Occupons Durban et la COP-17 !

Cancun avait entériné Copenhague, Durban risque d’enterrer Kyoto

Par Mis en ligne le 30 novembre 2011
Il y a tout juste deux ans se tenait le sommet de « la der­nière chance ». Copenhague a donné Flopenhague (1). Depuis, un nou­veau record d’émissions de gaz à effets de serre est battu qua­si­ment chaque année : + 6 % en 2010 (2). Les niveaux d’émissions sont aujourd’hui plus hauts que le pire des scé­na­rios publiés par les scien­ti­fiques il y a à peine 4 ans. Nous allons vers 3 à 4°C de réchauf­fe­ment cli­ma­tique global et la consom­ma­tion d’énergie car­bo­née s’accroît. Les consé­quences à tra­vers le monde sont désas­treuses (3) : séche­resses en Australie et en Afrique, inon­da­tions au Pakistan et en Thaïlande, feux de forêts en Russie, montée des eaux qui menacent les îles du Pacifique, chan­ge­ment des sai­sons des pluies dans les Andes ou en Asie du Sud-Est, etc.
Alors que les dérè­gle­ments cli­ma­tiques menacent la vie de mil­lions de per­sonnes sur la pla­nète (4), le sujet a qua­si­ment dis­paru de l’agenda poli­tique. Après avoir été omni­pré­sent, le climat semble avoir été tota­le­ment oublié. C’est par­ti­cu­liè­re­ment vrai en Europe, où la crise finan­cière et éco­no­mique l’a tota­le­ment évincé, comme si les deux ques­tions n’avaient abso­lu­ment rien à voir l’une avec l’autre. La der­nière décla­ra­tion du G20 y consacre seule­ment cinq lignes abso­lu­ment creuses, sans aucune annonce (5). C’est dans cette indif­fé­rence quasi-géné­rale que va se tenir une nou­velle confé­rence de l’ONU sur le climat du 28 novembre au 9 décembre à Durban en Afrique du Sud.

Durban risque d’enterrer le protocole de Kyoto

Si le sommet de Cancun avait enté­riné (6) le pseudo-accord de Copenhague, Durban risque d’enterrer le pro­to­cole de Kyoto (7). Signé en 1997, il contraint les pays dits « déve­lop­pés » (8), à l’exception des Etats-Unis qui ne l’ont pas rati­fié, à res­pec­ter des objec­tifs chif­frés de réduc­tion de leurs émis­sions de gaz à effet de serre (GES). Ces objec­tifs sont limi­tés mais offi­ciel­le­ment contrai­gnants. La pre­mière phase d’engagement prend fin en 2012. Les pays en déve­lop­pe­ment exigent une seconde période d’engagements. La Russie, le Canada et le Japon, 10 % des émis­sions mon­diales à eux trois, ont déjà déclaré qu’ils n’en vou­laient pas. De son côté, l’Union Européenne affirme vou­loir conser­ver le pro­to­cole de Kyoto. Présidée par la Pologne (9), l’UE dit en même temps vou­loir un dis­po­si­tif inté­grant tous les pays. « Il est temps de trans­for­mer les paroles en action » (10) leur a dit en Octobre Jorge Arguello qui pré­side le groupe G77 et Chine pour le compte de l’Argentine, leur rap­pe­lant que l’UE se pare de vertu mais ne fait guère bouger les lignes. Quant aux Etats- Unis, ils mul­ti­plient les exi­gences envers la Chine et les grands pays émer­gents alors que dans le même temps, ils ne sont tou­jours pas signa­taires du pro­to­cole de Kyoto, ils n’ont tou­jours pas engagé de véri­table poli­tique de réduc­tion contrai­gnante de leurs émis­sions et ils rechignent à déblo­quer des finan­ce­ments.

De leur côté, les pays « en déve­lop­pe­ment » s’inquiètent de rem­pla­cer un pro­to­cole juri­di­que­ment contrai­gnant par un régime basé sur des enga­ge­ments volon­taires non contrai­gnants remet­tant en cause le prin­cipe de « res­pon­sa­bi­lité com­mune mais dif­fé­ren­ciée » qui fonde le pro­to­cole de Kyoto. Ils ont rap­pelé que le mandat de ces négo­cia­tions est de trans­for­mer en actions concrètes les prin­cipes de la Convention climat, non de les rené­go­cier. Comme l’analyse Pablo Solon (11), le plus vrai­sem­blable est que le pro­to­cole soit­con­servé pour ne pas trop bra­quer les « opi­nions publiques » mais qu’il soit en même temps com­plè­te­ment vidé de sa sub­stance, ie sans nou­velle période d’engagements. Sur le modèle du pseudo-accord de Copenhague, une liste des enga­ge­ments de réduc­tion d’émissions « que chacun sou­haite » pour­raient être consi­gnés dans texte « décidé » lors de cette COP 17.

Par ailleurs, le Guardian (12) a récem­ment annoncé que « les pays riches aban­don­naient toute idée d’un nou­veau traité avant 2020 ». Les négo­cia­teurs de ces pays admettent en privé qu’aucun accord mon­dial sur le climat ne pourra être obtenu avant 2016, et que dans ce cas, il n’entrerait pas en vigueur avant 2020. Connie Hedegaard, com­mis­saire euro­péenne du climat a ainsi affirmé que la feuille de route de l’Union Européenne pré­voyait qu’un accord puisse être établi en décembre 2016 et qu’il devienne effec­tif en 2020. L’alliance des petits Etats insu­laires consi­dèrent que cette pro­po­si­tion est « impru­dente et irres­pon­sable ». D’une manière géné­rale, les pays du G77 + Chine s’agacent de ces annonces et refusent que « Durban devienne la tombe du pro­to­cole de Kyoto ». L’exaspération grimpe. Au point que l’ancien pré­sident Costaricain, Jose Maria Figueres (13), qui n’est autre que le frère de Christiana Figueres, actuelle secré­taire exé­cu­tive des négo­cia­tions climat, pro­pose « d’occuper Durban ». Il annonce même que cela pour­rait se maté­ria­li­ser par « un sit-in des délé­ga­tions des pays les plus tou­chés par les dérè­gle­ments cli­ma­tiques ». Un blo­cage des négo­cia­tions qui seraient du jamais vu depuis le boy­cott des négo­cia­tions par les pays afri­cains pen­dant une jour­née en octobre 2009 à Barcelone.

Des financements inexistants, ou très insuffisants !

L’issue des dis­cus­sions sur l’avenir du pro­to­cole de Kyoto et d’un éven­tuel nou­veau dis­po­si­tif à brève, moyenne ou longue échéance, dépend éga­le­ment de ce qui sera mis sur la table en termes de finan­ce­ments. Des 30 mil­liards de dol­lars promis à Copenhague par les pays déve­lop­pés pour la période 2010-2012, les pays pauvres n’ont encore pas vu grand chose. Quand ils existent, ce sont bien sou­vent de l’aide au déve­lop­pe­ment rebap­tisé « climat ». Quant à l’objectif visant à mobi­li­ser 100 mil­liards par an d’ici 2020, il ne se concré­tise pas rapi­de­ment.

Lors de la der­nière réunion du Cap (Afrique du Sud), aucun accord (14) n’est inter­venu sur la mise en place du Fonds Vert pour le Climat. Présenté comme un véri­table succès lors de la confé­rence de Cancun (15), ce fond n’aura tou­jours pas vu le jour à l’ouverture de la confé­rence de Durban, un an plus tard. Sans regles de fonc­tion­ne­ment, sans repré­sen­tants et sans finan­ce­ments, ce fonds verts est à ce jour un mirage. Néanmoins, les dis­cus­sions laissent poindre une pri­mauté donnée aux finan­ce­ments privés issus des mar­chés, notam­ment du car­bone. Donnant par ailleurs un rôle majeur à la Banque Mondiale, ce fonds ne per­met­trait pas de garan­tir des finan­ce­ment pré­vi­sibles, addi­tion­nels et publics à la hau­teur des enjeux (16).

L’emballement climatique n’est pas stoppé

Pendant que ça bataille sur les formes ins­ti­tu­tion­nelles d’un post-Kyoto et du Fonds Vert, plus aucun débat n’a véri­ta­ble­ment lieu pour savoir com­ment aug­men­ter les enga­ge­ments de réduc­tion d’émissions des uns et des autres. L’essentiel est passé à la trappe. A l’échelle mon­diale, les émis­sions de CO2 ont pour­tant atteint 30,6 giga­tonnes (Gt) en 2010 (17), crois­sance dont la moitié est due aux Etats-Unis et à la Chine. Par habi­tant, si les émis­sions de la Chine – dont une bonne part est des­ti­née à la pro­duc­tion de biens expor­tés – s’élèvent à 5,8 tonnes, 1,5 tonnes pour l’Inde, les pays de l’OCDE en sont à 10 tonnes par habi­tant et par an. Ces der­niers repré­sentent tou­jours 25 % de la crois­sance des émis­sions mon­diales depuis 2009, et 40 % des émis­sions totales. Et l’Agence inter­na­tio­nale de l’énergie (AIE) s’attend, dans son rap­port annuel (18), à une hausse de 20 % des émis­sions de dioxyde de car­bone d’ici 2035, au lieu d’une réduc­tion impor­tante.

Sans seconde période d’engagements réel­le­ment contrai­gnants et à la hau­teur des enjeux, la pos­si­bi­lité de ne pas dépas­ser les 2°C de réchauf­fe­ment global d’ici la fin du siècle va s’amenuiser sévè­re­ment. Cet objec­tif néces­site une divi­sion par deux des émis­sions glo­bales d’ici 2050, soit au mini­mum par quatre dans les pays dits « déve­lop­pés ». D’autant plus que les pays euro­péens, par exemple, entendent bien faire per­du­rer les méca­nismes de flexi­bi­lité, tels que les mar­chés car­bone et les méca­nismes de déve­lop­pe­ment propre (MDP), que le pro­to­cole de Kyoto sur­vive ou pas. Et ce quand bien même ces méca­nismes de flexi­bi­lité dévoient la lutte contre les dérè­gle­ments cli­ma­tiques. Permettant de ne pas réduire for­te­ment ses propres émis­sions domes­tiques, les MDP ont fonc­tionné comme un effet d’aubaine pour des indus­triels tout heu­reux d’être finan­cés pour implan­ter leurs inves­tis­se­ments dans des pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil qui concentrent plus des 2/3 des pro­jets réa­li­sés, au détri­ment de l’Afrique par exemple (19).

MDP, REDD, géo-ingénierie : des expérimentations injustes, inefficaces et dangereuses !

Les MDP ne sont qu’une longue série de dis­po­si­tifs inadap­tés à la lutte contre les chan­ge­ments cli­ma­tiques. Si les COP ne jouent plus leur rôle d’espaces de négo­cia­tions sur les réduc­tions d’émissions de gaz à effets de serre, elles sont deve­nues de véri­tables foires aux pro­po­si­tions inadap­tées, injustes et dan­ge­reuses. Après avoir sus­cité les mar­chés et la com­pen­sa­tion car­bone, qui per­mettent sur­tout aux pays du Nord d’éviter de réduire leurs émis­sions domes­tiques, les négo­cia­tions climat pré­voient d’étendre ces méca­nismes aux forêts, à l’usage des sols et à l’activité agri­cole. Il n’y a pas de limite à l’imaginaire finan­cier et néo­li­bé­ral.

Transformant les forêts et les sols en stocks de car­bone, les méca­nismes REDD et assi­mi­lés par­ti­cipent d’une double logique de mar­chan­di­sa­tion et de finan­cia­ri­sa­tion de la nature. On en oublie­rait presque que les forêts sont des lieux d’habitat et de vie pour de nom­breuses com­mu­nau­tés, dont les droits sont bafoués par de tels dis­po­si­tifs, et qu’elles sont une source d’eau et de bio­di­ver­sité sans égal. A Durban, grand est le risque de voir ce type de méca­nismes éten­dus à l’usage des sols. Confrontés à l’absence de finan­ce­ments, les pays pauvres sont vive­ment invi­tés par la Banque Mondiale à sou­te­nir son projet « d’agriculture intel­li­gente face au climat » (cli­mate smart agri­cul­ture (20)). Les sols et pra­tiques agri­coles, sous peu qu’elles soient favo­rables à la cap­ture et au sto­ckage du CO2, devien­draient éli­gibles aux dis­po­si­tifs MDP et donc source poten­tielles de finan­ce­ments. Derrière, Monsanto et autre mul­ti­na­tio­nales, ayant bre­veté des tech­niques de semis sans labours avec des OGM appro­priés, se frottent les mains. Ce sont autant de tech­niques qui pour­raient deve­nir éli­gibles aux finan­ce­ments MDP. Les petits pay­sans peuvent eux s’inquiéter d’un dis­po­si­tif qui imman­qua­ble­ment aggra­vera la désap­pro­pria­tion de leur tra­vail tout en favo­ri­sant un nouvel acca­pa­re­ment des terres, minant tout pos­si­bi­lité de sou­ve­rai­neté ali­men­taire. Alors que les pra­tiques d’agriculture vivrière, agroé­co­lo­giques, tra­di­tion­nelles ou pas, sont pour la plu­part satis­fai­santes au regard des exi­gences cli­ma­tiques.

Autre ver­sant des pro­po­si­tions inadap­tées, injustes et dan­ge­reuses : la géo-ingé­nie­rie (21). Plutôt que de réduire les émis­sions de CO2, pour­quoi ne pas accroître la capa­cité d’absorption en CO2 des océans ? Ou d’augmenter la capa­cité réflé­chis­sante de la stra­to­sphère pour réduire l’effet de serre ? Comment ? En fer­ti­li­sant les océans avec des nano­par­ti­cules de fer dans le but d’y faire pro­li­fé­rer le phy­to­planc­ton, cap­teur théo­rique de CO2, ou bien en y déver­sant de la chaux afin d’en réduire l’acidité et d’accroître leur capa­cité d’absorption du CO2. Pour la stra­to­sphère, il s’agit éga­le­ment d’y dis­sé­mi­ner des élé­ments chi­miques capables de réflé­chir une partie du rayon­ne­ment solaire comme l’avait fait l’éruption du volcan Pinatubo en 1991. Celle-ci avait pro­jeté 20 mil­lions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stra­to­sphère, entraî­nant un refroi­dis­se­ment moyen de la pla­nète de 0,5 °C pen­dant deux ans (22).

La COP, une Conférence des Pollueurs ?

A ce petit jeu, cer­tains se demandent si les COP ne sont pas deve­nues seule­ment des Conférences de Pollueurs (23). Se réunis­sant pour la 17ème fois sans avoir le début du com­men­ce­ment d’une solu­tion sérieuse aux défis de l’humanité confron­tée aux dérè­gle­ments cli­ma­tiques, les chefs d’Etats et de gou­ver­ne­ments, ou leurs repré­sen­tants, peuvent-ils encore pré­tendre déte­nir la légi­ti­mité pour mener à bien ces négo­cia­tions ? Depuis Copenhague, ils disent pré­fé­rer la stra­té­gie des petits pas. Pourtant, cette stra­té­gie des petits pas ne fonc­tionne pas et les dis­po­si­tifs mis en place ne font qu’aggraver la situa­tion glo­bale. Face à l’emballement cli­ma­tique, aucune solu­tion de type « capi­ta­lisme vert » n’est opé­ra­toire.

Quelle est donc aujourd’hui la cré­di­bi­lité et la sin­cé­rité de négo­cia­teurs et ministres qui vont de sommet en sommet sans aucun résul­tat tout en por­tant en notre nom des pro­po­si­tions ou des man­dats qui ne sont pas à la hau­teur des enjeux ? Pourquoi ne pas étendre le mot d’ordre des indi­gnés « ils ne nous repré­sentent pas » en affir­mant qu’ils ne sont « plus légi­times » pour s’occuper d’enjeux aussi sérieux ? Pourquoi ne serions- nous pas plus légi­times qu’eux pour éla­bo­rer des solu­tions aux dérè­gle­ments cli­ma­tiques, sur la base des décla­ra­tions de Cochabamba (24) ou de Lézan (25) ?

Occupy COP17 : Tout réinventer pour construire l’alternative !

Il n’y a donc pas d’autres solu­tions que de tout réin­ven­ter. Nous ne par­tons pas de rien. Nous par­tons de mil­liers d’expériences de relo­ca­li­sa­tions d’activités socia­le­ment utiles et éco­lo­gi­que­ment sou­te­nables. Nous par­tons de très nom­breuses luttes contre les grands pro­jets inutiles (26) (aéro­ports (27), auto­routes, etc…), contre le tou­jours plus loin / pro­fond / dan­ge­reux des entre­prises minières et éner­gé­tiques (28), ou contre les aber­ra­tions néo­li­bé­rales visant à mettre les peuples en com­pé­ti­tion autour d’un moins disant social injuste et inac­cep­table. Nous par­tons de nom­breuses expé­riences et réflexions pour faire de l’eau, l’air, l’énergie, la bio­di­ver­sité, etc. des biens com­muns de l’humanité qui doivent être gérés direc­te­ment par les popu­la­tions, sans l’entremise d’intérêts privés et capi­ta­listes. Nous par­tons enfin d’une conscience et d’une com­pré­hen­sion tou­jours plus vives et pré­cises, bien que pas tou­jours expri­mées, selon les­quelles « ça ne peut plus durer comme ça ».

Voilà quatre des piliers sur les­quels construire l’alternative. Bien-entendu, cela peut paraître peu par rap­port aux pou­voirs des Etats et aux pro­jets fous et aber­rants des lob­bies et mul­ti­na­tio­nales. Mais espé­rer de ces der­niers qu’ils soient tou­chés par la grâce et finissent par agir « bien » est tout sim­ple­ment illu­soire. Nous n’avons pas d’autres solu­tions que de s’appuyer sur nos forces, à tous les niveaux, pour construire à la fois le monde de demain et le rap­port de force néces­saire pour que nos solu­tions, celles qui existent et celles que nous devrons inven­ter en route, s’imposent d’elles-mêmes.

A quoi bon aller à Durban alors ? Pour décons­truire les dis­cours offi­ciels et construire avec les mou­ve­ments et orga­ni­sa­tions de la pla­nète entière cette his­toire, notre his­toire, selon laquelle nous avons les solu­tions pour une véri­table tran­si­tion éco­lo­gique et sociale de nos socié­tés. A la veille de cette confé­rence, fleu­rissent les appels « Occupy COP17 », occu­per Durban, voire même à occu­per la Terre (29). Occuper l’espace, occu­per les consciences, ne pas les lais­ser à nos adver­saires, voilà de quoi il est ques­tion à Durban. Construire l’alternative passe tou­jours par cette exi­gence d’obtenir un accord juste, contrai­gnant et à la hau­teur des enjeux. Nous n’avons pas d’autres solu­tions que de l’imposer à celles et ceux qui n’en veulent pas. Seule une mobi­li­sa­tion citoyenne sans pré­cé­dant pourra inver­ser le rap­port de force et déblo­quer la situa­tion. Construisons l’alternative. Reprenons le pou­voir sur nos exis­tences et notre avenir.

Publié par Mouvements, le 29 novembre 2011. http://​www​.mou​ve​ments​.info/​O​c​c​u​p​o​n​s​-​D​u​r​b​a​n​-​e​t​-​l​a​-​C​O​P​-​1​7​.html

P.-S.

http://copenhague.blogs.liberation….
http://​www​.guar​dian​.co​.uk/​e​n​v​i​ronme…
3 Voir le denier docu­ment du GIEC :
http://​www​.ipcc​.ch/​n​e​w​s​_​a​n​d​_​e​v​ents/…
4 D’après les don­nées du Forum huma­ni­taire mon­dial, pré­sidé par l’ancien Secrétaire des Nations Unies, Kofi Annan, on a estimé le nombre de décès dû aux dérè­gle­ments cli­ma­tiques en 2009 à près de 350 000.
http://​www​.g20​-g8​.com/​g​8​-​g​2​0​/​g​20/fr… final.1555.html
http://​cli​mat​jus​tice​.org/​2​0​1​0​/​12/07…
7 Voir cet article pour une pré­sen­ta­tion plus com­plète :
http://​www​.mou​ve​ments​.info/​C​o​p​enhag… menent.html
8 Les pays déve­lop­pés sont les pays dits de l’Annexe B, selon le pro­to­cole de Kyoto, qui regroupe les pays aux­quels le pro­to­cole assi­gnait un objec­tif de réduc­tion des émis­sions de GES de 5,2 % d’ici 2012 par rap­port à 1990 et un objec­tif de rené­go­cia­tion d’engagements contrai­gnants pour la période post-2012.
9 Fortement consom­ma­trice de char­bon et rétive à tout enga­ge­ment impor­tant en faveur du climat, la Pologne vient de se lancer dans une exploi­ta­tion tout azimut des gaz de schiste dont le bilan-car­bone pour­rait être catas­tro­phique.
10 http://​www​.afri​que​jet​.com/​u​n​-​c​limat…
11 http://​alter​-echos​.org/​j​u​s​t​i​c​e​-clim…
12 http://​www​.guar​dian​.co​.uk/​e​n​v​i​ronme…
13 http://​www​.guar​dian​.co​.uk/​e​n​v​i​ronme…
14 http://​thes​tar​.com​.my/​c​o​l​u​m​n​i​s​ts/st…
15 http://​www​.bas​ta​mag​.net/​a​r​t​i​c​l​e​1​3​5​4​.html
16 http://​cli​mat​jus​tice​.org/​2​0​1​1​/​09/10…
17 D’après les der­nières don­nées de l’Agence inter­na­tio­nale de l’énergie :http://​www​.iea​.org/​i​n​d​e​x​_​i​n​f​o​.​asp?i…
18 http://​www​.worl​de​ner​gyout​look​.org/
19 http://​www​.roman​die​.com/​n​e​w​s​/​n​/_Le_… 910.asp
20 http://​cli​ma​te​change​.world​bank​.org/…
21 http://​www​.etc​group​.org/​u​p​l​o​a​d​/publ…
22 http://​www​.bas​ta​mag​.net/​a​r​t​i​c​l​e​1​7​6​5​.html
23 http://​alter​-echos​.org/​j​u​s​t​i​c​e​-clim… %C2%A0%C2%BB/
24 http://​cli​mat​jus​tice​.org/​2​0​1​0​/​04/22…
25 http://​cli​mat​jus​tice​.org/​2​0​1​1​/​08/30…
26 http://​www​.11​-12​-2010​.eu/FRA/
27 http://​blogs​.media​part​.fr/​b​l​o​g​/maxi… chan­ge­men
28 http://​alter​-echos​.org/​e​x​t​r​a​c​t​ivism… et
http://​alter​-echos​.org/​e​x​t​r​a​c​t​ivism… contestation-prend-de-l%e2%80%99ampleur/
29 http://​www​.grist​.org/​p​o​l​l​u​t​i​o​n​/2011…

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