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Numéros des NCS

 
Bilan de luttes
De l’importance de la lutte contre l’exploitation sexuelle
et les autres formes de violences des hommes envers les femmes
vendredi 2 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Cet article pro­pose de rap­pe­ler le combat fémi­niste mené depuis plus de 10 ans par la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES[2]) et ses alliées afin de dénon­cer la pros­ti­tu­tion des femmes et des filles.

Après avoir pré­senté som­mai­re­ment l’organisme, nous insis­te­rons sur l’importance de rendre compte du regard cri­tique sur l’exploitation sexuelle et l’industrie du sexe que portent nombre de femmes ayant un vécu en lien avec la pros­ti­tu­tion. Nous insis­te­rons ensuite sur l’importance de déve­lop­per des lieux fémi­nistes de sou­tien pour les femmes, en les consi­dé­rant comme nos sœurs et non des béné­fi­ciaires, en recon­nais­sant leurs besoins et en valo­ri­sant leur point de vue. Ces ini­tia­tives doivent être por­tées par les groupes de femmes, mais aussi par la société civile en géné­ral. Les gou­ver­ne­ments se doivent d’être soli­daires pour que l’égalité de fait se réa­lise et les hommes doivent être res­pon­sa­bi­li­sés en lien avec les consé­quences de leurs choix et de leurs actes. Enfin, nous rap­pel­le­rons que les fémi­nistes abo­li­tion­nistes refusent d’être cyniques, exigent l’abolition de tous les sys­tèmes de domi­na­tion et valo­risent les savoirs, pra­tiques et expé­riences fémi­nistes.

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Culture
Présence autochtone, une saga à contre-courant
jeudi 1 février 2018
No. 18 - Automne 2017

I.S-A. – Comment a com­mencé l’aventure du fes­ti­val Présence autoch­tone ?

A.D. – Dans les années 1980, il y avait une nou­velle effer­ves­cence cultu­relle parmi les Premières Nations. Les jeunes artistes com­men­çaient à s’approprier des moyens d’expression contem­po­rains tout en s’affirmant comme des artistes de l’une ou de l’autre des Premières Nations du Québec. Kashtin connais­sait un succès mon­dial avec des chants de type folk­song rédi­gés et inter­pré­tés en langue innue. Alanis Obomsawin réa­li­sait des films à l’Office natio­nal du film du Canada. Les cultures autoch­tones vivaient une sorte de renou­veau, mais il y avait peu d’espaces où l’on pou­vait se connec­ter à ce cou­rant-là. Les artistes autoch­tones res­taient en posi­tion mar­gi­nale par rap­port à la mou­vance artis­tique qué­bé­coise. Certes, il avait eu quelques expé­riences dans des villes – c’est-à-dire hors des com­mu­nau­tés autoch­tones – à Roberval, à Val-d’Or et à Montréal, comme des week-ends cultu­rels avec films, chan­sons et deux ou trois confé­rences ; bref, des occa­sions de ren­contre pour se fami­lia­ri­ser avec la réa­lité des Premières Nations à partir d’éléments artis­tiques et cultu­rels qui don­naient de très bons résul­tats. La dif­fi­culté, c’est que ces acti­vi­tés étaient sou­vent orga­ni­sées sous l’égide d’un centre d’amitié autoch­tone ou d’une asso­cia­tion ayant par ailleurs son propre pro­gramme, de sorte qu’elles étaient tou­jours ponc­tuelles, sans conti­nuité.

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Culture
Les mots des femmes. Pouvoir, identité et souveraineté indigène[1]
mercredi 31 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

Dans ce texte paru en 2008, Patricia A. Monture explique le sens que prend pour elle le tra­vail d’écriture dans la lutte poli­tique des femmes autoch­tones, et à tra­vers une prise en consi­dé­ra­tion du tra­vail de dif­fé­rentes auteures et mili­tantes autoch­tones, y théo­rise le rap­port de néces­sité entre la voix de l’écrivaine et l’indépendance poli­tique. Il s’agit d’un texte impor­tant pour com­prendre l’épistémologie autoch­tone, la rela­tion entre la vie et l’écriture, et la pers­pec­tive indi­gène sur la cri­tique lit­té­raire. De plus, le texte syn­thé­tise bien la pers­pec­tive que Monture a déve­lop­pée et portée dans l’ensemble de son tra­vail intel­lec­tuel et mili­tant, et qui reste peu connu à ce jour du public fran­co­phone.

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La lutte des femmes autochtones pour les droits reproductifs
vendredi 26 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

Au Canada, les femmes autoch­tones vivent une réa­lité très dif­fé­rente de celles des autres femmes : elles connaissent un taux dis­pro­por­tion­nel­le­ment élevé d’infections trans­mis­sibles sexuel­le­ment (ITS), de gros­sesses à risques, d’accouchements pré­ma­tu­rés, de mor­ta­lité mater­nelle, de gros­sesses dites pré­coces et de vio­lence sexuelle. Ce texte fait le constat des prin­ci­paux enjeux entou­rant leur santé et leurs droits repro­duc­tifs, et explore diverses stra­té­gies de résis­tance mises en place par des fémi­nistes autoch­tones.

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Résistances
Autochtones et environnementalistes : unis contre les sables bitumineux

À la mémoire de Jacob Wawatie et de Jean Léger, dis­pa­rus tous deux en octobre 2016.
Chacun à leur façon, ils étaient des média­teurs qui ont ouvert des che­mins entre les cultures, pour une plus grande jus­tice éco­lo­gique.

L’heure des bra­siers

L’automne 2016 marque l’éveil à la situa­tion du peuple Sioux du Dakota du Nord à Standing Rock. Les tribus Lakota et Dakota de cette nation s’organisent contre le projet Dakota Access Pipeline (DALP) de l’entreprise du même nom. Depuis plu­sieurs mois déjà, ils dénoncent ce pipe­line qui tra­ver­se­rait le lac Oahe, mena­çant leurs sources d’eau potable, ainsi que nombre de leurs lieux sacrés. Ce pipe­line de 1825 km pré­voit trans­por­ter plus d’un demi-mil­lion de barils de pétrole brut vers l’Illinois en tra­ver­sant quatre États. Malgré une loi fédé­rale, il n’y a jamais eu de consul­ta­tion signi­fi­ca­tive des Premières Nations. Après quelques semaines, le cam­pe­ment érigé sur les rives du lac Oahe abrite plu­sieurs cen­taines de per­sonnes venues de dif­fé­rentes com­mu­nau­tés autoch­tones d’Amérique du Nord, mais aussi de nom­breux mili­tants et mili­tantes envi­ron­ne­men­taux.

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Résistances
II – Les prochaines étapes
jeudi 25 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

Entrevue avec Kandi Mossett[1]

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Résistances
I – La leçon de Standing Rock
mercredi 24 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

À la suite de la déci­sion du pré­sident Donald Trump, le Corps des ingé­nieurs de l’armée amé­ri­caine a repris ses tra­vaux au nord de la réserve sioux de Standing Rock. C’est le retour des poli­tiques racistes, patriar­cales et capi­ta­listes les plus crues, mais aussi un rebond du colo­nia­lisme. Dans l’imagination popu­laire amé­ri­caine, la fin du colo­nia­lisme est sur­ve­nue lorsque les treize colo­nies ont déclaré leur indé­pen­dance vis-à-vis de la Grande-Bretagne en 1776. Mais on oublie que pen­dant plus de 100 ans après cette indé­pen­dance, la guerre de conquête s’est aggra­vée contre les peuples autoch­tones.

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Résistances
Neechi Commons de Winnipeg, un lieu inspirant
mardi 23 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

Le Manitoba et la Saskatchewan comptent le plus grand nombre d’Autochtones au pays, ils y forment 15 % de la popu­la­tion. À Winnipeg seule­ment, on en trouve 68 380, dont la moitié a moins de 25 ans[1].

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Résistance
La lutte de Standing Rock
lundi 22 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

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La réserve indienne de Standing Rock, située dans le Dakota du Nord (États-Unis), est peu­plée par envi­ron 9 000 per­sonnes fai­sant partie de la grande nation sioux, notam­ment les com­mu­nau­tés Hunkpapa Lakota, Sihasapa Lakota et Yanktonai Dakota. Dans les années 1860-1890, les Sioux ont été agres­sés par l’armée amé­ri­caine et cela a duré jusqu’au mas­sacre de Wounded Knee, le 29 décembre 1890, où 300 hommes, femmes et enfants ont été assas­si­nés[1].

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Les Innus contre Iron Ore
dimanche 21 janvier 2018
No. 18 - Automne 2017

En mars 2013, les Innus de Uashat mak Mani-Utenam et de Matimekush-Lac John intentent une pour­suite récla­mant une injonc­tion per­ma­nente contre la com­pa­gnie minière Iron Ore Company of Canada (IOC)[2] ainsi que 900 mil­lions de dol­lars en dom­mages-inté­rêts. En deman­dant à la Cour la recon­nais­sance de torts subis et des dom­mages-inté­rêts par suite de l’exploitation par une com­pa­gnie privée d’un ter­ri­toire dont la pos­ses­sion du titre ances­tral n’a pas encore été éta­blie, les Innus demandent davan­tage que des com­pen­sa­tions, ils reven­diquent la recon­nais­sance de leur titre sur la partie du Nitassinan tou­chée par les acti­vi­tés d’IOC. Ainsi, en éva­luant si les Innus ont subi les dom­mages qu’ils invoquent, la Cour tran­chera sur les droits ances­traux innus et sur la pos­ses­sion allé­guée du titre ances­tral[3]. Dans un avis signi­fié au Procureur géné­ral du Canada, du Québec et de Terre-Neuve-Labrador, les Innus expriment qu’ils entendent, par leur recours, deman­der « l’autorité entière et […] la juri­dic­tion sur le Nitassinan cen­tral »[4].

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