L'accès à la justice, quelle justice?

On annonçait des saisons chaudes

Bilan des luttes Front commun 2015

Par Mis en ligne le 23 avril 2020

La lutte conti­nue

La sec­tion Bilan de luttes des NCS a ouvert ses pages depuis ses débuts à des textes fai­sant un retour cri­tique sur des luttes sociales impor­tantes au Québec.

La négo­cia­tion du Front commun 2015-2016 des tra­vailleuses et des tra­vailleurs du sec­teur public vient de se ter­mi­ner. Elle mar­quera les mémoires par la force de la mobi­li­sa­tion des syn­di­qué-es et par la soli­da­rité mani­fes­tée par d’autres sec­teurs sociaux (Coalition Main rouge, mou­ve­ment « Je pro­tège mon école publique », grèves illé­gales du 1er mai, etc.). Un mou­ve­ment citoyen s’est levé pour faire bar­rage à l’austérité, dans le contexte où les négo­cia­tions dans le sec­teur public appa­rais­saient comme un moment pro­pice pour appro­fon­dir la contes­ta­tion. Or la forme d’organisation syn­di­cale a orienté la lutte sur la conclu­sion d’un accord concer­nant les conven­tions col­lec­tives et la ques­tion plus large de la lutte contre l’austérité a été secon­da­ri­sée.

C’est l’heure des bilans. Nous avons lancé une invi­ta­tion large à par­ti­ci­per à un exer­cice de réflexion visant non seule­ment à enta­mer un bilan cri­tique de cette impor­tante lutte syn­di­cale et popu­laire, mais sur­tout, à faire en sorte que des mili­tants et des mili­tantes explorent davan­tage des pistes stra­té­giques pour sortir le mou­ve­ment de son englue­ment défen­sif et rede­vienne por­teur d’avancées pour la popu­la­tion.

Nous pré­sen­tons cinq textes parmi ceux reçus écrits par des syn­di­qué-es du sec­teur public ainsi que le texte d’un pro­fes­seur retraité de l’Université York qui a tra­vaillé de nom­breuses années pour les Travailleurs cana­diens de l’automobile (TCA). Signalons enfin que le texte de Michel Coutu, bien que s’inscrivant dans le dos­sier de l’accès à la jus­tice, offre lui aussi de pré­cieux élé­ments de bilan de cette ronde de négo­cia­tion.

Voici le pre­mier texte, « On annon­çait des sai­sons chaudes » . Il sera suivi de « Autopsie d’un rendez-vous manqué », « Le Front commun 2015 et la démo­cra­tie syn­di­cale », « La bataille impré­vue de la Fédération de la santé et des ser­vices sociaux et « Relancer le mou­ve­ment syn­di­cal ».

On annon­çait des sai­sons chaudes

L’année 2015 fut à la fois celle où des syn­di­qué-es déci­dèrent d’une jour­née de grève sociale (illé­gale) et l’année où ils ne furent pas consul­tés pour le report de trois jour­nées de grève en Front commun. L’année où les votes pour la grève et la mobi­li­sa­tion furent « his­to­riques », mais où la négo­cia­tion fut conclue en haut lieu, selon un tra­di­tion­nel calen­drier du « règle­ment avant la dinde de Noël ». L’année où d’aucuns ont senti la néces­sité (avions-nous d’autres choix ?) d’articuler la lutte à l’austérité et la négo­cia­tion dans le sec­teur public dans un même souffle, face à un adver­saire qui ne tient qu’un seul et même dis­cours « aus­té­ri­taire » ; où ces mêmes mili­tantes et mili­tants se sont mul­ti­pliés, encore gal­va­ni­sés, peut-être, par le sou­lè­ve­ment du prin­temps 2012 ; où les actions se sont diver­si­fiées, quoique pro­ba­ble­ment pas assez… Voici notre modeste retour sur ces actions mar­quantes en 2015 et quelques réflexions sur le hiatus entre la viva­cité de la base mili­tante et la morne culture du com­pro­mis des direc­tions des cen­trales qui semblent avoir oublié leurs racines com­ba­tives.

Le prin­temps

Dès le prin­temps 2015, le doute poin­tait dans les milieux mili­tants quant à la volonté des direc­tions syn­di­cales à joindre le mou­ve­ment de fond qui se met­tait en place pour lutter contre l’austérité. Alors qu’un col­lec­tif appe­lait à se ras­sem­bler sous le signe du loup, sym­bole d’une force au poten­tiel indomp­table, les direc­tions syn­di­cales plai­daient plutôt mol­le­ment pour un automne de « tur­bu­lences ». C’était déjà le signe d’une ten­ta­tive de sépa­rer le mou­ve­ment syn­di­cal des pro­tes­ta­tions étu­diantes qui enta­maient le mou­ve­ment[2]. Prendre le temps de bâtir la mobi­li­sa­tion, nous en sommes, mais le cadre néo­li­bé­ral du gou­ver­ne­ment qui s’est imposé depuis des décen­nies et s’accélère sans cesse nous pousse à penser qu’une réponse ferme deve­nait impé­ra­tive. Malheureusement, les doutes sur la stra­té­gie per­sis­taient et s’aiguisaient au rythme des décla­ra­tions tièdes des direc­tions syn­di­cales sur les moyens d’action envi­sa­geables. Alors que la ques­tion de la grève sociale était débat­tue dans bon nombre de syn­di­cats de pro­fes­seur-es de cégep, le pré­sident de leur cen­trale y allait de décla­ra­tions publiques qui excluaient le recours à des grèves illé­gales. Si nous ne croyons pas que Dominic Maurais, chro­ni­queur à Radio X, soit syno­nyme de rigueur jour­na­lis­tique, il est quand même inquié­tant de lire sous sa plume : « En 2015, les étu­diants res­te­ront seuls dans la rue, et ce, pour un bon petit bout. Et ma ren­contre face à face (sic) avec le pré­sident de la CSN Jacques Létourneau m’en a convaincu plus que jamais[3] ».

Dans les cégeps, plu­sieurs assem­blées de pro­fes­seur-es, impa­tientes de dénon­cer les poli­tiques d’austérité du gou­ver­ne­ment libé­ral, ont suivi l’initiative du Syndicat du per­son­nel ensei­gnant du Cégep de Sherbrooke et appelé à une jour­née de grève illé­gale le 1er mai 2015. L’idée était de donner le ton, de signi­fier la déter­mi­na­tion à livrer un combat qui serait pro­ba­ble­ment long et pour lequel, pour reprendre les mots de l’équipe Charest, nous étions prêts. Dans un contexte de fort renou­vel­le­ment du corps pro­fes­so­ral, ce 1er mai 2015 aura été pour bon nombre une pre­mière expé­rience de grève dans leur milieu de tra­vail. Les quelques timides der­nières jour­nées de grève remon­taient à l’automne 2005, et elles avaient eu jus­te­ment lieu après un large mou­ve­ment de grève étu­diante lors duquel la faible soli­da­rité des cen­trales avait déçu. Malgré des menaces d’injonction et les sus­pen­sions arbi­traires qui ont suivi au cégep de Rosemont, il nous semble que le 1er mai a été un succès puisque les pro­fes­seur-es ont su impo­ser leur ordre du jour, rap­pe­ler par leur déso­béis­sance le carac­tère révo­lu­tion­naire de la fête des tra­vailleuses et des tra­vailleurs et confron­ter la vision éco­no­mique du gou­ver­ne­ment. Le 1er mai 2015 a pro­duit des expé­riences (de grève, mais aussi de manifs, d’occupations, de per­tur­ba­tions, etc.) qui méritent d’être écrites, ana­ly­sées et conser­vées en mémoire, en ce sens que cette jour­née a permis de révé­ler un hiatus criant entre la base et la direc­tion poli­tique des cen­trales syn­di­cales.

Il faut rap­pe­ler qu’à la veille de ce 1er mai, la Commission des rela­tions de tra­vail inti­mait les pro­fes­seur-es dotés d’un mandat de grève de ne pas débrayer. La CSN ren­ché­ris­sait en recom­man­dant à ses membres de suivre cette ordon­nance[4]. Pourtant, plu­sieurs syn­di­cats col­lé­giaux ont décidé de défier les avis patro­naux. Après tout, l’ordonnance ne venait que confir­mer ce pour quoi nous avions consciem­ment voté : une grève illé­gale. Dans notre syn­di­cat, au cégep Montmorency, nous avons pu voir com­ment la fougue mili­tante s’est alors trou­vée gal­va­ni­sée.

Forts de cet élan vers une grève sociale, il nous a mal­heu­reu­se­ment fallu ensuite patien­ter… encore et encore. Pourtant, les inquié­tudes de voir se repro­duire le scé­na­rio typique de la négo­cia­tion du sec­teur public étaient déjà sou­le­vées par les membres et plu­sieurs assem­blées par­laient de la néces­sité d’établir un plan d’action en cas de décret ou de loi spé­ciale. Nous étions véri­ta­ble­ment face à un régime à deux vitesses, avec d’un côté les assem­blées locales prêtes à débattre, à bouger, à se mobi­li­ser ; et de l’autre, les direc­tions syn­di­cales qui par­laient tou­jours et encore de l’éducation à faire au sein de cette même base[5]. Nous avons ainsi tra­versé l’été sans que les votes de grève aient été pris dans les assem­blées.

L’automne

L’automne s’est ensuite pré­senté avec sa tra­di­tion­nelle esca­lade des moyens de pres­sion pro­po­sés par le plan d’action du Front commun, allant du plus anodin envoi de cour­riels aux sit-in, en pas­sant par les ses­sions de bruit dans les cor­ri­dors des col­lèges où se situent les bureaux de l’administration. Toujours, nous agis­sions avec l’impression que ces petits gestes étaient en déca­lage avec ce fameux 1er mai et que la « machine syn­di­cale » bou­geait plus que len­te­ment. Mentionnons, par contre, que cer­taines actions qui se sont retrou­vées dans ce plan d’action avaient de quoi sur­prendre et encou­ra­ger, rap­pe­lant la diver­sité des tac­tiques chère au mou­ve­ment étu­diant : occu­pa­tions, per­tur­ba­tions d’allocutions de ministres, blo­cages, déploie­ments spec­ta­cu­laires de ban­nières. Certaines et cer­tains, enthou­sias­més à l’idée de dépla­cer leurs classes et de par­ta­ger en toute gra­tuité le fruit de leur savoir, se sont laissé ins­pi­rer par ce sur­pre­nant plan d’action qui pré­voyait même l’occupation de banques[6]. L’esprit était à la fête, les pro­fes­seur-es tâtaient des pos­si­bi­li­tés ouvertes de lutte. Et cet esprit, nous l’avons bien sûr retrouvé dans nos assem­blées où des man­dats de grève de six jours ont été obte­nus avec des majo­ri­tés remar­quables. Les autres syn­di­cats implan­tés dans les cégeps, ceux des employé-es de sou­tien ou des pro­fes­sion­nel-les, devaient à leur tour emboî­ter le pas, à l’instar de cen­taines de mil­liers de tra­vailleuses et de tra­vailleurs du sec­teur public, ce qui don­nait à croire que le fameux automne chaud long­temps annoncé allait enfin se réa­li­ser.

Avant de pour­suivre, faut-il sou­li­gner ici la qua­lité des débats qui se sont tenus au sein de nos ins­ti­tu­tions ? Plusieurs voix se sont en effet levées pour rap­pe­ler l’importance de contrer la vio­lence des poli­tiques de « rigueur » bud­gé­taire et insis­ter sur les liens néces­saires à tisser, que ce soit entre les divers sec­teurs du Front commun ou avec des groupes qui n’en fai­saient pas partie, les centres de la petite enfance (CPE) et le milieu com­mu­nau­taire à titre d’exemples. Les assem­blées sont des espaces qui nous per­mettent de nous rendre compte de nos ambi­tions com­munes ; elles nous donnent à entendre, comme le disait Michèle Lalonde, que nous ne sommes pas seuls[7]. C’est ici, et dans la rue plus tard, que nous trou­vons les moyens de saisir enfin l’étendue de notre force et de notre pou­voir. La portée du mou­ve­ment syn­di­cal, sa capa­cité à créer des effets sur le monde, à bous­cu­ler les pou­voirs en place et à pro­po­ser des façons de faire plus justes et repré­sen­ta­tives de nos désirs, ne prend forme qu’à partir des assem­blées, de ces ren­contres où le débat s’ouvre sur un ter­rain qui est le nôtre, où nous pos­sé­dons enfin les moyens de com­prendre, de ques­tion­ner et d’argumenter libre­ment.

À notre grand mal­heur, ce sont ces espaces avant tout qui ont été confis­qués quand les direc­tions syn­di­cales nous ont annoncé que les jour­nées de grève natio­nale étaient sus­pen­dues, puis qu’une entente de prin­cipe nous serait sou­mise au len­de­main des Fêtes. C’est ici avant tout que nous avons perdu, en nous trou­vant privés de ces espaces uniques de réflexion et de déci­sion.

L’hiver ou le sen­ti­ment de grève confis­quée

Mais reve­nons sur les évè­ne­ments tels que nous les avons vécus. Le mandat de six jours de grève (avec la pos­si­bi­lité d’en ajou­ter ensuite) pré­voyait d’abord que les trois pre­mières seraient rota­tives. La tac­tique était de per­mettre d’étendre la lutte sur le ter­ri­toire et à tra­vers le temps. Ce fai­sant, la stra­té­gie atti­sait aussi le désir de voir arri­ver les trois jour­nées consé­cu­tives de mobi­li­sa­tion natio­nale. Avec en mémoire les grands ras­sem­ble­ments du prin­temps érable où des cen­taines de mil­liers de per­sonnes avaient fait du ter­ri­toire mont­réa­lais un espace humain où les bruits des machines et du busi­ness as usual avaient fait place à une parole libé­rée et auda­cieuse, il était permis de rêver. Le contexte était idéal : 400 000 tra­vailleuses et tra­vailleurs en grève, un gou­ver­ne­ment arro­gant aux poli­tiques réani­mant le spectre de la lutte des classes et une opi­nion publique appuyant avec force les reven­di­ca­tions du milieu public. Tout don­nait à croire qu’on se diri­geait vers un nou­veau moment d’inspiration col­lec­tive.

Et puis tout s’est effon­dré.

Les trois jour­nées de grève natio­nale ont été repor­tées sous pré­texte de faire place à la bonne foi à la table de négo­cia­tion. Pour tous ceux et celles qui sont passés par les grèves étu­diantes de 2005 et de 2012, qu’une telle déci­sion s’impose du haut vers le bas sans même qu’on daigne consul­ter les assem­blées locales demeure inex­pli­cable. La grève étu­diante de 2012, par exemple, n’avait-elle pas montré à l’ensemble du Québec que les prin­cipes de base de la démo­cra­tie directe per­mettent qu’un mou­ve­ment massif et coor­donné puisse tenir tête à un gou­ver­ne­ment ? Qu’il puisse même impo­ser son rythme, c’est-à-dire celui des assem­blées ? Pourquoi nos orga­ni­sa­tions syn­di­cales ne se sont-elles pas ins­pi­rées de ce mou­ve­ment ? Force est d’admettre que le doute s’est alors cris­tal­lisé en nos rangs. À qui appar­te­nait sou­dai­ne­ment la lutte ? Au nom de quoi nous bat­tions-nous ? Le rap­port de force patiem­ment construit devait-il servir à affron­ter le gou­ver­ne­ment ou la hié­rar­chie syn­di­cale ? Les réponses à ces ques­tions ne nous semblent tou­jours pas très claires. Cette déci­sion prise au sommet le fut sans égard à tout le tra­vail « de ter­rain » fait avec le milieu com­mu­nau­taire dans l’ensemble des régions du Québec pour coor­don­ner les luttes et les actions lors de ces jour­nées. Comment la grève, qui devait être une lutte contre l’austérité, a-t-elle pu se réduire à une triste course pour un rat­tra­page sala­rial qui n’aura pas été atteint ? Comment la négo­cia­tion peut-elle être une vic­toire alors que le cadre finan­cier aus­té­ri­taire du gou­ver­ne­ment n’aura pas vrai­ment été per­turbé ? Au final, il n’y a que les direc­tions des cen­trales syn­di­cales pour dis­so­cier la lutte à l’austérité de la négo­cia­tion des condi­tions de tra­vail des employé-es du gou­ver­ne­ment.

Et que dire de la mani­fes­ta­tion du 9 décembre, date à laquelle aura fina­le­ment lieu la seule jour­née de mobi­li­sa­tion natio­nale, sinon qu’elle n’était que triste conso­la­tion ? Combien de temps encore faudra-t-il accep­ter que les mobi­li­sa­tions des cen­trales syn­di­cales soient syno­nymes de Compagnie créole, de pan­cartes et de slo­gans manu­fac­tu­rés, d’itinéraires pré­vi­sibles four­nis doci­le­ment aux ser­vices de police et, fina­le­ment, de per­tur­ba­tion mini­male ? Qu’on ne nous fasse pas croire que les ser­vices d’ordre et les disco-mobiles sont des com­pro­mis néces­saires pour ral­lier le plus grand nombre. Après tout, qu’étaient les nui­tées de cas­se­roles de 2012 qui ont redé­fini le night­life mont­réa­lais pen­dant des semaines, mais qui ont aussi secoué des ban­lieues-dor­toirs de Longueuil à Repentigny, si ce n’étaient des espaces d’expression nou­veaux pour les familles ? Les enfants ado­raient réin­ven­ter la vais­selle, avec papa chan­tant l’irrévérencieux « On s’en câlisse » et maman incar­nant le Bonhomme Sept Heures effrayant le gou­ver­ne­ment Charest. Ça, c’était de la conci­lia­tion tra­vail-famille ! Quand on pense que même la revue pour enfants Les Débrouillards a pro­duit des articles sur ce thème depuis, on voit bien que les plai­sirs de la déso­béis­sance civile consti­tuent une bonne part de la culture popu­laire !

Mais cet élan poten­tiel a été saboté et la créa­ti­vité popu­laire a cédé le ter­rain à des can­tiques dés­in­car­nés et un autre Noël de « peuple à genoux » sans messie. En jan­vier 2015, 10 ans après sa créa­tion, le carré rouge est entré au Musée de la civi­li­sa­tion[8] : un geste impor­tant pour un sym­bole de cette force. Mais sou­hai­tons qu’il ne faille pas relé­guer tout le poten­tiel mili­tant qu’il repré­sente en pure nos­tal­gie d’une mobi­li­sa­tion qui ne sau­rait revivre.


  1. Simon Leduc et Karine L’Ecuyer[1] sont res­pec­ti­ve­ment pro­fes­seur de lit­té­ra­ture et pro­fes­seure de muséo­lo­gie au cégep Montmorency.
  2. Ethan Cox, « Montreal pro­fes­sors stare down riot cops », Ricochet, 9 avril 2015, <https://​rico​chet​.media/​e​n​/​3​9​0​/​m​o​n​t​r​e​a​l​-​p​r​o​f​e​s​s​o​r​s​-​s​t​a​r​e​-​d​o​w​n​-​r​i​o​t​-cops>.
  3. Dominic Maurais, « Papa ne vien­dra pas souper », Journal de Montréal, 31 mars 2015, <www​.jour​nal​de​mon​treal​.com/​2​0​1​5​/​0​3​/​3​1​/​p​a​p​a​-​n​e​-​v​i​e​n​d​r​a​-​p​a​s​-​s​ouper>.
  4. « L’austérité au cœur de toutes les mani­fes­ta­tions en ce 1er mai », Radio-Canada, 1er mai 2015,<http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/05/01/001-journee-travailleurs-manifestations-austerite-chantier-chum.shtml>.
  5. Voir, par exemple, Robert Dutrizac, « Pas de grève immi­nente dans le sec­teur public », Le Devoir, 1er avril 2015, <www​.lede​voir​.com/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​q​u​e​b​e​c​/​4​3​6​1​0​8​/​p​a​s​-​d​e​-​g​r​e​v​e​-​i​m​m​i​n​e​n​t​e​-​d​a​n​s​-​l​e​-​s​e​c​t​e​u​r​-​p​ublic>.
  6. Pour un compte-rendu d’une telle action, voir : Simon Leduc, « Des dandys à la banque », Raisons sociales, 12 novembre 2015, < http://​rai​sons​-sociales​.com/​d​e​s​-​d​a​n​d​y​s​-​a​-​l​a​-​b​anque>.
  7. Michèle Lalonde, Speak white, Montréal, L’Hexagone,‎ 1974.
  8. Isabelle Houde, « Les carrés rouges entrent au Musée de la civi­li­sa­tion », Le Soleil, 7 jan­vier 2015, <www​.lapresse​.ca/​l​e​-​s​o​l​e​i​l​/​a​r​t​s​/​e​x​p​o​s​i​t​i​o​n​s​/​2​0​1​5​0​1​/​0​6​/​0​1​-​4​8​3​3​0​3​7​-​l​e​s​-​c​a​r​r​e​s​-​r​o​u​g​e​s​-​e​n​t​r​e​n​t​-​a​u​-​m​u​s​e​e​-​d​e​-​l​a​-​c​i​v​i​l​i​s​a​t​i​o​n.php>.

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