Suivez-nous sur Facebook
De la crise financière à la crise de l’humanité

La terre pro­mise de la nou­velle jeu­nesse du capi­tal est désor­mais gan­gre­née par les contra­dic­tions du capi­tal. Les Etats-Unis n’arrivent plus à être ce qu’ils sont, le coeur du sys­tème mon­dial, et celui-ci ne pré­sente pas d’alternative. La fin de l’URSS les avait privés de leur par­te­naire-adver­saire. Pour arri­ver à être seuls la « super­puis­sance », il leur a fallu le ter­ro­risme, Ben Laden et la « guerre sans fin ». Celle-ci ne leur a pas rendu leurs capa­ci­tés : ils ne sont plus le prin­ci­pal foyer de déve­lop­pe­ment de la pro­duc­ti­vité du capi­tal et le gen­darme du monde s’est affirmé comme pre­mier foyer de désordre mon­dial, craint et méprisé par les chefs des puis­sances capi­ta­listes secon­daires. La crise des sub­primes et sa com­bi­nai­son pré­sente avec la crise poli­tique du lea­der­ship US et du lea­der­ship mon­dial montre qu’ils sont en train d’arriver dans le mur annoncé. Allumer de nou­velles guerres peut être une ten­ta­tion pour en sortir mais ni une attaque en Iran, ni une attaque de la Colombie contre ses voi­sins, ni un écla­te­ment de la Bolivie, ni une réoc­cu­pa­tion de Gaza par l’armée israé­lienne, ni une java huma­ni­taire au Darfour, ni une apo­ca­lypse dans les zones tri­bales du Pakistan, ni … , n’offrent les moyens réels de réaf­fir­mer le lea­der­ship, tout au contraire – à moins d’envisager des guerres de bien plus grand calibre à l’issue tota­le­ment incer­taine !

Suite...
Où en est le mouvement altermondialiste ?

Où en est le mou­ve­ment alter­mon­dia­liste ? Qu’en est-il de son essouf­fle­ment, par­tout annoncé ? Et com­ment expli­quer le silence des médias ? Eddy Fougier montre que la frac­ture vient de l’intérieur, entre les « fon­da­men­ta­listes » atta­chés à la Charte, et ceux qui, impa­tients de passer à l’action poli­tique, ont subi l’attrait de cer­tains lea­ders alter­na­tifs en Amérique latine. Un nou­veau concept, celui de « post-alter­mon­dia­lisme », semble scel­ler cette rup­ture.

Suite...
The Injuries of Class

We live in a com­plex, divi­ded society. We are divi­ded by wealth, income, edu­ca­tion, hou­sing, race, gender, eth­ni­city, reli­gion, and sexual orien­ta­tion. These divi­sions are much dis­cus­sed ; in the last two years, there have been entire series in our major news­pa­pers devo­ted to the gro­wing income divide. The wealth-flaun­ting of today’s rich was even the sub­ject of a recent Sunday New York Times Magazine article (“City Life in the New Gilded Age,” October 14, 2007).

Suite...
Capitalisme de désastre ou écosocialisme ?

J’aimerais dis­cu­ter de l’alternative entre un « capi­ta­lisme de sac­cage et de des­truc­tion », d’une part, et un projet de société qui intègre les pré­oc­cu­pa­tions éco­lo­giques et sociales, d’autre part, c’est-à-dire l’écosocialisme.

On peut résu­mer l’alternative pré­sen­tée en ces termes : « éco­so­cia­lisme ou bar­ba­rie ». En fait, c’est la mise à jour du fameux slogan que Rosa Luxembourg a for­mulé lors de la Première Guerre mon­diale. Le monde, disait cette diri­geante du mou­ve­ment socia­liste, fait face à un choix : soit s’engager dans la construc­tion d’une société sans exploi­ta­tion et sans guerre, le socia­lisme, soit subir des guerres inter­mi­nables et des crises de plus en plus ter­ribles, la bar­ba­rie. D’où le slogan « socia­lisme ou bar­ba­rie » qu’elle lança en 1915.

Suite...
Le déclin des projets d’émancipation historiques

Par Pierre Beaudet

Communisme, social-démocratie, tiers-mondisme

Le monde dans lequel nous vivons prend la forme de deux pro­ces­sus simul­ta­nés, paral­lèles et inter-reliés : celui d’une part de la déstructuration/​restructuration du capi­ta­lisme (le pas­sage du key­né­sia­nisme au néo­li­bé­ra­lisme) ; et celui d’autre part de la confron­ta­tion entre l’impérialisme amé­ri­cain et d’autres puis­sances capi­ta­listes de la « triade » ou « émer­gentes ». Face à ces deux pro­ces­sus, les pro­jets his­to­riques mis de l’avant par les classes popu­laires sont rude­ment bous­cu­lées.

Suite...
Résistances multiples contre l’apartheid global

Par Pierre Beaudet

En Palestine, le « mur » de l’apartheid sym­bo­lise ce que les domi­nants sont en train d’ériger pour enfer­mer les peuples. De tels murs, au propre ou au figuré, appa­raissent par­tout pour exclure, confi­ner, répri­mer. Mais les domi­nés conti­nuent de s’entêter.

Suite...
L’arc des crises

Par Pierre Beaudet

Pendant qu’un vaste pro­ces­sus de restruc­tu­ra­tion se déploit sur la pla­nète sur le mode du néo­li­bé­ra­lisme, le monde est éga­le­ment inter­pellé par une autre sorte de crise qui prend une tour­nure dra­ma­tique. Si on regarde en effet la carte du monde, on aper­çoit une sorte d’arc qui court des confins de l’Asie en pas­sant par la partie cen­trale et occi­den­tale de ce conti­nent jusqu’en Afrique. C’est dans cet arc que se pro­duisent les affron­te­ments mili­taires les plus vio­lents actuel­le­ment et qui semblent créer une sorte de chaos dans le chaos.

Suite...
Dominants et dominés à l’ombre du capitalisme contemporain

Par Pierre Beaudet

Les tur­bu­lences actuelles sur les mar­chés finan­ciers mon­diaux sont géné­ra­le­ment décrites comme des effets des cycles éco­no­miques « nor­maux » qui évo­luent aux rythmes des modu­la­tions de croissance/​décroissance. En réa­lité, celles-ci révèlent des pro­ces­sus de plus grande enver­gure et pro­fon­deur à l’œuvre dans le cadre du capi­ta­lisme « réel­le­ment exis­tant » qu’on appelle cou­ram­ment le néo­li­bé­ra­lisme. Sous l’égide de ce capi­ta­lisme contem­po­rain qui a pris forme dans les années 1970, on assiste en effet à une pro­fonde réor­ga­ni­sa­tion des rap­ports sociaux, éco­no­miques et poli­tiques à l’échelle mon­diale. Bien sûr, cette évo­lu­tion est « inégale » selon les ter­ri­toires où elle prend forme, en fonc­tion de forces spé­ci­fiques, dans une tem­po­ra­lité spé­ci­fique qui appar­tient à l’histoire, la culture, la poli­tique. La dif­fi­culté est donc de com­prendre la « ten­dance géné­rale » sans mettre de côté les réa­li­tés sociales sin­gu­lières qui modulent et même trans­forment, jusqu’à un cer­tain point, cette « ten­dance ».

Suite...
Alain BADIOU* – entretien avec Frédéric Taddéï

Frédéric TaddéïVous êtes le pen­seur le plus cri­ti­qué actuel­le­ment, peut-être aussi le plus redouté Alain Badiou. On vous redoute peut-être à cause de votre influence. Vous êtes quelqu’un qu’on ne voit pas à la télé­vi­sion, vous ne tou­chez pas le grand public habi­tuel­le­ment mais vous avez de l’influence sur les étu­diants, sur les intel­lec­tuels. Vous êtes pro­fes­seur de phi­los­phie à Normale-Sup, vous avez des sémi­naires de phi­lo­so­phie dans toute l’Europe, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et on vous com­pare à Robespierre et à Saint-Just, sou­vent. On vous accuse d’être le der­nier pen­seur révo­lu­tion­naire…

Suite...
Un « bouche-à-bouche » ne réussira pas à ressusciter les économies naufragées

Le prix du pétrole qui s’envole, le dollar qui chute et les mar­chés finan­ciers qui s’effondrent sont les ingré­dients-clés d’une mix­ture éco­no­mique qui pour­rait finir en quelque chose de plus grave qu’une réces­sion ordi­naire. La chute du dollar et l’envolée du prix du pétrole secouent l’économie mon­diale depuis quelques temps déjà. Mais c’est l’implosion spec­ta­cu­laire des mar­chés finan­ciers qui pousse l’élite finan­cière à la panique.

Suite...