Thème

Université populaire 2011

Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS
Le mouvement populaire contre l’État

Les mou­ve­ments sociaux, « cette nébu­leuse aux contours incer­tains et à la den­sité variable » (A. Melucci) entre­tiennent des rap­ports fort variés à l’État : de la com­plé­men­ta­rité obli­gée et piégée à la confron­ta­tion ouverte en pas­sant par la col­la­bo­ra­tion libre­ment consen­tie et toutes les décli­nai­sons du par­te­na­riat conflic­tuel sans oublier l’indifférence/ignorance et la mise à dis­tance. Il convient d’abord de dis­tin­guer le fait d’être contre tel ou tel gou­ver­ne­ment au pou­voir, contre telle poli­tique, pro­gramme ou loi et le fait d’être contre l’État : l’un n’équivaut pas à l’autre. Il convient aussi d’examiner au mérite cha­cune de ces pos­tures car, n’étant pas tou­jours mutuel­le­ment exclu­sives, elles sont néan­moins por­teuses de pro­jets sociaux et poli­tiques dif­fé­rents.

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Résumé d'une présentation dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS
Du socialisme à l’écosocialisme

Mon inter­ven­tion porte sur la néces­sité de :

1. cri­ti­quer le mode de valo­ri­sa­tion propre au capi­ta­lisme et l’idéologie libé­rale qui en est le corol­laire et
2. d’élaborer de « nou­velles » valeurs (qui peuvent être éga­le­ment redé­cou­vertes), de nou­velles façons d’attribuer de la valeur aux choses.

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Du socialisme à l’écosocialisme

Quelques constats

On peut obser­ver quatre phases vers la des­truc­tion pla­né­taire

  • La révo­lu­tion indus­trielle. Énergie fos­sile + colo­nia­lisme.
  • La révo­lu­tion key­né­sienne. Entrée dans la consom­ma­tion de masse pour sauver le capi­ta­lisme après la grande crise de 1929, du nazisme et du sta­li­nisme + hyper­con­som­ma­tion comme com­pro­mis social portent sur la crois­sance de la taille du gâteau plutôt que de sa redis­tri­bu­tion 1929-1991 – for­disme et post-for­disme.
  • La révo­lu­tion néo­li­bé­rale accé­lé­rée et hyper-glo­ba­li­sa­tion. 1991-2008. Accélération de la crois­sance dans les pays émer­gents (Chine, Inde, Brésil, etc.) basée sur un modèle capi­ta­liste occi­den­tal glo­ba­lisé. Le cor­po­ra­tisme fago­cite les ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques des États.
  • L’effondrement de la gou­ver­nance démo­cra­tique depuis 2008 — à nos jours. Échec de la régle­men­ta­tion des ins­ti­tu­tions finan­cières + plus grand vol des finances publiques + fin de la gou­ver­nance mon­diale en matière de chan­ge­ments cli­ma­tiques. Si les États ne sont plus capables de contrô­ler les ins­ti­tu­tions finan­cières en faillite, il y peu d’espoir pour une gou­ver­nance glo­bale. Le capi­ta­lisme est le fos­soyeur de la survie humaine sur cette pla­nète. Fuite en avant ! Choc et stu­peur.
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Comprendre le capitalisme aujourd’hui
L’État et le capitalisme

Depuis tou­jours, les mou­ve­ments socia­listes ont entre­tenu une sorte d’ « ambigüité » sur la ques­tion de l’État. Pour la gauche, la lutte contre le capi­ta­lisme est sou­vent pré­sen­tée comme une lutte « contre l’État », un État vu comme l’ « outil des classes domi­nantes ». L’avènement d’une société post-capi­ta­liste doit ouvrir la porte, après le ren­ver­se­ment de cet État des domi­nants, à une société « sans État », à plus ou moins longue échéance. L’objectif n’est donc pas de sub­sti­tuer une domi­na­tion éta­tique par une autre. Éventuellement affirme Marx,

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Les enjeux du mouvement populaire
Le mouvement populaire contre l’État

La ques­tion que sou­lève cet ate­lier est criante d’actualité. Comment le mou­ve­ment popu­laire doit-il se com­por­ter face aux mul­tiples par­te­na­riats qui lui sont pro­po­sés ? Les exemples sont nom­breux. On peut penser à ces ren­contres des par­te­naires en édu­ca­tion où étudiantEs et syn­di­cats ont certes été parmi les invi­tés du gou­ver­ne­ment du Québec, mais pour tra­vailler sur des ques­tions comme « Quels prin­cipes doivent guider la hausse des droits de sco­la­rité ? ». Ou encore, à cette mul­ti­pli­ca­tion des inter­ven­tions de la ten­ta­cu­laire Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC) qui réus­sit à diri­ger, par les fonds mixtes, l’engagement de l’État face à l’éducation, à la santé, aux orga­ni­sa­tions com­mu­nau­taires… tout cela en orien­tant les ini­tia­tives des mou­ve­ments sociaux pour cadrer dans les objec­tifs qu’elle éla­bore. La liste pour­rait s’allonger davan­tage, mais ces deux exemples nous per­mettent de décli­ner plu­sieurs ques­tions.

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Comprendre le capitalisme aujourd’hui
Capitalisme et crise

Comprendre le capi­ta­lisme aujourd’hui, c’est tra­vailler à com­prendre en quoi ce sys­tème consti­tue en « sys­tème global ». Ainsi, la « glo­ba­li­sa­tion » repré­sente la forme contem­po­raine de l’impérialisme du capi­tal : tout en trans­for­mant pro­fon­dé­ment ce der­nier, la glo­ba­li­sa­tion lui permet de se « réa­li­ser plei­ne­ment ». Est-ce alors une sur­prise que, malgré les crises qui s’entrecroisent et se suc­cèdent, le capi­ta­lisme par­vienne à sur­vivre à sa propre glo­ba­li­sa­tion ? 

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Histoire du socialisme
Le socialisme au pouvoir

À la veille de la Première Guerre mon­diale, la IIe Internationale, ou l’Internationale ouvrière, repré­sen­tait une force poli­tique impres­sion­nante. Elle regrou­pait des mil­lions de membres en Europe et était repré­sen­tée par des cen­taines de dépu­tés dans les par­le­ments. Jusqu’en juillet 1914, les prin­ci­paux partis sociaux-démo­crates répé­tèrent le ser­ment de s’opposer à la guerre par tous les moyens (ce ser­ment avait été énoncé dans le congrès de Stuttgart en 1907 puis réaf­firmé dans ceux de Copenhague en 1910 et de Bâle en 1912). Puis, le 1er août, sous pré­texte de défense natio­nale, la social-démo­cra­tie appuya pra­ti­que­ment par­tout l’entreprise de bri­gan­dage de sa propre bour­geoi­sie impé­ria­liste. Ce fut « l’Union sacré ». La IIe Internationale était morte comme orga­ni­sa­tion révo­lu­tion­naire, comme ins­tru­ment inter­na­tio­na­liste de lutte contre le capi­ta­lisme. Elle avait non seule­ment trahi son rôle his­to­rique, mais éga­le­ment ses propres prises de posi­tion contre la guerre.

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Histoire du socialisme
Socialisme et mouvements sociaux au Québec

Une vision issue des arti­sans de la Révolution tran­quille veut que le Québec fran­co­phone d’avant la Révolution tran­quille soit une société lar­ge­ment rurale, domi­née par le clergé catho­lique et pro­fon­dé­ment conser­va­trice. Ce serait une société mono­li­thique au plan idéo­lo­gique, évo­luant selon des valeurs bien dif­fé­rentes des autres socié­tés nord-amé­ri­caines. Ce n’est pas mon avis et c’est ce que je démon­tre­rai dans ma com­mu­ni­ca­tion. Sans doute, la société fran­co­phone subit l’influence des cou­rants conser­va­teurs euro­péens, mais elle est sou­mise aussi aux valeurs nord-amé­ri­caines, qu’elles viennent des États-Unis ou du Canada anglais.

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Comprendre le capitalisme aujourd’hui
Capitalisme et crise

Nous assis­tons depuis les trois der­nières décen­nies à des chan­ge­ments impor­tants dans l’expérience de tra­vail liées à la vic­toire du néo­li­bé­ra­lisme et son assaut mul­ti­di­men­sion­nelle sur les pro­tec­tions modestes offertes aux tra­vailleurs sous le régime for­diste. Entre autre, nous obser­vons le phé­no­mène de la pré­ca­ri­sa­tion crois­sante du tra­vail. C’est une triste ironie que le mou­ve­ment syn­di­cal se bat actuel­le­ment afin de pré­ser­ver les ves­tiges des gains obte­nus dans la seconde partie du 20e siècle sous la forme d’avantages sociaux comme les régimes de retraites par­rai­nées par les entre­prises, les régimes d’assurance santé sup­plé­men­taire, les congés de mala­die et les vacances payées, au même moment his­to­rique où le fon­de­ment de ces pro­tec­tions, c’est à dire l’emploi stable à plein temps, est en train de s’écrouler et le 9 à 5 cède la place à la main d’œuvre « juste à temps ».

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Comprendre le capitalisme aujourd’hui
L’État et le capitalisme

Cette pré­sen­ta­tion a pour but d’analyser les trans­for­ma­tions du poli­tique dans le contexte des trans­for­ma­tions sociales liées au pas­sage du capi­ta­lisme libé­ral vers le capi­ta­lisme avancé au XXe siècle. Il s’agira dans un pre­miers temps de mon­trer com­ment les trans­for­ma­tions du capi­ta­lisme liées à la montée en puis­sance de la cor­po­ra­tion comme ins­ti­tu­tion cen­trale du régime d’accumulation induit éga­le­ment une muta­tion de l’État moderne. Si cette nou­velle forme d’État, qua­li­fiée par cer­tains d’État-providence, résulte d’un com­pro­mis entre le capi­tal et le tra­vail en vue de réorien­ter la pro­duc­tion en fonc­tion des inté­rêts de la nation, elle a néan­moins trans­formé pro­fon­dé­ment le rap­port du citoyen vis-à-vis l’État en inter­pel­lant le sujet poli­tique prin­ci­pa­le­ment en tant que consom­ma­teur qui exerce sa liberté de choix dans le marché. En clair, si la pro­lé­ta­ri­sa­tion de la consom­ma­tion a permis de répondre aux exi­gences de sur­pro­duc­tion du sys­tème indus­tria­lisé, il faut recon­naître qu’elle a éga­le­ment d’intégrée la classe ouvrière aux fina­li­tés du capi­ta­lisme en « cas­sant » sa culture et son atti­tude révo­lu­tion­naire.

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