Pourquoi des milliers de femmes continuent-elles à marcher ? Tour d’horizon des luttes et des revendications de la Marche mondiale des femmes

Mis en ligne le 22 mai 2010

VANDEN DAELEN Christine

12 mai 2010

En 2010, aux quatre coins de la pla­nète, les rues réson­ne­ront des pas et des voix de mil­liers d’activistes de la Marche mon­diale des femmes (MMF). Elles seront en marche contre le patriar­cat et le capi­ta­lisme. Systèmes d’oppression des femmes et d’exploitation de tou-te-s qui se ren­forcent et se conjuguent avec le racisme, le sexisme, la miso­gy­nie, la xéno­pho­bie, l’homophobie, le colo­nia­lisme, l’impérialisme, l’esclavagisme, le tra­vail forcé. Les mili­tantes de la MMF, unies dans leur volonté de défaire ces sys­tèmes per­pé­tuant pau­vreté, exclu­sion et vio­lence ont, pour leur 3e Action Internationale, arti­culé leurs luttes, ana­lyses et reven­di­ca­tions autour de quatre champs d’actions défi­nis col­lec­ti­ve­ment. Ainsi de mars à octobre 2010, les femmes de la MMF mar­che­ront pour la fin des vio­lences envers les femmes, pour leur auto­no­mie éco­no­mique, pour la paix et la démi­li­ta­ri­sa­tion ainsi que pour les biens com­muns et les ser­vices publics.

Nous serons en marche jusqu’à ce que toutes les femmes puissent vivre sans subir des actes ou des menaces de vio­lence

Les vio­lences envers les femmes sont struc­tu­relles : elles sont l’expression des rap­ports de force his­to­riques qui ont abouti à la domi­na­tion des femmes par les hommes, par les groupes d’hommes, par les ins­ti­tu­tions patriar­cales ou encore, par les États.

Si le 20e siècle a permis l’avancement des droits des femmes, aucune société n’est à l’abri de la vio­lence envers les femmes car nulle part l’égalité pleine et réelle entre les sexes n’est atteinte. Contrairement aux idées pré­con­çues, la vio­lence envers les femmes est une réa­lité trans­na­tio­nale et trans­cul­tu­relle. Elle est subie dans toutes les classes sociales, les cultures, les reli­gions, les situa­tions géo­po­li­tiques. Il n’y a aucune excep­tion et la règle se confirme mal­heu­reu­se­ment tous les jours. A chaque ins­tant, par­tout dans le monde, des femmes sont humi­liées, abu­sées, agres­sées, vio­lées, bat­tues, exploi­tées, tuées, le plus sou­vent par les hommes qui les entourent et ce, depuis des mil­lé­naires.

Bien que la vio­lence soit plus pré­sente dans la sphère privée sous la forme des viols inces­tueux et conju­gaux, des muti­la­tions géni­tales, de l’infanticide, des mariages forcés, des coups, du contrôle psy­cho­lo­gique, des crimes d’« hon­neur », etc., elle s’exprime éga­le­ment dans la sphère publique via le har­cè­le­ment sexuel ou moral au tra­vail, les agres­sions sexuelles, le viol col­lec­tif, le trafic sexuel, la por­no­gra­phie, l’esclavage, les sté­ri­li­sa­tions for­cées, etc. Tout cela entre­tient l’exclusion des femmes de l’espace public fai­sant de celui-ci la chasse gardée des hommes.

Les vio­lences envers les femmes trouvent leurs racines dans le sys­tème patriar­cal et le capi­ta­lisme qui imposent un besoin de contrôle, d’appropriation et d’exploitation du corps des femmes.

Le patriar­cat se fonde sur deux prin­cipes : la notion selon laquelle les femmes sont infé­rieures aux hommes tout en leur appar­te­nant et la hié­rar­chi­sa­tion sexuelle des rôles. Afin d’imposer ce sys­tème de domi­na­tion du mas­cu­lin sur le fémi­nin et de le main­te­nir, la vio­lence ou la menace de vio­lence est uti­li­sée comme outil de contrôle, comme puni­tion pour avoir dérogé aux règles éta­blies par le patriar­cat.

Le mode de pro­duc­tion capi­ta­liste se modèle par­fai­te­ment au patriar­cat : il s’appuie sur la déter­mi­na­tion patriar­cale des rôles « natu­rels » assi­gnés aux deux sexes pour exploi­ter les femmes à son plus grand profit. Les femmes sont consi­dé­rées comme une main-d’œuvre très bon marché, mal­léable et cor­véable à sou­hait, tou­jours dis­po­nible pour s’occuper des autres et exé­cu­ter le tra­vail que cela engendre. Le capi­ta­lisme, en créant des inéga­li­tés sup­plé­men­taires entre hommes et femmes, favo­rise l’accroissement des vio­lences.

Outre l’exploitation de leur corps et de leur tra­vail par le capi­ta­lisme, outre la domi­na­tion patriar­cale, les femmes ont encore à subir les dis­cri­mi­na­tions racistes sus­cep­tibles de géné­rer des vio­lences. Face à l’interpénétration et au ren­for­ce­ment mutuel des sys­tèmes capi­ta­listes, patriar­caux et racistes, la MMF ne peut envi­sa­ger l’élimination des vio­lences envers les femmes sans exiger l’éradication pure et simple des ces trois modes d’oppression.

Les vio­lences envers les femmes et la miso­gy­nie se sont inten­si­fiées avec la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale. Il existe une cor­ré­la­tion directe entre la signa­ture d’accords de libre-échange (comme l’ALENA – accord de libre-échange nord-amé­ri­cain) et un accrois­se­ment des fémi­ni­cides [1]. De plus en plus de femmes paient de leurs vies parce qu’elles tra­vaillent dans des maquillas (zones franches éta­blies suite aux accords de libre-échange où elles sont sala­riées mais avec des condi­tions de tra­vail épou­van­tables) au lieu d’être à la maison et de rester finan­ciè­re­ment dépen­dantes comme l’exige la culture patriar­cale. Suite aux injonc­tions des Institutions finan­cières inter­na­tio­nales, on assiste par­tout dans le monde à une forte dété­rio­ra­tion des droits repro­duc­tifs (accès à la contra­cep­tion, à des IVG [2] dans de bonnes condi­tions, etc.) et des soins de santé en direc­tion des femmes alors que les ser­vices sociaux sont pri­va­ti­sés ou sup­pri­més. Enfin, la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale a donné au com­merce sexuel une dimen­sion pla­né­taire. En trois décen­nies, la pros­ti­tu­tion – tout comme le trafic des femmes et des enfants tombés dans les pièges des réseaux maf­fieux – ont connu un essor consi­dé­rable. Ces deux fléaux sont syno­nymes d’exploitation et de vio­lences aggra­vées envers les femmes.

Face au constat acca­blant que les vio­lences privent les femmes de leur auto­no­mie, minent leur inté­grité phy­sique, morale, psy­cho­lo­gique et intel­lec­tuelle, les empêchent de tra­vailler, de lutter, de se diver­tir… bref, de vivre, la Marche mon­diale des femmes se mobi­lise pour :

Que les gou­ver­ne­ments intègrent dans leurs légis­la­tions les Conventions inter­na­tio­nales favo­rables aux droits des femmes et en appliquent les conte­nus ; assu­rer des acti­vi­tés de sen­si­bi­li­sa­tion et d’éducation popu­laire sur les causes de la vio­lence afin d’en pré­ve­nir les mani­fes­ta­tions ; encou­ra­ger l’auto-organisation des femmes et sou­te­nir les asso­cia­tions qui tra­vaillent direc­te­ment avec des femmes vic­times de dis­cri­mi­na­tions, d’abus et de vio­lences ; assu­rer la visi­bi­lité aux vio­lences faites aux femmes afin de rompre la culture du silence qui les entoure ; veiller au juge­ment et à la condam­na­tion effec­tive des auteurs de vio­lences envers les femmes ; par­ve­nir à ce que les mou­ve­ments sociaux se soli­da­risent publi­que­ment avec les luttes fémi­nistes contre les vio­lences faites aux femmes et entre­prennent un tra­vail de dénon­cia­tion et de mobi­li­sa­tion contre ces vio­lences.

Nous serons en marche jusqu’à ce que toutes les femmes accèdent à l’autonomie éco­no­mique

L’autonomie éco­no­mique des femmes se réfère à leur capa­cité à pour­voir elles-mêmes à leurs besoins et à déci­der de la meilleure façon d’y par­ve­nir. Aujourd’hui encore et par­tout dans le monde, de nom­breux obs­tacles entravent l’autonomie éco­no­mique des femmes. Dans cer­tains pays, com­mu­nau­tés ou familles, selon la loi ou la cou­tume, l’autorisation du père, du mari ou d’un homme de la famille est néces­saire pour que les femmes puissent exer­cer une acti­vité rému­né­rée. De plus, les femmes doivent tou­jours gérer leur temps et dis­po­ni­bi­li­tés entre leurs occu­pa­tions fami­liales et le tra­vail rému­néré. Elles se trouvent, de ce fait, sou­vent confi­nées dans des emplois à temps par­tiel ou infor­mels qui leur per­mettent d’aller cher­cher les enfants à l’école, de les emme­ner au dis­pen­saire de santé, etc. Les femmes sont en outre tou­jours moins sco­la­ri­sées que les hommes et les filles ren­contrent bien sou­vent des dif­fi­cul­tés pour pour­suivre leur sco­la­rité. Cet accès inéga­li­taire à la for­ma­tion hypo­thèque gran­de­ment leur auto­no­mie éco­no­mique future. Enfin et sur­tout, la vio­lence et/​ou la menace de vio­lence mine com­plè­te­ment l’autonomie éco­no­mique des femmes. Elle détruit les formes de sub­sis­tance, condamne des popu­la­tions entières au chô­mage, empri­sonne les femmes chez elles et pro­meut les fon­da­men­ta­lismes de tous types (qui à leur tour réduisent la liberté de cir­cu­la­tion des femmes et leurs pos­si­bi­li­tés de par­ve­nir à l’autonomie éco­no­mique).

L’organisation du sys­tème capi­ta­liste néo­li­bé­ral est fondée sur l’exploitation du tra­vail des femmes :

Les femmes gagnent sys­té­ma­ti­que­ment à tra­vail égal moins que leurs col­lègues hommes et occupent un tra­vail typi­que­ment pré­caire : horaires flexibles, heures sup­plé­men­taires non payées, tra­vail à temps par­tiel ou contrats à courte durée, syn­di­ca­li­sa­tion non auto­ri­sée, fin du res­pect des droits acquis (la santé au tra­vail, la jour­née des 8 heures, la légis­la­tion sur le tra­vail de nuit, etc.), absence de sécu­rité sociale, etc.

La mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale en s’exerçant au détri­ment des familles et des Etats pauvres, jette un nombre sans cesse crois­sant de femmes sur les che­mins de l’exil éco­no­mique. Elles migrent vers les pays riches où elles seront employées et sou­vent exploi­tées comme domes­tiques, auxi­liaires mater­nelles ou pire, dans l’industrie du sexe ;

La pri­va­ti­sa­tion des ser­vices et les coupes dans les dépenses publiques des­ti­nées à la santé, à l’éducation, à des ser­vices de garde d’enfants, à l’eau ainsi qu’à des poli­tiques d’assainissement basique ont entraîné une forte aug­men­ta­tion du tra­vail domes­tique et com­mu­nau­taire non payé des femmes ;

Le capi­ta­lisme accen­tue pour son plus grand profit la divi­sion sexuelle du tra­vail qui attri­bue aux hommes un tra­vail pro­duc­tif (la pro­duc­tion de mar­chan­dises) et aux femmes un tra­vail repro­duc­tif (les soins aux per­sonnes) en éta­blis­sant une hié­rar­chie où le tra­vail pro­duc­tif est plus impor­tant, plus valo­risé que le tra­vail repro­duc­tif.

Dans la lutte pour l’autonomie éco­no­mique des femmes du Sud comme du Nord, les mili­tantes de la Marche mon­diale des femmes exigent :

Des emplois dignes, sans har­cè­le­ment ni dis­cri­mi­na­tions (natio­na­lité, sexe, inca­pa­cité, etc.) ; la pro­tec­tion sociale uni­ver­selle garan­tis­sant un revenu en cas de mala­die, de chô­mage, de retraite, de congé de mater­nité et de pater­nité, etc. ; l’égalité sala­riale ainsi que la rému­né­ra­tion du tra­vail fémi­nin en zones rurales ; l’instauration d’un salaire mini­mum juste ; l’accès des femmes à la terre, aux semences, à l’eau et aux matières pre­mières ; une orga­ni­sa­tion éga­li­taire des tâches domes­tiques et des soins ; une réduc­tion du temps de tra­vail sans dimi­nu­tion des salaires afin que toutes et tous puissent jouir de plus de temps libre pour leur béné­fice propre et pour leur enga­ge­ment com­mu­nau­taire.

Nous mar­che­rons contre la mili­ta­ri­sa­tion et pour la fin immé­diate des conflits armés

Déjà défa­vo­ri­sées dans le sys­tème patriar­cal, les femmes paient le plus lourd tribut des guerres. Non seule­ment, elles sont, avec les enfants, les pre­mières vic­times civiles des conflits armés mais les sol­dats se servent de leurs corps comme d’un véri­table champ de bataille. De fait, de l’Antiquité à nos jours, le viol massif des femmes fait partie inté­grante de la guerre. Il consti­tue ni plus ni moins une arme uti­li­sée soit pour humi­lier, désho­no­rer et démo­ra­li­ser l’ennemi, soit comme moyen de pro­pa­gande mili­taire ou, plus récem­ment, comme poli­tique de net­toyage eth­nique [3], comme acte de géno­cide au Rwanda, comme ter­reur poli­tique en Haïti ou encore comme sym­bole de la vic­toire. Les consé­quences de cette bru­ta­lité ne se limitent pas au plan phy­sique (déchi­rures, fis­tules, SIDA et autres mala­dies sexuel­le­ment trans­mis­sibles ou gros­sesses) et psy­cho­lo­gique (dépres­sion, perte d’auto-estime, culpa­bi­lité, etc.). Une femme qui a été violée est sou­vent mise à l’écart par sa com­mu­nauté (il en est de même pour son enfant fruit du viol) et reje­tée par son mari et sa famille ; elle porte la faute d’avoir subi une vio­lence extrême. Pour de nom­breuses femmes, les seules issues pos­sibles sont soit le silence – quand c’est pos­sible – soit la déné­ga­tion.

Les vio­lences sexuelles se super­posent à d’autres cal­vaires pour les femmes en temps de guerre. Lors des conflits armés, la pros­ti­tu­tion dans l’entourage des bases ou des cam­pe­ments mili­taire croît sys­té­ma­ti­que­ment, les dépla­ce­ments forcés obligent les femmes à quit­ter leur foyer pour aller gros­sir les camps de réfu­gié-e-s, les armes en cir­cu­la­tion aug­mentent dras­ti­que­ment ren­for­çant la culture de la force et de la vio­lence, les inté­grismes s’intensifient et fra­gi­lisent la situa­tion des femmes, la vio­lence domes­tique s’amplifie éga­le­ment, au nom de la sécu­rité natio­nale, les liber­tés fon­da­men­tales sont réduites et enfin, les bud­gets mili­taires grèvent les dépenses publiques, ce qui par­ti­cipe au déla­bre­ment des condi­tions de vie des femmes.

Face à la guerre, aux conflits armés et à la mili­ta­ri­sa­tion, expres­sions de la vio­lence deve­nue natu­relle dans les sys­tèmes patriar­caux et capi­ta­listes, la Marche mon­diale des femmes reven­dique :

La réduc­tion des dépenses mili­taires ; la condam­na­tion de l’utilisation sys­té­ma­tique du corps des femmes comme butin de guerre ; la puni­tion des auteurs de vio­lences envers les femmes durant les conflits (armées, forces para­mi­li­taires, gué­rillas, casques bleus de l’ONU, maris ou parents) ; la recon­nais­sance et la valo­ri­sa­tion des femmes comme pro­ta­go­nistes à part entière des pro­ces­sus de paix, de recons­truc­tion et de main­tien de la paix dans leur propre pays.

Nous serons en marche jusqu’à ce que notre droit aux biens com­muns et aux ser­vices publics soit reconnu

Les conflits concer­nant l’environnement ou la lutte pour l’accès aux ser­vices publics mobi­lisent les femmes étant donné la posi­tion, socia­le­ment construite, qu’elles occupent dans la société. Les femmes sont encore et tou­jours les prin­ci­pales res­pon­sables de l’alimentation et de l’éducation de leurs familles, de l’approvisionnement en eau et en éner­gie de leurs foyers, des soins aux malades, du ramas­sage du bois, etc. Les sys­tèmes capi­ta­liste et patriar­cal estiment que le temps des femmes est illi­mité et inépui­sable. La pri­va­ti­sa­tion des ser­vices publics en exclut les per­sonnes les plus pauvres mais dégrade aussi for­te­ment la qua­lité des quelques ser­vices rele­vant encore de l’État. Tout ceci aug­mente expo­nen­tiel­le­ment la charge horaire de tra­vail des femmes |4|.

Les acti­vistes de la MMF refusent la mar­chan­di­sa­tion des terres, de l’eau, des semences tra­di­tion­nelles, des connais­sances et des ser­vices publics (santé, assai­nis­se­ment, édu­ca­tion, loge­ment, trans­ports). Pour contrer cette logique, elles pro­posent de sub­sti­tuer le para­digme domi­nant de déve­lop­pe­ment, fondé sur l’intégration du sys­tème capi­ta­liste et de la société de marché, par le para­digme de la dura­bi­lité de la vie humaine « vue comme une rela­tion dyna­mique et har­mo­nieuse entre l’humanité et la nature et entre les êtres humains ».

Dans sa lutte contre la mar­chan­di­sa­tion de l’environnement et la pri­va­ti­sa­tion des ser­vices publics, la Marche mon­diale des femmes réclame :

La pro­mo­tion de sources d’énergies alter­na­tives (bio­masse, éner­gie solaire, éoliennes …) et le rejet du nucléaire ; l’accès uni­ver­sel aux biens com­muns et aux ser­vices publics ; la sou­ve­rai­neté ali­men­taire et la pro­mo­tion de l’agroéconomie (agri­cul­ture bio­lo­gique, etc.), la condam­na­tion des res­pon­sables des dété­rio­ra­tions infli­gées à l’environnement et des modi­fi­ca­tions de la chaîne ali­men­taire ; des répa­ra­tions des pays indus­triels pour la dette éco­lo­gique qu’ils ont contrac­tée auprès des peuples du Sud ; le sou­tien aux pays où les consé­quences du chan­ge­ment cli­ma­tique et de l’agriculture chi­mique inten­sive ont ampli­fié les effets des désastres natu­rels.

Christine Vanden Daelen

[1] Assassinats de femmes en raison de leur sexe. [2] Interruption volon­taire de gros­sesse. [3] Comme en Bosnie-Herzégovine au cours de la guerre en ex-Yougoslavie.

* Paru sur le site du CADTM.

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