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La gauche radicale et le pouvoir, entre réserve libertaire et vanité de la rebellitude

Par Philippe CORCUFF

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Écologie politique et mondialisation
24 septembre 2007
Gauche / Mouvements sociaux

Longtemps, les choses ont été simples. Il y avait les pays domi­nants et les pays domi­nés. Les pre­miers asser­vis­saient, colo­ni­saient les seconds. C’est-à-dire que les pre­miers trai­taient les habi­tants des seconds non en citoyens mais en sujets, privés de droits poli­tiques, et qu’ils exploi­taient à leur profit les richesses de leurs ter­ri­toires. Être de gauche signi­fiait d’abord, dans les pays domi­nés, conqué­rir la citoyen­neté à tra­vers l’indépendance poli­tique, puis se battre contre le « néo-colo­nia­lisme », pour la récu­pé­ra­tion de ses richesses natu­relles. Dans les pays domi­nants comme la France, être de gauche, c’était à la fois sou­te­nir les luttes des peuples domi­nés (d’abord par la France), et refu­ser le « pillage du tiers-monde » : ce qu’on appe­lait l’internationalisme.

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Faire de la politique autrement ?

Ateliers pro­po­sés par le Collectif d’analyse poli­tique (CAP) dans le cadre du Forum social Québécois, tenu à Montréal le samedi 24 août 2007.

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Un projet néoconservateur pour le Québec ?

On a beau­coup écrit sur les rai­sons mul­tiples de l’impressionnante percée de l’ADQ lors des der­nières élec­tions qué­bé­coises. Remontée du sen­ti­ment iden­ti­taire, revenges des régions contre Montréal, aspi­ra­tions des familles de la « classe moyenne » à mieux vivre avec moins de contraintes de l’État, etc. Cependant, il est néces­saire d’examiner éga­le­ment les dimen­sions sociales et éco­no­miques de cette irrup­tion.

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La guerre de position

Depuis quelques années, le mou­ve­ment social orga­nise régu­liè­re­ment de gigan­tesques mobi­li­sa­tions, sou­vent en fai­sant recu­ler les domi­nants. Pourtant ceux-ci semblent bien solides au poste. Comment expli­quer ce para­doxe ?

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La résistance des mouvements sociaux et la construction des alternatives

Les mou­ve­ments sociaux semblent les seuls rem­parts effi­caces contre le capi­ta­lisme néo­li­bé­ral. Un peu par­tout, ils mettent de gros grains de sable dans l’engrenage. Ils résistent, pro­posent, construisent des alter­na­tives. Est-ce assez pour vrai­ment blo­quer le bull­do­zer ? Est-ce qu’un réel pro­ces­sus de construc­tion des alter­na­tives est en marche ?

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La social-démocratie est-elle en phase terminale ?

Par Pierre Beaudet

La « crise » du capi­ta­lisme « réel­le­ment exis­tant »

Pour abor­der cette ques­tion, il faut ana­ly­ser le moment actuel. Le capi­ta­lisme « réel­le­ment exis­tant » (le néo­li­bé­ra­lisme) pour­suit son cours. Il est affecté de graves tur­bu­lences qui s’accélèrent avec l’intensification des com­pé­ti­tions à l’intérieur de la « triade » (États-Unis, Union euro­péenne, Japon) d’une part. Et entre celle-ci et cer­tains pays dits « émer­gents», notam­ment la Chine, d’autre part. Par ailleurs, la finan­cia­ri­sa­tion extrême qui est sur­ve­nue depuis une décen­nie, sur­tout aux Etats-Unis, révèle de grosses frac­tures dans l’édifice de l’accumulation. La can­ni­ba­li­sa­tion inces­sante des petits par les gros et des gros par les ultra-gros concentre la richesse dans un pro­ces­sus de pola­ri­sa­tion de classes dont l’évolution avait été prévue par Marx. La crise est donc là, immi­nente. Mais contrai­re­ment à une illu­sion bien ancrée à gauche, il faut voir que ce pro­ces­sus d’autodestruction sans fin ne conduit pas néces­sai­re­ment à détruire le capi­ta­lisme, au contraire.

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Le mouvement social d’hier à aujourd’hui

Pendant des décen­nies, les mou­ve­ments sociaux au Québec ont résisté à l’oppression et à l’exploitation. Ils ont joué un rôle fon­da­men­tal, qu’on feint d’ignorer, dans la révo­lu­tion-pas-si-tran­quille des années 1960. Un bref retour en arrière nous permet de mesu­rer le chemin par­couru et de faire le constat des défis actuels.

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Détruire ou changer l’État

Par Daniel BENSAÏD *

L’État et la révo­lu­tion : Marx, Lénine et Rosa Luxembourg

Inspiré par la réflexion de Marx sur l’expérience de la Commune de Paris, Lénine déclare que « l’Etat repré­sen­ta­tif moderne » est un ins­tru­ment d’exploitation du tra­vail par le capi­tal. Il est l’organisation de la vio­lence de classe. Il exprime le fait que « les contra­dic­tions de classes sont incon­ci­liables ». La consé­quence pra­tique en est que « l’affranchissement de la classe oppri­mée est impos­sible, non seule­ment sans une révo­lu­tion vio­lente, mais aussi sans la sup­pres­sion de l’appareil du pou­voir d’Etat créé par la classe domi­nante ».

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Social-démocratie et social-libéralisme en contexte québécois

Texte de la confé­rence pro­non­cée par Philippe Boudreau à l’un des ate­liers du CAP pro­po­sés dans le cadre du Forum social qué­bé­cois autour du thème « Faire de la poli­tique autre­ment», le 25 août 2007.

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