Syndicalisme et transition juste : en quête d’une vision transformatrice

Par Mis en ligne le 24 mai 2018

Dans un texte inti­tulé « Pour un syn­di­ca­lisme éco­so­cia­liste » publié sur le site des Nouveaux Cahiers du socia­lisme le 23 mars der­nier, Yves-Marie Abraham salue les prises de posi­tion du mou­ve­ment syn­di­cal sur la crise éco­lo­gique, mais cri­tique néan­moins une vision étri­quée du concept de la tran­si­tion juste qui ne serait à ses yeux qu’un « piège » débou­chant « sur un projet de green new deal » dans le cadre d’un « capi­ta­lisme vert ». En conclu­sion, il se pro­pose d’esquisser « les grandes lignes d’un pro­gramme éco­so­cia­liste pos­sible dans le mou­ve­ment syn­di­cal » (1).

Tout d’abord, j’aimerais recon­naître la valeur de la contri­bu­tion d’Yves-Marie Abraham au débat fort impor­tant sur le contenu réel du concept de la « tran­si­tion juste » ainsi que sa prise de posi­tion sans équi­voque pour une vision éco­so­cia­liste de la tran­si­tion éco­lo­gique. Ce fai­sant, Abraham sou­ligne un aspect stra­té­gique par­fois négligé dans ce débat, soit le rôle que peuvent et doivent jouer les orga­ni­sa­tions syn­di­cales dans la pro­fonde trans­for­ma­tion sociale qu’exigerait la sortie d’une société basée sur les hydro­car­bures et les règles du marché.

Ceci dit, j’aimerais appor­ter deux cla­ri­fi­ca­tions qui sont en même temps des cri­tiques ami­cales por­tées à ce texte. En pre­mier, Abraham semble mécon­naître le débat ayant cours au sein du mou­ve­ment syn­di­cal inter­na­tio­nal sur le contenu de la « tran­si­tion juste » et, par­ti­cu­liè­re­ment, l’émergence depuis 2012 d’une nou­velle vision pro­fon­dé­ment trans­for­ma­trice de la tran­si­tion éco­lo­gique. En consé­quence, les pro­po­si­tions avan­cées par Abraham pour un pro­gramme éco­so­cia­liste dans le mou­ve­ment syn­di­cal res­tent mal­heu­reu­se­ment d’une trop grande abs­trac­tion. Beaucoup plus concrè­te­ment, j’estime que les grands prin­cipes de cette nou­velle concep­tion trans­for­ma­trice de la « tran­si­tion juste » peuvent deve­nir le fon­de­ment d’un « pro­gramme éco­so­cia­liste pos­sible dans le mou­ve­ment syn­di­cal ».

Visions contras­tées de la tran­si­tion juste

Les pre­mières for­mu­la­tions de la tran­si­tion juste sont appa­rues vers la fin des années 1990 et le début des années 2000 alors que se consti­tuait le nou­veau mou­ve­ment alter­mon­dia­liste dont les mani­fes­ta­tions de Seattle en 1999 furent l’acte de nais­sance. À cette époque où l’on voyait pour la pre­mière fois se mobi­li­ser ensemble syn­di­qués et éco­lo­gistes, « Teamsters and Turtles » selon l’expression du Los Angeles Times (2), contre l’Organisation mon­diale du com­merce et les trai­tés de libre-échange, il était impor­tant de répondre à l’opinion pro­pa­gée par les médias domi­nants et les porte-parole de la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale qui asse­naient sur toutes les tri­bunes que défendre l’environnement et pro­mou­voir la créa­tion d’emplois était contra­dic­toire. La for­mu­la­tion « Just Transition » lancée en 1997 par Tony Mazzocchi, le pré­sident du syn­di­cat amé­ri­cain Oil, Chemical and Atomic Workers Union, et reprise trois ans plus tard par le Congrès du tra­vail du Canada (CTC), visait à y répondre en affir­mant que la défense de l’environnement et de l’emploi n’était pas oppo­sée à condi­tion de lutter pour une poli­tique éco­no­mique alter­na­tive. Une poli­tique qui prô­ne­rait la créa­tion d’emplois de qua­lité dans une éco­no­mie sou­te­nable, le tout accom­pa­gné de mesures de pro­tec­tion des tra­vailleurs et de leurs com­mu­nau­tés (3).

En 2006, la Confédération syn­di­cale inter­na­tio­nale (CSI) reprend cette concep­tion essen­tiel­le­ment défen­sive de la tran­si­tion juste (pro­té­ger les inté­rêts des tra­vailleurs pour que per­sonne ne soit laissé pour compte dans la tran­si­tion) et y greffe tout un pro­gramme de sti­mu­la­tion éco­no­mique verte récla­mant l’intervention vigou­reuse des États ainsi que l’instauration d’un dia­logue social tri­par­tite État-entre­prise-syn­di­cat. La cri­tique qu’en fait Abraham est abso­lu­ment juste : en dépit des appels à une trans­for­ma­tion radi­cale, cette vision de la tran­si­tion juste ne remet pas en ques­tion le sys­tème éco­no­mique ambiant et s’enlise dans une vision où « le capi­ta­lisme semble consti­tuer un hori­zon indé­pas­sable ». C’est une inflexion social-démo­crate de la notion de tran­si­tion juste.

Cependant, à partir de 2012 s’affirme une vision alter­na­tive. Lors du Sommet de la Terre à Rio, l’assemblée syn­di­cale sur le tra­vail et l’environnement, où sont pré­sents de nom­breux délé­gués d’Amérique latine, adopte en oppo­si­tion au rap­port de la direc­tion du CSI, une réso­lu­tion affir­mant que « notre modèle actuel de pro­duc­tion et de consom­ma­tion, guidé par le profit, et iden­ti­fié comme source d’inégalités sociales et de dégra­da­tion de l’environnement, doit être rem­placé si nous vou­lons garan­tir un déve­lop­pe­ment réel­le­ment durable » (4). Cette posi­tion ne tom­bait pas du ciel. Certains évé­ne­ments pré­cur­seurs l’avaient annon­cée, notam­ment la cam­pagne « One Million Climate Jobs Campaign » en Grande-Bretagne ainsi que les débats sur le contenu de la tran­si­tion juste dans le mou­ve­ment syn­di­cal d’Afrique du Sud (COSATU, NUMSA), débats fort bien com­men­tés par la socio­logue Jacklyn Cock (5).

Le tour­nant de Rio+ 20

Le Sommet de la Terre de Rio est effec­ti­ve­ment le point tour­nant à partir duquel s’affirme cette vision alter­na­tive de la tran­si­tion juste. Elle s’exprimera à deux niveaux com­plé­men­taires qui s’influenceront mutuel­le­ment.

Premièrement, elle est reprise par le mou­ve­ment alter­mon­dia­liste, comme en témoigne la Déclaration finale du sommet alter­na­tif Rio + 20, qui ancre la tran­si­tion juste dans les « résis­tances et alter­na­tives contre-hégé­mo­niques au sys­tème capi­ta­liste », ampli­fie l’aspect « juste » pour inclure les tra­vailleurs, les peuples, les com­mu­nau­tés autoch­tones, les femmes et reven­dique « le contrôle popu­laire et démo­cra­tique des biens com­muns et éner­gé­tiques » dans un nou­veau modèle « fondé sur des éner­gies renou­ve­lables décen­tra­li­sées et qui garan­tissent l’accès à l’énergie pour la popu­la­tion et non pour les entre­prises »(6). La tran­si­tion juste, désor­mais qua­li­fiée de démo­cra­tique, popu­laire et soli­daire devient un élé­ment incon­tour­nable du dis­cours alter­mon­dia­liste aux Forums sociaux mon­diaux de 2013, 2015, 2016 et 2018.

Cet appro­fon­dis­se­ment « alter­mon­dia­liste » de la notion de tran­si­tion juste sti­mule, en deuxième lieu, tout un sec­teur du mou­ve­ment syn­di­cal inter­na­tio­nal qui se regroupe dès 2012 autour du réseau Trade Unions for Energy Democracy (TUED) pour pro­po­ser le contrôle public et démo­cra­tique du sec­teur éner­gé­tique comme che­ville ouvrière de l’élaboration d’un nou­veau dis­cours syn­di­cal sur la crise envi­ron­ne­men­tale (7). Le TUED éla­bore une cri­tique de l’approche pri­mant le dia­logue social tri­par­tite et l’accommodation au sys­tème exis­tant, prône une vision trans­for­ma­trice de la tran­si­tion juste comme la seule réponse pos­sible à la dégra­da­tion envi­ron­ne­men­tale, et sou­ligne l’alliance indis­pen­sable des syn­di­cats avec les mou­ve­ments sociaux et les peuples du Sud. Ce nou­veau dis­cours, même s’il n’est pas domi­nant dans le mou­ve­ment syn­di­cal inter­na­tio­nal, prend néan­moins une place non négli­geable. Le TUED qui regrou­pait à l’origine 21 syn­di­cats en compte main­te­nant plus de 66 pro­ve­nant d’une ving­taine de pays dont le Canada (SCFP, Unifor, STTP).

D’importantes orga­ni­sa­tions syn­di­cales reprennent des élé­ments du dis­cours nova­teur, par­ti­cu­liè­re­ment la reven­di­ca­tion du contrôle public et démo­cra­tique du sec­teur éner­gé­tique. Mentionnons en vrac la PSI (l’Internationale des ser­vices publics), l’ITF (la Fédération inter­na­tio­nale des ouvriers du trans­port), la TUCA (la Confédération syn­di­cale des tra­vailleurs et tra­vailleuses des Amériques) et nul autre que la grande confé­dé­ra­tion syn­di­cale bri­tan­nique, la véné­rable TUC (8).

La TUC sous l’impulsion de la « One mil­lion Climate Jobs Campaign », et de sur­croît for­te­ment influen­cée par la remar­quable cam­pagne élec­to­rale de Jeremy Corbyn, le leader de gauche du Labour Party, adopte à son congrès de Brighton en 2017 une réso­lu­tion his­to­rique en faveur « du retour de l’énergie au sec­teur public et au contrôle démo­cra­tique » (9).

Nous voyons ainsi trois concep­tions de la tran­si­tion juste se déployer dans le mou­ve­ment syn­di­cal inter­na­tio­nal :

  1. La tran­si­tion juste comme la recherche d’une pro­tec­tion sociale pour les tra­vailleurs et les tra­vailleuses ainsi que les couches les plus vul­né­rables de la société. C’est une concep­tion essen­tiel­le­ment défen­sive mais néan­moins ouverte à la coopé­ra­tion avec les mou­ve­ments éco­lo­gistes.
  2. La tran­si­tion juste comme la recherche d’un capi­ta­lisme reformé et « sou­te­nable » met­tant en œuvre une poli­tique key­né­sienne de sti­mu­la­tions éco­no­miques en alliance avec les sec­teurs « plus verts » du capi­ta­lisme pour tenter d’atteindre dans le cadre du sys­tème actuel une éco­no­mie décar­bo­ni­sée.
  3. La tran­si­tion juste comme un pro­ces­sus de rup­ture avec le cadre éco­no­mique et social exis­tant, par le déve­lop­pe­ment d’emplois verts, des éner­gies renou­ve­lables, des trans­ports publics, de la recon­ver­sion indus­trielle, sans oublier l’élimination à terme des éner­gies fos­siles, le tout sous contrôle public et démo­cra­tique. Le déve­lop­pe­ment du rap­port de force néces­saire à cette démo­cra­ti­sa­tion éco­no­mique et sociale radi­cale pro­vien­drait d’une alliance avec les mou­ve­ments sociaux et popu­laires, seule stra­té­gie capable d’enrayer la dyna­mique des­truc­trice de l’accumulation sans fin du capi­tal.

La tran­si­tion juste : embryon d’un pro­gramme éco­so­cia­liste 

Ces trois concep­tions de la tran­si­tion juste coexistent dans le mou­ve­ment syn­di­cal et se retrouvent à des degrés divers dans les prises de posi­tions sur les ques­tions envi­ron­ne­men­tales. Si la dimen­sion « pro­tec­tion sociale des tra­vailleurs et des tra­vailleuses » est très lar­ge­ment reprise, il n’est pas inédit de la retrou­ver asso­ciée dans cer­tains cas à des pro­po­si­tions rele­vant du capi­ta­lisme « vert » et dans d’autres, à des pro­po­si­tions de rup­ture du cadre éco­no­mique exis­tant. Parfois, elle est asso­ciée simul­ta­né­ment aux deux. Le dis­cours syn­di­cal sur la tran­si­tion juste est rare­ment uni­voque.

Néanmoins, une dyna­mique inté­res­sante se dégage : à mesure que les pré­oc­cu­pa­tions envi­ron­ne­men­tales se pro­pagent à tous les niveaux du mou­ve­ment syn­di­cal (confé­dé­ral, sec­to­riel, régio­nal, local), l’intérêt à débattre de la tran­si­tion juste aug­mente de façon expo­nen­tielle.

Nous le voyons ici même depuis une demi-dou­zaine d’années alors que la tran­si­tion juste est passée d’une pré­oc­cu­pa­tion mar­gi­nale du mou­ve­ment syn­di­cal au statut de ques­tion névral­gique. Les cen­trales syn­di­cales pro­duisent rap­ports et études sur la ques­tion ; d’importants syn­di­cats sec­to­riels en débattent ; des col­loques conjoints syn­di­cats-groupes éco­lo­giques se mul­ti­plient. Exemple : le Sommet pour une tran­si­tion éner­gé­tique juste qui se tien­dra à Montréal le 23 et 24 mai pro­chain (10). Mais sur­tout, l’on constate un rap­pro­che­ment syn­di­cal avec les mou­ve­ments envi­ron­ne­men­taux. Ainsi la FTQ, le Conseil cen­tral du Montréal métro­po­li­tain (CSN), la FAE et d’autres orga­ni­sa­tions syn­di­cales adhèrent au Front commun pour la tran­si­tion éner­gé­tique (FCTÉ), le plus grand regrou­pe­ment de forces éco­lo­gistes au Québec.

Cet inté­rêt crois­sant est le socle à partir duquel un tra­vail d’éducation en pro­fon­deur peut être fait sur la tran­si­tion juste comme pro­ces­sus de rup­ture avec le statu quo. Les syn­di­cats du sec­teur public, après plus de trente ans de lutte contre les pri­va­ti­sa­tions, sont un ter­rain natu­rel à des pro­po­si­tions tou­chant le contrôle public et démo­cra­tique des ser­vices et entre­prises publics. Dans les régions, la forte résis­tance au déve­lop­pe­ment de la filière des hydro­car­bures (la résis­tance au pipe­line Énergie Est ou l’opposition à l’exploitation du gaz natu­rel par frac­tu­ra­tion hydrau­lique) crée un ter­reau fer­tile à l’adoption de pro­po­si­tions sur le contrôle démo­cra­tique de l’énergie et le déve­lop­pe­ment d’un nou­veau modèle fondé sur les éner­gies renou­ve­lables. La prise de conscience de la gra­vité de la crise envi­ron­ne­men­tale, sur­tout parmi les jeunes syn­di­ca­listes, est une autre porte ouverte non seule­ment à l’adoption d’une vision trans­for­ma­trice de la tran­si­tion éco­lo­gique, mais aussi à l’élaboration d’une alliance durable avec les mou­ve­ments envi­ron­ne­men­ta­listes afin de sortir du modèle de déve­lop­pe­ment et de consom­ma­tion actuel et mettre de l’avant un modèle alter­na­tif.

Cette notion alter­na­tive de la tran­si­tion juste pour­rait être l’embryon d’un éven­tuel pro­gramme éco­so­cia­liste dans le mou­ve­ment syn­di­cal. Jacklyn Cock la qua­li­fie d’élément consti­tu­tif, ou dans ses mots, de « buil­ding block » (11) d’une nou­velle vision syn­di­cale qui serait éco­lo­gique et démo­cra­tique, liant jus­tice sociale et une réelle sou­te­na­bi­lité envi­ron­ne­men­tale, conte­nant les élé­ments d’une vision de dépas­se­ment du capi­ta­lisme.

Sean Sweeney, le prin­ci­pal théo­ri­cien du réseau TUED, sou­ligne à gros traits les leçons que doit tirer le mou­ve­ment syn­di­cal du grand débat en cours sur la tran­si­tion juste : « La conclu­sion la plus impor­tante que doit tirer le mou­ve­ment syn­di­cal […] est que la tran­si­tion vers un avenir sou­te­nable et sans car­bone ne peut être lais­sée aux mains de la classe des inves­tis­seurs, des PDG des mul­ti­na­tio­nales ou des gou­ver­ne­ments qui refusent de briser avec le modèle actuel de crois­sance et l’impératif du profit maxi­mum […] Il n’y aura pas de tran­si­tion juste sans une pro­fonde trans­for­ma­tion poli­tique et sociale, et cette trans­for­ma­tion dépen­dra de la remise en ques­tion des rap­ports de pro­priété exis­tants ainsi que de l’élargissement de la démo­cra­tie à tous les niveaux […] il n’y aura pas une telle trans­for­ma­tion tant et aussi long­temps que le mou­ve­ment syn­di­cal et ses alliés n’auront saisi plei­ne­ment que cette trans­for­ma­tion est non seule­ment pos­sible mais abso­lu­ment néces­saire. » (12)

Notes

1. « Pour un syn­di­ca­lisme éco­so­cia­liste », par Yves-Marie Abraham, 23/03/2018 ; <https://​www​.cahiers​du​so​cia​lisme​.org/​p​o​u​r​-​u​n​-​s​y​n​d​i​c​a​l​i​s​m​e​-​e​c​o​s​o​c​i​a​l​iste/> et Nouveaux Cahiers du socia­lisme, n° 19, hiver 2018, Montréal, p. 167 à 175.

2. « Teamsters and Turtles : They’re Together at Last », Los Angeles Times, 2/12/1999, <http://​articles​.latimes​.com/​1​9​9​9​/​d​e​c​/​0​2​/​l​o​c​a​l​/​m​e​-​39707>.

3. « La stra­té­gie syn­di­cale d’une tran­si­tion justevers une éco­no­mie durable », par Romain Felli et Dimitris Stevis, dans Revue Mouvements n° 80, 2014/4, La Découverte, France, <http://​mou​ve​ments​.info/​e​d​i​t​o​/​l​e​-​t​r​a​v​a​i​l​-​c​o​n​t​r​e​-​n​a​t​u​r​e​-​s​y​n​d​i​c​a​t​s​-​e​t​-​e​n​v​i​r​o​n​n​e​ment/>.

4. « ITUC, Trade Union Resolution on Labour and Environment », <www.ituc​-csi​.org/​I​M​G​/​p​d​f​/​r​e​solu- tion_-_2nd_­trade_union_as­sem­bly_on_­la­bour_ and_environment.pdf.pdf>. Cité en fran­çais dans Revue Mouvements n° 80, 2014/4, p. 110.

5. « Contesting Just Transition to Low Carbon Economy », par Jacklyn Cock, Pambazuka, nov. 2011, <https://www.pambazuka.org/governance/contesting-‘just-transition-low-carbon-economy’>.

6. Voir « Déclaration finale du Sommet des Peuples de Rio+20 pour la jus­tice sociale et envi­ron­ne­men­tale », 9 juillet 2012, <http://​rio20​.net/​f​r​/​p​r​o​p​u​e​s​t​a​s​/​d​e​c​l​a​r​a​t​i​o​n​-​f​i​n​a​l​e​-​d​u​-​s​o​m​m​e​t​-​d​e​s​-​p​e​u​p​l​e​s​-​d​e​-​r​i​o​2​0​-​p​o​u​r​-​l​a​-​j​u​s​t​i​c​e​-​s​o​c​i​a​l​e​-​e​t​-​e​n​v​i​r​o​n​n​e​m​e​n​tale/>.

7. Trade Unions and Just Transition. The Search for a Transformative Politics, par Sean Sweeey et John Treat, TUED New York, avril 2018, <http://​www​.rosa​lux​-nyc​.org/​w​p​-​c​o​n​t​e​n​t​/​f​i​l​e​s​_​m​f​/​t​u​e​d​w​o​r​k​i​n​g​p​a​p​e​r​1​1​_​w​e​b.pdf>.

8. Ibid, p. 35 à 41.

9. « Backing Corbyn, UK Unions Call for Energy to be Returned to Public Ownership and Democratic Control », TUED, 12/09/2017, <http://​unions​fo​re​ner​gy​de​mo​cracy​.org/​t​u​c​-​r​e​s​o​l​u​t​i​o​n​-​o​n​-​p​u​b​l​i​c​-​o​w​n​e​r​s​h​i​p​-​o​f​-​e​n​e​r​g​y​-​a​n​d​-​c​l​i​m​a​t​e​-​c​h​ange/>.

10. Voir Sommet pour une tran­si­tion éner­gé­tique juste, qui se tien­dra à Montréal les 23 et 24 mai 2018, orga­nisé par FTQ, CSN, Greenpeace, Fondation Suzuki, INM…

<https://​www​.face​book​.com/​e​v​e​n​t​s​/​2​4​2​9​1​1​6​0​9​6​1​6044/>.

11. « Alternatives Conceptions of a Just Transition from Fossil Fuel Capitalism », par Jacklyn Cock, RLS 03/2015, p. 1 et 7,

<http://​www​.rosa​lux​.co​.za/​w​p​-​c​o​n​t​e​n​t​/​u​p​l​o​a​d​s​/​2​0​1​5​/​1​0​/​J​C​o​c​k​-​F​u​t​u​r​e​s​-​C​o​m​m​i​s​s​i​o​n​-​3​_​2​0​1​5.pdf>.

12. Trade Unions and Just Transition. The Search for a Transformative Politics, par Sean Sweeey et John Treat, p. 43.

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