Pour une convergence de la gauche anticapitaliste et antiproductiviste et de l’écologie radicale

Par , Mis en ligne le 10 janvier 2010

Le capi­ta­lisme mul­ti­plie les crises majeures, éco­no­mique, éco­lo­gique et politique.

Les licen­cie­ments, le chô­mage et la pré­ca­rité pro­gressent. Les droits sociaux reculent. L’humanité est mena­cée par une catas­trophe cli­ma­tique et l’épuisement des res­sources, consé­quences d’un mode de pro­duc­tion capi­ta­liste qui n’est pas sup­por­table, sur le plan éco­lo­gique comme sur le ter­rain social.

De Copenhague à Paris, les pou­voirs au ser­vices des classes domi­nantes agissent pour sauver les banques et les pro­fits, pas pour amé­lio­rer le sort de ceux qui souffrent, pas pour sauver le climat.

Face à la situa­tion, pas de demi-mesure, pas d’eau tiède, il faut des réponses à la hau­teur de l’enjeu, qui se déclinent à toutes les échelles.

Ni accom­pa­gne­ment, ni évi­te­ment : chaque région doit pou­voir pro­po­ser un pro­gramme de rup­ture, décliné en mesures régio­nales, en rela­tion avec les mou­ve­ments sociaux, liant sys­té­ma­ti­que­ment les injus­tices sociales, les irres­pon­sa­bi­li­tés envi­ron­ne­men­tales, les indé­cences sur le sens même de nos vies, les atteintes à la démo­cra­tie, les com­pé­ti­tions inter­ré­gio­nales (les arro­gances des pays riches vis à vis des pays qu’ils appau­vrissent sans cesse).

Il s’agit de :

pro­po­ser une poli­tique en faveur du monde du tra­vail, des sala­riés, des chô­meurs, des pré­caires, pour le droit de chacun, à vivre de son acti­vité, des agri­cul­teurs aux artistes ; contre l’accumulation des pro­fits capi­ta­listes qui contraint le plus grand nombre à vivre de plus en plus difficilement.

pro­po­ser éga­le­ment une alter­na­tive éco­lo­giste radi­cale, pour pro­mou­voir des choix poli­tiques cou­ra­geux face aux logiques de ren­ta­bi­lité et de pro­duc­ti­vité sans limites qui se mènent au détri­ment de notre envi­ron­ne­ment, de notre santé, de l’avenir de la planète.

favo­ri­ser – au sein des ins­ti­tu­tions régio­nales – le ren­for­ce­ment mutuel des luttes sociales, des alter­na­tives concrètes et des contre-pouvoirs.

Convaincre que la décrois­sance des inéga­li­tés et de notre empreinte éco­lo­gique nous amè­nera à revoir notre façon de vivre.

Nous appe­lons donc ceux qui ne se résignent pas à accep­ter comme inévi­table la domi­na­tion du capi­ta­lisme, ceux qui sans attendre les catas­trophes pla­né­taires à venir veulent dès à pré­sent, enga­ger des luttes de résis­tances et des alter­na­tives concrètes (y com­pris dans les ins­ti­tu­tions ) à se regrou­per dans une Convergence de la Gauche anti­ca­pi­ta­liste et de l’Ecologie radi­cale pour les élec­tions régionales.

Car s’il s’agit de s’opposer à la droite ultra­li­bé­rale, nous ne pou­vons conti­nuer lais­ser la gauche social démo­crate adap­ter nos régions au libre échange euro­péen, à la glo­ba­li­sa­tion finan­cière et à la des­truc­tion des res­sources planétaires.

Le 8 jan­vier 2010

Nouveau Parti Anticapitaliste, Mouvement des Objecteurs de Croissanc

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