener à s’impliquer, des pro­blèmes orga­ni­sa­tion­nels impor­tants sub­sistent, comme l’étendue du ter­ri­toire et l’isolement. Le sous-déve­lop­pe­ment du trans­port en commun repré­sente notam­ment un obs­tacle majeur.

Le finan­ce­ment des groupes de femmes demeure éga­le­ment une pré­oc­cu­pa­tion constante. Leur exis­tence sera tou­jours plus ou moins en péril tant que le finan­ce­ment ne sera pas global, récur­rent et qu’il ne cou­vrira pas tous les volets de la mis­sion des orga­nismes. Le finan­ce­ment par projet n’est pas récur­rent, ne couvre pas tous les champs d’intervention et favo­rise le tra­vail en silo.

Des enjeux concernent éga­le­ment l’orientation des inter­ven­tions auprès des femmes. Depuis les débuts, c’est l’analyse fémi­niste qui est au centre de ces inter­ven­tions. La démarche est axée sur la prise de pou­voir des femmes sur leur vie, leur estime de soi, la prise de confiance en com­bat­tant les dif­fé­rentes formes d’oppression et les rap­ports de pou­voir. Le mou­ve­ment fémi­niste est confronté de plus en plus à un cou­rant de pensée qui indi­vi­dua­lise les causes de la vio­lence et ne recon­nait plus les inéga­li­tés entre les hommes et les femmes. Certains pré­tendent même que les femmes pos­sèdent aujourd’hui trop de pou­voir, qu’elles seraient entre autres res­pon­sables du décro­chage des gar­çons. Ce genre de dis­cours dans un petit milieu peut avoir des effets néga­tifs impor­tants.

Les avan­cées de la situa­tion des femmes et de leurs droits ont pu s’effectuer grâce à la soli­da­rité et aux alliances. On a vu ces der­nières années un effri­te­ment de ce côté, accru par les effets du néo­li­bé­ra­lisme et du consu­mé­risme. Il existe bien des par­te­na­riats ponc­tuels comme la Journée contre la vio­lence faite aux femmes et la Journée inter­na­tio­nale des femmes, mais les groupes disent man­quer de temps pour se concer­ter. Les syn­di­cats sont de plus en plus absents et la par­ti­ci­pa­tion aux acti­vi­tés du 8 mars s’est affai­blie.

Il s’avère donc urgent de recons­truire les col­la­bo­ra­tions, de déve­lop­per de nou­velles stra­té­gies et actions pour relan­cer cette lutte com­mune qu’est la lutte des femmes. Comme les enjeux tra­versent tous les groupes, il faut tra­vailler en commun afin de maxi­mi­ser les efforts pour trou­ver des solu­tions durables et uni­fier la lutte par des reven­di­ca­tions com­munes.

Denise Boileau et Marie Reynolds, res­pec­ti­ve­ment syn­di­ca­liste retrai­tée de la fonc­tion publique et ensei­gnante retrai­tée de Salaberry-de-Valleyfield


  1. Les infor­ma­tions sont basées sur plu­sieurs entre­vues et sur une recherche dans les archives des jour­naux locaux. Ce tra­vail fut effec­tué par Anne-Marie Daoust, Sylvie Lalonde, Nicole Sylvestre et les deux auteures Denise Boileau et Marie Reynolds qui remer­cient cha­leu­reu­se­ment cette équipe de recherche ainsi que les per­sonnes qui ont accepté de témoi­gner.
  2. Madame Aberman a reçu en 2018 le prix Don Quichotte décerné depuis plu­sieurs années par l’organisme le Café Agora de Valleyfield. Ce prix vise à hono­rer un orga­nisme ou une per­sonne qui a réa­lisé un projet qui a amé­lioré la qua­lité de vie dans sa com­mu­nauté.
  3. Comité de condi­tion fémi­nine du Sud-Ouest, Conseil cen­tral CSN, FIQ, CEQ, FTQ, SFPQ, Centre des femmes (Centre D’Mains de Femmes), l’Accueil du sans-abri (Accueil pour Elle), Comité des droits des femmes de Valleyfield, CLSC, Femmes en Église, la Vigie (CALACS), Comité Humanisation des nais­sances, la Griffe, AFÉAS de Bellerive/Saint-Eugène et Sainte-Cécile, les Aides-Elles.
  4. Corporation de déve­lop­pe­ment com­mu­nau­taire Beauharnois-Salaberry, Diocèse de Valleyfield, PS Jeunesse/​Option Ressources Travail.
  5. Jeanne Reynolds est aujourd’hui en rédac­tion de maî­trise en socio­lo­gie avec concen­tra­tion en études fémi­nistes à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle pour­suit tou­jours son solide enga­ge­ment et sa réflexion fémi­nistes.

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