Peut-on sortir du capitalisme ? Y a-t-il une alternative ?

Hervé Kempf, journaliste du Monde vient tout juste de produire un excellent petit essai sur l’écologie de la planète et la manière de s’en sortir. L’intitulé fort à propos est Pour sauver la planète, sortir du capitalisme. De son côté, l’économiste de gauche et député vert au parlement européen, Alain Lipietz, vient de lancer son livre Face à la crise : l’urgence écologique lequel s’accorde aussi à dire qu’il faut sortir du capitalisme. Ce n’est pas la chose la plus évidente au monde ! Comme le Forum social québécois approche puisqu’il en est à sa deuxième grande rencontre après celle de 2007, les 9,10 et 11 octobre prochains, il nous apparaît opportun de relancer le débat sur quelques points que sous-tendent cette question dans la plupart des débats qu’on retrouve dans ce type d événement : peut-on sortir du capitalisme ? Si oui, avec quelle (s) alternative (s) ?
Par Mis en ligne le 26 septembre 2009

Sommaire

Sortir du capitalisme ?

« Tout semble indi­quer la fin du néo­li­bé­ra­lisme » disent cer­tains. Et même la fin du capi­ta­lisme comme le dit l’éminent socio­logue Immanuel Wallerstein : « Le capi­ta­lisme touche à sa fin ». Article paru dans Le Monde du 12 octobre 2008. Tout çà ne relève pas de l’évidence d’autant qu’il n’y a pas de direc­tion unique du capi­ta­lisme… Autrement dit, d’un côté cer­taines socié­tés main­tiennent le cap néo­li­bé­ral et donc beau­coup de déré­gle­men­ta­tion, un État mini­mal et des mou­ve­ments sociaux rela­ti­ve­ment faibles en leur sein et de l’autre des socié­tés qui vont par exemple vers un key­né­sia­nisme vert, autre­ment dit une inter­ven­tion rela­ti­ve­ment forte de l’État et des mou­ve­ments sociaux qui inter­pellent par leurs mobi­li­sa­tions notam­ment sur l’urgence éco­lo­gique et sur l’importance de la lutte contre les inéga­li­tés, pas seule­ment sur une « lutte contre la pau­vreté » dans le cadre des Objectifs du mil­lé­naire pour le déve­lop­pe­ment (OMD)…Ce serait donc à notre avis une erreur de mettre tous ces dif­fé­rents capi­ta­lismes « dans le même sac » sous pré­texte que leurs « pro­jets » ou « modèles » ne remettent pas « fon­da­men­ta­le­ment » en ques­tion « la pro­priété et le contrôle privés des moyens de pro­duc­tion… » comme on dit ou comme on disait dans l’univers de la gauche traditionnelle.

Ensuite, il n’y a véri­ta­ble­ment aucun projet de société nou­veau à l’horizon. N’y a-t-il plutôt des pro­jets de société en ges­ta­tion et des capi­ta­lismes ? On peut par ailleurs ajou­ter que ceux qui ont remis en ques­tion « fon­da­men­ta­le­ment » la pro­priété et le contrôle privée des moyens de production…nous ont conduit nulle part ou plutôt vers un éta­tisme carac­té­risé par les uns d’« auto­ri­taire » comme ce fut le cas dans les pays du Sud et par d’autres de « tota­li­taire » comme ce fut le cas dans les pays de l’Est. La pro­priété col­lec­tive des moyens de pro­duc­tion par le mono­pole d’entreprises publiques ados­sée au contrôle du parti unique !? Une cari­ca­ture de sortie du capitalisme.

Quant au projet auto­ges­tion­naire des années 60-70, c’était une idée fort inté­res­sante auquel nous avons long­temps sous­crit. Mais qu’a-t-on à offrir de ce côté-là après 40 ou 50 ans de luttes de groupes qui por­taient ce projet ? Peu de choses ! À une diri­geante d’un mou­ve­ment, bran­chée sur l’espoir du « modèle véné­zué­lien », qui disait lors d’un récent col­loque inter­na­tio­nal : « Je ne crois pas à un capi­ta­lisme à visage humain », quelqu’un lui a répondu du tac au tac : « Et le socia­lisme à visage humain, vous avez vu çà quelque part !? ». Et la réponse véné­zué­lienne assez faible ! En d’autres termes, l’horizon des dif­fé­rentes gauches de par le monde demeure encore rela­ti­ve­ment flou et la mon­dia­li­sa­tion en cours rend les choses plus com­plexes à saisir et la situa­tion plus dif­fi­cile à chan­ger. Il y a cepen­dant le Forum social mon­dial (FSM) et ses mobi­li­sa­tions depuis presque 10 ans déjà….Un espoir réin­venté disait si bien le direc­teur de rédac­tion de la revue fran­çaise Politis. Mais quelques ques­tions de fond sont encore loin d’être réso­lues. En voici trois !

Première question : d’abord y a-t-il un capitalisme au singulier ou des capitalismes ?

Nombre de mou­ve­ments sociaux et le mou­ve­ment alter­mon­dia­liste à sa suite tiennent sur le capi­ta­lisme un dis­cours au sin­gu­lier. Est-ce la bonne manière de rai­son­ner et d’analyser la chose ? N’y a-t-il pas là matière à débat quand on voit des dif­fé­rences éco­no­miques et sociales notables d’une société à l’autre. Non, il n’y a pas un seul capi­ta­lisme mais des capi­ta­lismes affirme d’entrée de jeu le poli­to­logue Généreux (1999). Le poli­to­logue cana­dien Hall et son col­lègue Soskice le confirment en démon­trant dans leur der­nier ouvrage qu’il existe bel et bien une variété de capi­ta­lismes (Hall et Soskice, 2001). Leur ouvrage dis­tingue les « éco­no­mies de marché libé­rales » où les rela­tions de marché concur­ren­tielles pré­valent et les « éco­no­mies de marché coor­don­nées » où l’accent est mis sur les ins­ti­tu­tions publiques de régu­la­tion. Ces der­nières étant celles aux­quelles nous fai­sons réfé­rence lorsqu’il s’agit du déploie­ment de l’État social dans son sens le plus fort : inter­ven­tion plus mar­quée de l’État dans l’organisation de la société ; pré­sence active de la société civile c’est-à-dire des syn­di­cats, des entre­prises col­lec­tives comme les coopé­ra­tives, le mou­ve­ment com­mu­nau­taire, le mou­ve­ment des femmes… ; exten­sion conti­nue du champ des poli­tiques publiques (envi­ron­ne­ment…)…

Bref, c’est l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, le Danemark par rap­port aux États-Unis, à la Grande-Bretagne, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande par exemple. Autrement dit, dans les rap­ports de force entre le monde capi­ta­liste et le mou­ve­ment ouvrier, on en est arrivé au 20 e siècle, par des luttes sociales, à « civi­li­ser le capi­tal » en quelque sorte mais à des degrés fort divers [1]. D’où par exemple que dans une société donnée, l’État peut peser pour 50% du PIB ou pour 30%. Différence majeure puisque la logique du non-mar­chand, et donc en der­nière ins­tance du ser­vice public, occupe une place beau­coup plus impor­tante dans un cas que dans l’autre. Autrement dit, poten­tiel­le­ment « l’intérêt géné­ral » plutôt que « l’intérêt privé » puisqu’il s’agit des impôts des citoyens et de ce qui est fait avec ceux-ci.

La pres­sion des mou­ve­ments sociaux orga­ni­sés a fait his­to­ri­que­ment ses preuves : le volume de l’État ne pesait que pour 10% du PIB au début du 20e siècle, pour 30% au début des années 50 et pour plus ou moins 50% dans un cer­tain nombre de pays (ceux à éco­no­mie de marché coor­don­née) en 2000. Elle a fait notam­ment ses preuves dans les pays scan­di­naves où les dépenses cou­rantes des admi­nis­tra­tions publiques comptent pour 55, 3% contre 32,7 pour les États-Unis. La dif­fé­rence est énorme : autre­ment dit, le rôle de l’État joue pour plus de la moitié du PIB dans un cas et pour moins d’un tiers dans l’autre, lais­sant notam­ment sur la brèche, dans le cas amé­ri­cain, plus de 45 mil­lions de ses citoyens fra­gi­li­sés dans leur patri­moine fami­lial par l’absence de ser­vice public uni­ver­sel en matière de santé et de ser­vices sociaux. Ce n’est pas un hasard : aux États-Unis, le ser­vice public y est mini­mal, le syn­di­ca­lisme y est géné­ra­le­ment faible, le mou­ve­ment asso­cia­tif en partie sous tutelle des Églises de droite [2] et les coopé­ra­tives ne pèsent géné­ra­le­ment pas lourd ni au plan éco­no­mique ni au plan social. Le cou­rant démo­crate et pro­gres­siste aux É.U., avec l’arrivée d’Obama, chan­gera-t-il la donne ? À sur­veiller de près.

Une grande partie de l’économie moné­taire de nos socié­tés échappe donc à la stricte logique mar­chande (près de la moitié dans le cas du Québec). Et en dépit du dis­cours néo­li­bé­ral, la part des impôts pro­gressent par­tout dans les pays de l’OCDE, c’est-à-dire le non-mar­chand : ces pré­lè­ve­ments obli­ga­toires ont passé en moyenne de 31% à 37.3% du PIB entre 1975 et 2000. Malheureusement, dans les pays du Sud, on ne peut en dire autant car celle-ci régresse dans la même période, pour les pays à moyens et bas reve­nus, de 20,1% à 18,9%. Certes l’État se désen­gage mais il le fait sur­tout au plan éco­no­mique (pri­va­ti­sa­tions d’entreprises publiques par exemple). Au plan social, il n’a de cesse, dans les pays du Nord, d’élargir ces champs d’intervention.

Deuxième question : doit-on parler d’une Alternative ou d’alternatives ?

Autre débat très pré­sent dans nombre de mou­ve­ments à tra­vers le monde à gauche : quelle alter­na­tive au capi­ta­lisme ? Si on admet, en pre­mier lieu, qu’il n’y a pas un seul capi­ta­lisme mais des capi­ta­lismes parce qu’il y a des dif­fé­rences sociales, éco­no­miques et poli­tiques notables entre un pays comme le Danemark ou un pays comme les États-Unis, entre le Togo (sous dic­ta­ture mili­taire depuis 40 ans) et le Mali (en régime démo­cra­tique et plu­ra­liste depuis près de 20 ans), entre le Chili (pays for­te­ment inéga­li­taire) et Costa-Rica (pays où une cer­taine pro­tec­tion sociale existe)… Si, en second lieu, on consi­dère que le seul projet qui se soit pré­senté comme l’Alternative, le modèle com­mu­niste et la cen­tra­lité de la col­lec­ti­vi­sa­tion des moyens de pro­duc­tion doublé d’un mono­pole du parti (le Parti com­mu­niste) sur l’ensemble de la société, a échoué en URSS comme en Chine, à Cuba, au Vietnam ou en Corée du Nord et que per­sonne ne pré­tend plus s’y réfé­rer sérieu­se­ment pour conce­voir le renou­vel­le­ment du déve­lop­pe­ment et de la démo­cra­tie d’une société, on en conclue qu’il n’y a pas une Alternative mais bien des alter­na­tives. La logique du « tout ou rien », du capi­ta­lisme unique ou de l’Alternative au capi­ta­lisme (avec un grand A), est erro­née au plan du diag­nos­tic. En outre il nour­rit l’impuissance et l’immobilisme. En revanche, la logique des alter­na­tives nour­rit les pos­sibles, intro­duit des choix poli­tiques et donc crée des espaces pour la trans­for­ma­tion sociale.

Comme le dit si bien mon col­lègue Pierre Beaudet (socio­lo­gie, U. d’Ottawa, ex-direc­teur de l’OCI Alternatives et engagé depuis ses débuts dans la dyna­mique du FSM), dans la mesure où la racine du pro­blème, pour toutes les mou­vances pro­gres­sistes à l’échelle inter­na­tio­nale, se retrouve dans le néo­li­bé­ra­lisme, la réponse à cette situa­tion se situe « dans l’articulation de mou­ve­ments de résis­tance et dans la mise en place d’alternatives poli­tiques ». Et comme « la pers­pec­tive d’une rup­ture bru­tale et totale avec le sys­tème capi­ta­liste » n’est pas à l’ordre du jour, beau­coup de mou­ve­ments ont une approche à plus long terme, « gram­scienne », où le défi est, tout en résis­tant au néo­li­bé­ra­lisme, de créer de nou­velles valeurs, de nou­velles dyna­miques sociales et éco­no­miques, bref, « de construire un nou­veau projet hégé­mo­nique », conclue-t-il.

Ce qui veut dire, à notre avis, de ne pas sous-esti­mer la remon­tée de dif­fé­rents cou­rants de réforme fai­sant reve­nir l’État sur l’avant-scène sous pré­texte qu’on n’y remet pas en ques­tion « fon­da­men­ta­le­ment » la pro­priété privée… Tout comme le chan­ge­ment de gou­ver­ne­ment aux EU avec l’arrivée d’Obama ne peut être bana­li­sée sous pré­texte que ce gou­ver­ne­ment n’est pas « fon­da­men­ta­le­ment » anti­ca­pi­ta­liste. Certains diront évi­dem­ment que la capa­cité du capi­ta­lisme, comme sys­tème social, à inté­grer même les forces de contes­ta­tion sociale les plus per­ti­nentes ne peut être sous-esti­mée non plus et donc qu’il n’y a rien à tirer de ce vent de réformes. La ques­tion est qu’on ne sort pas du capi­ta­lisme en un tour de main et qu’il faut un hori­zon per­ti­nent et mobi­li­sa­teur par delà le cercle des groupes les plus mili­tants. Le pro­grès social évolue en dents de scie, s’inscrit dans la durée, est réversible…Il n’y a pas de « Grand soir » qui se pointe à l’horizon !

La clé de la mobi­li­sa­tion aujourd’hui réside dans la pers­pec­tive que nous offre la logique des alter­na­tives car elle nous auto­rise à agir dès main­te­nant sans penser que nous menons des actions pure­ment pal­lia­tives, sans consi­dé­rer que la « véri­table » action est réser­vée aux orga­ni­sa­tions et partis poli­tiques se pré­pa­rant à la conquête du pou­voir pour trans­for­mer de fond en comble la société. Chaque jour, nos socié­tés font des choix qui vont dans un sens ou dans l’autre selon que la mobi­li­sa­tion sociale est plus ou moins forte, selon que la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive (les élus), la déli­bé­ra­tive (espaces publics de dia­logue) et la sociale (les asso­cia­tions citoyennes de toute sorte) sont plus ou moins vivantes : conseils de quar­tier ou simples points de ser­vice des muni­ci­pa­li­tés ; mono­pole de la presse privée ou force de la presse indé­pen­dante ; déve­lop­pe­ment du ser­vice public ou pri­va­ti­sa­tion de ce ser­vice ; légis­la­tion du tra­vail sou­te­nant la syn­di­ca­li­sa­tion ou la défa­vo­ri­sant ; décen­tra­li­sa­tion ou non des ser­vices publics en région, etc.

En der­nière ins­tance, la pro­priété privée des moyens de pro­duc­tion, publique (entre­prises comme Hydro-Québec et ser­vices publics comme les col­lèges et les hôpi­taux) et col­lec­tive (coopé­ra­tives, mutuelles et asso­cia­tions) se côtoient dans la coha­bi­ta­tion – faite, à des degrés divers, de fortes ten­sions et par­fois d’heureuses coopé­ra­tions -. Ces choix quo­ti­diens conduisent à des types de société qui dif­fèrent pas­sa­ble­ment tant du point de vue d’un déve­lop­pe­ment équi­table et durable que du point de vue de l’élargissement de la démocratie.

Y a-t-il des forces sociales capables de refaire le monde à l’échelle de la planète ?

Pour chan­ger le monde, parlez uni­que­ment et sans plus « des gens de la base », comme cer­taines orga­ni­sa­tions le font, est net­te­ment insuf­fi­sant. Il faut, nous semble-t-il, parler plus lar­ge­ment et plus expli­ci­te­ment de mou­ve­ments sociaux por­teurs de trans­for­ma­tions sociales, non seule­ment à l’échelle locale mais aussi à l’échelle inter­na­tio­nale, et de l’état des lieux de l’organisation de ces mou­ve­ments aujourd’hui, état des lieux qui n’est plus le même qu’il y a 20 ans par exemple : émer­gence de nou­veaux réseaux trans­na­tio­naux pour un mais aussi trans­for­ma­tion de grands mou­ve­ments inter­na­tio­naux qui ont une his­toire longue der­rière eux comme le mou­ve­ment des tra­vailleurs (avec la Centrale syn­di­cale inter­na­tio­nale, la CSI), le mou­ve­ment coopé­ra­tif (avec l’Alliance coopé­ra­tive inter­na­tio­nale, l’ACI) et le mou­ve­ment des pay­sans et des agri­cul­teurs (avec la Fédération inter­na­tio­nale de pro­duc­teurs agri­coles, la FIPA)… ; montée d’un mou­ve­ment citoyen inter­na­tio­nal avec le Forum social mon­dial (FSM)…. Autrement dit la cri­tique de la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale ne suffit pas ni l’évocation d’une sortie du capi­ta­lisme. Il nous faut aussi des repères sur ce qui tente de refaire pré­sen­te­ment le monde et pas uni­que­ment sur ce qui défait le monde.

Certes, dans le pro­ces­sus de mon­dia­li­sa­tion en cours, l’influence déci­sive demeure entre les mains des grandes orga­ni­sa­tions finan­cières inter­na­tio­nales (FMI, BM, OMC) et des États des pays du Nord qui pilotent des poli­tiques ciblées de « lutte contre la pau­vreté » sans par ailleurs offrir de pers­pec­tive de déve­lop­pe­ment durable et struc­tu­rant. Cependant, les deux der­nières décen­nies ont consi­dé­ra­ble­ment changé la donne avec l’émergence sur l’avant-scène de nou­velles forces sociales qui sti­mulent l’organisation des com­mu­nau­tés et des dif­fé­rents groupes sociaux non seule­ment à l’échelle locale mais aussi à l’échelle inter­na­tio­nale : asso­cia­tions de quar­tiers, regrou­pe­ments vil­la­geois, orga­ni­sa­tions pay­sannes, asso­cia­tions de femmes, asso­cia­tions de jeunes, réseaux coopé­ra­tifs, réseaux de soli­da­rité inter­na­tio­nale, gou­ver­ne­ments locaux pro­gres­sistes, etc.. Depuis une décen­nie, cet ensemble de groupes sociaux a construit un espace inter­na­tio­nal commun, le Forum social mon­dial. Un espoir réinventé…et donc des forces sociales émer­gentes qu’on ne soup­çon­nait pas, il n’y a pas si long­temps, d’être capables de tra­vailler dans la durée et à une telle échelle. À suivre donc, ce rendez-vous d’automne du Forum social québécois.


Bibliographie

Généreux, J. (1999). Introduction à la poli­tique éco­no­mique. Seuil, Paris.

Hall, P. et D. Soskice (2001). Varieties of Capitalism : The ins­ti­tu­tio­nal foun­da­tions of com­pa­ra­tive advan­tage. Oxford University Press.

Kempf, H. (2009), Pour sauver la pla­nète, sortez du capi­ta­lisme, Seuil, Paris

Lipietz, A. (2009), « Un new deal vert » dans Alternatives éco­no­miques, La crise, hors-série numéro 38, mars 2009, p.163 à 165

Lipietz, A. (2009), Face à la crise : l’urgence éco­lo­gique, Ed. Textuel, Paris.


Notes

[1] À noter ici que « civi­li­ser le capi­tal » n’est pas un objec­tif à atteindre en soi mais le résul­tat d’une action col­lec­tive, tou­jours ins­crite, par défi­ni­tion, dans un rap­port de force où tout n’est pas gagné.

[2] Les « Born Again Christians », mar­gi­naux il y a 50 ans, sont aujourd’hui 70 mil­lions aux États-Unis seule­ment. La base sociale des répu­bli­cains amé­ri­cains est en grande partie là, le pré­sident sor­tant Bush étant un de ces « évan­gé­listes » néoprotestants.

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