Syndicalisme : institution ou mouvement ?

Patience, persévérance et courage, L’histoire de la grève des travailleuses et travailleurs du Vieux-Port de Montréal

Mémoire de luttes

Par Mis en ligne le 06 juin 2018

La stra­té­gie de la grève était basée sur les points sui­vants : patience, per­sé­vé­rance et cou­rage. La patience nous per­met­tait de ne pas perdre la face devant les ges­tion­naires en leur fai­sant savoir qu’on serait prêts à résis­ter à toutes les bar­rières qu’ils met­taient devant nous, même si on devait pique­ter l’hiver. La per­sé­vé­rance accen­tuait cette idée qu’on pou­vait être constants dans l’exécution de nos actions, avec une rési­lience hors pair. Ce sont ces élé­ments qui ont fourni du car­bu­rant à notre cou­rage, afin de se battre conve­na­ble­ment pour les demandes que nous avons mises de l’avant lors de notre grève :

  • Que le salaire mini­mum soit aug­menté à 15 dol­lars de l’heure (15 $/​h), puisque 40 % des tra­vailleurs et tra­vailleuses du Vieux-Port de Montréal (VP) et du Centre des sciences de Montréal (CSM) rece­vaient un salaire infé­rieur alors que l’Institut de recherche et d’information socioé­co­no­miques (IRIS) consi­dère que 15 $/​h est un salaire décent[2]. Le salaire mini­mum ins­crit dans nos conven­tions col­lec­tives à ce moment était de 10,67 $/​h, un taux infé­rieur au salaire mini­mum du Québec qui était de 10,75 $/​h.
  • Que le taux d’indexation de nos salaires, conven­tionné à 1 % par année, soit supé­rieur à l’inflation qui était de 1,5 % à l’été 2016 au Canada.
  • Que tous les tra­vailleurs et tra­vailleuses obtiennent des congés de mala­die. Les deux tiers de nos membres, soit tous ceux et celles qui n’étaient pas per­ma­nents, n’en avaient aucun. Ceci peut faci­le­ment com­pli­quer les choses pour les per­sonnes mono­pa­ren­tales.

Lors de la grève, le comité de stra­té­gie de notre sec­tion locale, com­posé du comité de négo­cia­tion et du comité exé­cu­tif, avait adopté l’approche sui­vante avec nos membres : être tou­jours à l’écoute, trans­pa­rents et ouverts à toutes et tous dans nos inter­ac­tions quo­ti­diennes. Ceci était impor­tant pour moi, car je vou­lais créer un envi­ron­ne­ment basé sur l’entraide et le par­tage. Ceci a contri­bué à ren­for­cer notre per­sé­vé­rance tout au long des presque six mois que nous avons passés dans les rues de Montréal. La force de notre équipe était sa capa­cité de rester unis et calmes dans l’adversité, sa capa­cité de tou­jours arri­ver à un consen­sus lors des prises de déci­sions dif­fi­ciles et sur­tout, sa créa­ti­vité. À notre sens, ceci nous a permis de tou­jours rester deux pas en avant ou de pou­voir nous adap­ter, au besoin, sans pro­blème.

L’importance d’une bonne pré­pa­ra­tion

Le succès de notre mou­ve­ment a com­mencé avec une bonne pré­pa­ra­tion, même un an avant le début des négo­cia­tions avec notre employeur. Nous avons tout d’abord repris le bilan des négo­cia­tions de 2014, ce qui est devenu le point de réfé­rence afin de ne pas répé­ter les erreurs du passé. Ce docu­ment est devenu notre « plan de match ». Nous avons par la suite créé notre jour­nal, Le Syndicaliste, uti­lisé pour infor­mer et édu­quer nos membres. Dans ce jour­nal, nous avons inclus les recherches qui ont été effec­tuées à l’interne, par notre comité de recherche, qui fai­sait les com­pa­rai­sons sala­riales entre les tra­vailleurs du VP et du CSM et ceux d’autres milieux de tra­vail com­pa­rables. De plus, nous avons ajouté l’étude effec­tuée par l’IRIS sur le salaire viable. Nous avions effec­tué un son­dage auprès de nos membres afin d’avoir une idée claire de leurs prio­ri­tés lors des négo­cia­tions. Le résul­tat du son­dage ainsi que d’autres élé­ments ont été pré­sen­tés lors de plu­sieurs assem­blées géné­rales : les recherches effec­tuées concer­nant nos salaires en com­pa­rai­son au marché, l’étude de L’IRIS, la pré­sen­ta­tion du bilan de 2014 et la stra­té­gie, en partie, que nous allions adop­ter. Nous avions aussi com­mencé à sen­si­bi­li­ser les membres sur le mou­ve­ment qui se pas­sait aux États-Unis pour aug­men­ter le salaire mini­mum à 15 $ de l’heure. L’éducation et le par­tage d’information avec nos membres étaient à la base de notre pré­pa­ra­tion afin de créer quelque chose qui serait beau­coup plus qu’une simple négo­cia­tion de contrat de tra­vail. La base du mou­ve­ment était éta­blie.

La grève

Les négo­cia­tions qui ont débuté en jan­vier 2016 ne mènent à rien. Les ges­tion­naires du Vieux-Port ne font aucun effort pour négo­cier ; ils ne bougent sur aucun point, en pré­sen­tant trois fois la même offre. De notre côté, notre créa­ti­vité nous avait permis de pré­sen­ter plu­sieurs scé­na­rios dif­fé­rents dans le but de nous rap­pro­cher d’une entente. La der­nière offre de l’employeur sur laquelle les membres allaient devoir voter est pré­sen­tée aux tra­vailleurs syn­di­qués du Vieux-Port le 23 mai 2016. Les lea­deurs de la sec­tion locale demandent aussi un vote pour un mandat de grève. L’offre de l’employeur est reje­tée à 76 %, tandis que le mandat de grève est adopté à 80 %. En ne voyant aucune ouver­ture à un chan­ge­ment de posi­tion de la part des ges­tion­naires, qui disaient vou­loir reprendre les pour­par­lers à un moment ulté­rieur, soit plu­sieurs semaines plus tard, nous annon­çons la grève pour le 27 mai 2016.

À 11 h 30 ce jour-là, les 300 tra­vailleurs et tra­vailleuses du Vieux-Port de Montréal et du Centre des sciences sortent de leurs lieux de tra­vail et se dirigent vers la place Jacques-Cartier pour une confé­rence de presse. Nous étions tou­chés et exci­tés de voir que tous nos allié-e-s étaient à nos côtés pour cette confé­rence de presse. Il y avait plein de jour­na­listes venant de par­tout. L’équipe de Québec soli­daire, le Centre des Travailleurs et tra­vailleuses immi­grants (CTI) ainsi que tous leurs réseaux com­mu­nau­taires, Alternative Socialiste, la Fédération des tra­vailleurs et tra­vailleuses du Québec (FTQ), le Conseil régio­nal FTQ Montréal métro­po­li­tain, l’Alliance de la fonc­tion publique du Canada (AFPC), la Ligue com­mu­niste et plu­sieurs syn­di­cats étaient pré­sents ! Ces alliances se sont ren­for­cées et mul­ti­pliées durant toute la durée de la grève.

Des embuches lors de ces cinq mois et demi, il y en a eu plu­sieurs. Nous avons fait du pique­tage sur le site du Vieux-Port lors des trois pre­miers jours de la grève (ven­dredi, samedi, dimanche, 27-28-29 mai). Nous avons aussi réa­lisé des per­tur­ba­tions d’activités, le ralen­tis­se­ment et le contrôle de la cir­cu­la­tion, du squat­tage à volonté et j’en passe. C’est lors de ces pre­miers jours que débutent nos confron­ta­tions nom­breuses avec les bri­seurs de grève. Le lundi qui a suivi cette fin de semaine, nous avons reçu une injonc­tion disant que nous n’étions plus auto­ri­sés à faire du pique­tage sur le site du Vieux-Port. À partir de ce moment, le Vieux-Montréal et toute la ville de Montréal sont deve­nus notre champ de bataille, incluant aussi les nom­breuses heures qu’on avait pas­sées sur la rue de la Commune et aux inter­sec­tions devant le Vieux-Port, le Centre des sciences ainsi que devant le 333 de la Commune, bureau admi­nis­tra­tif des ges­tion­naires de la Société du Vieux-Port.

Lors des pre­mières semaines, nous étions sou­vent dans les rues en fai­sant beau­coup de bruit, un bruit très agres­sant avec nos gros klaxons, nos grosses trom­pettes, une pano­plie de cas­se­roles et de sif­flets. Lors de nos marches, nos membres devaient même mettre des bou­chons ! Cette ten­dance, après plu­sieurs semaines, ne pou­vait pas conti­nuer. Nous avons constaté qu’il est impos­sible d’être bruyants 24 heures sur 24, 6 jours sur 7. Il fal­lait aussi faire atten­tion à nos voi­sins. Nous avions éga­le­ment réa­lisé qu’après quatre semaines, il fal­lait se pré­pa­rer à une lutte qui pren­drait la forme d’un mara­thon. L’arrivée de notre groupe de per­cus­sion (« Les Répercussionnistes ») et l’acquisition de deux haut-par­leurs de 3000 watts chacun, placés sur un diable et ali­men­tés par une bat­te­rie, ont consti­tué une pré­sence impo­sante et ont changé la dyna­mique de nos marches et de nos lignes de pique­tage. Nous avions de la musique qui ajou­tait de l’ambiance par­tout où on allait, que ce soit devant nos ges­tion­naires à Montréal, à Toronto, à Ottawa, ou lors des ral­lyes impromp­tus. Avec un micro ajouté à cela, nous étions alors capables de sen­si­bi­li­ser le public de ce qu’on fai­sait et pour­quoi on le fai­sait, le pou­voir des mots com­plé­tait le pou­voir de nos actions ! Cette créa­ti­vité nous a permis d’être plus conci­liants avec nos voi­sins, moins agres­sifs qu’avec nos trom­pettes, sif­flets et klaxons assour­dis­sants de bateau, en uti­li­sa­tion conti­nue, et plus fes­tifs avec notre musique et nos paroles, ce qui per­met­tait d’expliquer par le fait même notre réa­lité.

À ce moment de la grève, des actions « agres­sives » ne ser­vaient plus à rien, il fal­lait évo­luer dans notre façon de prendre la rue. Nous avons décidé de déve­lop­per notre stra­té­gie mobi­li­sa­trice sur deux fronts : le front poli­tique et la table de négo­cia­tion. L’utilisation des médias est deve­nue un élé­ment essen­tiel et le tra­vail déjà établi avec nos allié-e-s s’est mul­ti­plié, ce qui nous a permis d’augmenter la qua­lité d’exécution de nos actions.

Actions directes

Nous avons effec­tué plu­sieurs actions directes dont voici quelques exemples :

  • marche pour le 15 $ de l’heure le 15 de chaque mois ;
  • par­ti­ci­pa­tion « forcée » à la fin du défilé de la Saint-Jean-Baptiste, où des invi­tés comme le maire de Montréal Denis Coderre et le chef du Parti qué­bé­cois Jean-François Lisée se sont joints à la partie de la marche où nous étions ;
  • défilé lors de la fête du Canada le 1er juillet (ren­contre avec de nom­breux dépu­tés);
  • impli­ca­tion lors du Forum social mon­dial (sur l’équipe d’organisation de la marche);
  • par­ti­ci­pa­tion active lors de la Journée de la Fierté où nous avons aussi marché dans le défilé et où nous avons inter­rompu le dis­cours du pre­mier ministre Justin Trudeau ;
  • orga­ni­sa­tion de la marche pour une loi anti-bri­seurs de grève au fédé­ral ;
  • occu­pa­tion et cam­ping urbain devant le 333 de la Commune et plus tard dans l’été devant le Quai de l’Horloge.
  • La Grande Marche du 15 octobre 2016 où nous avons fait partie du comité orga­ni­sa­teur.

Nous avons orga­nisé du pique­tage et des mani­fes­ta­tions le soir. Ce qui a aussi causé quelques moments « de forte inten­sité » avec les auto­ri­tés poli­cières, même si elles ont sou­vent col­la­boré avec nous et ont été empa­thiques à notre cause.

Nous avons aussi effec­tué plu­sieurs sit-in : au bureau de la haute ges­tion, à la Société immo­bi­lière du Canada à Toronto et à Ottawa, et ce, à maintes reprises, ainsi qu’au bureau des com­man­di­taires du Vieux-Port et du Centre des sciences (Telus, Coca-cola, Hydro-Québec, Sleeman). Également, dans le bureau du ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, après qu’il ait fait son com­men­taire comme quoi « le salaire mini­mum établi par le gou­ver­ne­ment [10,75 $ de l’heure] était suf­fi­sant pour vivre ».

Nous avons fait du pique­tage devant une confé­rence de presse au quar­tier géné­ral de la Société de trans­port de Montréal où étaient pré­sents le maire Denis Coderre, les pre­miers ministres Philippe Couillard et Justin Trudeau ainsi que leurs ministres et conseillers. Ils ont tous dû passer devant nous, ils nous ont donc bien vus. Les libé­raux ont envoyé leur atta­ché de presse pour venir nous parler et entendre ce qu’on avait à dire.

Actions poli­tiques

Plusieurs de nos actions ont touché des per­son­na­li­tés poli­tiques. Mentionnons :

  • une ren­contre for­tuite de M. Coderre dans le Quartier des spec­tacles, lors d’une de nos marches ;
  • une confé­rence de presse avec Québec soli­daire à l’Assemblée natio­nale avec Julien Daigneault d’Alternative Socialiste ainsi que nos allié-e-s des sta­tion­ne­ments Indigo, pour pré­sen­ter la péti­tion pour l’augmentation du salaire mini­mum ;
  • une confé­rence de presse au Parlement à Ottawa avec le Nouveau Parti démo­cra­tique (NPD) sur la loi anti-bri­seurs de grève. Lors de la période de ques­tions, le NPD a fait réfé­rence au conflit de tra­vail du Vieux-Port, en nous citant comme exemple, afin de mon­trer l’impact qu’une loi anti-scabs pour­rait avoir sur des tra­vailleurs en grève ;
  • l’accueil des député-e-s du Bloc qué­bé­cois dans leur bureau. Le Bloc a aussi défendu en notre nom, à la Chambre des com­munes face au gou­ver­ne­ment libé­ral de Trudeau, notre posi­tion sur la loi anti-scabs, et demandé que les diri­geants, de Toronto, main­tiennent ouverte cette ins­ti­tu­tion « récréoé­du­ca­tive » qu’est le Centre des sciences.
  • l’appui du parti Projet Montréal ;
  • le pique­tage devant les bureaux de plu­sieurs député-e-s. Nous avons passé beau­coup de temps dans l’arrondissement de Justin Trudeau : plu­sieurs jour­nées de pique­tage devant son bureau à faire signer des péti­tions, ainsi que la dis­tri­bu­tion de 15 000 dépliants pour sen­si­bi­li­ser les habi­tants de sa cir­cons­crip­tion à notre cause, mais sur­tout à ses pro­messes non res­pec­tées concer­nant la classe moyenne. Nous avons aussi visité les ministres Marc Garneau (Westmount) et Mélanie Joly (Ahuntsic-Cartierville), et nous avons eu des entre­tiens avec les dépu­tés Anju Dillon (Dorval-Lachine-Lasalle), Nicolas Di Iorio (Saint-Léonard-Saint-Michel) et Marc Miller (Ville-Marie) qui nous ont reçus dans leur bureau.

Actions de sou­tien

Nous avons aussi passé beau­coup de temps à venir en aide aux autres causes mili­tantes contre un sys­tème qui ne favo­rise pas les tra­vailleurs et les tra­vailleuses : les employé-e-s des postes (STTP-FTQ) (par­ti­ci­pa­tion à leur marche), le Syndicat qué­bé­cois des employées et employés de ser­vice (SQEES-298 FTQ), les employés des sta­tion­ne­ments Indigo Parc Canada (TUAC-501 FTQ), les employées de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) et de l’Hôtel Bonaventure (CSN), le Centre de tra­vailleurs et tra­vailleuses immi­grants ainsi que la coa­li­tion « 15 $ main­te­nant ».

La pièce de résis­tance

Selon nous, l’employeur a reçu une claque dans la face quand il a appris que nous avions com­mencé à mettre sur pied un projet-école. Les édu­ca­teurs et les édu­ca­trices du Centre des sciences de Montréal avaient com­mencé à pré­pa­rer un projet où ils allaient offrir des pro­grammes édu­ca­tifs dans les écoles mêmes. Nous avons contacté et visité plus de 100 écoles sur l’île de Montréal pour leur offrir ce projet. Nous avions déjà eu 40 confir­ma­tions avant même d’avoir com­mencé le projet. Nous étions sur le point de faire une confé­rence de presse le 27 sep­tembre 2016, lorsque les ges­tion­naires nous ont soumis une offre qui incluait les condi­tions que nous avions deman­dées.

Conclusion : le retour au tra­vail et ses résul­tats

Après cette grève, nous pou­vons dire que notre syn­di­cat est plus fort, alors que le nombre de délé­gué-e-s passe de 19 à 27, que l’implication des membres aug­mente dans les nom­breux comi­tés et qu’un comité des affaires exté­rieures est créé pour sou­te­nir et contri­buer aux dif­fé­rentes actions dans la région de Montréal.

Nous avons donc plus de membres impli­qués et enga­gés, ce qui a permis d’établir une relève forte et durable. Une fierté règne dans notre sec­tion locale à cause du niveau d’exécution de notre tra­vail durant la grève, une fierté des membres envers eux-mêmes.

Et le res­pect de nos ges­tion­naires envers nous a caté­go­ri­que­ment changé. Mais le combat conti­nue sur deux fronts : avec notre comité pari­taire et avec nos allié-e-s dans notre com­mu­nauté.

Il est impor­tant de dire non à toute forme d’injustice. Être payé 5 $ de l’heure de moins en moyenne qu’une autre per­sonne qui effec­tue le même tra­vail était inac­cep­table pour les tra­vailleuses et les tra­vailleurs du Vieux-Port qui sont restés debout pour dire : « Non, c’est assez ! ». Nous avons fait tout le néces­saire pour que le pre­mier ministre tant au fédé­ral qu’au pro­vin­cial, le maire de Montréal et nos ges­tion­naires com­prennent que nous étions prêts à nous battre jusqu’au bout, afin d’obtenir ce qui est juste dans ce pays : un salaire qui paye les tra­vailleurs et les tra­vailleuses à leur juste valeur, leur per­met­tant de vivre de façon décente et avec dignité.

Konrad Lamour[1]

Notes

  1. Président, de 2012 à 2017, du Syndicat des Employés-ées du Vieux-Port de Montréal, sec­tion locale 10333 AFPC. Il fut coor­don­na­teur et orga­ni­sa­teur lors de la grève de 2016.
  2. Stéphanie Marin, « L’IRIS recom­mande un salaire mini­mum de 15 $ de l’heure », La Presse, 27 avril 2016 ; Philippe Hurteau et Minh Nguy, Les condi­tions d’un salaire viable au Québec en 2016 ? Note socioé­co­no­mique, IRIS, avril 2016, <http://​iris​-recherche​.s3​.ama​zo​naws​.com/​u​p​l​o​a​d​s​/​p​u​b​l​i​c​a​t​i​o​n​/​f​i​l​e​/​S​a​l​a​i​r​e​_​v​i​a​b​l​e​_​W​E​B​_​0​5.pdf>.


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