Article 13

La théorie du parti de Lénine

Centième anniversaire de la révolution soviétique en Russie

Par Mis en ligne le 12 avril 2017

Les écrits de Lénine sur les pro­blèmes d’organisation du Parti social-démo­crate russe dans la période 1900-1904 – en par­ti­cu­lier Que faire ? (1902) et Un pas en avant, deux pas en arrière (1904) – consti­tuent un ensemble cohé­rent, expri­mant une concep­tion typi­que­ment « cen­tra­liste » du mou­ve­ment socia­liste.

On explique habi­tuel­le­ment cette ten­dance par les « sources russes du bol­ché­visme » : le machia­vé­lisme et l’omniscience des chefs dans Netchaïev, le « sub­jec­ti­visme » de Lavrov et Mikhailovsky, le jaco­bino-blan­quisme de Tkatchev, etc [1]. En effet, il est indis­cu­table que les tra­di­tions du XIXe siècle russe – sur­tout la struc­ture conspi­ra­tive du groupe ter­ro­riste Narodnaïa Volia ( « La volonté du peuple ») – sont un des cadres socio­cul­tu­rels des théo­ries déve­lop­pées dans Que faire ? Lénine lui-même le recon­naît, dans la mesure où il ne cache pas son admi­ra­tion pour le groupe Terre et Liberté (pré­cur­seur de la Narodnaïa Volia formé en 1876 par les popu­listes et Plekhanov), qu’il consi­dère comme une « excel­lente orga­ni­sa­tion », « qui devrait nous servir de modèle à tous » [2]. Enfin, les héri­tiers directs des « narod­niki », les social-révo­lu­tion­naires, futurs enne­mis mor­tels du bol­ché­visme, approu­vaient cha­leu­reu­se­ment le cen­tra­lisme de Lénine avant 1905 [3].

Cependant, il faut se garder des cari­ca­tures du genre : « Lénine égale Netchaïev ». Surtout, il ne faut pas oublier que les « sources » n’expliquent pas grand-chose, mais demandent, au contraire, à être expli­quées. Autrement dit, il faut mon­trer pour­quoi Lénine s’est ins­piré, pré­ci­sé­ment dans la période 1901-1904, des sché­mas cen­tra­listes des « blan­quistes » russes du XIXe siècle. Il nous semble que c’est dans les condi­tions par­ti­cu­lières du mou­ve­ment social-démo­crate russe avant 1905 qu’il faut cher­cher les bases sociales des théo­ries de Lénine :

a) carac­tère isolé, fermé, extrê­me­ment mino­ri­taire et débu­tant de la social-démo­cra­tie, réduite à quelques petits cercles de « révo­lu­tion­naires pro­fes­sion­nels », rela­ti­ve­ment coupés d’un mou­ve­ment de masse, alors de ten­dance plus « éco­no­miste » que poli­tique ;

b) dis­per­sion, divi­sion et désor­ga­ni­sa­tion des noyaux social-démo­crates ;

c) clan­des­ti­nité rigou­reuse du mou­ve­ment face à la répres­sion poli­cière du régime tsa­riste et, par consé­quent, carac­tère res­treint, « pro­fes­sion­nel » et non démo­cra­tique de l’organisation. D’ailleurs, Lénine lui-même pré­sente les exi­gences de la lutte clan­des­tine comme une des prin­ci­pales jus­ti­fi­ca­tions de ses thèses centralistes[4].

d) le combat des diri­geants social-démo­crates ras­sem­blés dans la vieille Iskra d’avant 1903 – et de Lénine en par­ti­cu­lier – contre la ten­dance « éco­no­miste » (Martynov, Akimov, les jour­naux Rabotachaia Mysl et Rabotchéié Diélo), qui ten­daient à réduire le mou­ve­ment ouvrier au syn­di­ca­lisme et à la lutte pour les réformes, en refu­sant de mettre le combat poli­tique révo­lu­tion­naire à l’ordre du jour. Les « éco­no­mistes » se carac­té­ri­saient par le culte de la spon­ta­néité trade-unio­niste des masses ouvrières non poli­ti­sées et niaient par consé­quent le besoin d’une orga­ni­sa­tion clan­des­tine cen­tra­li­sée. Plus tard, Lénine sou­li­gnera à plu­sieurs reprises que l’on ne peut com­prendre Que faire ? que dans le contexte spé­ci­fique d’une polé­mique contre l’ « éco­no­misme ».

Le fon­de­ment théo­rique plus géné­ral des concep­tions orga­ni­sa­tion­nelles de Que faire ? et d’Un pas en avant, deux pas en arrière est la dis­tinc­tion radi­cale que Lénine éta­blit entre deux formes de la conscience de classe du pro­lé­ta­riat, diverses par leur nature et par leur ori­gine his­to­rique : a) les formes « spon­ta­nées » de cette conscience, qui jaillissent orga­ni­que­ment des pre­mières luttes pro­lé­ta­riennes, au début avec un carac­tère émo­tion­nel – « expres­sion de déses­poir et de ven­geance » – pour atteindre plus tard leur plein déve­lop­pe­ment dans la « conscience syn­di­cale », c’est-à-dire dans la convic­tion qu’il faut s’unir en syn­di­cats, lutter contre les patrons, exiger du gou­ver­ne­ment telles ou telles lois néces­saires aux ouvriers, etc.[5].

Ces réac­tions consti­tuent le niveau le plus élevé de la conscience que la classe ouvrière sau­rait atteindre par elle-même, livrée à ses propres forces, à l’intérieur de la sphère limi­tée des luttes éco­no­miques et des rap­ports entre ouvriers et patrons. Même quand cette conscience prend un carac­tère poli­tique, elle reste entiè­re­ment étran­gère à la poli­tique socia­liste, se limi­tant à la lutte pour des réformes juri­dico-éco­no­miques (droit de grève, lois de pro­tec­tion du tra­vail, etc.) ; b) la conscience social-démo­crate, qui ne surgit pas spon­ta­né­ment dans le mou­ve­ment ouvrier, mais y est intro­duite « du dehors » par les intel­lec­tuels socia­listes, ori­gi­naires des classes pos­sé­dantes. Elle ne s’impose qu’à tra­vers un combat idéo­lo­gique, contre la spon­ta­néité et les ten­dances trade-unio­nistes du pro­lé­ta­riat, qui le mènent à l’asservissement à l’idéologie bour­geoise [6].

La conscience socia­liste est, essen­tiel­le­ment, la conscience de l’antagonisme fon­da­men­tal entre les inté­rêts du pro­lé­ta­riat et le régime poli­tico-social exis­tant. Elle n’attire pas seule­ment l’attention de la classe ouvrière sur elle-même, mais aussi sur les rap­ports de toutes les classes entre elles, sur l’ensemble de la société de classes, insé­rant chaque évé­ne­ment sin­gu­lier dans le tableau géné­ral de l’exploitation capi­ta­liste [7].

C’est à partir de cette ana­lyse de la struc­ture de la conscience de classe du pro­lé­ta­riat que Lénine va construire sa théo­rie du parti, qui se pro­pose d’institutionnaliser, en termes orga­ni­sa­tion­nels, les dif­fé­rents niveaux de conscience.

Tout d’abord, Lénine éta­blit une ligne de démar­ca­tion nette entre le parti et la classe, l’avant-garde-organisation et le mou­ve­ment-masse, la mino­rité consciente et la majo­rité hési­tante au sein du pro­lé­ta­riat, tout en cher­chant à créer des liens entre les deux com­par­ti­ments. Dans Un pas en avant, deux pas en arrière, il sug­gère cinq niveaux hié­rar­chi­sés selon le degré d’organisation et de conscience. Dans le parti : 1) les orga­ni­sa­tions de révo­lu­tion­naires (pro­fes­sion­nels) ; 2) les orga­ni­sa­tions d’ouvriers (révo­lu­tion­naires). Hors du parti : 3) les orga­ni­sa­tions d’ouvriers se rat­ta­chant au parti ; 4) les orga­ni­sa­tions d’ouvriers ne se rat­ta­chant pas au parti, mais sou­mises en fait à son contrôle et à sa direc­tion ; 5) les élé­ments non orga­ni­sés de la classe ouvrière qui obéissent, pen­dant les grandes mani­fes­ta­tions de la lutte des classes, à la direc­tion de la social-démo­cra­tie [8].

Les prin­cipes qui consti­tuent le schéma des rap­ports entre le parti et les masses sont éga­le­ment appli­qués par Lénine à la struc­ture interne de l’organisation révo­lu­tion­naire par l’élaboration des règles sui­vantes :

a) le contenu poli­tique de la lutte social-démo­crate et la clan­des­ti­nité obli­ga­toire de son action exigent que l’organisation des révo­lu­tion­naires englobe « avant tout et prin­ci­pa­le­ment des hommes dont la pro­fes­sion est l’action révo­lu­tion­naire », au contraire des grandes orga­ni­sa­tions adap­tées à la lutte éco­no­mique, qui doivent être le plus larges pos­sible [9].

b) pour les mêmes rai­sons, il est impos­sible de donner un carac­tère « démo­cra­tique » au parti (avec élec­tions, contrôle sur les diri­geants, etc.). La struc­ture du parti doit être « bureau­cra­tique » et cen­tra­liste, fondée sur le prin­cipe de construc­tion du parti du « sommet à la base », de « haut en bas ». Le démo­cra­tisme, l’autonomisme et le prin­cipe d’organisation « de la base au sommet » sont l’apanage de l’opportunisme dans la social-démo­cra­tie [10].

c) par consé­quent, la direc­tion du parti doit être entre les mains d’un groupe de chefs « fermes et réso­lus », « pro­fes­sion­nel­le­ment pré­pa­rés et ins­truits par une longue pra­tique ». Les pires enne­mis de la classe ouvrière sont les déma­gogues qui sèment la méfiance à l’égard des chefs et éveillent « les ins­tincts mau­vais, les ins­tincts de vanité » de la foule [11].

d) fina­le­ment, une dis­ci­pline de fer doit régler la vie interne du parti, dis­ci­pline pour laquelle les ouvriers sont natu­rel­le­ment pré­pa­rés par l’ « école de la fabrique », mais à laquelle la petite-bour­geoi­sie, anar­chique du fait de ses propres condi­tions d’existence, cherche à échap­per [12].

Face à ses adver­saires dans la social-démo­cra­tie, qui l’accusaient de « jaco­bi­nisme » sur le plan orga­ni­sa­tion­nel, Lénine répon­dait que le social-démo­crate révo­lu­tion­naire n’était autre chose qu’un « jaco­bin lié indis­so­lu­ble­ment à l’organisation du pro­lé­ta­riat » [13].

Sans doute les écrits de Lénine pen­dant la période 1902-1904 consti­tuent-ils un tout cohé­rent, qui doit être étudié en tant que tel. Mais, ce tout consti­tue-t-il « l’essence du bol­ché­visme » ou « l’expression accom­plie du léni­nisme », comme le pré­tendent beau­coup de ses par­ti­sans et de ses adver­saires ?

Pendant l’époque « sta­li­nienne », Que faire ? a été tra­duit et dif­fusé dans l’ensemble du mou­ve­ment com­mu­niste inter­na­tio­nal comme le der­nier mot de Lénine sur les pro­blèmes d’organisation [14]. Or, en 1921, Lénine consi­dé­rait la tra­duc­tion de cette œuvre comme « non dési­rable » et exi­geait qu’une éven­tuelle publi­ca­tion en langues non russes fût accom­pa­gnée au moins d’ « un bon com­men­taire », « pour éviter de fausses appli­ca­tions » [15] ! Dès 1907, dans une nou­velle pré­face, Lénine émet­tait des réserves sur ce texte, sou­li­gnant qu’il conte­nait des expres­sions « plus ou moins mal­adroites ou impré­cises », qu’il ne devait pas être déta­ché « de la situa­tion déter­mi­née qui lui a donné nais­sance, à une période déjà loin­taine du déve­lop­pe­ment de notre parti », enfin qu’il est « une œuvre de polé­mique diri­gée contre les erreurs de l’économisme et c’est de ce point de vue qu’il faut l’apprécier ». Par ailleurs, Lénine pro­clame n’avoir jamais songé à « ériger en pro­gramme, en prin­cipes spé­ciaux, les for­mules de Que faire ? » Il sug­gère que ces for­mules cor­res­pon­daient à l’époque où la social-démo­cra­tie était enfer­mée dans le cadre étroit des « cercles », et il ajoute : « Seule l’affluence des élé­ments pro­lé­ta­riens dans le parti, ainsi que l’action de masses ouverte fera dis­pa­raître toute trace de la men­ta­lité des cercles, laquelle ne serait pré­sen­te­ment qu’une entrave. Et le prin­cipe d’une orga­ni­sa­tion démo­cra­tique, pro­clamé par les bol­che­viks, en novembre 1905, dans la Novaia Jizn, dès que les cir­cons­tances eurent permis l’action ouverte, a été déjà, au fond, une rup­ture sans retour avec ce qu’il y avait de périmé dans les anciens cercles » [16].

De toute évi­dence, ce chan­ge­ment pro­fond des thèses de Lénine entre 1904 et 1907 est en rap­port étroit avec un évé­ne­ment his­to­rique qui se situe entre ces deux dates et qui a montré la pro­di­gieuse ini­tia­tive poli­tique des masses ouvrières russes : la révo­lu­tion de 1905-1906. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire les écrits de Lénine pen­dant 1905, qui esquissent toute une nou­velle vision d’ensemble du mou­ve­ment ouvrier et social-démo­crate, concep­tion qui n’est pas éloi­gnée, par moments, de celle de Rosa Luxemburg.

Tout d’abord, Lénine ne parle plus de conscience « intro­duite du dehors », mais d’une prise de conscience des masses par leur propre pra­tique, par leur expé­rience révo­lu­tion­naire concrète : « Les masses […] inter­viennent acti­ve­ment sur la scène et com­battent. Ces masses s’éduquent par la pra­tique, sous les yeux de tous, à force d’essais, de tâton­ne­ments, de jalon­ne­ments, en se met­tant à l’épreuve et en met­tant à l’épreuve leurs idéo­logues. […] On ne pourra jamais rien com­pa­rer, quant à l’importance, à cette édu­ca­tion directe des masses et des classes dans le cours même de la lutte révo­lu­tion­naire » [17]. Dans son célèbre article de jan­vier 1905, « Le début de la révo­lu­tion en Russie », il écrit, à propos du « dimanche san­glant » du 9 jan­vier à Saint-Pétersbourg : « L’éducation révo­lu­tion­naire du pro­lé­ta­riat a fait, en l’espace d’un jour, plus de pro­grès qu’elle n’en aurait pu faire en des mois et des années d’existence mono­tone, grise et sou­mise » [18]. Il va jusqu’à affir­mer, vers la fin de 1905, que « la classe ouvrière est ins­tinc­ti­ve­ment, spon­ta­né­ment social-démo­crate, et plus de dix ans de tra­vail de la social-démo­cra­tie ont fait beau­coup pour trans­for­mer cette spon­ta­néité en conscience » [19]. Il voit main­te­nant le rap­port entre les diri­geants et la classe sous une lumière nou­velle et sou­ligne, dans un com­men­taire de 1906 sur l’insurrection de Moscou (décembre 1905) que « la modi­fi­ca­tion des condi­tions objec­tives de la lutte et, par suite, la néces­sité de passer de la grève à l’insurrection ont été sen­ties par le pro­lé­ta­riat avant de l’être par ses diri­geants. La pra­tique, comme tou­jours, a pré­cédé la théo­rie » [20].

Une nou­velle concep­tion du rap­port entre le parti et les masses appa­raît donc chez Lénine, qui sou­ligne avec insis­tance le rôle déci­sif de l’initiative propre des masses : « L’initiative des ouvriers eux-mêmes va main­te­nant se mani­fes­ter dans des pro­por­tions dont nous n’osions rêver, hier encore, dans notre illé­ga­lité et nos ‘petits cercles’ de mili­tants » [21]. C’est pour cette raison qu’il pro­pose – à l’encontre des « comi­tards » du parti – la trans­for­ma­tion du Soviet de dépu­tés ouvriers en centre poli­tique de la révo­lu­tion, en gou­ver­ne­ment pro­vi­soire révo­lu­tion­naire. Il esquisse même une pro­cla­ma­tion publique de ce futur gou­ver­ne­ment, autour du thème cen­tral sui­vant : « Nous ne nous iso­lons pas du peuple révo­lu­tion­naire, mais au contraire, nous sou­met­tons à son ver­dict chacun de nos pas, cha­cune de nos déci­sions ; nous nous appuyons entiè­re­ment et exclu­si­ve­ment sur l’initiative libre qui émane des propres masses labo­rieuses » [22].

Enfin, le « cours nou­veau » se mani­feste aussi au niveau de l’organisation interne du parti, qui reçoit l’adhésion en masse d’ouvriers révo­lu­tion­naires. Un IVe congrès du Parti est convo­qué, et Lénine exige que des délé­gués des nou­veaux adhé­rents ouvriers y soient admis, à côté des repré­sen­tants des anciens « comi­tés ». D’ailleurs, il voit dans la déci­sion de convo­quer le IVe congrès « un pas déci­sif vers l’application entière du prin­cipe démo­cra­tique dans nos orga­ni­sa­tions » [23].

Il est ins­truc­tif de com­pa­rer l’attitude de Lénine face à l’éclatement de la révo­lu­tion en jan­vier 1905 avec celle de Staline, qui est typique des « comi­tards » du parti : dans un tract adressé aux « ouvriers du Caucase », ce der­nier écri­vait en effet : « Tendons-nous la main et ser­rons-nous autour des comi­tés du parti ! Nous ne devons pas oublier un ins­tant que seuls, les comi­tés du parti peuvent nous diri­ger digne­ment : eux seuls sau­ront nous éclai­rer la route qui mène à cette ‘terre pro­mise’ : le monde socia­liste ! » [24].

À la même époque, Lénine appe­lait à la for­ma­tion de comi­tés révo­lu­tion­naires – c’est-à-dire de comi­tés où se ras­sem­ble­raient tous les révo­lu­tion­naires, social-démo­crates ou non – « dans chaque fabrique, dans chaque quar­tier, dans chaque bour­gade impor­tante » [25] [25].

Notes

[ 1] Voir M. Collinet, Du bol­ché­visme, Paris, Le Livre contem­po­rain, Amiot-Dumont, 1957 ; Nicolas Berdiaev, Les Sources et le sens du com­mu­nisme russe, Paris, Gallimard, 1963 ; D. Shub, Lenin, New York, Mentor Book, 1951 ; G. Lichtheim, Marxism, New York, Praeger, 1962. [ 2] V. I. Lénine, Que faire ? Moscou, Éditions en langues étran­gères, 1958, p. 151. [ 3] Voir I. Deutscher, Trotsky. I – Le Prophète armé, Paris, Julliard, 1962, p. 137. L’un d’eux écri­vait à propos de Que faire ? : « Ici s’efface toute la ligne de démar­ca­tion entre les narodo-voltny et les social-démo­crates » (Que faire ? Paris, Seuil, 1966, p. 248, « ‘Que faire ? ’ et les socia­listes révo­lu­tion­naires »). [ 4] V. I. Lénine, Que faire ? op. cit., pp. 132, 139, 156, 164, etc. [ 5] Ibid., pp. 33-34. [ 6] Ibid., pp. 34, 43, 45. À l’origine, la thèse de l’introduction du socia­lisme « du dehors » n’est pas de Lénine, mais de Kautsky. [ 7] Ibid., pp. 34, 78. [ 8] V. I. Lénine, Un pas en avant, deux pas en arrière, Paris, Éditions Sociales, 1953, p. 39. [ 9] V. I. Lénine, Que faire ? op. cit., p. 127. [ 10] V. I. Lénine, Un pas en avant…, op. cit., pp. 6, 78, 86. [ 11] V. I. Lénine, Que faire ? op. cit., p. 136. [ 12] V. I. Lénine, Un pas en avant…, op. cit., pp. 73-74. [ 13] Ibid., p. 66. [ 14] Dans l’histoire du PCUS (b), écrite sous l’inspiration directe de Staline, il est dit que « les thèses théo­riques expo­sées dans Que faire ? sont deve­nues le fon­de­ment de l’idéologie du parti bol­che­vik » (voir History of the CPSU (b), Moscou, Short Course, 1939, p. 38). [ 15] T. Cliff, Rosa Luxemburg, London, International Socialism, 1959, p. 48. [ 16] V. I. Lénine, Préface (1907), in Que faire ? Paris, Librairie de l’Humanité, 1925, pp. IX-XV. [ 17] V. I. Lénine, « Journées Révolutionnaires » (jan­vier 1905), in Œuvres com­plètes, Paris, Éditions Sociales Internationales, 1928, vol. VII, p. 105. [ 18] V. I. Lénine, Œuvres, Paris, Éditions Sociales, 1964, tome VIII, p. 90. [ 19] V. I. Lénine, « De la réor­ga­ni­sa­tion du Parti » (1905), in Œuvres com­plètes, Paris, Éditions Sociales Internationales, 1928, vol. VIII, p. 472 (sou­li­gné par nous). Voir aussi l’article de novembre 1905, « Parti socia­liste et révo­lu­tion­naires sans parti » : « La situa­tion par­ti­cu­lière du pro­lé­ta­riat dans la société capi­ta­liste conduit à ce fait que l’aspiration des tra­vailleurs au socia­lisme et à leur union avec un parti socia­liste surgit avec une force spon­ta­née dès les pre­mières étapes du mou­ve­ment » (in R. Garaudy, Lénine, Paris, P. U. F., 1968, pp. 27-28). [ 20] Dans un essai de 1907, Lénine com­pare l’attitude de Marx envers la Commune avec celle des diri­geants social-démo­crates envers la révo­lu­tion de 1905 et il s’écrie : « Marx estime par-dessus tout l’initiative his­to­rique des masses. Ah ! si nos social-démo­crates russes avaient appris chez Marx à appré­cier l’initiative his­to­rique des ouvriers et des pay­sans russes en octobre et en décembre 1905 ! ». [ 21] V. I. Lénine, « De la réor­ga­ni­sa­tion du Parti », in Œuvres, VIII, op. cit., p. 472. [ 22] V. I. Lénine, « Our tasks and the soviet of wor­kers’ depu­ties », Collected Works, Moscow, Foreign Languages Publishing House, 1962, p. 27. [ 23] V. I. Lénine, « De la réor­ga­ni­sa­tion du Parti », in Œuvres, VIII, op. cit., pp. 467-469. [ 24] J. Staline, « Ouvriers du Caucase, il est temps de se venger ! », in Œuvres, Paris, Éditions Sociales, tome I, 1954, p. 78. [ 25] V. I. Lénine, « Le début de la Révolution en Russie » (jan­vier 1905), in Œuvres, Éditions Sociales, tome VIII, 1964, p. 92.

Extrait d’un texte paru dans Actuel Marx 2009/2 (n° 46)

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