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Nationalisme et souveraineté dans les luttes autochtones contemporaines

Dalie Giroux[1]

Au Canada, les termes Indiens et pre­mières nations, tout comme sau­vages, autoch­tones et indi­gènes, sont des dési­gna­tions poli­tiques à usage variable, dont les emplois se créent et se règlent au sein de la rela­tion colo­niale entre l’État et les peuples autoch­tones. Il est alors ques­tion d’assignation, d’appropriation, de contes­ta­tion, de recon­nais­sance, de négo­cia­tion, d’affirmation. Comme le lexique des rap­ports colo­niaux est symp­to­ma­tique de ces rela­tions elles-mêmes, il faut relire son uti­li­sa­tion chez les peuples autoch­tones à partir de cette situa­tion his­to­rique poli­ti­que­ment équi­voque.

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Idle No More : un mouvement non-mouvement
Entrevue avec Melissa Mollen Dupuis
24 octobre 2017
No. 18 - Automne 2017

Melissa Mollen Dupuis est Innue, ori­gi­naire d’Ekuanitshit sur la Côte-Nord. Depuis main­te­nant plus de 10 ans, elle est impli­quée dans de mul­tiples ini­tia­tives com­mu­nau­taires et cultu­relles, dont le fameux Wapikoni Mobile, au point où son nom et son visage sont main­te­nant connus par des tas de gens. Avec Idle No More où Melissa est impli­quée, c’est un tour­nant pour les résis­tances et les reven­di­ca­tions autoch­tones. Comment cela s’est-il mis en place ? Quels ont été les résul­tats ? Quelles sont les pers­pec­tives ?

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La bataille des sables bitumineux
Comment vaincre
20 octobre 2017
No. 18 - Automne 2017

En 2006, je suis arrivé à Fort McMurray, en plein cœur du pays des sables bitu­mi­neux. Dans cette ville faite pour 35 000 per­sonnes vivaient déjà 75 000 habi­tants, prin­ci­pa­le­ment des hommes âgés de 18 à 60 ans, tra­vaillant presque tous dans l’industrie pétro­lière. Le long de l’autoroute 63, nous avons longé les immenses étangs pleins de déchets pétro­liers. Recevant des rési­dus toxiques 24 heures par jour, ils sont tel­le­ment vastes qu’on pour­rait les aper­ce­voir de l’espace. Nous avons plus tard sur­volé cet incroyable pay­sage de terres dévas­tées, de puits de pétrole et de machi­ne­rie indus­trielle qui détruisent les ter­ri­toires cris et dénés. Partout, l’odeur âcre du bitume nous enva­his­sait, rap­pe­lant aux popu­la­tions locales dans quel enfer elles vivaient.

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Les minières canadiennes contre les peuples autochtones au Mexique
10 octobre 2017
No. 18 - Automne 2017

Pierre Beaucage[1]

Depuis plu­sieurs années, les res­sources minières que recèlent les ter­ri­toires autoch­tones de plu­sieurs pays d’Amérique latine sus­citent la convoi­tise de puis­sants inté­rêts. Les peuples amé­rin­diens ont dû adap­ter leurs stra­té­gies de défense à ce nou­veau contexte. Au Mexique, la Sierra Nororiental de Puebla, une zone mon­ta­gneuse située à envi­ron trois cents kilo­mètres au nord-est de la capi­tale, ne fait pas excep­tion. Cette région est habi­tée par envi­ron 600 000 Autochtones, majo­ri­tai­re­ment des Nahuas et des Totonaques. En 1992, pour plaire à ses par­te­naires de l’ALÉNA, le gou­ver­ne­ment mexi­cain a adopté une nou­velle légis­la­tion minière.

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Article 25
L’Opposition ouvrière
(début 1921)

I. Les racines de l’Opposition ouvrière

Avant d’éclaircir les rai­sons de la rup­ture crois­sante entre l’Opposition ouvrière et le point de vue offi­ciel de nos diri­geants, il faut atti­rer l’attention sur deux points :

  1. L’Opposition ouvrière est issue du pro­lé­ta­riat indus­triel de la Russie sovié­tique. Elle n’est pas née seule­ment des condi­tions into­lé­rables de vie et de tra­vail où se trouvent sept mil­lions d’ouvriers ; elle est aussi le pro­duit de volte-face, des inco­hé­rences et même des dévia­tions que montre notre poli­tique sovié­tique, par rap­port aux prin­cipes de classe ini­tia­le­ment expri­més dans le pro­gramme com­mu­niste.
  2. L’Opposition n’est pas ori­gi­naire d’un centre par­ti­cu­lier, elle n’est pas le fruit d’une que­relle ou d’un anta­go­nisme per­son­nel, mais au contraire, elle s’étend à toute la Russie sovié­tique et ren­contre une audience récep­tive.
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Article 24
Trente ans après la Révolution russe

La contre-révolution

Les années 1938-1939 marquent un nou­veau tour­nant déci­sif. À la faveur des « épu­ra­tions » impla­cables, la trans­for­ma­tion des ins­ti­tu­tions, comme celle des mœurs et des cadres de l’État encore dit sovié­tique, bien qu’il ne le soit plus du tout, s’est ache­vée. Un sys­tème par­fai­te­ment tota­li­taire en résulte puisque ses diri­geants sont les maîtres abso­lus de la vie sociale, éco­no­mique, poli­tique, spi­ri­tuelle du pays, l’individu et les masses ne jouis­sant en réa­lité d’aucun droit.

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article 23
Victor Serge vit

Pourquoi un obscur écri­vain à la natio­na­lité dou­teuse et mort dans la plus totale indif­fé­rence à Mexico il y a 60 ans devrait-il vous inté­res­ser ? En tout cas, le pari est que vous lirez Serge bien­tôt, puisque l’un de ses prin­ci­paux romans, « L’affaire Toulaév», vient d’être réédité par Lux Éditeur qui devrait aussi, à l’automne pro­chain, repu­blier son auto­bio­gra­phie, « Mémoires d’un révo­lu­tion­naire ».

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article 22
1917, c’était la révolution

En février 1917, des mil­liers, puis des cen­taines de mil­liers de tra­vailleurs, en fait sur­tout, de tra­vailleuses, para­lysent les grands centres de la Russie. Devant les sol­dats venus les chas­ser, les mères et les grand-mères demandent la fin de l’horrible bou­che­rie qui s’appelle la Première Guerre mon­diale, du pain et aussi, la liberté, contre un régime dic­ta­to­rial qui dure depuis plus de 300 ans. Les sol­dats refusent de tirer dans le tas et bien­tôt, c’est la fin d’un régime. Après cet immense coup de ton­nerre, les pay­sans n’attendent per­sonne pour s’emparer des terres. Les ouvriers prennent les usines déser­tées par les patrons. Les sol­dats aban­donnent les tran­chées et reviennent à la maison avec leurs armes. C’est une immense fête de la liberté, mais aussi un grand chaos.

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La souveraineté du Québec et les peuples autochtones
3 octobre 2017
No. 18 - Automne 2017

Pierre Trudel[1]

Premier ministre d’un gou­ver­ne­ment qui allait mettre tenir un réfé­ren­dum sur l’indépendance du Québec, René Lévesque orga­nisa en 1978 une ren­contre de plus de 100 chefs des Premières Nations avec des membres impor­tants de son conseil des ministres[2]. Ce texte vise à pré­sen­ter l’évolution de la poli­tique du Parti qué­bé­cois (PQ) sur la ques­tion du droit des peuples autoch­tones depuis les dis­cus­sions tenues en 1978 jusqu’à la poli­tique du nou­veau chef, Jean-François Lisée. Celui-ci, dans un livre publié en 2015, explique ce que devrait être la poli­tique de son parti dans l’éventualité d’un pro­chain réfé­ren­dum[3].

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Université populaire des NCS - 2017
La révolution numérique
Documents d'accompagnement pour les conférences sur la révolution numérique
1 septembre 2017
Conjonctures et actualités

Le dis­cours domi­nant nous promet à la fois la catas­trophe (des mil­lions d’emplois perdus) et le para­dis avec la fin des emplois dan­ge­reux, sales et rou­ti­niers. Un peu par­tout, les mou­ve­ments popu­laires se trouvent bous­cu­lés par la robo­ti­sa­tion, l’ubérisation et les nou­veaux dis­po­si­tifs de contrôle mena­çant nos droits. Que faire ? Quelles sont les alter­na­tives ? Comment défi­nir un agenda inclu­sif et pro­gres­siste pour ima­gi­ner l’utilisation de la tech­no­lo­gie au ser­vice du 99% ?

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