Relire la révolution russe

Par Mis en ligne le 07 août 2013

On ne peut triompher d’un adversaire plus puissant qu’au prix d’une extrême tension des forces et à la condition expresse d’utiliser de la façon la plus minutieuse, la plus attentive, la plus circonspecte, la plus intelligente, la moindre « fissure » entre les ennemis, les moindres oppositions d’intérêts entre tes bourgeoisies des différents pays, entre les différents groupes ou catégories de la bourgeoisie à l’intérieur de chaque pays, aussi bien que la moindre possibilité de s’assurer un allié numériquement fort, fut-il un allié temporaire, chancelant, conditionnel, peu solide et peu sûr. Qui n’a pas compris cette vérité n’a compris goutte au marxisme, ni en général au socialisme scientifique contemporain.

Lénine, Le gauchisme, la maladie infantile du communisme

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Depuis la révo­lu­tion sovié­tique et les tra­vaux de Lénine, tant d’années ont passé. De toute évi­dence, notre monde n’est plus le même ! Plus encore, l’Union sovié­tique, cet héri­tier illé­gi­time de la révo­lu­tion, a implosé en 1989. Le corpus poli­tique et théo­rique qui avait pris forme par ces expé­riences semble s’être dis­sipé en fumée. Que reste-t-il donc de l’expérience sovié­tique et des tra­vaux de ses diri­geants dont Lénine, à part une vague réfé­rence ? Pour bien des jeunes et des moins jeunes militantEs aujourd’hui, l’impression est qu’il s’est passé quelque chose d’important il y a très long­temps, mais qui n’est plus vrai­ment per­ti­nent aujourd’hui. La même ques­tion se pose sur bien d’autres moments forts de l’expérience révo­lu­tion­naire passée, y com­pris les tra­vaux de Marx …

Comment expli­quer cette impres­sion un peu vague, qui sombre sou­vent dans l’amnésisme ? Il faut le dire, à la base se situe un rejet juste et légi­time d’un com­por­te­ment extrê­me­ment nui­sible qui a dominé la gauche pour l’essentiel du siècle der­nier. Les diverses géné­ra­tions mili­tantes ont sou­vent pensé à propos de l’expérience sovié­tique, qu’il y avait un « modèle » à appli­quer, une « for­mule » à mettre en œuvre. En réa­lité, cette atti­tude domi­nante à gauche (il y eut des cou­rants qui ne sont pas tombés dans cette reli­gio­sité) a ruiné la pensée cri­tique. Pire encore, elle a sapé l’action des mou­ve­ments d’émancipation. Dans ses formes cari­ca­tu­rales (au sein de plu­sieurs partis com­mu­nistes se récla­mant de la Troisième Internationale notam­ment), une sorte de caté­chisme ânonné a para­lysé l’élaboration stra­té­gique et mené à de très durs échecs. On peut donc consi­dé­rer que l’effondrement de la mytho­lo­gie sovié­tique est un très bon point de départ pour une gauche contem­po­raine qui doit penser pour elle-même.

Pour autant, penser pour soi-même ne veut pas dire avoir l’illusion d’écrire une « page blanche ». Les mou­ve­ments d’émancipation actuels, de même que les tra­vaux d’enquête et de recherche qui sont pro­duits à tra­vers les luttes, doivent réflé­chir sur l’expérience passée. Bien des débats actuels sur la stra­té­gie de l’action de trans­for­ma­tion ont inté­rêt à mieux com­prendre ce qui a été fait et pensé avant, y com­pris dans les moments forts de la lutte pour l’émancipation comme dans le cas de la révo­lu­tion sovié­tique. Les Soviets en effet ont défri­ché de nou­veaux ter­rains. De leurs vic­toires mais éga­le­ment de leurs échecs res­sortent des élé­ments qui peuvent nour­rir la réflexion aujourd’hui.

Il nous faut donc, et l’exercice risque d’être labo­rieux et même périlleux, « reve­nir » à Marx, à Lénine et à bien d’autres, non pas pour les « réha­bi­li­ter », mais pour réflé­chir sur cette his­toire com­pli­quée et com­prendre un cer­tain nombre d’éléments de « méthode », si on peut dire, qui peuvent être per­ti­nents aujourd’hui. Le but de ce court texte est d’introduire un cer­tain nombre de pistes à ce sujet, et ce dans le but de « reve­nir » sur l’expérience sovié­tique et aux tra­vaux de Lénine, « au-delà » de Lénine dans un cer­tain sens.

La première rupture : la politique

Les Soviets dans leur acti­vité pra­tique et théo­rique ont en 1917 confronté un grand tabou, celui de la poli­tique. En effet, dans l’imaginaire du mou­ve­ment social de la fin du dix-neu­vième siècle (l’époque de Marx et de la montée des grands partis social-démo­crates), le sen­ti­ment qui domi­nait était à l’effet que l’émancipation humaine était « pro­gram­mée » dans l’histoire. La moder­nité sous la forme du capi­ta­lisme allait dans le sens de cette éman­ci­pa­tion d’une manière presqu’inévitable. Le capi­ta­lisme en libé­rant la science et la tech­nique allait néces­sai­re­ment « creu­ser sa propre tombe ». Face à cette situa­tion, le mou­ve­ment social n’avait qu’à atteindre pour cueillir le « fruit mûr ».

Lénine refuse ce fata­lisme et en démontre le carac­tère conser­va­teur. Sans une théo­rie, sans une stra­té­gie, le mou­ve­ment n’évolue pas, il pié­tine. Ce qui ne veut pas dire que la théo­rie et que la stra­té­gie peuvent se sub­sti­tuer au mou­ve­ment. La conclu­sion est claire : il faut inter­ve­nir, ne pas rester pas­sifs, jouer sur le ter­rain des contra­dic­tions réelles et mul­tiples, iden­ti­fier les « maillons faibles » des domi­nants et les vaincre poli­ti­que­ment par des alliances com­plexes. En d’autres mots, prendre le pou­voir.

En fin de compte explique Bensaïd, « Lénine au contraire pense la poli­tique comme le temps plein de la lutte, un temps de crises et de faillites. La spé­ci­fi­cité de la poli­tique s’exprime chez lui dans le concept de la crise révo­lu­tion­naire, qui n’est pas le pro­lon­ge­ment logique d’un « mou­ve­ment social », mais une crise géné­rale des rap­ports réci­proques entre toutes les classes de la société. La crise se défi­nit alors comme une « crise natio­nale ». Elle agit comme un révé­la­teur des lignes de front brouillées par les fan­tas­ma­go­ries mys­tiques de la mar­chan­dise. Alors seule­ment, et non en vertu d’un iné­luc­table mûris­se­ment his­to­rique, le pro­lé­ta­riat peut être trans­fi­guré et « deve­nir ce qu’il est »[1].

Un deuxième tabou : l’État

Depuis Marx, depuis la Commune, depuis la montée de la social-démo­cra­tie jusqu’au début du ving­tième siècle, la gauche est figée sur l’État. La social-démo­cra­tie lui retire sa nature de classe. L’État devient alors un « enjeu », sur­tout sur le ter­rain du par­le­men­ta­risme. Encore là, il faut être patients et attendre le « fruit mûr ».

Lénine démo­lit ce mythe, non seule­ment en rap­pe­lant la réflexion de Marx sur la Commune, mais en pro­po­sant la construc­tion d’un État qui est un « non-État », et qui est basé sur l’irruption des masses. Que la des­truc­tion de l’État capi­ta­liste soit une entre­prise de longue haleine (et non pas un « décret »), Lénine n’en doute pas. Mais il rap­pelle que c’est l’objectif de la révo­lu­tion et qu’il faut prendre des mesures concrètes pour avan­cer dans cette voie. Après tout, l’objectif néces­saire est d’accélérer la des­truc­tion de cet État et de libé­rer l’hypothèse de l’émancipation, qu’Alain Badiou défi­nit sim­ple­ment : « le com­mu­nisme dans son sens géné­rique signi­fie sim­ple­ment que chacun est l’égal de tout autre au sein de la mul­ti­pli­cité et de la diver­sité des fonc­tions sociales »[2].

Dans la période qui suit l’insurrection, de nom­breuses expé­ri­men­ta­tions concrètes sont mises en œuvre pour construire un autre État, un État non-État, beau­coup plus loin que les indi­ca­tions somme toute som­maire des mou­ve­ments anté­rieurs et même de la réflexion de Marx sur la Commune.

Un troisième tabou : l’acteur

Jusqu’au sur­gis­se­ment des Soviets, la gauche reste enli­sée dans une vision presque reli­gieuse de la « classe ouvrière ». En partie, cette « reli­gion » découle du refus du poli­tique, et donc du refus d’élaborer des stra­té­gies actives impli­quant des acteurs. La classe ouvrière est « des­ti­née » à rem­pla­cer la bour­geoi­sie. Certes en bon mar­xiste, Lénine ne nie pas le rôle cen­tral du pro­lé­ta­riat, au cœur du pro­ces­sus capi­ta­liste. Mais entre ce rôle sys­té­mique et l’agir, il y a des gouffres. Lénine démontre très bien que le pro­lé­ta­riat n’a pas néces­sai­re­ment d’ambitions révo­lu­tion­naires, qu’il peut être dévoyé, enfermé dans des cou­loirs cor­po­ra­tistes, voire natio­na­listes. Le refus de la poli­tique conduit à cet aveu­gle­ment, alors que, dans l’hypothèse des « maillons faibles », l’acteur peut être déplacé, dans le monde paysan par exemple. Lénine ne craint pas de secouer le mythe du « projet ouvrier » en appe­lant à une révo­lu­tion démo­cra­tique et pro­lé­ta­rienne basée sur les masses pay­sannes. Plus tard, il pro­jette cela à une échelle plus vaste. Il pro­pose que la révolte des masses en « Orient » porte l’utopie de la révo­lu­tion davan­tage que les « vieux » mou­ve­ments ouvriers de l’Occident, enli­sés dans leur confort et leur aveu­gle­ment.

Un quatrième tabou : la guerre

Jusqu’à la Commune, des insur­rec­tions éparses tra­versent la tra­jec­toire du mou­ve­ment social. La plu­part du temps, ce sont les domi­nants qui pro­voquent la confron­ta­tion, pour mieux écra­ser un mou­ve­ment por­teur de trans­for­ma­tion. La social-démo­cra­tie se détache de ce qu’elle défi­nit comme des mou­ve­ments « pri­mi­tifs », anar­chistes, et pré­co­nise la conquête du pou­voir à l’intérieur des ins­ti­tu­tions. Mais la plu­part du temps, cette approche ne fonc­tionne pas non plus. Que faire ? Se lancer à l’assaut du ciel, comme le disait Marx, sans pers­pec­tive de vaincre ? Se lais­ser émiet­ter dans un face-à-face sans fin avec les domi­nants ?

C’est là que Lénine entre­prend de démo­lir un autre tabou en s’inspirant de Hegel et de Von Clausewitz. D’une part, la guerre est inévi­table, elle est dans le code géné­tique du capi­ta­lisme. D’autre part, la guerre peut être « tour­née», trans­for­mée en « guerre de classe ». Le pou­voir peut être confronté et vaincu. L’insurrection n’est pas un « moment déci­sif », mais une accu­mu­la­tion. La révo­lu­tion se doit de construire son armée, son armée rouge, qui à l’instar de l’État, est une armée qui n’est pas tout à fait une armée.

Plus tard, Gramsci emploie la méta­phore de la « guerre de mou­ve­ment » (rapide, insur­rec­tion­nelle) et celle de la « guerre de posi­tion » (lente, pas à pas). Contrairement à une idée fort répan­due, Gramsci n’oppose pas de manière sim­pliste l’une à l’autre : les deux « guerres » sont com­plé­men­taires. De même, Lénine ne pense pas naï­ve­ment que l’insurrection n’est autre chose qu’un maillon de la chaîne. Il voit d’ailleurs l’essor de vastes mou­ve­ments sociaux agis­sant à la fois sur le court et le long terme pour réel­le­ment trans­for­mer le pou­voir et miner l’État capi­ta­liste. Il s’oppose par ailleurs à un cer­tain sub­sti­tuisme volon­ta­riste excité par la révo­lu­tion sovié­tique et qui veut « décré­ter » la révo­lu­tion ici et là.

Dernier tabou : le parti

Pour Bernstein et la social-démo­cra­tie, le « mou­ve­ment est tout, le but final n’est rien ». Au sommet d’une archi­tec­ture sociale com­plexe, le parti social-démo­crate trône, attend le « fruit mûr ». Au début, Lénine est fas­ciné par cette force qu’il com­pare posi­ti­ve­ment au chaos régnant dans le mou­ve­ment social russe. Rapidement, il se détache d’une vision qui féti­chise le parti. C’est un outil, un ins­tru­ment. Il a sa fini­tude, ses contra­dic­tions, ses limites. Certes, le mou­ve­ment « spon­tané » ne peut que tour­ner en rond. Mais quel est l’outil pour briser le cercle vicieux ? Le parti peut l’être, si et seule­ment si. Autrement dit, le parti est condi­tion­na­lisé : dans quelle mesure pro­duit-il une nou­velle sub­jec­ti­vité capable de coa­li­ser, de rendre cohé­rent stra­té­gique l’action des grandes masses ? S’il ne le peut pas, comme Lénine le pense un peu avant la révo­lu­tion sovié­tique, et bien le parti doit être mis de côté. Aujourd’hui comme hier, la forme « parti » n’est ni un hori­zon obli­ga­toire ni un chemin néces­saire.

L’impossible dépassement

Il y a cepen­dant un grand tabou que Lénine ne par­vient pas à contes­ter tout à fait. C’est celui de la science. Lénine a cepen­dant une com­pré­hen­sion dia­lec­tique de la science. Celle-ci, le maté­ria­lisme his­to­rique y com­pris, capte des aspects de la réa­lité com­plexe, dans un mou­ve­ment qui s’approche du réel, sans jamais l’atteindre. C’est un mou­ve­ment continu. Mais en même temps, la science a ses règles, une cer­taine tech­ni­cité éprou­vée, dont les effets sont démon­trables. Il en va de même dans les sciences de nature, dans l’économie, la poli­tique, le mili­taire. Dans la tran­si­tion vers le socia­lisme, il faut appli­quer ces règles. Par exemple, la « grande indus­trie moderne » avec son appa­reil tech­nique et de contrôle est incon­tour­nable. L’État et ses appa­reils, y com­pris l’appareil mili­taire, doit être régi scien­ti­fi­que­ment.

Chaque pro­blème doit être abordé de manière scien­ti­fique, à partir de normes objec­tives. Le non-dit, l’émergent, le divergent, n’ont pas leur place, à moins qu’ils soient eux-mêmes « scien­ti­fiques ». En réa­lité on le sait main­te­nant, il y a plu­sieurs che­mins, pas un seul. Et plu­sieurs sciences, pas une seule. La « socio­lo­gie des émer­gences » (Boaventura Santos) permet de com­prendre, et de tra­duire poli­ti­que­ment la coexis­tence de plu­sieurs méthodes, de plu­sieurs explo­ra­tions, qu’il faut ensuite « tra­duire » pour tenter d’en retrou­ver le fil.

Mais Lénine et les révo­lu­tion­naires du ving­tième siècle ne sont pas aptes à dépas­ser l’horizon de leur époque. De cet enfer­me­ment découlent en grande partie les pos­tures auto­ri­taires, excluantes, dis­cri­mi­na­toires, qui n’ont pas été inven­tées par Lénine, mais qu’il a per­pé­tuées. La pensée vul­gaire affirme que la révo­lu­tion sovié­tique a été d’emblée auto­ri­taire. En réa­lité, toutes les idéo­lo­gies et pro­jets de l’époque, à com­men­cer par le capi­ta­lisme, ont tenté de régir le monde par la vio­lence, une vio­lence qu’elles consi­dé­raient comme néces­saire au « dif­fi­cile accou­che­ment » de l’histoire. Cette limite ne fut pas dépas­sée par la révo­lu­tion.

La vie continue

Depuis, des mil­liers de mou­ve­ments ont créé et conti­nuent de créer des mil­liers de Que Faire. L’hypothèse est reprise, déchi­rée, redé­fi­nie, recons­truite, ad vitam eter­nam, dans un va-et-vient sans fin entre les pra­tiques de masse et les ten­ta­tives de théo­ri­sa­tion. Certes, per­sonne n’invente la roue : de plu­sieurs manières, les ques­tions et les réponses sont sem­blables. Mais il y a aussi des bifur­ca­tions. Le moment du poli­tique est par exemple repensé dans la mise en place de vastes coa­li­tions construites sur de nou­velles sub­jec­ti­vi­tés. Les exclus se mobi­lisent et enva­hissent le ter­rain poli­tique, sur­tout en Amérique du Sud[3].

La « conquête de l’État » reste sur l’horizon même si les moda­li­tés de trans­for­ma­tion ne sont plus les mêmes. Entre autres, la plu­ra­lité des acteurs pro­lé­ta­riens implique une plu­ra­lité de pro­jets : par exemple, la trans­for­ma­tion de l’État en Bolivie n’est plus basée seule­ment sur l’industrialisation et une cer­taine « moder­ni­sa­tion » excluante de la majo­rité autoch­tone. Partis et mou­ve­ments se recom­posent et s’hybridisent pour se ren­for­cer mutuel­le­ment. Les acteurs « subal­ternes » (femmes, réfu­giés, dalits) refusent leur subal­ter­nité et expriment leur auto­no­mie, tout en cher­chant à se coa­li­ser.

Peut-être que le grand défi, pas encore et tout à fait à l’ordre du jour de l’agenda actuel de l’émancipation, reste de réin­ven­ter la « guerre ». » Guerre de posi­tion » comme « guerre de mou­ve­ment » sont des stra­té­gies qui semblent dépas­sées devant le déploie­ment des domi­nants et de leurs Empires. Certes, il y a en cours des expé­ri­men­ta­tions inédites et invi­sibles, mais il faudra encore pio­cher. Sans doute que la « crise des crises » ouvrira, comme dans le passé, les grandes frac­tures qui per­met­tront au mou­ve­ment social d’avancer et de vaincre. Mais rien ne sera auto­ma­tique. Encore et tou­jours, il faudra une ou plutôt mille inter­ven­tions capables de « capter » ce moment. Comme en 1917 jus­te­ment.



[1] Daniel Bensaïd, Un monde à chan­ger, Paris, Textuel, 2003.

[2] Filippe del Lucchese & Jason Baker, Entretien avec Alain Badiou (Los Angeles, 7 février 2007).

[3] Dans un sens, mais dans un sens seule­ment, le nar­ra­tif néo­li­ber­taire de « chan­ger le monde sans prendre l’État » est lar­ge­ment dépassé sur le ter­rain. Non pas que l’on déva­lo­rise l’idée de l’autonomie du social et que l’on réin­vente la roue du « parti » et de ses cour­roies de trans­mis­sion. Au contraire, l’autonomie du social devient une arme encore plus redou­table pour enva­hir le champ social et contes­ter l’État.

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