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Numéros des NCS

 
Syndicalisme : institution ou mouvement ?
À la recherche du deuxième front !
DÉFIS DU SYNDICALISME CONTEMPORAINS
mercredi 28 mars 2018
No. 19 - Hiver 2018

Lorsque le résul­tat des votes d’allégeance syn­di­cale a été dévoilé dans le réseau de la santé et des ser­vices sociaux qué­bé­cois au prin­temps 2017, moment où on a appris la perte de 22 000 membres du côté de la Confédération des syn­di­cats natio­naux (CSN), plu­sieurs mili­tantes et mili­tants de cette cen­trale ont affirmé qu’il s’agissait d’un aban­don ou d’un désa­veu de la part de la nou­velle géné­ra­tion de syn­di­qué-e-s à l’égard du deuxième front. Ce qui revient à dire que les jeunes employé-e-s du sec­teur public ne seraient inté­res­sés qu’à un syn­di­ca­lisme tra­di­tion­nel, confiné à la négo­cia­tion dans le cadre juri­dique déter­miné par les règles en vigueur dans le droit du tra­vail.

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Pour un syndicalisme écosocialiste
vendredi 23 mars 2018
No. 19 - Hiver 2018

Bonne nou­velle ! Les syn­di­cats semblent plus que jamais réso­lus à s’associer à la lutte contre la des­truc­tion en cours de notre habi­tat ter­restre. Sur le front éco­lo­gique, où les batailles per­dues ne se comptent plus, le sou­tien de ces acteurs poli­tiques majeurs est cru­cial. Mauvaise nou­velle : les prin­ci­pales pro­po­si­tions syn­di­cales pour mener à bien cette lutte sont telles qu’elles risquent fina­le­ment d’aggraver la situa­tion plutôt que de l’améliorer. Quel est le pro­blème et com­ment le résoudre ?[2]

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Introduction au dossier
vendredi 23 mars 2018
No. 19 - Hiver 2018

De tous les mou­ve­ments sociaux des temps modernes, le syn­di­ca­lisme est celui qui a favo­risé l’organisation du plus grand nombre de per­sonnes et, ne serait-ce que pour cette raison, il figure parmi les mou­ve­ments sociaux les plus puis­sants de notre époque. Pourtant, aucun dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme (NCS) ne lui avait encore été consa­cré, bien que le syn­di­ca­lisme et les luttes ouvrières – d’ici et d’ailleurs – aient fait l’objet de plu­sieurs textes dans nos pages, à chaque numéro ou presque.

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Justin Trudeau dans la matrice « people »
mercredi 7 mars 2018
No. 17 - Hiver 2017

Il n’est pas néces­saire d’avoir toutes les qua­li­tés d’un prince
(ou d’un homme d’État) pour gou­ver­ner, 
mais il est bien néces­saire de paraître les avoir.
— Nicolas Machiavel[2]

Il existe bel et bien une guerre des classes, mais c’est ma classe,
la classe des riches 
qui fait la guerre et nous la gagnons.
— Warren Buffet[3]

« Il n’est pas prêt », scan­dait Stephen Harper en par­lant de Justin Trudeau lors de la der­nière cam­pagne élec­to­rale. Et pour­tant, le come-back kid[4] est bien ins­tallé au 24 Sussex, sus­ci­tant l’intérêt des jeunes, voire même un cer­tain enthou­siasme de la géné­ra­tion selfie. Un peu plus d’an plus tard, com­ment expli­quer la vic­toire sans équi­voque des libé­raux et une lune de miel pérenne avec celui que l’on disait « vide en sub­stance » ? Regard sur le « Kennedy du Canada[5] » à l’intérieur d’un sys­tème où la démo­cra­tie est d’abord affaire d’images, de simu­lacres et de spec­tacle. 

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Notes de lecture
Building Global Labor Solidarity in a Time of Accelerating Globalization
vendredi 23 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Kim Scipes (dir.),

Building Global Labor Solidarity in a Time of Accelerating Globalization,

Chicago, Haymarket Books, 2016

Cet ouvrage col­lec­tif dirigé par Kim Scipes, uni­ver­si­taire et mili­tant che­vronné, aborde les enjeux de l’internationalisme syn­di­cal à l’heure d’une mon­dia­li­sa­tion « accé­lé­rée ». Le ton est cri­tique et dia­lec­tique, dans la mesure où la mon­dia­li­sa­tion y est consi­dé­rée à la fois comme un ter­reau fer­tile pour le néo­li­bé­ra­lisme, mais aussi comme un vec­teur de résis­tance, en par­ti­cu­lier pour le mou­ve­ment syn­di­cal. Ce der­nier n’est d’ailleurs pas pris comme un bloc homo­gène et les auteur-e-s optent expli­ci­te­ment pour une ana­lyse pri­vi­lé­giant les syn­di­cats pro­gres­sistes et leur poten­tiel de créa­tion d’un inter­na­tio­na­lisme « par la base ». Le livre pro­pose sept études de cas en Amérique du Nord (États-Unis, Canada et Mexique), en Amérique latine et en Asie (Philippines et Bangladesh). Bien que l’ampleur et l’approche adop­tée dans chaque cha­pitre varient beau­coup, ils apportent tous une contri­bu­tion et des réflexions per­ti­nentes sur ces enjeux.

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Notes de lecture
L’âge des démagogues. Entretiens avec Chris Hedges
jeudi 22 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Pierre-Luc Brisson,

L’âge des déma­gogues. Entretiens avec Chris Hedges,

Montréal, Lux, 2016

Ce livre de Chris Hedges a cer­tai­ne­ment connu un regain de popu­la­rité après l’élection de Donald Trump. Celui ou celle qui veut com­prendre ce qui s’est passé aux États-Unis peut trou­ver des élé­ments de réponses dans cette longue entre­vue que Hedges a accor­dée à l’essayiste qué­bé­cois Pierre-Luc Brisson. Y est rela­tée la pas­sion­nante tra­jec­toire de Hedges qui avait été remar­qué comme cor­res­pon­dant de guerre dans les années 1980 et 1990 : Hedges avait alors cou­vert les conflits en Amérique cen­trale, en Algérie, au Soudan, au Yémen, en Palestine et aussi dans l’ex-Yougoslavie. Journaliste réputé, cor­res­pon­dant au New York Times, sa tra­jec­toire a changé brus­que­ment après avoir dénoncé l’intervention mili­taire en Irak en 2003 lors d’une col­la­tion de grades au col­lège Rockford dans le mid­west. Il avait trans­formé son dis­cours pro­to­co­laire en dia­tribe contre George Bush et la guerre en Irak. « Nous nous embar­quons dans une occu­pa­tion qui, si on en croit les leçons de l’histoire, sera aussi dom­ma­geable pour nos âmes qu’elle le sera pour notre pres­tige, notre pou­voir et notre sécu­rité. » Cette dénon­cia­tion lui a valu d’être expulsé de l’évènement et d’être rabroué par son employeur, le New York Times, qu’il a quitté par la suite. Hedges, jusque-là jour­na­liste, devient alors essayiste et mili­tant. « Ma voix n’est plus enten­due dans les médias de masse tra­di­tion­nels, mais mes ouvrages conti­nuent de se frayer un chemin jusqu’à mes lec­teurs. » (p. 36) Depuis, Chris Hedges a publié des livres impor­tants comme la Mort de l’élite pro­gres­siste (Lux, 2012) et Jours de des­truc­tion et jours de révolte, avec le des­si­na­teur Joe Sacco (Futuropolis, 2012).

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Notes de lecture
The New Confessions of an Economic Hit Man
mercredi 21 février 2018
No. 18 - Automne 2017

John Perkins,

The New Confessions of an Economic Hit Man, 2e edi­tion,

Oakland (Calif.), Berrett-Koehler Publishers, 2016[1]

The New Confessions of an Economic Hit Man est la réédi­tion revue et aug­men­tée d’un livre à succès publié en 2004. Mea-culpa d’un homme tor­turé par ses men­songes, il raconte l’histoire d’une pro­fes­sion secrète, celle d’assassin éco­no­mique (eco­no­mic hit man), essen­tielle à la domi­na­tion des États-Unis sur l’« empire global ». Cet empire, John Perkins le décrit comme une « cor­po­ra­to­cra­tie » sans lieu de com­plot cen­tral, une norme inté­grée par les chefs d’entreprises mul­ti­na­tio­nales éta­su­niennes qui, avec le concours de l’appareil sécu­ri­taire, auto­ri­se­raient toutes les ruses pour sou­te­nir l’enrichissement des élites éta­su­niennes aux dépens du reste de la pla­nète.

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Notes de lecture
À bas les tueurs d’oiseaux ! Michel Chartrand.
mardi 20 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Suzanne-G. Chartrand,

À bas les tueurs d’oiseaux ! Michel Chartrand.

Témoignages et réflexions sur son par­cours mili­tant,

Montréal, Didactica, c.é.f./Trois-Pistoles, Éditions Trois-Pistoles, 2016

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Notes de lecture
Survivre à l’offensive des riches
lundi 19 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Roméo Bouchard,

Survivre à l’offensive des riches,

Montréal, Écosociété, 2016

Voici un essai aussi acces­sible que pas­sion­nant qu’il faut faire lire à tous les étu­diants et les étu­diantes avant leur départ du cégep. Dans un texte de moins de 200 pages, le mili­tant éco­lo­giste et poli­tique, ex-prêtre, jour­na­liste, pro­fes­seur, essayiste, agri­cul­teur bio­lo­gique depuis 1975 et fon­da­teur de l’Union pay­sanne, dresse un état du monde… qué­bé­cois. À 80 ans, Roméo Bouchard voit l’urgence d’agir « pour nous, nos jeunes, le monde, la pla­nète ». Il nous offre un « guide de survie [qui] essaie de faire le point sur la situa­tion et sur le tra­vail à faire pour nous en sortir ». La grande qua­lité de ce tra­vail est sa lim­pi­dité, ce qui en fait un authen­tique ouvrage d’éducation poli­tique pour les non-spé­cia­listes des sciences sociales. Certains pour­ront, certes, lui repro­cher de man­quer de nuances et de ne pas citer toutes ses sources, mais cela permet une plus grande acces­si­bi­lité et accroit le plai­sir de la lec­ture. La thèse est simple et forte : « C’est notre modèle de déve­lop­pe­ment et notre modèle de démo­cra­tie qu’il fau­drait revoir en pro­fon­deur si nous vou­lons sur­vivre sur cette pla­nète » (p. 23).

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Notes de lecture
Cinq chantiers pour le Québec
dimanche 18 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Institut de recherche et d’informations socio-éco­no­miques,

Cinq chan­tiers pour le Québec,

Montréal, Écosociété, 2016

Depuis la crise de 2008, des poli­tiques d’austérité sont impo­sées aux Québécoises et aux Québécois. En cou­pant dans les ser­vices publics au nom de l’atteinte du défi­cit zéro, le gou­ver­ne­ment du Québec semble avoir mis de côté la ques­tion du bien commun et du vivre-ensemble en dépos­sé­dant les classes défa­vo­ri­sées de ser­vices essen­tiels.

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