Pour une science sociale émancipatrice

Par Mis en ligne le 07 janvier 2012

Une science sociale éman­ci­pa­trice, au sens le plus géné­ral, cherche à géné­rer des connais­sances per­ti­nentes du point de vue du projet col­lec­tif de contes­ta­tion de l’oppression humaine, et à créer les condi­tions dans les­quelles les indi­vi­dus peuvent vivre des vies épa­nouies. L’appeler science sociale, plutôt que cri­tique ou phi­lo­so­phie sociale, revient à recon­naître l’importance, pour cette tâche, de la connais­sance scien­ti­fique sys­té­ma­tique du fonc­tion­ne­ment du monde. Et les appe­ler sociales implique que l’émancipation dépend de la trans­for­ma­tion du monde social dans son ensemble, et non pas seule­ment de chaque per­sonne prise indi­vi­duel­le­ment. Pour accom­plir sa mis­sion, une science sociale éman­ci­pa­trice est confron­tée à trois tâches élé­men­taires : d’abord, éla­bo­rer un état des lieux sys­té­ma­tique et une cri­tique du monde tel qu’il est ; ensuite, ima­gi­ner des alter­na­tives viables ; enfin, ana­ly­ser les obs­tacles, les pos­si­bi­li­tés et les dilemmes de la trans­for­ma­tion. Selon les époques, l’une ou l’autre de ces tâches peut être plus impé­rieuse que les autres, mais cha­cune est néces­saire pour éla­bo­rer une théo­rie éman­ci­pa­trice complète.

Le point de départ, pour fonder une science sociale éman­ci­pa­trice, ne consiste pas seule­ment à mon­trer que la souf­france et les inéga­li­tés dans le monde existent. Il consiste à démon­trer que l’explication de ces maux réside dans les carac­té­ris­tiques spé­ci­fiques des ins­ti­tu­tions et des struc­tures sociales exis­tantes, et à révé­ler la façon dont elles nuisent à la popu­la­tion. Par consé­quent, la pre­mière tâche tient dans le constat et la cri­tique du pro­ces­sus causal qui génère ces problèmes.

Cet aspect est sou­vent le plus sys­té­ma­ti­que­ment déve­loppé par la science sociale éman­ci­pa­trice. Dans le cas du fémi­nisme, par exemple, nombre de textes ont pour objet l’analyse de la manière dont les rela­tions sociales et les ins­ti­tu­tions exis­tantes génèrent dif­fé­rentes formes d’oppression des femmes. Le point focal de ces recherches est de mon­trer que les inéga­li­tés de genre ne sont pas « natu­relles », mais qu’elles sont le pro­duit de pro­ces­sus sociaux. Des études consa­crées aux mar­chés du tra­vail ont mis en évi­dence la ségré­ga­tion sexuelle du tra­vail, des sys­tèmes d’évaluation qui dénigrent des traits cultu­rels défi­nis comme « fémi­nins », la dis­cri­mi­na­tion struc­tu­rant les pro­cé­dures de pro­mo­tion, ou des dis­po­si­tifs ins­ti­tu­tion­nels qui désa­van­tagent les mères qui tra­vaillent. Les études fémi­nistes de la culture ont montré com­ment un large spectre de pra­tiques dans les médias, l’éducation, la lit­té­ra­ture, etc., a ren­forcé et ren­force les iden­ti­tés de genre et les sté­réo­types. Les théo­ries fémi­nistes de l’État ont insisté sur le fait que les struc­tures et les poli­tiques éta­tiques favo­risent sys­té­ma­ti­que­ment la subor­di­na­tion des femmes et dif­fé­rents types d’inégalités de genre. Un ensemble d’observations simi­laires pour­rait être fait à propos de recherches empi­riques ins­pi­rées par les tra­di­tions du mou­ve­ment ouvrier, par des théo­ries de l’oppression raciale et par l’environnementalisme radical.

Le constat et la cri­tique sont étroi­te­ment liés à des concep­tions de la jus­tice sociale et des théo­ries nor­ma­tives. Dire d’un dis­po­si­tif social qu’il génère des « maux » implique la pré­sence dans l’analyse d’un juge­ment moral. Derrière toute théo­rie éman­ci­pa­trice, on trouve une théo­rie impli­cite de la jus­tice, c’est-à-dire une concep­tion des condi­tions à rem­plir afin que les ins­ti­tu­tions d’une société puissent être consi­dé­rées comme justes. Une explo­ra­tion exhaus­tive de la théo­rie nor­ma­tive qui sous-tend la cri­tique du capi­ta­lisme dépasse les objec­tifs de cet article. Reste que, pour le dire briè­ve­ment, les ana­lyses qui suivent sont ani­mées par ce que l’on pour­rait appe­ler une concep­tion de la jus­tice radi­cale, démo­cra­tique et éga­li­taire. Celle-ci repose sur deux affir­ma­tions nor­ma­tives géné­rales, l’une concerne les condi­tions de la jus­tice sociale, l’autre celles de la jus­tice politique :

– La jus­tice sociale : dans une société juste, tout le monde dis­pose grosso modo d’un accès égal aux moyens maté­riels et sociaux pour vivre des vies épanouies.

– La jus­tice poli­tique : dans une société poli­ti­que­ment juste, tout le monde par­ti­cipe au même titre au contrôle col­lec­tif des condi­tions et des déci­sions qui affectent le destin commun. Il s’agit là d’un prin­cipe d’égalité poli­tique aussi bien que de par­ti­ci­pa­tion démo­cra­tique et collective.

Ensemble, ces deux affir­ma­tions en appellent à une société qui appro­fon­disse la qua­lité de la démo­cra­tie, et élar­gisse son rayon d’action, dans des condi­tions d’égalité sociale et maté­rielle radi­cales. Tout le pro­blème, bien entendu, est de mon­trer la façon dont ces deux prin­cipes peuvent être mis en pratique.

Développer des alternatives

La deuxième tâche d’une science sociale éman­ci­pa­trice est de déve­lop­per une théo­rie cohé­rente et cré­dible des alter­na­tives pos­sibles aux ins­ti­tu­tions exis­tantes et aux struc­tures sociales, qui éli­minent, ou, à tout le moins, réduisent signi­fi­ca­ti­ve­ment, les maux qu’elles génèrent. Ces alter­na­tives doivent être éla­bo­rées et éva­luées selon trois cri­tères dif­fé­rents : leur dési­ra­bi­lité, leur via­bi­lité et leur fai­sa­bi­lité. Ces cri­tères sont liés entre eux par une forme de hié­rar­chie : toutes les alter­na­tives dési­rables ne sont pas néces­sai­re­ment viables, et toutes les alter­na­tives viables ne sont pas atteignables.

L’exploration des alter­na­tives dési­rables, sans les contraintes de la via­bi­lité ou de la fai­sa­bi­lité, est le domaine de la théo­rie sociale uto­pienne (uto­pian social theory), et d’une partie impor­tante de la phi­lo­so­phie poli­tique nor­ma­tive. Souvent, ces débats s’avèrent faibles du point de vue ins­ti­tu­tion­nel, l’accent étant géné­ra­le­ment mis sur l’énonciation de prin­cipes abs­traits plutôt que sur des pro­jets ins­ti­tu­tion­nels concrets. Ainsi, l’aphorisme mar­xiste qui pré­sente le com­mu­nisme comme une société sans classe régie par le prin­cipe « à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capa­ci­tés », ne dit rien des dis­po­si­tifs ins­ti­tu­tion­nels qui ren­draient ce prin­cipe opé­rant. De même, les théo­ries libé­rales de la jus­tice déve­loppent les prin­cipes qui devraient être inté­grés aux ins­ti­tu­tions d’une société juste, mais sans se deman­der sys­té­ma­ti­que­ment si des struc­tures sou­te­nables et robustes peuvent être conçues pour réa­li­ser ces prin­cipes dans la forme pure sous laquelle ils sont expri­més. Bien que des dis­cus­sions de ce type pour­raient gran­de­ment contri­buer à cla­ri­fier nos valeurs et à affer­mir notre enga­ge­ment moral en faveur du chan­ge­ment social, elles contri­buent peu à la tâche pra­tique de construc­tion des ins­ti­tu­tions, ou à accroître la cré­di­bi­lité des cri­tiques adres­sées aux ins­ti­tu­tions existantes.

L’étude d’alternatives viables, en revanche, inter­roge les hypo­thèses de trans­for­ma­tion des struc­tures sociales exis­tantes pour déter­mi­ner si, une fois mises en œuvre, elles feraient adve­nir effi­ca­ce­ment les objec­tifs éman­ci­pa­teurs qui les ont moti­vées. L’exemple le plus connu en est peut-être la pla­ni­fi­ca­tion cen­tra­li­sée, la forme clas­sique uti­li­sée pour mettre en œuvre des prin­cipes socia­listes. Les socia­listes consi­dé­raient que le sort de la popu­la­tion serait amé­lioré si une éco­no­mie ration­nel­le­ment pla­ni­fiée rem­pla­çait l’anarchie des mar­chés, à tra­vers des ins­ti­tu­tions fon­dées sur la pla­ni­fi­ca­tion cen­tra­li­sée inté­grale. Mais les consé­quences impré­vues, « per­verses », de la pla­ni­fi­ca­tion cen­tra­li­sée ont sub­verti les objec­tifs ini­tiaux, ce qui a eu pour consé­quence que rares sont aujourd’hui ceux qui consi­dèrent cette solu­tion comme une alter­na­tive éman­ci­pa­trice viable au capitalisme.

La via­bi­lité d’un projet ins­ti­tu­tion­nel spé­ci­fique, bien entendu, n’est pas affaire de « tout ou rien ». Elle dépend de manière cru­ciale de dif­fé­rentes condi­tions col­la­té­rales. Par exemple, un revenu garanti géné­reux et incon­di­tion­nel peut être viable dans un pays où l’on ren­contre une éthique du tra­vail forte et cultu­rel­le­ment enra­ci­née et un sens de l’obligation col­lec­tive, mais non dans une société hau­te­ment ato­mi­sée et consu­mé­riste. Ou alors, un revenu garanti peut être viable dans une société qui a déve­loppé depuis un cer­tain temps un État-pro­vi­dence géné­reux sur le plan de la redis­tri­bu­tion, basé sur des pro­grammes sociaux ciblés, mais non dans une société dotée d’un État-pro­vi­dence faible et limité. Les dis­cus­sions por­tant sur la via­bi­lité, par consé­quent, incluent les condi­tions contex­tuelles de pos­si­bi­lité pour que des pro­jets par­ti­cu­liers fonc­tionnent convenablement.

L’exploration d’alternatives viables met entre paren­thèses la ques­tion de leur fai­sa­bi­lité pra­tique dans les condi­tions sociales exis­tant actuel­le­ment. Certains doutent de l’intérêt de dis­cu­ter théo­ri­que­ment d’alternatives viables si elles ne sont pas concrè­te­ment réa­li­sables. La réponse à ces scep­tiques est qu’il y a tant d’incertitudes et de contin­gences concer­nant ce que l’avenir nous réserve que nous ne pou­vons pas savoir à l’avance quelles seront les limites futures de la fai­sa­bi­lité. Compte tenu de ces incer­ti­tudes, il y a deux rai­sons pour les­quelles il est impor­tant de dis­po­ser d’analyses claires du spectre des alter­na­tives viables. En pre­mier lieu, déve­lop­per de telles alter­na­tives dès à pré­sent rend plus pro­bable, si les cir­cons­tances futures élar­gissent les fron­tières du pos­sible, que les forces sociales enga­gées en faveur d’une trans­for­ma­tion éman­ci­pa­trice soient en posi­tion d’énoncer des stra­té­gies pra­tiques pour mettre en œuvre ces alter­na­tives. En second lieu, les limites de ce qui est réa­li­sable dépendent en partie des croyances à propos du type d’alternative que nous conce­vons comme viable. Il s’agit d’un argu­ment socio­lo­gique cru­cial : les limites sociales de ce qui est pos­sible ne sont pas indé­pen­dantes des croyances por­tant sur ces limites. Lorsqu’un phy­si­cien affirme qu’il y a une limite à la vitesse maxi­male à laquelle un objet peut voya­ger, il s’agit d’une contrainte objec­tive et impos­sible à trans­gres­ser, qui opère indé­pen­dam­ment de nos croyances à propos de la vitesse. Dans le cas de la société, en revanche, les croyances concer­nant les limites affectent ce qui est pos­sible de manière sub­stan­tielle. Développer des ana­lyses convain­cantes des alter­na­tives viables est par consé­quent partie inté­grante du pro­ces­sus par lequel ces limites peuvent elles-mêmes être changées.

Il n’est pas aisé de déve­lop­per un argu­ment cré­dible concer­nant l’idée qu’« un autre monde est pos­sible ». Les gens naissent dans des socié­tés tou­jours déjà construites, dont ils apprennent et inté­rio­risent les règles en gran­dis­sant. Ils sont pré­oc­cu­pés par les tâches quo­ti­diennes qui leur per­mettent de gagner leur vie, et confron­tés aux peines et aux plai­sirs de l’existence. L’idée que le monde social pour­rait être déli­bé­ré­ment et posi­ti­ve­ment trans­formé de manière fon­da­men­tale leur paraît impro­bable, parce qu’il est dif­fi­cile d’envisager une alter­na­tive pro­fon­dé­ment meilleure et pra­ti­cable, mais aussi parce qu’il est dif­fi­cile d’imaginer défier avec succès les struc­tures de pou­voir et de pri­vi­lège pour faire adve­nir cette alter­na­tive. Ainsi, même si l’on accepte le constat et la cri­tique des ins­ti­tu­tions exis­tantes, la réac­tion la plus natu­relle réside pro­ba­ble­ment dans un fata­lisme consis­tant à penser que rien ou presque ne peut être fait pour que les choses changent.

Ce fata­lisme pose un sérieux pro­blème à ceux qui sont enga­gés dans la cor­rec­tion des injus­tices du monde social exis­tant. Une stra­té­gie pos­sible, bien sûr, est de renon­cer à déve­lop­per des scé­na­rios scien­ti­fi­que­ment cré­dibles du chan­ge­ment social radi­cal, et de tâcher plutôt de créer une pers­pec­tive enthou­sias­mante en faveur d’une alter­na­tive sou­hai­table, basée sur la colère envers les inéga­li­tés de la pla­nète et rem­plie d’espoir et de pas­sion à propos des poten­tia­li­tés humaines. Parfois, des visions cha­ris­ma­tiques de ce genre ont consti­tué une force mobi­li­sa­trice impor­tante. Mais il est peu pro­bable qu’ils forment une base suf­fi­sante pour trans­for­mer le monde en géné­rant une alter­na­tive éman­ci­pa­trice durable. L’histoire est pleine de vic­toires héroïques contre des struc­tures d’oppression, sui­vies par la tra­gique appa­ri­tion de nou­velles formes de domi­na­tion et d’inégalité. La deuxième tâche de la science sociale éman­ci­pa­trice, par consé­quent, est de déve­lop­per de manière aussi sys­té­ma­tique que pos­sible une concep­tion scien­ti­fi­que­ment fondée d’institutions alter­na­tives viables.

Développer des théo­ries cohé­rentes d’alternatives fai­sables est un élé­ment cen­tral du tra­vail d’élaboration des stra­té­gies du chan­ge­ment social. Il s’agit d’une tâche dif­fi­cile, non seule­ment parce que l’évaluation de ce qui est fai­sable conduit sou­vent à prendre ses désirs pour la réa­lité, mais aussi parce que les condi­tions futures qui affec­te­ront les pers­pec­tives stra­té­giques de long terme sont for­te­ment contin­gentes. Qui plus est, comme dans le cas de la via­bi­lité, la fai­sa­bi­lité ne repose pas sur une dicho­to­mie simple : dif­fé­rents pro­jets de trans­for­ma­tion ins­ti­tu­tion­nelle ont des chances diverses d’être mis en œuvre. La pro­ba­bi­lité qu’une alter­na­tive viable puisse être réa­li­sée à l’avenir dépend de deux types de pro­ces­sus. En pre­mier lieu, des stra­té­gies consciem­ment pour­sui­vies et du pou­voir rela­tif des acteurs sociaux qui sou­tiennent ou s’opposent à l’alternative consi­dé­rée. En second lieu, de la tra­jec­toire dans le temps d’un large spectre de condi­tions sociales et struc­tu­relles qui affectent les chances de succès de ces stra­té­gies. Cette tra­jec­toire est le pro­duit d’effets non voulus et cumu­lés de l’activité humaine, mais elle est aussi le fruit de stra­té­gies conscientes des acteurs visant à trans­for­mer les condi­tions de leurs propres actions. La fai­sa­bi­lité d’une alter­na­tive dépend ainsi du degré auquel des stra­té­gies cohé­rentes et convain­cantes peuvent être for­mu­lées, qui à la fois contri­buent à créer les condi­tions de mise en œuvre des alter­na­tives futures, et dis­posent du poten­tiel de mobi­li­sa­tion des forces sociales néces­saire pour sou­te­nir l’alternative lorsque ces condi­tions adviennent.

Une théo­rie de la transformation

Développer une com­pré­hen­sion de ces ques­tions est l’objectif lié à la troi­sième tâche géné­rale d’une science sociale éman­ci­pa­trice : la théo­rie de la trans­for­ma­tion. Nous pou­vons conce­voir cette science comme le récit d’un voyage qui va du pré­sent vers un futur pos­sible : la cri­tique de la société nous dit pour­quoi nous vou­lons quit­ter le monde dans lequel nous vivons ; la théo­rie des alter­na­tives nous dit où nous vou­lons aller ; et la théo­rie de la trans­for­ma­tion nous dit com­ment se dépla­cer de l’un à l’autre. Ceci implique l’élaboration d’un ensemble de théo­ries com­plexes et liées entre elles, parmi les­quelles : une théo­rie des méca­nismes de la repro­duc­tion sociale qui sou­tiennent les struc­tures de pou­voir et de pri­vi­lège exis­tantes ; une théo­rie des contra­dic­tions, des limites et des inter­stices exis­tant dans ce sys­tème, qui peuvent géné­rer des espaces en faveur de stra­té­gies de trans­for­ma­tion sociale ; une théo­rie de la dyna­mique du déve­lop­pe­ment du sys­tème qui chan­gera les condi­tions de ces stra­té­gies dans le temps ; et, élé­ment cru­cial, une théo­rie des stra­té­gies de trans­for­ma­tion elles-mêmes. Je revien­drai sur le pro­blème des stra­té­gies de trans­for­ma­tion dans la der­nière sec­tion de cet article. Notre prin­ci­pale pré­oc­cu­pa­tion dans ce qui suit tien­dra tou­te­fois dans la deuxième des trois tâches cru­ciales iden­ti­fiées ci-dessus : le pro­blème de l’élaboration d’alternatives éman­ci­pa­trices viables au capi­ta­lisme. Pour plan­ter le cadre de ce débat, il est utile d’indiquer d’abord les prin­cipes de base d’une cri­tique du capi­ta­lisme, et de pré­sen­ter les méfaits causés par les pro­ces­sus capi­ta­listes qui motivent la quête d’une alternative.

Extrait du texte du socio­logue états-unien Erik Olin Wright publié en 2006 dans la New Left Review (et tra­duit par la revue Contretemps). Olin Wright vient récem­ment de publier Envisionning Real Utopias.

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