Les travailleuses et travailleurs des postes

Solidaires, disciplinés et fiers

Une semaine après avoir obtenu le droit de grève, nous pour­sui­vons la lutte pour l’obtention d’une conven­tion col­lec­tive qui répond aux besoins des tra­vailleuses et tra­vailleurs des postes et qui pro­tège l’avenir de notre ser­vice postal public. Au cours de la der­nière semaine, nous avons éprouvé de nom­breuses dif­fi­cul­tés et sur­monté de nom­breux obs­tacles. Nous avons réfuté les men­songes de la Société au sujet de nos reven­di­ca­tions. Au tra­vers de toutes ces épreuves, nous sommes demeu­rés soli­daires, dis­ci­pli­nés et fiers.

À l’exception de quelques arrêts de tra­vail de courte durée à des endroits stra­té­giques, nous avons conti­nué d’assurer le ser­vice postal à la popu­la­tion. Pour sa part, Postes Canada a annulé nos avan­tages sociaux et nos primes, cessé de rému­né­rer les employées et employés en congé de mala­die, réduit les heures de tra­vail, modi­fié les horaires et mis à pied les tra­vailleuses et tra­vailleurs tem­po­raires. Hier, Postes Canada a annoncé une réduc­tion impor­tante des ser­vices à l’échelle natio­nale, et ce, bien que les arrêts de tra­vail n’aient touché jusqu’à main­te­nant que 26 % de la popu­la­tion en tout et par­tout, et jamais pen­dant plus d’une jour­née à la fois, à l’exception de Hamilton qui a subi un arrêt de tra­vail de deux jours pen­dant la fin de semaine.

Dans toutes les sec­tions locales, les tra­vailleuses et tra­vailleurs des postes sont demeu­rés impas­sibles devant les pro­vo­ca­tions de l’employeur et ont refusé de se lais­ser entraî­ner dans une lutte menée selon les règles de l’employeur.

Partout, les membres ont appuyé la stra­té­gie adop­tée par le Conseil exé­cu­tif natio­nal, qui consiste à concen­trer tous nos efforts pour obli­ger Postes Canada à négo­cier.

Quelques avancées dans les négociations

Depuis le jour où nous avons été en mesure de remettre le pré­avis de grève de 72 heures, il y a eu quelques avan­cées dans les négo­cia­tions. Postes Canada a haussé son offre sala­riale tant pour les tra­vailleuses et tra­vailleurs actuels que futurs. Elle a modi­fié sa posi­tion sur la ques­tion des valeurs pour les envois sans adresse et a renoncé à plu­sieurs reculs impor­tants. Toutefois, elle n’a essen­tiel­le­ment pas modi­fié sa posi­tion sur les grands enjeux en matière de santé et de sécu­rité et d’expansion des ser­vices ni sur sa pro­po­si­tion rela­tive au pro­gramme d’assurance-invalidité de courte durée.

Il est évident que la grève doit se pour­suivre.

Solidaires, dis­ci­pli­nés et fiers.

Solidarité,

Denis Lemelin
Président natio­nal et négo­cia­teur en chef

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