Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS

Soirée publique : Leurs crises, nos solutions

Par Mis en ligne le 24 août 2011

Présentation de Claude Vaillancourt (ATTAC-Québec)
CONFÉRENCE : Susan George
Réflexions de Louis Roy (Président de la CSN)

– Le 25 août 2011 à 19 heures
– À l’UQAM – Pavillon Hubert-Aquin (salle A-M050)
– 400 Sainte-Catherine Est, Montréal

Entrée libre.

La crise des crises

Nous ne vivons pas une crise sin­gu­lière mais plu­rielle, mul­ti­forme, qui touche déjà à tous les aspects de la vie, de la quasi tota­lité des gens et la des­ti­née de notre habi­tat ter­restre. Qu’on parle de la crise du sys­tème, de la civi­li­sa­tion, de la mon­dia­li­sa­tion, des valeurs humaines ou de quelque autre terme uni­ver­sel et tota­li­sant, peu importe. Cette crise nous a empri­son­nés men­ta­le­ment et phy­si­que­ment et nous devons nous en libé­rer.

Sauver la vie ou sauver l’économie ?

Les popu­la­tions du monde ont une énorme tâche à accom­plir, un effort qui n’a jamais été exigé de l’humanité. Notre belle pla­nète finie avec sa bio­sphère devrait être la sphère la plus englo­bante, car l’état de la terre déter­mine celui de toutes les autres. La sphère de l’économie ne repré­sente qu’un simple aspect de la vie sociale, celle qui assure la pro­duc­tion et la répar­ti­tion des moyens d’existence concrets de la société, et (qui) devrait être subor­don­née à la société et choi­sie par elle.

Que faire ?

Pour s’évader de la prison, il faudra que les gens de bonne volonté s’unissent, consti­tuent des alliances au niveau natio­nal et inter­na­tio­nal, et uti­lisent la crise finan­cière pour résoudre d’autres crises. Malgré la crise, le monde regorge d’argent. Il n’a fallu que quelques jours pour décou­vrir au fonds des tiroirs des cen­taines de mil­liards avec les­quels on a sauvé les banques.

Retrouver la confiance

Pour com­battre la crise, une tâche consi­dé­rable nous attend : res­tau­rer la démo­cra­tie, tant repré­sen­ta­tive que par­ti­ci­pa­tive, afin de reprendre le contrôle poli­tique sur nos affaires. Qui mieux que nous pour­rait faire un tel effort, qui d’autres peut avoir un authen­tique inté­rêt maté­riel et moral de le faire ? Évidemment pas le capi­tal finan­cier, qui s’est révélé l’ennemi de tous. Tout ce qu’il sait faire, c’est créer des bulles. Nous avons le nombre avec nous, les idées aussi et col­lec­ti­ve­ment, l’argent néces­saire. Ce qui nous manque pour réus­sir, c’est la confiance en nous.

Résiliences

Il faut intro­duire beau­coup plus de rési­lience dans nos sys­tèmes. Dans les sys­tèmes com­plexes, rési­lience et effi­ca­cité authen­tique ne font qu’un. Cela signi­fie qu’il faut pré­ve­nir les inci­dents dans la mesure où on peut les pré­voir, autre­ment dit exer­cer un contrôle plus strict sur les sys­tèmes les plus fra­giles. La rési­lience sociale, c’est la lutte consciente en faveur de socié­tés plus éga­li­taires, des socié­tés d’inclusion, dotées de plus de ser­vices publics, d’une meilleure pro­tec­tion sociale et encou­ra­geant la plus large par­ti­ci­pa­tion démo­cra­tique des sala­riés et des consom­ma­teurs. Il est juste qu’un sys­tème qui génère de la pau­vreté, de l’exclusion et de l’inégalité soit soumis à un contrôle plus ferme, afin que les gagnants n’emportent pas tout mais soient au contraire contraints de par­ta­ger. La rési­lience, ce sont des sys­tèmes de sou­tien à l’approvisionnement en vivres, en eau et en éner­gie, et des inci­ta­tions pour encou­ra­ger la conser­va­tion, la décen­tra­li­sa­tion et la diver­sité maxi­male

Extraits de LEURS CRISES, NOS SOLUTIONS (Albin Michel, 2010)

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