Actions de la MMF partout au Québec

Pour la paix et la démilitarisation

Par Mis en ligne le 17 octobre 2010

Montréal, 15 octobre – Les femmes de la Marche mon­diale ont orga­nisé plu­sieurs actions d’éclat. À Longueuil, deux ban­nières ont été accro­chées au pont Jacques-Cartier. À 15h30 à Montréal, des mar­cheuses ont investi les bureaux de la Ministre St-Pierre et ont réus­sit à occu­per le bureau jusqu’à minuit, heure à laquelle elles se sont faites sortir par la police. Grâce à cette occu­pa­tion, pre­mière pour la Marche mon­diale des femmes au Québec, nous avons réus­sit à obte­nir une pro­messe de la Ministre de trans­mettre par com­mu­ni­qué des réponses aux exi­gences de la Marche. Cependant, à 11h ce matin, la Ministre manque à sa pro­messe. C’est d’ailleurs cette pos­si­bi­lité de man­que­ment à ses pro­messes qui a convaincu les femmes de rester dans son bureau jusqu’à ce qu’elles reçoivent des réponses.

La Marche aujourd’hui

En cette jour­née pour la paix et la démi­li­ta­ri­sa­tion, plu­sieurs actions sont encore pré­vues. Les régions de Montréal et Laval orga­nisent conjoin­te­ment un ras­sem­ble­ment au parc Simone Monet-Chartrand et une tra­ver­sée du pont Viau. Dans Lotbinière, une marche de 2 km et le dépôt des reven­di­ca­tions au bureau de la dépu­tée sont pré­vues. À Trois-Rivières, une marche et un spec­tacle auront lieu en fin d’après-midi alors qu’à Drumondville, les dépu­tés fédé­ral et pro­vin­cial rece­vront les reven­di­ca­tions de la part des mar­cheuses. En Abitibi-Témiscamingue, ça marche encore et c’est ce soir que les mar­cheuses prennent la route vers Rimouski.

Paix et démi­li­ta­ri­sa­tion

La Marche mon­diale des femmes reven­dique la fin du recru­te­ment mili­taire dans les éta­blis­se­ments sco­laires par les forces armées et le retrait immé­diat des troupes en Afghanistan. La marine fait main­te­nant appel aux ensei­gnant-e-s pour faire la pro­mo­tion de l’engagement mili­taire dès la mater­nelle. C’est ce que confirme la nou­velle démarche péda­go­gique de l’armée des­ti­née aux écoles pri­maires et secon­daires. Les ensei­gnant-e-s sont notam­ment invité-e-s à faire venir des recru­teurs dans les salles de classe, à pré­sen­ter des vidéos de recru­te­ment, à valo­ri­ser l’engagement dans les cadets de l’armée et même à orga­ni­ser des visites de bases mili­taires. « L’armée cana­dienne exploite tous les moyens pos­sibles pour atti­rer la jeu­nesse. Nous vivons actuel­le­ment la plus grande cam­pagne de recru­te­ment depuis la Seconde Guerre mon­diale et il est très alar­mant de voir que l’armée recrute, dans nos écoles publiques, des jeunes d’âge mineur. L’école doit être un lieu d’éducation et non de recru­te­ment », lance Alexa Conradi, pré­si­dente de la FFQ et porte-parole de la Marche mon­diale des femmes. « Les armées de par le monde sont asso­ciées à l’augmentation de la vio­lence envers les femmes dans la sphère privée et au viol comme arme de guerre. Nous ne vou­lons pas expo­ser nos enfants à ce qui nous appa­raît comme une culture machiste au moment même où ils et elles sont en pleine construc­tion de leur iden­tité », ajoute-t-elle.

Le Canada s’est engagé sous de faux pré­textes, dont celui de libé­rer les femmes afghanes des Talibans, dans une guerre d’occupation en Afghanistan, qu’il pro­lon­gera au moins jusqu’en 2011. En 2008, il y avait déjà plus de 1,5 mil­lions de veuves en Afghanistan. En 2010, le nombre d’enfants tués ou bles­sés a aug­menté de 55%. « Oublions les chiffres pour s’imaginer ce que cela peut repré­sen­ter en terme de souf­frances, de drames et d’horreur. Malalai Joya, ancienne dépu­tée afghane, pour­fend elle-même l’occupation cana­dienne en Afghanistan et affirme que le Canada devrait se reti­rer immé­dia­te­ment de l’Afghanistan s’il ne veut pas demeu­rer plus long­temps le com­plice des crimes de guerre commis par les États-Unis. On voit bien que l’intervention du Canada n’amène mal­heu­reu­se­ment ni droits humains, ni démo­cra­tie, ni jus­tice, ni éga­lité », affirme Mme Conradi.

Pour le calen­drier des acti­vi­tés ainsi que les reven­di­ca­tions de la Marche mon­diale des femmes, consul­tez le www​.ffq​.qc​.ca.

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Renseignements : Charlotte Dussault, res­pon­sable des com­mu­ni­ca­tions pour la Marche mon­diale des femmes, Fédération des femmes du Québec, cel­lu­laire : 514-585-3879, cour­riel : cdussault@​ffq.​qc.​ca ; site : www​.ffq​.qc​.ca

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