La question de la question

Par Mis en ligne le 04 mars 2018

Le 24 février der­nier avait lieu un débat orga­nisé à l’UQÀM par le Réseau éco­so­cia­liste. Y pre­nait part une soixan­taine de per­sonnes, dont le groupe qui a « brisé la glace » com­posé d’Alain Savard (Lutte com­mune), Sibel Ataogul (Association des juristes pro­gres­sistes), Céline Hequet (Ricochet) et André Frappier (Québec soli­daire). Le ton de la dis­cus­sion était franc et ouvert, avec des inter­ro­ga­tions mul­tiples et variées, et ce, en phase avec la publi­ca­tion de nom­breux textes sur le site de Presse-à-toi-gauche sur la ques­tion natio­nale (http://​www​.pres​se​gauche​.org/​+​-​D​e​b​a​t​-​s​u​r​-​l​a​-​q​u​e​s​t​i​o​n​-​n​a​t​i​o​nale-+). On se sou­vien­dra que les deux congrès de Québec soli­daire de l’année der­nière ont abordé cette thé­ma­tique, notam­ment en décembre à propos du projet de fusion avec Option natio­nale.

Bref retour en arrière

Cela ne date pas d’hier que la gauche dis­cute de la ques­tion natio­nale. En gros, nos « ancêtres » (du NPD et du Parti com­mu­niste notam­ment) avaient échoué à défi­nir une poli­tique tenant compte des aspi­ra­tions du peuple qué­bé­cois à l’autodétermination. Leur argu­ment pré­ten­dait que la ques­tion natio­nale divi­sait les tra­vailleurs, que le natio­na­lisme qué­bé­cois était intrin­sè­que­ment de droite et que le socia­lisme allait triom­pher pour effa­cer les oppres­sions à carac­tère natio­nal. Cela a été un lamen­table échec à tous les niveaux, y com­pris dans la conso­li­da­tion d’une ten­dance de gauche, pen­dant de longues décen­nies.

Dans les années 1960-1970, une nou­velle gauche qué­bé­coise a émergé des milieux étu­diants et syn­di­caux pour mettre de l’avant l’option « socia­lisme et indé­pen­dance », défi­nis­sant la lutte contre l’oppression natio­nale comme une com­po­sante orga­nique de la lutte pour le socia­lisme[1]. Ce cou­rant s’est rapi­de­ment confronté au projet du PQ de pro­mou­voir une sou­ve­rai­neté « tran­quille », confor­ta­ble­ment ins­tal­lée dans le dis­po­si­tif capi­ta­liste et impé­ria­liste de l’Amérique du Nord. Dans les années 1980, tout a été remis en ques­tion. Des indé­pen­dan­tistes de gauche, notam­ment dans les syn­di­cats, se sont rangés der­rière la ban­nière du PQ en se consi­dé­rant un peu comme son « aile gauche ». De l’autre côté, les groupes dits « mar­xistes-léni­nistes » sont reve­nus avec les théo­ries « clas­sistes » : l’indépendance était perçue comme un com­plot de la bour­geoi­sie qué­bé­coise. Même si le Parti com­mu­niste ouvrier et En Lutte se sont enga­gés à défendre le droit à l’autodétermination pour le Québec, la stra­té­gie était de construire une orga­ni­sa­tion socia­liste cana­dienne et, là aussi, cela a été un échec.

Dans les années 1990, le deuxième réfé­ren­dum convo­qué par le PQ s’est fait avec une assez forte par­ti­ci­pa­tion des syn­di­cats, des groupes popu­laires et des fémi­nistes. La sou­ve­rai­neté, même miti­gée telle que promue par le PQ, était vue comme une brèche dans le dis­po­si­tif du pou­voir. La défaite de 1995, la pitoyable décla­ra­tion de Jacques Parizeau blâ­mant les « eth­niques » et l’intronisation de Lucien Bouchard, ont mis à terre beau­coup de monde. En paral­lèle, des mou­ve­ments de gauche, dont le Rassemblement pour une alter­na­tive poli­tique, le Parti de la démo­cra­tie et du socia­lisme et le Parti com­mu­niste ont tenté de redé­fi­nir le projet d’indépendance et socia­lisme. Ce pro­ces­sus a fina­le­ment abouti à la créa­tion en 2006 de Québec soli­daire, clai­re­ment aligné vers la jus­tice sociale, l’écologie, les droits des femmes et la sou­ve­rai­neté. Aujourd’hui, on est là, mais les débats qui ont tra­versé ces dif­fé­rents « âges » de la gauche qué­bé­coise, malgré les mil­liers d’heures et de pages consa­crées à la « grande ques­tion », ne sont pas ter­mi­nés.

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L’indépendance en 2018 ?

Lors du débat du 24 février, tout le monde avait tenu pour acquis que la société qué­bé­coise d’aujourd’hui n’est plus la même. Si, grosso modo, nous ne sommes plus les « nègres blancs des Amériques », c’est en bonne partie parce que les luttes sociales et natio­nales ont arra­ché des acquis. Les classes popu­laires et moyennes sont majo­ri­tai­re­ment sor­ties de la grande pau­vreté, du moins à une échelle qui n’est pas sen­si­ble­ment dif­fé­rente de celle qui existe dans le reste du Canada. Bien que des écarts conti­nuent d’exister (ce qui place le Québec avec les pro­vinces pauvres des Maritimes), ce n’est plus l’économie des « por­teurs d’eau » d’antan. Sur le plan natio­nal et cultu­rel, le Québec a établi depuis la loi 101 la supré­ma­tie du fran­çais, bien qu’elle ne soit ni défi­ni­tive ni étanche. Les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs du PQ ont établi des poli­tiques de redis­tri­bu­tion sociale et d’élargissement du filet de sécu­rité sociale qui font l’envie de bien des gens au Canada et même aux États-Unis. D’autre part, il y a main­te­nant une bour­geoi­sie qué­bé­coise bien éta­blie, le fameux Québec inc, qui agit dans le cadre du capi­ta­lisme cana­dien (et nord-amé­ri­cain), mais avec un appui par­ti­cu­lier de l’État. Enfin, on ne peut pas dire que les Québécois soient trop dis­cri­mi­nés par le reste du Canada. Leur repré­sen­ta­tion dans l’État fédé­ral est un indi­ca­teur.

Tout cela et d’autres faits encore conduisent des mili­tantes et des mili­tants à contes­ter la ques­tion : l’indépendance du Québec est-elle encore une cause valable aujourd’hui ? Et en quoi, affir­mait Alain Savard, « la nation du Québec est-elle plus oppri­mée que les habi­tants-es des autres pro­vinces cana­diennes » ? Céline Hequet, pour sa part, est allée plus loin : le natio­na­lisme qué­bé­cois ne tient plus la route. Le « nous » n’existe que comme un ima­gi­naire natio­na­liste, alors que la réa­lité, c’est une popu­la­tion diver­si­fiée tant sur le plan lin­guis­tique que cultu­rel. Elle estime que le natio­na­lisme, quoiqu’en disent des indé­pen­dan­tistes de gauche, ne peut pas être autre chose qu’ethnique. « Il n’y a rien qui indique que les prin­cipes d’un Québec indé­pen­dant se démar­que­raient du capi­ta­lisme, du patriar­cat et du colo­nia­lisme anti-autoch­tone qui dominent le Canada ».

Alain Savard a contesté la vali­dité des thèses qui pré­tendent que le chemin le plus court vers la trans­for­ma­tion passe par l’indépendance. Il ne pense pas qu’un État indé­pen­dant pour­rait mieux résis­ter aux dic­tats du capi­ta­lisme finan­cia­risé. Selon lui, il est fort pro­bable que l’élite qué­bé­coise, même celle qui est plus affir­ma­tive sur la ques­tion natio­nale, pèse fort pour que le statu quo éco­no­mique soit pré­servé.

D’autre part, l’indépendance est un projet qui divise, d’autant plus que l’idée ne semble plus capter l’attention de la majo­rité des jeunes, sans comp­ter l’opposition des popu­la­tions raci­sées et migrantes. Selon Savard, défendre l’indépendance dans un tel contexte, c’est « perdre son temps » : « Nous par­lons une langue mino­ri­taire, mais ce fait ne chan­gera pas après l’indépendance : nous serons tou­jours 6 mil­lions de fran­co­phones parmi 300 mil­lions d’anglophones en Amérique du Nord. Et contrai­re­ment aux peuples autoch­tones ou au peuple pales­ti­nien, nous ne sommes pas juri­di­que­ment consi­dé­rés comme citoyens de seconde zone, et nous ne sommes pas régu­liè­re­ment expro­priés des terres que nous habi­tons par un État colo­nial au béné­fice d’une popu­la­tion dis­tincte »[2].

L’indépendance, oui, mais…

Lors de cette ren­contre du 24 février, André Frappier et Sibel Ataogul ont exprimé ce qui est pré­sen­te­ment l’opinion majo­ri­taire dans la gauche, y com­pris (mais pas seule­ment) dans QS. L’émancipation espé­rée est à la fois sociale et natio­nale. Elle n’a rien à voir avec le PQ ou-et la droite natio­na­liste. Le projet demeure essen­tiel, même si le Québec n’est plus cette colo­nie oppri­mée qu’il était avant la Révolution tran­quille. Selon Frappier, il n’y a qu’un « véri­table » État au Canada et c’est l’État fédé­ral. Les pou­voirs fon­da­men­taux res­tent à Ottawa (sécu­rité, affaires exté­rieures, finances). Les pro­vinces, y com­pris le Québec, res­tent des enti­tés subal­ternes. Les meilleures condi­tions qui ont été obte­nues par le peuple qué­bé­cois ont été arra­chées par des luttes, éga­le­ment pour contrer l’aspiration à l’indépendance, alors que l’État cana­dien est resté hos­tile et récal­ci­trant, ce que démontre la guerre sans fin contre la loi 101, les mesures pour gruger dans les com­pé­tences du Québec, l’hostilité à donner une place au Québec dans les rela­tions inter­na­tio­nales. C’est la ver­sion soft , dit Frappier, de l’État cen­tra­li­sa­teur auquel les peuples mino­ri­taires doivent, à un moment ou à l’autre, se sou­mettre. Par ailleurs, il estime qu’un racisme cana­dian demeure fort, non seule­ment dans les médias pou­belles, mais dans une bonne partie de l’opinion publique cana­dienne-anglaise, pour qui le peuple qué­bé­cois est une « bande de chia­leux ».

Pour Sibel Ataogul, le droit à l’autodétermination ne dis­pa­raît pas pour autant parce que les condi­tions de l’oppression ont changé. Les autoch­tones ne veulent pas seule­ment de meilleures écoles et de meilleurs soins de santé. Ils veulent défi­nir leur projet, parler et déci­der pour eux-mêmes. C’est la même chose au Québec. La tra­di­tion socia­liste ins­pi­rée par Lénine a bien établi qu’on ne pou­vait pas com­pa­rer le natio­na­lisme des oppres­seurs à celui des oppri­més. La gauche a com­pris que la vision clas­siste (les pro­lé­taires contre les patrons) ne pou­vait pas tout expli­quer, que la domi­na­tion de classe était imbri­quée dans la domi­na­tion des peuples et l’oppression des femmes. Le cadre consti­tu­tion­nel cana­dien, de nature monar­chique, bloque l’idée même d’égalité en excluant le peuple qué­bé­cois des véri­tables leviers de déci­sion.

Pour toutes ces rai­sons, la pers­pec­tive indé­pen­dance et socia­lisme estime que l’aspiration à l’indépendance, même après des années de mau­vaise ges­tion de la part du PQ, reste légi­time et impor­tante. On ne peut pas se fier à des son­dages et à des effets de conjonc­ture pour affir­mer que le peuple a jeté la ser­viette. S’il est rela­ti­ve­ment passif, c’est qu’il a perdu confiance dans le lea­der­ship bour­geois du PQ.

Solidarités Québec-Canada

Si selon Frappier, la rup­ture est néces­saire, c’est avec l’État cana­dien et non avec le peuple cana­dien. D’ailleurs, sans l’appui d’une frac­tion impor­tante du peuple cana­dien, il est fort pro­bable que l’émancipation natio­nale ne sera jamais concré­ti­sée. L’État et la bour­geoi­sie cana­dienne seront prêts à tout, y com­pris l’usage de la force mili­taire. Pour contrer cette menace, les par­ti­sans et les par­ti­sanes du projet de socia­lisme et d’indépendance ont avan­tage à déve­lop­per des liens de soli­da­rité avec les orga­ni­sa­tions popu­laires du Canada anglais, comme le fait depuis quelques années le Réseau pan­ca­na­dien des mili­tants socia­listes. Par ailleurs, la libé­ra­tion du Québec est une des clés pour relan­cer la lutte des classes au Canada. Sans cela, les forces popu­laires cana­diennes seront ins­tru­men­ta­li­sées comme groupe d’appui à « leur » État et elles s’identifieront aux « valeurs » de cet État. « Tant que la popu­la­tion cana­dienne demeu­rera en appui au fédé­ra­lisme, elle sera confi­née à appuyer l’institution qui sert la grande bour­geoi­sie à son propre détri­ment »[3].

Quant au rap­port de forces au Québec, les indé­pen­dan­tistes de gauche estiment très majo­ri­tai­re­ment que le projet du PQ a fait son temps. Québec inc, à part quelques épi­phé­no­mènes comme Pierre-Karl Péladeau (PKP), est soli­de­ment rangé der­rière l’État cana­dien et les élites cana­diennes. L’aspiration légi­time à l’émancipation natio­nale peut seule­ment avan­cer en rup­ture avec le PQ et sur la base d’une vaste coa­li­tion popu­laire. Il existe au Québec un mou­ve­ment pour le chan­ge­ment beau­coup plus fort que ce qui existe ailleurs au Canada, selon Frappier, qui cite l’admiration qu’ont les pro­gres­sistes cana­diens à l’endroit des luttes, notam­ment celle des Carrés rouges. Dans ce sens, le Québec est le « maillon faible » du capi­ta­lisme cana­dien. En fonc­tion d’une pos­sible avan­cée des pro­gres­sistes qué­bé­cois, c’est toute la chaîne qui pour­rait briser.

Les angles morts

Au moment de la dis­cus­sion lors de la ren­contre du 24 février, plu­sieurs par­ti­ci­pants et par­ti­ci­pantes ont sou­li­gné leurs craintes par rap­port à ce qui est géné­ra­le­ment perçu comme une accen­tua­tion de la posi­tion indé­pen­dan­tiste de QS. Cette évo­lu­tion a fran­chi une étape dans le cadre de la fusion avec Option natio­nale (ON), pour qui l’accession à la sou­ve­rai­neté est une fin en soi. D’autre part, ON a insisté pour (et fina­le­ment obtenu) que le projet d’une consti­tuante, dans le cadre d’une vaste consul­ta­tion popu­laire pro­mise par un gou­ver­ne­ment pro­gres­siste, soit expli­ci­te­ment orienté autour de la pro­mo­tion de l’indépendance, et ne soit donc pas « ouvert » comme cela était prévu ini­tia­le­ment par QS. Un gou­ver­ne­ment QS n’irait pas deman­der au peuple ce qu’il veut faire du pays : aller vers la sou­ve­rai­neté, opter pour des réformes au cadre cana­dien ou main­te­nir le statu quo. Pour cer­tains membres de QS, c’est une dérive peu démo­cra­tique. Cependant, comme le sou­ligne Richard Fidler, le pro­ces­sus d’accession à l’indépendance ne peut pas être décon­tex­tua­lisé. Il y aura un affron­te­ment majeur avec l’État cana­dien : « Le parti doit faire cam­pagne même aujourd’hui autour d’un pro­gramme social pro­gres­siste qui est clai­re­ment le pro­gramme d’un Québec sou­ve­rain ayant le contrôle de tous les pou­voirs d’un État indé­pen­dant. Et il faut recon­naître que le parti n’accèdera au pou­voir que par la force d’un mou­ve­ment social massif venant d’en bas qui défie la logique capi­ta­liste »[4].

D’autres inter­ve­nants ont exprimé leur malaise dans un contexte où le natio­na­lisme de droite devient agres­sif, cible les mino­ri­tés et les immi­grants et immi­grantes. Selon May Chiu, des par­ti­sans de l’indépendance ne sont pas hon­nêtes en pré­sen­tant l’accession à la sou­ve­rai­neté comme un champ de roses, sans porter atten­tion aux conflits et aux désordres que cela va causer. On doit porter davan­tage atten­tion aux pos­sibles dérives natio­na­listes-eth­niques, voire racistes, qu’on constate déjà dans une frange de la popu­la­tion pola­ri­sée entre le « nous » et le « eux ».

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Cybel Ataogul, pour­tant par­ti­sane de l’indépendance, se dit frus­trée de consta­ter que QS reste « blanc », que les pro­messes de dia­lo­guer avec les autoch­tones ne se concré­tisent pas. « Il fau­drait que QS soit le plus grand défen­seur des Premiers Peuples et des mino­ri­tés, bien en avant des autres for­ma­tions poli­tiques, pour pou­voir convaincre cette impor­tante pro­por­tion du peuple qué­bé­cois qui n’est ni fran­co­phone ni blanche. Pour le moment, cela n’avance pas trop », dit-elle.

Ouvrir le débat

Cette ses­sion orga­ni­sée par le Réseau éco­so­cia­liste a permis de libé­rer la parole entre pro­gres­sistes qui ne voient pas les choses de la même manière. Selon Alain Savard, qui se dit non hos­tile à l’indépendance « en soi », il faut bien mesu­rer les impacts stra­té­giques, la pos­si­bi­lité de mener la bataille, et donc aller au-delà des émo­tions qui sont natu­rel­le­ment pré­sentes dans le débat sur la ques­tion natio­nale, d’où l’importance de revoir la ques­tion de la ques­tion, d’aller plus en pro­fon­deur, de ne pas avoir peur d’évoquer des zones obs­cures et éga­le­ment de confron­ter davan­tage les vieux démons du racisme et du dis­cours excluant (« eux » et « nous »). Chose cer­taine, le pro­ces­sus d’émancipation n’ira nulle part s’il ne se construit par la mise en mou­ve­ment d’un très vaste mou­ve­ment social. Le chemin sera ardu, et il n’y aura pas de « rac­courci » comme l’avait laissé sous-entendre le dis­cours péquiste à l’origine.

NOTES

  1. Voir à ce sujet Pierre Beaudet, Quel socia­lisme ? Quelle démo­cra­tie ? La gauche qué­bé­coise au tour­nant des années 1970-1980, Montréal, Varia, 2016.
  2. Alain Savard, « Le mirage de l’indépendance », Presse-toi-à-gauche, 12 décembre 2017.
  3. André Frappier, « Le Québec, maillon faible de l’État impé­ria­liste cana­dien », Presse-toi-à-gauche, 5 décembre 2017. À une autre époque, c’est ce qu’avaient com­pris Marx et Engels, qui pen­saient que l’indépendance de l’Irlande était la clé pour avan­cer dans le projet socia­liste en Angleterre même.
  4. Richard Fidler, « Québec soli­daire cla­ri­fie son sou­tien à l’indépendance », Europe soli­daire sans fron­tières, 12 décembre 2017 et https://​www​.cahiers​du​so​cia​lisme​.org/​q​u​e​b​e​c​-​s​o​l​i​d​a​i​r​e​-​c​l​a​r​i​f​i​e​-​s​o​u​t​i​e​n​-​a​-​l​i​n​d​e​p​e​n​d​ance/, 4 février 2018.

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