Paradoxe du printemps érable

Je chevauche mon poème
à  l’embouchure des eaux
et du cercle des médecines
dans la mouvance
des chants nourriciers
du cocktail sur le vitre

Les racines de mes doigts
invitent les glaciers lents
que les tambours escortent
dans l’étalement des grains
à la naissance
du printemps
sur mes cils mouillés
dans le flux
de la lune entrebâillée
en ma silhouette
tes jambes m’éveillent
sur le fonds diffus des lois