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Résistances
II – Les prochaines étapes
25 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

Entrevue avec Kandi Mossett[1]

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Résistances
I – La leçon de Standing Rock
24 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

À la suite de la déci­sion du pré­sident Donald Trump, le Corps des ingé­nieurs de l’armée amé­ri­caine a repris ses tra­vaux au nord de la réserve sioux de Standing Rock. C’est le retour des poli­tiques racistes, patriar­cales et capi­ta­listes les plus crues, mais aussi un rebond du colo­nia­lisme. Dans l’imagination popu­laire amé­ri­caine, la fin du colo­nia­lisme est sur­ve­nue lorsque les treize colo­nies ont déclaré leur indé­pen­dance vis-à-vis de la Grande-Bretagne en 1776. Mais on oublie que pen­dant plus de 100 ans après cette indé­pen­dance, la guerre de conquête s’est aggra­vée contre les peuples autoch­tones.

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Résistances
Neechi Commons de Winnipeg, un lieu inspirant
23 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

Le Manitoba et la Saskatchewan comptent le plus grand nombre d’Autochtones au pays, ils y forment 15 % de la popu­la­tion. À Winnipeg seule­ment, on en trouve 68 380, dont la moitié a moins de 25 ans[1].

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Résistance
La lutte de Standing Rock
22 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

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La réserve indienne de Standing Rock, située dans le Dakota du Nord (États-Unis), est peu­plée par envi­ron 9 000 per­sonnes fai­sant partie de la grande nation sioux, notam­ment les com­mu­nau­tés Hunkpapa Lakota, Sihasapa Lakota et Yanktonai Dakota. Dans les années 1860-1890, les Sioux ont été agres­sés par l’armée amé­ri­caine et cela a duré jusqu’au mas­sacre de Wounded Knee, le 29 décembre 1890, où 300 hommes, femmes et enfants ont été assas­si­nés[1].

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Les Innus contre Iron Ore
21 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

En mars 2013, les Innus de Uashat mak Mani-Utenam et de Matimekush-Lac John intentent une pour­suite récla­mant une injonc­tion per­ma­nente contre la com­pa­gnie minière Iron Ore Company of Canada (IOC)[2] ainsi que 900 mil­lions de dol­lars en dom­mages-inté­rêts. En deman­dant à la Cour la recon­nais­sance de torts subis et des dom­mages-inté­rêts par suite de l’exploitation par une com­pa­gnie privée d’un ter­ri­toire dont la pos­ses­sion du titre ances­tral n’a pas encore été éta­blie, les Innus demandent davan­tage que des com­pen­sa­tions, ils reven­diquent la recon­nais­sance de leur titre sur la partie du Nitassinan tou­chée par les acti­vi­tés d’IOC. Ainsi, en éva­luant si les Innus ont subi les dom­mages qu’ils invoquent, la Cour tran­chera sur les droits ances­traux innus et sur la pos­ses­sion allé­guée du titre ances­tral[3]. Dans un avis signi­fié au Procureur géné­ral du Canada, du Québec et de Terre-Neuve-Labrador, les Innus expriment qu’ils entendent, par leur recours, deman­der « l’autorité entière et […] la juri­dic­tion sur le Nitassinan cen­tral »[4].

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Second regard sur l’histoire des Autochtones
20 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

La Commission royale sur les peuples autoch­tones mise en place après la crise d’Oka dans les années 1990 a tenté de réécrire l’histoire pour chan­ger les rap­ports entre les peuples autoch­tones et le Canada. Ce nou­veau récit était bien inten­tionné, dans une optique en rup­ture avec le colo­nia­lisme. Endossé par des com­mis­saires à majo­rité autoch­tone, le rap­port pré­ten­dait s’inspirer du passé, notam­ment de l’époque des trai­tés d’alliance et de paix. Des lea­ders poli­tiques autoch­tones contem­po­rains sou­tiennent aussi qu’on devrait retour­ner à l’esprit qui avait ins­piré les rela­tions entre les Autochtones et les nou­veaux venus euro­péens, notam­ment à l’époque de la Grande Paix de Montréal (1701). En effet, une qua­ran­taine de nations s’étaient enten­dues avec le gou­ver­neur de Montréal, Louis-Hector de Callière, sur un projet d’alliance. L’administration fran­çaise deve­nait le lieu de la média­tion en cas de conflit entre les nations signa­taires le long de la vallée du Saint-Laurent (l’influence de la France dans les vastes ter­ri­toires dépas­sant la vallée étant très limi­tée).

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Sur la barricade à Oka/​Kanehsatake
19 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

Membre de la nation mohawk de Kanehsatake, Clifton Nicholas est réa­li­sa­teur de films docu­men­taires, dont No Fracking Way (2013) et The Iron Snake (2014). Il est éga­le­ment mili­tant avec le Réseau envi­ron­ne­men­tal autoch­tone. Lors de la confron­ta­tion de l’été 1990, Clifton était un jeune mili­tant de sa com­mu­nauté. Pour faire échec à un projet de déve­lop­pe­ment sur des terres reven­di­quées par les Mohawks et pour s’opposer à la vio­lence poli­cière, il a donc été sur les bar­ri­cades et vécu de l’intérieur cette longue crise de 78 jours. L’entrevue avec Clifton Nicholas a été réa­li­sée par Pierre Trudel à Kanehsatake en avril der­nier. Le texte qui suit résulte d’un dia­logue ; des par­ties de l’entrevue ont été regrou­pées, d’autres ont été résu­mées ou ne se retrouvent pas dans le texte.

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Néolibéralisme, néomédicalisation et individualisme:
Un mélange toxique pour la santé des femmes
18 janvier 2018
Numéros des NCS

De nom­breux écrits (y com­pris des articles de la pré­sente revue) traitent des consé­quences du capi­ta­lisme et du néo­li­bé­ra­lisme sur les ser­vices sociaux et de santé. Ces consé­quences incluent l’accroissement des inéga­li­tés et des injus­tices sociales, la pri­va­ti­sa­tion des soins, la sur­fac­tu­ra­tion de ser­vices médi­caux et la mar­chan­di­sa­tion géné­rale de la santé, dont la trans­for­ma­tion des béné­fi­ciaires de soins en « clients ». Par ailleurs, moins d’attention a été portée sur le contexte de « risque » au sein duquel ces chan­ge­ments sur­viennent et sur la façon dont cela favo­rise ce qu’on peut appe­ler l’« indi­vi­dua­lisme consu­mé­riste ». Selon ce type d’individualisme, recou­vrer la santé, être en santé ou le demeu­rer est une ques­tion indi­vi­duelle, per­son­na­li­sée, dépo­li­ti­sée, c’est-à-dire une ques­tion rele­vant d’un « choix per­son­nel » ou, pire encore, d’une res­pon­sa­bi­lité indi­vi­duelle. Dans le texte qui suit, je pro­pose d’explorer et de cri­ti­quer bon nombre de ces aspects du néo­li­bé­ra­lisme, en insis­tant sur les notions bien connues de médi­ca­li­sa­tion et de mar­chan­di­sa­tion et en atti­rant l’attention sur quelques-uns des dan­gers qui menacent la santé des femmes. Il s’agit davan­tage d’une série de réflexions que d’un texte suivi et linéaire.

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Les Algonquins de Lac-Barrière : une communauté de résistance
16 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

À l’automne 2016, les Algonquins de Lac-Barrière appre­naient que le gou­ver­ne­ment du Québec vou­lait octroyer des permis à la com­pa­gnie minière Copper One pour ouvrir des che­mins miniers et entre­prendre des forages en plein cœur de leur ter­ri­toire tra­di­tion­nel. Cette com­mu­nauté s’est tou­jours oppo­sée à ce projet et, en 2017, une cam­pagne de mobi­li­sa­tion s’organise : confé­rences de presse des chefs algon­quins à Val-d’Or, péti­tion, com­mu­ni­qués, ren­contre d’information publique à Montréal. Les Algonquins de Lac-Barrière, au centre de cette mobi­li­sa­tion, ont une grande expé­rience de résis­tance et ils sont bien orga­ni­sés.

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Le Québec n’est pas raciste, mais…
Conflictualités réelles et imaginaires sur la Côte-Nord
15 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

Le Québec n’est pas raciste, mais au port de Sept-Îles, alors que les caisses de crabe sortent des cales des navires, les avis sont tran­chés sur l’accès des Innus à la pêche com­mer­ciale : « ce sont des fai­néants. Les Européens qui arrivent ont une vision folk­lo­riste, ils ne veulent pas dire du mal d’eux. Ils accu­mulent les vices. Les hommes et les femmes… on ne voit plus la dif­fé­rence. Ils passent leur temps à bouf­fer, et le soir, ils regardent de la porno en buvant de la bière. À Natashquan, ils sont plus racistes que nous[2] ». La radi­ca­lité de ce dis­cours n’est pas, bien entendu, chose com­mune au Québec. Mais, il n’en reste pas moins qu’il existe un racisme cultu­rel, sou­vent sys­té­mique, comme en témoignent les inéga­li­tés entre les Autochtones et le reste des citoyens du Canada. Il prend aussi des formes sym­bo­liques lorsqu’il s’agit des repré­sen­ta­tions qui sous-tendent les poli­tiques de recon­nais­sance des droits et de l’identité autoch­tones. 

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