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Valleyfield, mémoires et résistances
Réflexions engagées sur le municipalisme au Québec
Débat sur le municipalisme

L’automne mont­réa­lais de 2017 a été marqué, avec l’élection de Projet Montréal (PM) et la créa­tion du col­lec­tif Gauche urbaine de Montréal (GUM), par un regain d’intérêt pour les pers­pec­tives pro­gres­sistes sur le droit à la ville. L’année 2019, pour sa part, consti­tue non seule­ment l’année de mi-mandat de PM, mais com­porte aussi deux anni­ver­saires impor­tants pour la gauche muni­ci­pale qué­bé­coise, soit le cin­quan­te­naire de la fon­da­tion du Front d’action poli­tique (FRAP) et le 45e anni­ver­saire de la fon­da­tion du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), ce der­nier ayant été au pou­voir de la métro­pole entre 1986 et 1994.

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L'accès à la justice, quelle justice?
Travailleuses et travailleurs du secteur public : face aux lois spéciales, la désobéissance civile ?
Luttes contemporaines-alternatives-résistances
19 avril 2020
No 16 - Automne 2016

Introduction

Au cours de l’automne 2015, le pré­sident du Conseil du trésor, Martin Coiteux, affi­chait sa ferme volonté de régler « avant les Fêtes » le dos­sier de la négo­cia­tion col­lec­tive dans le sec­teur public. Comme les deux par­ties en négo­cia­tion sont demeu­rées long­temps à des années-lumière d’un règle­ment négo­cié, l’hypothèse la plus pro­bable était celle d’un scé­na­rio à la 2005, c’est-à-dire l’imposition uni­la­té­rale des condi­tions de tra­vail par une loi spé­ciale[2]. C’est à partir de cette hypo­thèse, et dans le contexte d’un affron­te­ment pré­vi­sible entre les sala­rié-es du sec­teur public, membres du Front commun et de la table com­mune FIQ-FAE[3], que fut rédi­gée, pour l’essentiel, l’analyse qui suit[4].

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Valleyfield, mémoires et résistances
Le mouvement pour 15 dollars l’heure : où en sommes-nous ?
Bilan des luttes

Dans la foulée des mou­ve­ments amé­ri­cains et onta­riens pour un salaire mini­mum à 15 dol­lars l’heure, un mou­ve­ment qué­bé­cois s’est mis en place afin de reven­di­quer à son tour une aug­men­ta­tion sub­stan­tielle du salaire mini­mum. En fai­sant le por­tait du mou­ve­ment pour le 15 dol­lars au Québec, un pre­mier constat s’impose : le mou­ve­ment qué­bé­cois pour l’augmentation du salaire mini­mum n’est pas unifié. Contrairement à l’Ontario et à la cam­pagne 15 and Fairness, nous ne sommes pas devant une seule et unique coa­li­tion regrou­pant l’ensemble des orga­ni­sa­tions sou­hai­tant se mobi­li­ser pour le 15 dol­lars. Les dif­fé­rents acteurs orga­nisent tout de même des actions com­munes.

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L'accès à la justice, quelle justice?
Lutte contre les poursuites-bâillons : une réforme à poursuivre
Luttes contemporaines-alternatives-résistances
17 avril 2020
No 16 - Automne 2016

En 2012, j’ai publié dans cette revue un article inti­tulé Mobilisation contre les SLAPP. A-t-on débâillonné les luttes ?[2] dans lequel je dres­sais un bilan cri­tique de l’interprétation par les tri­bu­naux de la nou­velle loi contre les pour­suites-bâillons – sou­vent appe­lées SLAPP[3] – inti­tu­lée Loi modi­fiant le Code de pro­cé­dure civile pour pré­ve­nir l’utilisation abu­sive des tri­bu­naux et favo­ri­ser le res­pect de la liberté d’expression et la par­ti­ci­pa­tion des citoyens aux débats publics[4]. Il s’agissait de voir si cette loi avait effec­ti­ve­ment permis d’atteindre les objec­tifs recher­chés, à savoir favo­ri­ser le res­pect de la liberté d’expression et la par­ti­ci­pa­tion au débat public de même que d’assurer une plus grande éga­lité devant la jus­tice.

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Valleyfield, mémoires et résistances
Les enseignantes et enseignants d’Oakland ont gagné leur grève
Bilan des luttes

Bien qu’elle n’ait pas atteint tous ses objec­tifs, la grève des ensei­gnantes et ensei­gnants d’Oakland a trans­formé la ville, permis des gains impor­tants et donné aux édu­ca­teurs un rap­port de force contre les mil­liar­daires qui pour­suivent l’objectif de la pri­va­ti­sa­tion de l’éducation.

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Publications et événements
Numéro 23, Hiver 2020
NCS-23 - Couverture et extrait

Feuilleter

Le numéro hiver­nal des Nouveaux Cahiers du socia­lisme s’intéresse aux droites poli­tiques. « Nous entrons à nou­veau dans un cycle marqué par le retour de la droite au pou­voir alors que des dis­cours plus radi­caux enva­hissent l’espace public. La décen­nie 2010 a débuté avec un impor­tant cycle de contes­ta­tion mené par la gauche […]. Nous pou­vons affir­mer que la décen­nie 2020 s’ouvre plutôt sur une divi­sion du monde entre dif­fé­rents blocs réac­tion­naires […]. » Ce retour à la droite invite à déve­lop­per une com­pré­hen­sion plus fine de l’identité des droites — au plu­riel — et des liens qui les opposent ou les unissent au sein d’un espace idéo­lo­gique tissé de conti­nui­tés his­to­riques comme de rup­tures. Aussi au som­maire, une entre­vue avec Alain Philoctète, mili­tant haï­tien et dans la rubrique Bilan des luttes : le conflit de tra­vail des tuteurs et tutrices de la TÉLUQ et les 18 mois de lockout chez ABI à Bécancour.

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Articles récents

L'accès à la justice, quelle justice?
Aide juridique : la lutte pour un accès public à la justice pour toutes et tous
Luttes contemporaines-alternatives-résistances
15 avril 2020
No 16 - Automne 2016

Introduction

La Coalition pour l’accès à l’aide juri­dique voit offi­ciel­le­ment le jour le 6 sep­tembre 2007. Ce sont les Services juri­diques com­mu­nau­taires de Pointe-Saint-Charles et de Petite-Bourgogne – un orga­nisme unique, à la fois groupe com­mu­nau­taire et centre local d’aide juri­dique – qui, avec notam­ment l’appui des syn­di­cats des avo­cats et des avo­cates de l’aide juri­dique, lancent l’idée au prin­temps 2007 de mettre en branle un mou­ve­ment visant à obte­nir des modi­fi­ca­tions aux règles d’admissibilité à l’aide juri­dique.

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Valleyfield, mémoires et résistances
Négociations ardues dans les CPE de Montréal et Laval
Bilan de luttes

Le syn­di­cat des tra­vailleuses en CPE de la région de Montréal et Laval affi­lié à la Confédération des syn­di­cats natio­naux (CSN) existe depuis 1980. Au fil des décen­nies, les condi­tions de tra­vail des édu­ca­trices se sont amé­lio­rées grâce à des luttes épiques pour la recon­nais­sance de leur pro­fes­sion. La pre­mière bataille fut de pou­voir négo­cier au niveau natio­nal les trois points que sont la for­ma­tion, l’assurance col­lec­tive et le congé de mater­nité. Dans les années 1990, tou­jours plus nom­breuses à se syn­di­quer avec la CSN, les tra­vailleuses obtiennent des aug­men­ta­tions de salaire par le biais de sub­ven­tions directes aux gar­de­ries plutôt qu’aux parents, ainsi qu’un congé de mater­nité plus décent. En 1997, Pauline Marois dévoile une poli­tique fami­liale créant le réseau des centres à la petite enfance (CPE). Les gar­de­ries deviennent alors des CPE, ce qui permet de valo­ri­ser la pro­fes­sion des édu­ca­trices.

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L'accès à la justice, quelle justice?
La solution n’est pas du côté des tribunaux ! Les chartes, la branche judiciaire et la « remarchandisation » de la société
Luttes contemporaines-alternatives-résistances
13 avril 2020
No 16 - Automne 2016

Le débat sur le rôle des tri­bu­naux dans les démo­cra­ties date d’avant l’État social moderne. Depuis l’émergence de la ques­tion sociale dans le giron public, les tri­bu­naux, de par leur rôle de contre-pou­voir vis-à-vis du pou­voir légis­la­tif, mais aussi de par leur nature conser­va­trice inhé­rente, ont sou­vent inva­lidé des lois sociales, s’autorisant de diverses doc­trines, dont la liberté contrac­tuelle, le par­tage des com­pé­tences entre dif­fé­rents niveaux de gou­ver­ne­ment et les liber­tés fon­da­men­tales. Les chartes qué­bé­coise et cana­dienne s’inscrivent direc­te­ment dans cette ten­dance, mais malgré cela, plu­sieurs acteurs de gauche conti­nuent à croire en leur poten­tiel éman­ci­pa­teur. Ce texte rap­pel­lera dans un pre­mier temps le débat oppo­sant des juristes pro­gres­sistes s’identifiant comme « pro » ou « anti » chartes, pour ensuite les repla­cer dans le contexte plus large des désac­cords his­to­riques concer­nant le rôle du pou­voir judi­ciaire. Il finira par lancer un appel au renou­veau d’intérêt en la démo­cra­tie sociale et en nos ins­ti­tu­tions repré­sen­ta­tives, et plus par­ti­cu­liè­re­ment à un ren­for­ce­ment des struc­tures qui ont le mandat de trans­for­mer les lois de lettres mortes en réa­lité vécue, un aspect trop négligé par les pen­seurs du pro­grès social aujourd’hui.

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Valleyfield, mémoires et résistances
Marie Blais Profession : chargée de cours en urbanisme – Posture syndicale : éternelle battante – Entrevue réalisée par Jean Trudelle
Parcours militant

Quiconque a fré­quenté, entre 2005 et 2012, les ins­tances de la Fédération natio­nale des ensei­gnantes et des ensei­gnants du Québec (FNEEQ) ou de la Confédération des syn­di­cats natio­naux (CSN), se sou­vien­dra des inter­ven­tions enflam­mées de Marie Blais. Brandissant un copieux texte de réfé­rence déjà lu, annoté, com­menté et ana­lysé avant même que d’autres l’aient déni­ché ! elle pré­sen­tait avec fougue des ana­lyses poli­tiques sans conces­sion qui allaient tou­jours direc­te­ment au coeur du pro­blème.

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