Projet de loi 67 – Création de l’INESSS

La FIQ réclame un débat public sur l'avenir du système de santé public pour que cesse son démembrement à la pièce entrepris par le gouvernement libéral depuis 200.
Par Mis en ligne le 21 janvier 2010

MONTRÉAL, le 21 janv. /CNW Telbec/ –

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ a présenté hier son mémoire sur le projet de loi 67 devant la commission parlementaire de la santé et des services sociaux. L’analyse du projet de loi, visant la création de l’INESSS, ne convainc aucunement la FIQ de la nécessité d’instaurer un nouvel organisme pour améliorer les services de santé à la population. Après bientôt sept années de pouvoir et de multiples projets de loi qui ne cessent de défigurer le réseau public de la santé et des services sociaux, la FIQ réclame plutôt un débat public sur la question.

« Bien que pré­senté comme une simple fusion du Conseil du médi­ca­ment et l’Agence d’évaluation des tech­no­lo­gies et des modes d’intervention en santé – AÉTMIS, l’institut aurait une struc­ture et une mis­sion bien dif­fé­rentes des deux orga­nismes dont il pro­vien­drait. En effet, celui-ci serait plutôt un man­da­taire de l’État non régie par la Loi sur la fonc­tion publique. La FIQ consi­dère que si la fusion devait avoir lieu, le futur orga­nisme devrait être rat­ta­ché à la fonc­tion publique afin de garan­tir son indé­pen­dance », affirme Michèle Boisclair, 1ère vice-pré­si­dente de la FIQ.

En fait, le projet de loi 67 sou­lève des enjeux impor­tants pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois qui béné­fi­cient du sys­tème de santé et de ser­vices sociaux. Ces enjeux concernent l’avenir du sys­tème de santé public de même que l’ensemble de la popu­la­tion qui est assu­rée par le régime public. « Les tra­vaux de l’institut tou­che­ront de toute évi­dence la révi­sion du panier des ser­vices assu­rés et l’élargissement de l’assurance privée com­plé­men­taire, même si le projet de loi ne le spé­ci­fie pas clai­re­ment. En ajou­tant à cela l’ouverture à la cir­cu­la­tion des ren­sei­gne­ments per­son­nels sans le consen­te­ment des usager-ères, ce projet de loi sou­lève tant de réserves que la FIQ peut dif­fi­ci­le­ment y sous­crire », de pour­suivre Michèle Boisclair.

En exa­mi­nant atten­ti­ve­ment la mis­sion de l’INESSS, la FIQ est d’avis que ce der­nier n’est pas de nature à contri­buer à l’amélioration des ser­vices à la popu­la­tion. La FIQ ne voit donc aucun avan­tage à créer un nouvel ins­ti­tut.

À propos de la FIQ

La Fédération inter­pro­fes­sion­nelle de la santé du Québec – FIQ. La FIQ repré­sente plus de 58 000 pro­fes­sion­nelles en soins infir­miers et car­dio­res­pi­ra­toires.

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Renseignements : Sandra Gagné, com­mu­ni­ca­tions FIQ, Cellulaire : (514) 796-5093

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