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Éducation supérieure - Culture, marchandise et résiatance
Louis Gill-La crise financière et monétaire mondiale-Ville Mont-Royal, M Éditeur 2011
Notes de lecture
16 mars 2020
No. 8 - Automne 2012

Encore un livre sur la crise finan­cière mon­diale, mais en quoi se dis­tingue-t-il des nom­breuses publi­ca­tions en France ou ailleurs sur ce sujet ? Il pré­sente l’avantage, outre son format de poche, de mettre à jour les sta­tis­tiques les plus récentes publiées par le Fonds moné­taire inter­na­tio­nal (FMI), la Banque des règle­ments inter­na­tio­naux (BRI), The Economist et plu­sieurs autres sources concer­nant la grande crise finan­cière de 2007-2008 et les évé­ne­ments qui sont sur­ve­nus depuis. On pour­rait penser que ce livre s’adresse d’abord à un public érudit sur les ques­tions éco­no­miques et finan­cières, mais l’auteur a pris le soin de publier en appen­dice un glos­saire de tous les termes employés dans le jargon de la finance. C’est non seule­ment utile pour les étu­diantes en éco­no­mie, mais éga­le­ment pour le grand public. On notera en pas­sant le souci par­ti­cu­lier de l’auteur d’offrir une tra­duc­tion fran­çaise de tous ces termes anglais qu’on retrouve dans le jargon de la finance.

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Éducation supérieure - Culture, marchandise et résiatance
Bruno Bosteels, The Actuality of Communism, Londres, Verso, 2011
Notes de lecture
16 mars 2020
No. 8 - Automne 2012

Bruno Bosteels est l’un des pen­seurs radi­caux qui s’activent depuis trois ans dans le mou­ve­ment intel­lec­tuel voué à la relance de « l’Idée du com­mu­nisme » qu’a amorcé le phi­lo­sophe fran­çais Alain Badiou.

Lors de confé­rences inter­na­tio­nales tenues à Londres en 2009, à Berlin en 2010 et à New York en 2011, des pen­seurs aussi connus que Slavoj Žižek, Toni Negri, Michael Hardt, Étienne Balibar, Jacques Rancière ou Peter Hallward ont pris part à ces débats à très haute teneur phi­lo­so­phique. Des débats qui ont par ailleurs donné lieu à une four­née de livres.[1]

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Éducation supérieure - Culture, marchandise et résiatance
Henry Veltmeyer (ed.), 21st Century Socialism. Reinventing the Project, Halifax, Fernwood, 2011
Notes de lecture
16 mars 2020
No. 8 - Automne 2012

Nous vivons à une époque où la gauche pro­gres­siste et la gauche radi­cale, à la suite de la chute des uto­pies dog­ma­tiques, sont à la recherche de nou­velles bases idéo­lo­giques pour se redé­fi­nir et se recons­truire. L’avènement des nouvel- les tech­no­lo­gies en com­mu­ni­ca­tion, la révolte à tra­vers le monde, le mouve- ment Occupy Wall Street qui ques­tionne la démo­cra­tie libé­rale repré­sen­ta­tive, la recon­fi­gu­ra­tion du milieu du tra­vail en fonc­tion d’une société post­in­dus­trielle appré­hen­dée, et la montée de la lutte des classes (qui n’est plus une exclu­si­vité de la tra­di­tion­nelle classe ouvrière, mais aussi de la classe moyenne), appellent la gauche à se ques­tion­ner et, éven­tuel­le­ment, se repo­si­tion­ner devant un nou­veau socia­lisme pour le xxie siècle.

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Valleyfield, mémoires et résistances
Les syndicats à Salaberry-de-Valleyfield : résistants et innovateurs
Les enjeux pour le mouvement populaire
15 mars 2020
No. 22 - Automne 2019

Entrevue avec Daniel Malette[1]

P.B. – La Fédération des tra­vailleurs et tra­vailleuses du Québec (FTQ) est forte à Valleyfield et dans la région. Comment se pré­sente l’avenir ?

D.M. – Valleyfield reste une ville syn­di­quée, avec plu­sieurs grandes entre­prises qui tiennent bon, même s’il y a eu d’importantes pertes d’emplois ces der­nières années[2]. Il y a main­te­nant de plus en plus de moyennes et de petites entre­prises qu’on réus­sit à syn­di­quer, quel­que­fois avec de grands efforts, mais la tâche est faci­li­tée par le fait qu’à Valleyfield, le syn­di­ca­lisme est géné­ra­le­ment vu comme une bonne chose ! À preuve, le bon appui de la com­mu­nauté à la grève des Métallos de la CEZinc en 2017. Autre élé­ment : nous allons réunir les ins­tances régio­nales du Suroît avec celles de deux autres conseils régio­naux en Montérégie jusqu’à Saint-Jean-sur-Richelieu, Granby et Sorel-Tracy, pour nous donner une plus grande force de frappe, déve­lop­per une plus grande soli­da­rité à tra­vers la Montérégie et nous donner des moyens adé­quats.

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L'accès à la justice, quelle justice?
L’accès à la justice, quelle Justice ?
Introduction au dossier
14 mars 2020
No 16 - Automne 2016

AVANT-PROPOS

En mémoire du cama­rade François Cyr (1952-2012), avocat, chargé de cours uni­ver­si­taire, pro­fes­seur de cégep, mili­tant poli­tique et syn­di­cal et membre du Collectif d’analyse poli­tique, édi­teur des Nouveaux Cahiers du socia­lisme.

François avait pour projet de pro­duire un dos­sier sur la jus­tice au sein des NCS pour dénon­cer la dété­rio­ra­tion des droits des tra­vailleurs et des tra­vailleuses au cours des der­nières décen­nies et le rôle com­plice – inhé­rent pour lui – du pou­voir judi­ciaire dans ce pro­ces­sus.

Afin d’amorcer la réflexion sur l’accès à la jus­tice, le Comité sur l’accès à la jus­tice de l’Association des juristes pro­gres­sistes a dans un pre­mier temps orga­nisé un col­loque d’une jour­née, le 7 novembre 2015, à l’UQAM, auquel ont par­ti­cipé 130 per­sonnes de dif­fé­rents milieux sociaux. Les Nouveaux Cahiers du socia­lisme ont géné­reu­se­ment accepté de publier les actes du col­loque, tout en nous offrant d’enrichir les thèmes abor­dés. Le comité a pour­suivi cette réflexion lors du Forum social mon­dial du mois d’août 2016 à Montréal où l’un des ate­liers a porté sur « L’État, les droits et la démo­cra­tie sont-ils récon­ci­liables ? »

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Éducation supérieure - Culture, marchandise et résiatance
Internet et démocratie
Perspectives
14 mars 2020
No. 8 - Automne 2012

Les rap­ports entre Internet et démo­cra­tie sont un sujet qui sus­cite immé­dia­te­ment débats et polé­miques. De façon paral­lèle au débat sur la qua­lité des pro­duc­tions réa­li­sées sur Internet, où certainEs insistent sur la médio­crité des conte­nus issus du monde des ama­teures[1] alors que d’autres[2] vantent les vertus de l’intelligence col­lec­tive, on a d’un côté les per­sonnes qui insistent, à la lumière des révo­lu­tions arabes, sur les vertus démo­cra­tiques d’Internet pen­dant que d’autres auteures mettent l’accent sur les limites de ces outils[3], voire sur leur carac­tère non démo­cra­tique[4].

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Valleyfield, mémoires et résistances
Une classe ouvrière qui résiste
Les enjeux pour le mouvement populaire

Tout au long de son his­toire, Salaberry-de-Valleyfield a été mar­quée par une com­ba­ti­vité ouvrière hors du commun. Une des pre­mières grèves au Canada a été déclen­chée en 1843 par les ouvriers irlan­dais qui tra­vaillaient à la construc­tion du canal de Beauharnois. Réprimés par l’armée, ils occu­pèrent pen­dant 22 jours la ville de Saint-Timothée qui fait aujourd’hui partie du ter­ri­toire de Valleyfield. Au moins 18 ouvriers, qui récla­maient de meilleures condi­tions de tra­vail, ont péri sous les balles des sol­dats anglais lors de ce sou­lè­ve­ment[1]. L’usine de tex­tile Montreal Cotton éta­blie en 1875 a été le théâtre de plu­sieurs grèves, dont l’importante grève de 1946[2].

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Éducation supérieure - Culture, marchandise et résiatance
Plaidoyer en faveur des droits universels-L’universalisme menace-t-il la diversité culturelle ?
Perspectives
12 mars 2020
No. 8 - Automne 2012

Au sortir de la Deuxième Guerre mon­diale, pour tenter d’éviter un retour de la bar­ba­rie qui avait conduit à l’hécatombe dont elle venait d’être témoin, la com­mu­nauté inter­na­tio­nale s’est dotée, en 1948, de la Déclaration uni­ver­selle des droits humains. Conscients que, avec la bombe ato­mique, l’espèce humaine avait main­te­nant les moyens de s’autodétruire, plu­sieurs repré­sen­tants de divers conti­nents se sont enten­dus pour mettre en place les condi­tions per­met­tant d’assurer l’égalité des droits, le déve­lop­pe­ment et la jus­tice, seuls garants de la paix dans le monde. Depuis quelques années, cepen­dant, de nom­breux inter- venants inter­na­tio­naux remettent en ques­tion ces droits uni­ver­sels, les quali- fiant d’« occi­den­taux » et donc de « menace à la diver­sité cultu­relle ». Or, dans le monde actuel, affir­mer que les droits humains sont uni­ver­sels est plus que jamais essen­tiel à la survie de l’humanité.

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Valleyfield, mémoires et résistances
L’Église catholique, du pouvoir occulte à la solidarité
Il était une fois Valleyfield
11 mars 2020
No. 22 - Automne 2019

L’Église dio­cé­saine de Valleyfield, dans sa dimen­sion ins­ti­tu­tion­nelle, a agi comme un puis­sant pou­voir d’influence, de la fon­da­tion de la ville jusqu’à la fin des années 1970. L’Église catho­lique romaine a investi pra­ti­que­ment toutes les acti­vi­tés de la vie humaine, comme par­tout au Québec, dans le but de trans­mettre son idéo­lo­gie, avec ses valeurs d’amour et de fra­ter­nité, mais aussi avec le côté sombre de ses injonc­tions, ses menaces, ses dic­tats. L’Église a accom­pa­gné les citoyennes et les citoyens, et ce, de la nais­sance, avec le bap­tême, à la mort, avec les rites funé­raires, en pas­sant par le mariage, avec les cours de pré­pa­ra­tion au mariage et ses obli­ga­tions concer­nant les rôles sociaux où les femmes étaient réduites, par l’enfantement, à assu­rer une pro­gé­ni­ture garan­tis­sant l’avenir de l’Église « pour des siècles et des siècles ». On se sou­vient éga­le­ment du rôle joué par le futur car­di­nal Paul-Émile Léger, alors curé à la cathé­drale de Valleyfield, pour briser la grève de 1946 à la Montreal Cotton et pour orga­ni­ser la chasse aux com­mu­nistes et aux syn­di­ca­listes.

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Éducation supérieure - Culture, marchandise et résiatance
Accumulation par expropriation et résistances paysannes : quand les luttes agraires se transportent à l’OMC
Perspectives
10 mars 2020
No. 8 - Automne 2012

Dans le cadre d’une pré­sen­ta­tion de sa théo­rie de l’impérialisme, le géo- graphe che­vronné, David Harvey, attire l’attention sur la cen­tra­lité des stra­té­gies d’accumulation par expro­pria­tion comme vec­teur des dyna­miques impé­ria­listes dans l’économie poli­tique inter­na­tio­nale contem­po­raine[1]. S’inspirant en partie de la théo­rie de l’impérialisme de Rosa Luxemburg, Harvey sou­ligne l’importance d’un ensemble de pro­ces­sus d’accumulation où les méca­nismes sociaux de l’expropriation des hommes et des femmes relèvent autant d’une dyna­mique d’exploitation que d’expropriation[2]. La grande force du tra­vail du géo­graphe est sa capa­cité de déve­lop­per un argu­ment qui effec­tue un mou­ve­ment d’aller-retour entre l’abstrait et le concret, le nor­ma­tif et l’empirique, et cela sans perdre de vue ce que les pro­ces­sus ana­ly­sés impliquent pour ceux et celles qui les vivent au jour le jour, notam­ment en lut­tant afin de don- ner une dignité à leur tra­vail. Nous illus­tre­rons cette dimen­sion de la théo­rie de Harvey en mon­trant com­ment sa théo­rie de l’impérialisme permet d’éclairer des luttes contem­po­raines menées par des com­mu­nau­tés pay­sannes dont la capa­cité de conser­ver une cer­taine auto­no­mie dans l’organisation de leur tra­vail se joue aujourd’hui en partie à l’OMC.

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