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Démocratie, entre dérives et recomposition
Introduction au dossier

Démocratie : demos et kratos

La démo­cra­tie est une vieille idée qui s’est déve­lop­pée à tra­vers les luttes et les résis­tances des peuples. L’étymologie du mot (demos : peuple et kratos : pou­voir) réfère à la cité grecque, à l’agora des citoyens (sans les femmes et sans les esclaves, qui sont la majo­rité des habi­tants), où les déci­sions sont prises sur les prio­ri­tés et l’allocation des rôles et des res­pon­sa­bi­li­tés par tout un chacun. Mais l’expérience démo­cra­tique dépasse de loin le péri­mètre athé­nien. Elle découle éga­le­ment de peuples et de com­mu­nau­tés qui s’inventent des pro­ces­sus et des struc­tures par­ti­ci­pa­tives, par­fois même sans État ni struc­ture impo­sée sur et au-dessus de la société[1].

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PARCOURS MILITANT
Gilles Bourque et la question nationale

Gilles Bourque a reçu les NCS au fond de sa cam­pagne, dans les Cantons de l’Est, où il habite une magni­fique maison ancienne entou­rée de champs et de boisés. Survol de l’évolution de la ques­tion natio­nale par un socio­logue et his­to­rien réputé qui l’a suivie (et vécue !) de près[1].

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PENSER LA GRANDE TRANSITION
Valeur, marchandise et transition[1]
Demain et aujourd’hui, la société postcapitaliste
17 décembre 2019
No. 21 - Hiver 2019

Aujourd’hui, la ques­tion de la tran­si­tion du capi­ta­lisme vers une société post­ca­pi­ta­liste sans exploi­ta­tion est reve­nue dans les débats. Par contre, la dis­cus­sion sur la nature de cette éven­tuelle société post­ca­pi­ta­liste reste encore peu abor­dée. Certes, aujourd’hui, mili­tantes, mili­tants et cher­cheur-e-s radi­caux com­prennent bien qu’une nou­velle société ne peut pas consis­ter en une pla­ni­fi­ca­tion cen­tra­li­sée par un État auto­ri­taire qui mono­po­lise le pou­voir poli­tique et éco­no­mique entre les mains d’une « avant-garde révo­lu­tion­naire ». Il est à peu près évident pour tout le monde que les défaillances irré­mé­diables des régimes dits « socia­listes » ou « com­mu­nistes » ont en réa­lité pro­longé la vie du capi­ta­lisme, plutôt que de construire une alter­na­tive viable. Et alors s’ouvre une nou­velle inter­ro­ga­tion sur com­ment dépas­ser le capi­ta­lisme et sur ce qui consti­tue en fin de compte son « noyau » fon­da­men­tal, la pro­duc­tion de la valeur.

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PENSER LA GRANDE TRANSITION
Les communs comme stratégie de décroissance
Demain et aujourd’hui, la société postcapitaliste
14 décembre 2019
No. 21 - Hiver 2019

La décrois­sance, comme cadre concep­tuel et projet poli­tique, ouvre de nou­veaux débats et sti­mule de nou­velles pra­tiques mili­tantes pour arti­cu­ler les liens entre société, éco­no­mie et nature. Aujourd’hui, le concept est pré­sent dans la lit­té­ra­ture scien­ti­fique, le voca­bu­laire des mou­ve­ments sociaux, le débat public sur l’élaboration des poli­tiques, et même dans des ins­ti­tu­tions comme le Parlement euro­péen. Est ainsi abor­dée une vaste gamme de thèmes, allant de l’adaptation des infra­struc­tures à la réor­ga­ni­sa­tion du tra­vail, en pas­sant par l’économie soli­daire, les limites de res­sources et les solu­tions de rechange au PIB.

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PENSER LA GRANDE TRANSITION
Le modèle DEBOUT ! – Esquisse d’une nouvelle organisation politique
Demain et aujourd’hui, la société postcapitaliste
11 décembre 2019
No. 21 - Hiver 2019

Dans un contexte que carac­té­rise la recon­fi­gu­ra­tion du pay­sage poli­tique qué­bé­cois, la gauche doit entre­prendre une réflexion fon­da­men­tale, non seule­ment sur ses orien­ta­tions, son dis­cours et ses tac­tiques élec­to­rales, mais sur sa forme orga­ni­sa­tion­nelle elle-même. Le pré­sent texte ne vise pas ici à cri­ti­quer Québec soli­daire (QS), ni à pro­po­ser la créa­tion d’un nou­veau parti qui le rem­pla­ce­rait, mais à esquis­ser les contours d’une nou­velle orga­ni­sa­tion poli­tique d’un genre inédit. La gauche s’est sou­vent empê­trée dans des débats oppo­sant, d’un côté, les mou­ve­ments sociaux auto­nomes, groupes popu­laires, syn­di­cats, comi­tés citoyens, coa­li­tions de la société civile, puis, de l’autre, un parti de gauche chargé de faire conver­ger les reven­di­ca­tions sociales grâce à un projet poli­tique commun de trans­for­ma­tion des ins­ti­tu­tions. Cette ten­sion entre parti et mou­ve­ments, pre­nant par­fois la forme d’un cli­vage rigide, par­fois celle d’une rela­tion dia­lec­tique com­plexe, contri­bue à lais­ser à la forme parti un carac­tère immuable et indé­pas­sable.

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PENSER LA GRANDE TRANSITION
Marx et la Grande Tortue
Demain et aujourd’hui, la société postcapitaliste
8 décembre 2019
No. 21 - Hiver 2019

Entrevue avec Glen Coulthard[1]

Membre de la Nation dénée des Couteaux-Jaunes et pro­fes­seur à l’Université de Colombie-Britannique

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Tuerie de Polytechnique, 30 ans plus tard : dire les mots qui avaient été tus
6 décembre 2019
Conjonctures et actualités

Comment nommer l’innommable ? Pendant des années, la dimen­sion anti­fé­mi­niste de la tuerie de l’École poly­tech­nique a été dif­fi­cile à assu­mer dans la société qué­bé­coise. Le temps qui a passé a permis de rap­pro­cher des camps autre­fois éloi­gnés, en appa­rence du moins.

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PENSER LA GRANDE TRANSITION
Le commun dans la ville – Pouvoir citoyen à Pointe-Saint-Charles
Demain et aujourd’hui, la société postcapitaliste
5 décembre 2019
No. 21 - Hiver 2019

Avec d’autres cher­cheuses et cher­cheurs enga­gés, je lutte pour rompre avec une concep­tion uni­ver­sa­liste du monde et opérer une tran­si­tion vers un vivre-ensemble « centré sur le plu­ri­vers consti­tué d’une mul­ti­pli­cité de mondes enche­vê­trés et co-consti­tu­tifs, mais dis­tincts[2] ». Dans le sillon de Dardot et Laval[3], je com­prends la révo­lu­tion comme un moment d’accélération, d’intensification et de col­lec­ti­vi­sa­tion d’une acti­vité auto­nome et auto-orga­ni­sée dans toutes les sphères de la vie éco­no­mique, sociale, poli­tique ou cultu­relle. Avec eux, je crois que le prin­cipe du commun est au cœur de ce projet révo­lu­tion­naire.

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PENSER LA GRANDE TRANSITION
Le pouvoir après l’émancipation : propositions pour un socialisme postmoderne
Demain et aujourd’hui, la société postcapitaliste
29 novembre 2019
No. 21 - Hiver 2019

Pour décrire le projet anar­chiste, Proudhon par­lait de « l’ordre sans le pou­voir[2] ». Engels, quant à lui, décri­vait la pro­po­si­tion com­mu­niste comme celle où « le gou­ver­ne­ment des per­sonnes fera place à l’administration des choses[3] ». Dans les deux tra­di­tions, on retrouve une emphase sur la dis­pa­ra­tion du pou­voir, de l’État et de la contrainte, qui lais­se­rait alors la place à une société sans classe, sans oppres­sion où régne­rait une sorte d’harmonie, d’absence de conflits en dehors de la ges­tion des affaires quo­ti­diennes. Ces pro­po­si­tions por­taient le sceau du pro­gres­sisme du XIXe siècle – une convic­tion pro­fonde d’une cer­taine marche de l’histoire, incar­née par le pro­grès scien­ti­fique et social, qui mène­rait, un jour, à la fin de l’histoire elle-même, à une société pros­père, juste et har­mo­nieuse.

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PENSER LA GRANDE TRANSITION
Les trois transitions
La crise des crises
26 novembre 2019
No. 21 - Hiver 2019

La tran­si­tion éner­gé­tique qui s’entame tant bien que mal ne sera pas la pre­mière de notre his­toire. Au début du XVIIIe siècle, l’Europe a vécu sa pre­mière tran­si­tion éner­gé­tique en pas­sant d’une éco­no­mie de sub­sis­tance ali­men­tée par l’énergie hydrau­lique à une éco­no­mie indus­trielle basée sur le char­bon et la machine à vapeur. Près d’un siècle plus tard, le pétrole se joint au char­bon comme source d’énergie struc­tu­rante de l’économie capi­ta­liste. À l’aube d’une poten­tielle sortie du pétrole, quels ensei­gne­ments pou­vons-nous tirer de ces tran­si­tions ?

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