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« Les deux âmes du socialisme » ou la dialectique des fins et des moyens…

SAMARY Catherine
15 sep­tembre 2007
Cette contri­bu­tion consti­tue la conclu­sion d’un recueil coor­donné par Jean Batou, centré sur « Les deux âmes du socia­lisme » de Hal Draper. Ouvrage à paraître en 2008 aux Editions Syllepses [voir en fin d’article sa pré­sen­ta­tion].
« L’aspiration à une éman­ci­pa­tion par en haut est le prin­cipe qui a sans cesse dominé les socié­tés de classe et d’oppression poli­tique au cours des siècles. C’est la pro­messe per­ma­nente faite par tout pou­voir domi­nant afin que le peuple conti­nue à sol­li­ci­ter une pro­tec­tion d’en haut plutôt que de cher­cher lui-même à se libé­rer du besoin d’être pro­tégé » nous dit Hal Draper dans l’introduction de son essai « Les deux âmes du socia­lisme ».

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Combattre le monothéisme du marché

La revue Mouvements anime un débat inté­res­sant sur les pers­pec­tives de la gauche. Voici un texte qui s’inscrit dans ce débat par un cher­cheur mili­tant.

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Le Québec de 2015
26 septembre 2007
Gauche / Mouvements sociaux

L’avenir de la nation qué­bé­coise est une res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive qui inter­pelle cha­cune et chacun d’entre nous. Nos pré­dé­ces­seurs ont réussi la prouesse, sou­vent dans des condi­tions ter­ri­ble­ment dif­fi­ciles, de fonder, de per­pé­tuer et de déve­lop­per une nation fran­co­phone en Amérique du Nord jusqu’en ce début de 21e siècle. Nous devons en faire autant pour les pro­chaines géné­ra­tions.

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Douze thèses sur l’anti-pouvoir

Par John HOLLOWAY *

1. Le point de départ est l’acte de néga­tion

Au début il y a le cri, pas la parole. Face à la muti­la­tion des vies humaines par le capi­ta­lisme, un cri de tris­tesse, un cri d’horreur, un cri de rage, un cri de néga­tion : NON !

La pensée, pour dire la vérité du cri, doit être néga­tive. Nous ne vou­lons pas com­prendre le monde mais le nier. L’objet de la théo­rie est de concep­tua­li­ser le monde néga­ti­ve­ment, non pas comme quelque chose de séparé de la pra­tique, mais comme un moment de la pra­tique, comme une partie de la lutte pour chan­ger le monde, pour en faire un lieu digne de l’humanité. Mais, après tout ce qui s’est passé, com­ment pou­vons-nous ne serait-ce que com­men­cer à songer chan­ger le monde ?

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Les mouvements sociaux et la construction d’un nouveau sujet historique
24 septembre 2007
Gauche / Mouvements sociaux

La ren­contre : « Non à l’ALCA – Une autre Amérique est pos­sible », devient une tra­di­tion et fait partie de manière stra­té­gique de la mise au monde du nou­veau sujet his­to­rique. Nous pou­vons situer ce pro­ces­sus à la fin des années 80, vingt-cinq ans après le Consensus de Washington et dix ans après la chute du mur de Berlin. Un tel pas en avant fut pré­paré par plu­sieurs ini­tia­tives : le PPXXI (People’s Power 21) en Asie, qui réunis­sait plu­sieurs dizaines d’ONG et quelques mou­ve­ments sociaux asia­tiques, la ren­contre « inter­ga­lac­tique » des Zapatistes à Chiapas contre le néo­li­bé­ra­lisme, L’Autre Davos qui réunit au début de 1999, plu­sieurs mou­ve­ments sociaux de quatre conti­nents à Zurich et à Davos, la semaine même du Forum éco­no­mique mon­dial.

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Le nouveau mouvement social et la politique
24 septembre 2007
Gauche / Mouvements sociaux

Le nou­veau mou­ve­ment social et la poli­tique ? Vaste pro­gramme, comme aurait dit le géné­ral, puisque trai­ter de cette ques­tion c’est, en somme, abor­der ce qu’il en est aujourd’hui de la contes­ta­tion sociale et poli­tique, ce qu’elle apporte de neuf ; mais aussi les pro­blèmes et dif­fi­cul­tés que cette contes­ta­tion sou­lève et qu’il lui faut affron­ter. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille d’emblée mettre un signe d’égalité entre “mou­ve­ment social” actuel et nou­velle radi­ca­lité. Le nou­veau dans les deux cas est à ques­tion­ner.

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La gauche radicale et le pouvoir, entre réserve libertaire et vanité de la rebellitude

Par Philippe CORCUFF

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Écologie politique et mondialisation
24 septembre 2007
Gauche / Mouvements sociaux

Longtemps, les choses ont été simples. Il y avait les pays domi­nants et les pays domi­nés. Les pre­miers asser­vis­saient, colo­ni­saient les seconds. C’est-à-dire que les pre­miers trai­taient les habi­tants des seconds non en citoyens mais en sujets, privés de droits poli­tiques, et qu’ils exploi­taient à leur profit les richesses de leurs ter­ri­toires. Être de gauche signi­fiait d’abord, dans les pays domi­nés, conqué­rir la citoyen­neté à tra­vers l’indépendance poli­tique, puis se battre contre le « néo-colo­nia­lisme », pour la récu­pé­ra­tion de ses richesses natu­relles. Dans les pays domi­nants comme la France, être de gauche, c’était à la fois sou­te­nir les luttes des peuples domi­nés (d’abord par la France), et refu­ser le « pillage du tiers-monde » : ce qu’on appe­lait l’internationalisme.

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Faire de la politique autrement ?

Ateliers pro­po­sés par le Collectif d’analyse poli­tique (CAP) dans le cadre du Forum social Québécois, tenu à Montréal le samedi 24 août 2007.

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Un projet néoconservateur pour le Québec ?

On a beau­coup écrit sur les rai­sons mul­tiples de l’impressionnante percée de l’ADQ lors des der­nières élec­tions qué­bé­coises. Remontée du sen­ti­ment iden­ti­taire, revenges des régions contre Montréal, aspi­ra­tions des familles de la « classe moyenne » à mieux vivre avec moins de contraintes de l’État, etc. Cependant, il est néces­saire d’examiner éga­le­ment les dimen­sions sociales et éco­no­miques de cette irrup­tion.

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