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Numéro 20, Automne 2018

Les groupes populaires face à l’État

Couverture du numéro

À propos de ce numéro

Dixième anniversaire des NCS

Avec ce numéro 20, les NCS célèbrent leurs 10 ans d’existence. Ce numéro traite de la situation complexe et difficile des groupes s’inscrivant dans les mouvements populaires au Québec – groupes de l’action communautaire autonome, du mouvement populaire, du mouvement féministe et de nombreux autres. Assaillis par les politiques restrictives et instrumentalisantes de l’État, épuisés par le manque de ressources, ils sont amenés à se questionner sur leur mission fondamentale, au moment où la restructuration néolibérale privatise, individualise et fragmente la société. Ce dossier explore les aspects systémiques et conjoncturels de cette situation critique des groupes populaires. Face aux défis, de nouvelles pistes sont identifiées pour à la fois défendre ces groupes et relancer les luttes.

Table des matières

Nouveaux Cahiers du socialisme

N° 20, automne 2018

 

Table des matières

 

Les NCS

Le dix prochaines années

Pierre Beaudet

 

DOSSIER - LES GROUPES POPULAIRES FACE À L’ÉTAT

Introduction au dossier

Pierre Beaudet, Jocelyne Bernier, Mathilde Grandgonnet et Sébastien Rivard

Enjeux contemporains

• À bout de souffle

L’action communautaire en 2018

Céline Métivier

• Comment bloquer le démantèlement du secteur public dans les soins de santé et les services sociaux ?

Jacques Benoît

• Les mouvements populaires doivent prendre l’initiative contre le racisme systémique

Entrevue avec Will Prosper

Pierre Beaudet

• Écologistes et forestiers face à l’État

Une histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Christophe Aura

• Les organisations syndicales régionales peuvent-elles être des passerelles entre le mouvement ouvrier et le mouvement populaire ?

Thomas Collombat

• « Aider les pauvres »

Les revers de la philanthropie

Annabelle Berthiaume

• La transformation sociale au cœur de la lutte pour la reconnaissance

Marie Leclerc

Histoire et théories

• Regarder dans le rétroviseur pour mieux avancer…

Les luttes urbaines d’aujourd’hui à hier

Pierre Hamel

• Les mouvements des femmes au Québec : acteurs incontournables de changement social

Le Groupe des 13

• Que retenir de la lutte des garderies populaires ?

Yves Rochon

• Du municipal au municipalisme

Jonathan Durand Folco

Résistances

• Manon Massé : la politique par en bas

Pierre Beaudet et Mathilde Grandgonnet

• Luttes populaires à Pointe-Saint-Charles : résistance et résilience

Jocelyne Bernier et Karine Triollet

• Le FRAPRU : quarante ans de luttes face à l’État

François Saillant

• Lutte unitaire contre l’austérité : bilan et perspectives de la Coalition Main rouge

Véronique Laflamme

• La bataille des 15 dollars de l’heure

L’expérience du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants

Cheolki Yoon et Jorge Frozzini

• -Hoodstock à Montréal-Nord, un carburant pour le socialisme ?

Guillaume Hébert, Wissam Mansour, Nargess Mustapha et Will Prosper

• Le nouveau pouvoir noir aux États-Unis

Rose M. Brewer

• CPE en péril : l’histoire d’un saccage

Marie-Claude Gagnon

• Les enjeux de l’économie sociale en Argentine

Guillermo Cieza

PARCOURS MILITANT

• Entrevue avec Édith Cloutier, directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or

Julie Perreault

BILAN DE LUTTES

• La campagne 5-10-15 : un chapitre de plus à une longue lutte pour un salaire minimum décent

Mélanie Gauvin et Virginie Larivière

• Soutien ou animation : quel rôle pour une association de circonscription d’un parti politique comme Québec solidaire ?

Alexandre Leduc

PERSPECTIVES

• Repenser l’État et l’impérialisme

Salar Mohandesi

• Pour relancer les perspectives anti-impérialistes

Ronald Cameron et Pierre Beaudet

• La mondialisation d’hier à aujourd’hui

Claudio Katz

• Réalité et dérives de l’extrême droite au Québec.

Entrevue avec David Morin

Stéphane Chalifour

NOTES DE LECTURE

• Pierre Dardot et Christian Laval, L’ombre d’octobre. La Révolution russe et le spectre des soviets

Pascale Dufour

• Raju J. Das, Marxist Class Theory for a Skeptical World

Pierre Leduc

• Normand Baillargeon, Anarchisme et éducation. Anthologie. Tome I – 1793-1918

Wilfried Cordeau

• Jean Lamarre, Le mouvement étudiant québécois des années 1960 et ses relations avec le mouvement international

Guillaume Tremblay-Boily

• Yuval Noah Harari, Homo deus. Une brève histoire de l’avenir

Louis Desmeules

LES AUTEURES ET AUTEURS

 

 

 

ERRATA

 

Dans le dernier numéro des NCS (no 19), l’article « Les défis du féminisme autochtone. Entretien avec Wildia Larivière » écrit par Ryoa Chung commençait par un poème de Natasha Kanapé Fontaine dont la transcription n’était pas exacte.

Les Nouveaux Cahiers du socialisme présentent toutes leurs excuses à Mme Fontaine.

 

Voici le texte restitué publié dans le Manifeste Assi (Mémoire d’encrier, 2014).

 

Je suis trois femmes en une

je suis la fille

la mère la grand-mère

 

Je suis ma grand-mère

ma mère

moi

 

Je suis la lune la terre la mer

ma mémoire

mes entrailles mon sang

un tremblement territoire

un grondement d’ancêtres

le cœur les matrices vidées

 

Je heurte

un tambour immense

asséché.

 

Natasha Kanapé Fontaine

 

 

 

Articles en lien avec ce numéro

Notes de lecture
L’ombre d’Octobre. La Révolution russe et le spectre des soviets
12 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

Dans leur der­nier ouvrage, Dardot et Laval nous convient à dis­si­per l’ombre que fut la révo­lu­tion russe ainsi que l’ombre qu’elle a pro­duite depuis. Pour les auteurs, l’expérience d’Octobre et ses suites his­to­riques à gauche (notam­ment par l’intermédiaire des partis com­mu­nistes) ont conduit à occul­ter d’autres révo­lu­tions, comme la révo­lu­tion mexi­caine de 1910 et la révo­lu­tion espa­gnole de 1936, et ont conduit à limi­ter les manières de penser les com­mu­nismes. À cause de l’ombre de 1917, autant la sphère des idées et du débat poli­tique que celle des pra­tiques poli­tiques se sont res­treintes à cer­taines pos­si­bi­li­tés et cer­taines direc­tions qui ne sont, en fin de compte, que des hori­zons dépas­sables.

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Perspectives
Réalité et dérives de l’extrême droite au Québec Entrevue avec David Morin
10 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

S.C. – Commençons par défi­nir ce qu’est l’extrême droite. Dans son ouvrage Pourquoi les pauvres votent-ils à droite ?[2], Thomas Franck fai­sait la radio­gra­phie de cette frange de l’électorat séduite par le popu­lisme de droite. En quoi la montée des popu­lismes atteste-t-elle tou­jours de ce phé­no­mène ?

D. M. – Il faut ici éviter un double piège : celui de mettre tout le monde dans le même sac, les caté­go­ries fourre-tout étant rare­ment pro­pices à des ana­lyses éclai­rées et celui de repro­duire sans les ques­tion­ner les nou­velles caté­go­ries (droite alter­na­tive, ultra-droite, droite radi­cale, etc.) le plus sou­vent créées par les groupes eux-mêmes, passés maîtres dans l’art des euphé­mismes et du double dis­cours pour éviter l’anathème, sous cou­vert de propos poli­ti­que­ment plus cor­rects. Il fau­drait plutôt parler des extrêmes droites au plu­riel, car ce terme recouvre des réa­li­tés his­to­riques et des mou­ve­ments assez variés et dis­pa­rates. Ainsi, l’extrême droite « clas­sique », ouver­te­ment raciste, hai­neuse et par­fois vio­lente, semble de manière géné­rale moins attrac­tive – encore que ce ne soit pas vrai par­tout si l’on regarde les États-Unis, la Grèce ou la Hongrie – par rap­port à la montée de mou­ve­ments natio­naux popu­listes ou néo­po­pu­listes, aux dis­cours xéno­phobes plus poli­cés, qui tentent de s’insérer dans le jeu démo­cra­tique, comme en Europe ou à Washington. Ces extrêmes droites prennent les visages de leur époque et s’adaptent aux contextes inter­na­tio­naux et natio­naux dans les­quels elles puisent leurs argu­ments. La plu­part de ces groupes par­tagent néan­moins des valeurs et des cri­tères idéo­lo­giques com­muns, tels que la réi­fi­ca­tion d’une com­mu­nauté (natio­nale, eth­nique, etc.) et d’une iden­tité à pro­té­ger, une cer­taine xéno­pho­bie, la pro­mo­tion d’un ordre moral, etc. Au bout du compte, l’utilisation de la caté­go­rie d’analyse « extrêmes droites » me semble per­ti­nente, mais avec des nuances qui s’imposent eu égard notam­ment à la place qu’elles accordent ou non à la vio­lence dans leur dis­cours et dans leurs actes.

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Perspectives
Pour relancer les perspectives anti-impérialistes

Depuis 2016, la situa­tion mon­diale évolue sous l’impact du lea­der­ship de Donald Trump. Parmi les effets saillants :

L’assaut pra­tique et expli­cite contre ce qui reste de mul­ti­la­té­ra­lisme (l’ONU);

Les efforts pour « restruc­tu­rer » les règles régis­sant le com­merce et les inves­tis­se­ments (dont les accords de libre-échange). La ten­dance est davan­tage sur les moda­li­tés que sur les fina­li­tés, de façon à trans­fé­rer des coûts et des res­pon­sa­bi­li­tés aux alliés-subal­ternes et aux pays dits « émer­gents » ;

Le dis­cours bel­li­queux contre l’Iran et la Corée du Nord, mais aussi contre la Chine et la Russie, pays consi­dé­rés comme des « adver­saires », ce qui débouche sur des aug­men­ta­tions sub­stan­tielles des bud­gets mili­taires, y com­pris dans le domaine nucléaire ;

Des trans­for­ma­tions aux États-Unis, telles d’immenses coupes dans les fonc­tions sociales de l’État cou­plées à des baisses sub­stan­tielles d’impôts, mise en place d’un dis­po­si­tif encore plus répres­sif contre les immi­grantes, les immi­grants, les réfu­giés-e-s, les syn­di­cats et les groupes envi­ron­ne­men­ta­listes, aggra­va­tion du dis­cours raciste, etc.

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Perspectives
Repenser l’État et l’impérialisme[1]

La bataille du riz

Gilles Aillaud, La bataille du riz, 1968

Pour dépas­ser les limites et les contra­dic­tions des concepts pro­po­sés au début du ving­tième siècle par les mar­xistes « clas­siques » (tels Hilferding, Luxemburg, Lénine et tant d’autres), il faut, comme le sug­gèrent Sam Gindin et Leo Panitch, éla­bo­rer une nou­velle ana­lyse de l’impérialisme à partir d’une théo­rie de l’État[2]. L’État n’est pas une « chose », ni un simple « sous-pro­duit » du capi­ta­lisme, mais un ensemble d’institutions contra­dic­toires, elles-mêmes pro­duites et tra­ver­sées par des luttes achar­nées entre classes, bref un rap­port social. De la même manière, l’impérialisme doit être com­pris comme un rap­port de domi­na­tion entre États plutôt que comme un simple syno­nyme de l’expansion capi­ta­liste.

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Les groupes populaires face à l’État
Les enjeux de l’économie sociale en Argentine[1]
Résistances

On dit sou­vent que les entre­prises ne cor­res­pon­dant pas aux modèles clas­siques de l’économie capi­ta­liste sont peu pro­duc­tives et ne per­durent pas. Néanmoins, tout n’est pas tou­jours aussi tran­ché. En Argentine, depuis l’implosion éco­no­mique qui a mis à pied des cen­taines de mil­liers de tra­vailleuses et de tra­vailleurs, les pro­jets de créa­tion d’emplois menés par des entre­prises à but non lucra­tif se sont mul­ti­pliés. Dans cer­tains cas, ces pro­jets ont été ins­tru­men­ta­li­sés par le gou­ver­ne­ment. Dans d’autres cepen­dant, ils se sont ins­crits dans une pers­pec­tive de trans­for­ma­tion sociale dès les années 1990. Il importe donc de mieux com­prendre ces dif­fé­rentes mani­fes­ta­tions de « l’économie sociale ».

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Bilan des luttes
La campagne 5-10-15 : un chapitre de plus à une longue lutte pour un salaire minimum décent

Un peu d’histoire

L’année 2015 mar­quait le 90e anni­ver­saire de l’entrée en vigueur de la pre­mière loi fixant un niveau de salaire mini­mum au Québec, la Loi sur le salaire mini­mum des femmes. L’objectif de cette loi était de pro­té­ger les femmes et les enfants de l’exploitation et de frei­ner un nivel­le­ment à la baisse des salaires. Cette loi consti­tue un des pre­miers filets de sécu­rité dont le Québec s’est doté.

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Parcours militant
Entrevue avec Édith Cloutier, directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or

Édith Cloutier est direc­trice géné­rale du Centre d’amitié autoch­tone de Val-d’Or depuis 1989. Elle s’est dis­tin­guée comme pré­si­dente du Regroupement des centres d’amitié autoch­tones du Québec pen­dant plu­sieurs années et a reçu de nom­breux prix sou­li­gnant son enga­ge­ment et sa car­rière, dont le pres­ti­gieux prix de l’Ordre natio­nal du Québec. Très impli­quée dans la défense du fait autoch­tone en milieu urbain, elle nous offre une vision de la déco­lo­ni­sa­tion à l’avant-garde des nou­velles poli­tiques autoch­tones.

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Bilan des luttes
Soutien ou animation : quel rôle pour une association de circonscription d’un parti politique comme Québec solidaire ?

De nos jours, la joute poli­tique se joue beau­coup autour de la per­son­na­lité des chefs de parti et de leur capa­cité de placer quelques « lignes » dans les médias. L’information en continu et les réseaux sociaux ne font qu’accentuer cette ten­dance. Or, dans cer­taines cir­cons­crip­tions où les résul­tats sont serrés, la force d’une asso­cia­tion de cir­cons­crip­tion peut peser suf­fi­sam­ment lourd pour faire pen­cher la balance lors d’un scru­tin géné­ral. Pour un parti en émer­gence ne béné­fi­ciant pas du sou­tien de l’élite média­tique ou finan­cière, la base mili­tante est sou­vent la seule res­source sur laquelle comp­ter. Ce fut et c’est encore le cas pour Québec soli­daire (QS), un parti qui se réclame des urnes et de la rue. Dans le pré­sent texte, nous ana­ly­se­rons le cas de l’association de QS dans Hochelaga-Maisonneuve (QSHM) à Montréal pour com­prendre à l’intérieur de quelles balises elle situe son action poli­tique en dehors d’une cam­pagne élec­to­rale.

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Les groupes populaires face à l’État
CPE en péril : l’histoire d’un saccage
Résistances

La préhistoire

L’histoire de ce qu’on appelle main­te­nant les centres de la petite enfance (CPE) débute dans les années 1970. À l’époque, des parents, en majo­rité des femmes, créent « des gar­de­ries popu­laires ». Ce sys­tème fonc­tionne : il permet aux femmes un retour sur le marché du tra­vail et donne aux enfants un milieu de vie sécu­ri­taire et adapté à leurs besoins. On recon­naît par le fait même que la société a un rôle à jouer dans le domaine de la petite enfance. Des groupes de femmes, des orga­nismes com­mu­nau­taires et le mou­ve­ment syn­di­cal décident alors de se mobi­li­ser et de reven­di­quer la mise en place d’un réseau uni­ver­sel de gar­de­ries sans but lucra­tif acces­sible à tous. Après moult mani­fes­ta­tions et pres­sions, le gou­ver­ne­ment accepte en 1974 d’offrir des sub­ven­tions de démar­rage à de nou­velles gar­de­ries. Parallèlement, il déve­loppe une offre de sub­ven­tions aux parents selon leur revenu. Résultat : on a enfin des gar­de­ries gérées par les parents-usa­gers et finan­cées en partie par l’État. En 1979, nou­veau rebon­dis­se­ment, le gou­ver­ne­ment du Parti qué­bé­cois (PQ) adopte la Loi sur les ser­vices de garde à l’enfance qui pri­vi­lé­gie les coopé­ra­tives et les entre­prises à but non lucra­tif admi­nis­trées majo­ri­tai­re­ment par les parents. Le nou­veau cadre pré­voit éga­le­ment une exo­né­ra­tion finan­cière pour les parents (deux dol­lars par jour par enfant), versée direc­te­ment aux gar­de­ries. On parle d’un ser­vice uni­ver­sel, acces­sible et d’égalité des chances par­tant du prin­cipe que l’aide finan­cière n’est plus accor­dée en fonc­tion de la capa­cité de payer des parents. On recon­naît aussi léga­le­ment la garde en milieu fami­lial.

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Les groupes populaires face à l’État
Le nouveau pouvoir noir aux États-Unis[1]
Résistances

Les années soixante et soixante-dix ont été témoins d’une grande révolte des popu­la­tions afro-amé­ri­caines qui a pris nais­sance dans les ghet­tos indus­triels de plu­sieurs grandes villes. À Détroit, des mou­ve­ments inédits ins­pi­rés par une gauche mar­xiste ont secoué ce qui était à l’époque la capi­tale de l’industrie auto­mo­bile. Sur la côte ouest, les Black Panthers ont de leur côté cana­lisé un mou­ve­ment popu­laire centré sur la jeu­nesse révol­tée et les com­mu­nau­tés en détresse. Ces mou­ve­ments élar­gis­saient alors leur influence et les élites poli­tiques noires (dont Martin Luther King) pen­chaient plus vers la gauche, construi­sant de nou­velles alliances avec le mou­ve­ment contre la guerre au Vietnam. Face à cet acti­visme, le pou­voir poli­tique ne pou­vait rester passif et une vague de répres­sion de forte inten­sité s’en est suivie. Les Black Panthers, empor­tés par leur ten­dance à se consi­dé­rer comme une « avant-garde » armée, ont été lit­té­ra­le­ment anéan­tis. Les sec­teurs ouvriers radi­ca­li­sés ont été répri­més par les syn­di­cats, les poli­tiques néo­li­bé­rales ont décimé les usines, même celles de Détroit, qui est peu à peu deve­nue une ville fan­tôme. Une nou­velle classe moyenne noire, encou­ra­gée par les démo­crates (notam­ment sous le gou­ver­ne­ment Clinton), mieux arti­cu­lée et plus agres­sive s’est affir­mée. Refoulant le radi­ca­lisme des années pré­cé­dentes, elle s’est affi­chée ouver­te­ment pour l’économie de marché et par­ti­sane de l’impérialisme.https://​www​.youth​linkmn​.org/​2​0​1​7​/​0​2​/​h​i​s​t​o​r​y​-​i​n​-​t​h​e​-​m​a​k​i​n​g​-​d​r​-​r​o​s​e​-​b​r​ewer/

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