Lancement d’une campagne d’appui de la FIQ

Pour que le système de santé ne se réduise pas à une trousse de derniers soins

Mis en ligne le 25 juin 2010

Montréal, le 22 juin 2010 – La Fédération inter­pro­fes­sion­nelle de la santé du Québec – FIQ lance aujourd’hui une cam­pagne pour sol­li­ci­ter l’appui de la popu­la­tion aux enjeux de la pré­sente négo­cia­tion col­lec­tive avec le gou­ver­ne­ment du Québec. Dans le cadre de cette cam­pagne, la popu­la­tion et les orga­nismes sont invi­tés à mani­fes­ter leur volonté de par­ti­ci­per à ce débat de société en signant une péti­tion en ligne à l’adresse <www​.appuyons​la​fiq​.qc​.ca>.

« L’essentiel du combat que nous menons vise à donner aux infir­mières, aux infir­mières auxi­liaires, aux inha­lo­thé­ra­peutes et aux per­fu­sion­nistes du Québec des condi­tions de tra­vail plus décentes, qui tiennent compte des exi­gences du réseau de la santé, mais aussi des attentes légi­times de toutes ses tra­vailleuses. À titre d’exemple, il manque actuel­le­ment 4 000 infir­mières dans le réseau et, si rien n’est fait main­te­nant, c’est plus de 15 000 de ces pro­fes­sion­nelles qui pour­raient quit­ter la pro­fes­sion d’ici 4 ans », indique Régine Laurent, pré­si­dente de la FIQ. « Notre combat n’est pas seule­ment celui des pro­fes­sion­nelles en soins, c’est aussi celui de toutes les citoyennes et de tous les citoyens du Québec qui sont en droit d’obtenir des soins de qua­lité ».

Pour la pré­si­dente de la FIQ, l’appui de la popu­la­tion et des orga­nismes est néces­saire puisque, jusqu’à main­te­nant, le gou­ver­ne­ment Charest s’est refusé à dépo­ser des offres ayant un impact signi­fi­ca­tif sur la pénu­rie d’infirmières. « Le gou­ver­ne­ment sait que, si nous ne fai­sons rien, la pénu­rie sera si grave dans quelques années que le réseau de la santé ne pourra plus fonc­tion­ner adé­qua­te­ment. Alors pour­quoi ne fait-il rien ? Pourquoi refuse-t-il d’augmenter le nombre de jour­nées de tra­vail pour les sala­riées tra­vaillant à temps par­tiel ? ».

Les méde­cins et les spé­cia­listes de la santé affirment que la solu­tion au temps d’attente passe obli­ga­toi­re­ment par le règle­ment de la pénu­rie d’infirmières. Toutefois, le gou­ver­ne­ment et les ges­tion­naires d’établissements de santé res­tent indif­fé­rents aux pro­blèmes vécus par celles qui doivent com­po­ser quo­ti­dien­ne­ment avec des horaires dif­fi­ciles et avec des heures sup­plé­men­taires obli­ga­toires. « Au-delà de l’épuisement pro­fes­sion­nel que nous connais­sons déjà, la pénu­rie va s’accentuer par le départ à la retraite de mil­liers d’infirmières. Le recru­te­ment de nou­velles infir­mières, infir­mières auxi­liaires, inha­lo­thé­ra­peutes et per­fu­sion­nistes dans le réseau public de la santé sera dif­fi­cile, voire impos­sible, compte tenu de l’offre actuelle d’horaires de tra­vail. »

La FIQ se dit confiante que les citoyennes, les citoyens et les orga­nismes seront nom­breux à mani­fes­ter leur appui en signant la péti­tion en ligne, puisqu’un son­dage Léger Marketing réa­lisé en avril der­nier auprès des Québécoises et des Québécois démon­trait que :

82 % des per­sonnes inter­ro­gées sont d’avis que les condi­tions de tra­vail consen­ties aux infir­mières sont inadé­quates ;

87 % consi­dèrent que le gou­ver­ne­ment du Québec ne fait pas d’efforts suf­fi­sants pour trou­ver des solu­tions à la pénu­rie d’infirmières ;

80 % se disent favo­rables à ce que tous les postes d’infirmières à temps par­tiel soient trans­for­més en postes à temps plein et que l’horaire à temps plein passe d’une semaine de 5 jours à une semaine de 4 jours avec des jour­nées plus longues ;

83 % estiment que les mesures pro­po­sées par la FIQ pour­raient amé­lio­rer le fonc­tion­ne­ment du réseau de la santé.

La péti­tion lancée aujourd’hui est un moyen concret, mis à la dis­po­si­tion de la popu­la­tion, lui per­met­tant de dire clai­re­ment au gou­ver­ne­ment Charest qu’il doit main­te­nant passer de la parole aux actes. « Depuis 2003, le gou­ver­ne­ment nous dit qu’il est prêt et que la santé est sa prio­rité. Pourtant, peu de choses ont été faites et les pro­blèmes aug­mentent chaque jour plutôt que de se résor­ber. Les ges­tion­naires d’établissements de santé et le minis­tère de la Santé ont la res­pon­sa­bi­lité de faire en sorte que le réseau fonc­tionne sans rup­ture de ser­vice. L’accroissement des besoins liés au vieillis­se­ment de la popu­la­tion, conju­gué avec la pénu­rie d’infirmières, va faire écla­ter tout le réseau de la santé », a conclu madame Laurent.

À propos de la FIQ

La Fédération inter­pro­fes­sion­nelle de la santé du Québec – FIQ repré­sente 58 000 membres, soit la grande majo­rité des pro­fes­sion­nelles en soins infir­miers et car­dio­res­pi­ra­toires œuvrant dans les éta­blis­se­ments publics qué­bé­cois.

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Renseignements :

Sandra Gagné, com­mu­ni­ca­tions FIQ

Cellulaire : 514 796-5093

Une réponse à “Pour que le système de santé ne se réduise pas à une trousse de derniers soins”

  1. JE SUIS ENTIEREMENT D’ACCORD AVEC CE QUI EST MENTIONNÉ PLUS HAUT.
    IL EST TEMPS QUE LE GOUVERNEMENT CHAREST AGISSE ET TRAITE LES INFIRMIERS ET INFIRMIÈRES HUMAINEMENT.