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Un capitalisme vert est-il possible ?
26 février 2008
Écologie

Le titre ini­tial de cette contri­bu­tion, Défense du climat et ondes longues d’accumulation du capi­tal, sou­ligne son projet : mobi­li­ser de manière pros­pec­tive la théo­rie des ondes longues, déve­lop­pée notam­ment par Ernest Mandel, pour essayer de répondre à la ques­tion posée dans ce nou­veau titre. Il s’agit d’un texte explo­ra­toire soumis au débat. Après avoir très briè­ve­ment rap­pelé la pro­blé­ma­tique de la théo­rie des ondes longues, il dis­cute les condi­tions de via­bi­lité d’un nou­veau régime d’accumulation, bap­tisé par com­mo­dité capi­ta­lisme vert.

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L’évolution globale

1. Trois grandes ques­tions déter­minent l’évolution de la situa­tion à l’échelle mon­diale et marquent les dif­fé­rents niveaux de la trans­for­ma­tion sociale (mon­diale, par grande région, natio­nale et locale). Je par­ti­rai de l’hypothèse que nous sommes confron­tés à une triple crise, la crise de l’hégémonie des Etats-Unis et la crise du néo­li­bé­ra­lisme. Il faut y rajou­ter la crise éco­lo­gique mon­diale qui est deve­nue patente.

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Pour une autre vision de l’économie
24 février 2008
Gauche / Mouvements sociaux

La manière dont sont menés actuel­le­ment les débats éco­no­miques au Québec pose pro­blème : un cou­rant de pensée domine, qui légi­time la vision néo­li­bé­rale. Il faut revi­vi­fier le plu­ra­lisme dans le dis­cours éco­no­mique en redon­nant droit de cité aux concep­tions alter­na­tives au cou­rant domi­nant. Seule une large réflexion, plu­ra­liste et contra­dic­toire, peut nous per­mettre de sur­mon­ter l’impasse actuelle et ouvrir sur le plus grand nombre pos­sible d’options de chan­ge­ment social.

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Les lignes de fracture de 2008
24 février 2008
Gauche / Mouvements sociaux

Deux ques­tions se posent après l’éclatement de la crise ban­caire et immo­bi­lière aux Etats-Unis : quelle sera l’ampleur du ralen­tis­se­ment de l’économie amé­ri­caine, et dans quelle mesure va-t-il se pro­pa­ger au reste du monde ? Il s’agit en réa­lité d’une seule et même ques­tion. La réces­sion aux Etats-Unis ne pourra être évitée que dans la mesure où les effets de cette crise seront repor­tés sur le reste du monde ou com­pen­sés par ce qui s’y passe.

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Identitaires, révolutionnaires et démocrates !
23 février 2008
Gauche / Mouvements sociaux

La ten­dance de fond à l’oeuvre dans plu­sieurs pays d’Amérique latine est suf­fi­sam­ment ori­gi­nale – et fra­gile – pour que l’on s’y attarde. Originale, car le profil des mou­ve­ments popu­laires indi­gènes qui y défraient la chro­nique depuis quelques années – des Mapuches du Chili aux Mayas d’Amérique cen­trale, en pas­sant par les Aymaras et les Quechuas des Andes, les Kunas de Panama, etc. – tranche réso­lu­ment avec les orga­ni­sa­tions révo­lu­tion­naires d’hier et les cris­pa­tions iden­ti­taires d’aujourd’hui. Mais la ten­dance est aussi fra­gile, car si la dyna­mique indienne, plus affir­ma­tive que des­truc­trice, a l’heur de séduire, elle n’est à l’abri d’aucune dérive.

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Revenu garanti et puissance d’agir
23 février 2008
Gauche / Mouvements sociaux

La ques­tion des fon­de­ments d’un revenu garanti n’est pas une ques­tion d’experts, réser­vée aux spé­cia­listes du capi­ta­lisme his­to­rique ou de la crise de l’État-providence. Par delà la cau­tion élé­gante ou l’habillage théo­rique qu’elle peut four­nir, la phi­lo­so­phie de Spinoza, en tant qu’elle se for­mule comme projet d’augmentation de la puis­sance d’agir, permet à la fois de com­prendre tout ce peut nous appor­ter un revenu garanti dans la conjonc­ture actuelle, et de pro­blé­ma­ti­ser un cer­tain nombre de débats, pro­po­si­tions, cri­tiques, qui se font jour autour de cette reven­di­ca­tion. La petite fan­tai­sie méta­phy­sique que se permet le défen­seur du RG quand il lit Spinoza l’amène à pro­blé­ma­ti­ser deux choses : la jus­ti­fi­ca­tion du RG, de manière géné­rale, à partir des trans­for­ma­tions socié­tales les plus récentes (théo­rie du post­for­disme), et, plus par­ti­cu­liè­re­ment, sa jus­ti­fi­ca­tion en terme de revenu pri­maire rému­né­rant l’activité au delà du tra­vail direc­te­ment pro­duc­tif.

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L’écran de fumée
22 février 2008
Gauche / Mouvements sociaux

Les sala­riés au chô­mage ou pré­ca­ri­sés, les citoyens dépour­vus de tout por­te­feuille d’actions et tout homme plus épris de culture que d’indices bour­siers regardent, éber­lués, les sou­bre­sauts de la finance qui, pério­di­que­ment, plongent le monde dans la crise. Ils écoutent aussi, médu­sés, les doctes com­men­ta­teurs leur expli­quer que des cen­taines de mil­liards de dol­lars ont été perdus, « sont partis en fumée » ou « se sont éva­po­rés ».

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Rethinking Political Parties
21 février 2008
Gauche / Mouvements sociaux

The mem­ber­ship and influence of poli­ti­cal par­ties is decli­ning throu­ghout the wes­tern world, and most qui­ckly in Britain. Hilary Wainwright exa­mines the role of the party in trans­for­ma­tive poli­tics and asks how the left might rei­ma­gine this cru­cial ins­tru­ment of poli­ti­cal change.

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Pourquoi la droite aime les désastres
20 février 2008
Gauche / Mouvements sociaux

FABRIQUE DES IDÉES. Pour Naomi Klein, la droite pro­fite de chaque crise (finan­cière, envi­ron­ne­men­tale, etc.) pour aller plus loin dans son pro­gramme de libé­ra­li­sa­tion. Décryptage de ce qu’elle nomme le « capi­ta­lisme du désastre ». 8 février 2008.

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Les racines de la crise
19 février 2008
Gauche / Mouvements sociaux

La crise immo­bi­lière est en train de se trans­for­mer en crise ban­caire et en crise tout court. Les banques ont confec­tionné (la titri­sa­tion) des pochettes sur­prises en y pla­çant des créances dou­teuses, et par­ti­cu­liè­re­ment les dettes des ménages pauvres amé­ri­cains (les sub­primes) escro­qués par des contrats trom­peurs. Leur faillite a entraîné une perte de confiance sur la valeur de ces titres dont per­sonne ne connaît vrai­ment la com­po­si­tion et déclen­ché une réac­tion en chaîne qui se pro­page à l’ensemble de l’économie mon­diale. L’année 2008 se pré­sente donc très mal : dans le meilleur des cas, la crois­sance va ralen­tir for­te­ment, et les créa­tions d’emplois vont cesser. Tout cela en raison de la soif inex­tin­guible d’une finance déchaî­née.

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