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Numéros des NCS

 
Syndicalisme : institution ou mouvement ?
Démocratie et syndicalisme
Avenues à explorer
mardi 16 avril 2019
No. 19 - Hiver 2018

Démocratie et syn­di­ca­lisme sont deux termes qui vont de pair pour les uns alors que pour d’autres, leur asso­cia­tion ne va pas de soi. Je ne sau­rais pré­tendre résoudre la ten­sion qui existe entre ces deux pôles. Déjà plu­sieurs écrits récents ont abordé cette ques­tion. C’est à la lumière de ma pra­tique syn­di­cale ainsi que des ques­tion­ne­ments sou­le­vés en regard de la démo­cra­tie syn­di­cale que je ten­te­rai de cir­cons­crire les causes menant à l’affaiblissement de la démo­cra­tie syn­di­cale. Les deux com­po­santes de cette pro­blé­ma­tique ici étu­diées concernent l’institutionnalisation du syn­di­ca­lisme et ses orien­ta­tions poli­tiques. Quelques pistes de réflexion com­plé­te­ront mon propos.

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Notes de lecture
Pierre Dardot et Christian Laval, L’ombre d’Octobre. La Révolution russe et le spectre des soviets, Montréal, Lux, 2017
vendredi 12 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

Dans leur der­nier ouvrage, Dardot et Laval nous convient à dis­si­per l’ombre que fut la révo­lu­tion russe ainsi que l’ombre qu’elle a pro­duite depuis. Pour les auteurs, l’expérience d’Octobre et ses suites his­to­riques à gauche (notam­ment par l’intermédiaire des partis com­mu­nistes) ont conduit à occul­ter d’autres révo­lu­tions, comme la révo­lu­tion mexi­caine de 1910 et la révo­lu­tion espa­gnole de 1936, et ont conduit à limi­ter les manières de penser les com­mu­nismes. À cause de l’ombre de 1917, autant la sphère des idées et du débat poli­tique que celle des pra­tiques poli­tiques se sont res­treintes à cer­taines pos­si­bi­li­tés et cer­taines direc­tions qui ne sont, en fin de compte, que des hori­zons dépas­sables.

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Perspectives
Réalité et dérives de l’extrême droite au Québec Entrevue avec David Morin
mercredi 10 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

S.C. – Commençons par défi­nir ce qu’est l’extrême droite. Dans son ouvrage Pourquoi les pauvres votent-ils à droite ?[2], Thomas Franck fai­sait la radio­gra­phie de cette frange de l’électorat séduite par le popu­lisme de droite. En quoi la montée des popu­lismes atteste-t-elle tou­jours de ce phé­no­mène ?

D. M. – Il faut ici éviter un double piège : celui de mettre tout le monde dans le même sac, les caté­go­ries fourre-tout étant rare­ment pro­pices à des ana­lyses éclai­rées et celui de repro­duire sans les ques­tion­ner les nou­velles caté­go­ries (droite alter­na­tive, ultra-droite, droite radi­cale, etc.) le plus sou­vent créées par les groupes eux-mêmes, passés maîtres dans l’art des euphé­mismes et du double dis­cours pour éviter l’anathème, sous cou­vert de propos poli­ti­que­ment plus cor­rects. Il fau­drait plutôt parler des extrêmes droites au plu­riel, car ce terme recouvre des réa­li­tés his­to­riques et des mou­ve­ments assez variés et dis­pa­rates. Ainsi, l’extrême droite « clas­sique », ouver­te­ment raciste, hai­neuse et par­fois vio­lente, semble de manière géné­rale moins attrac­tive – encore que ce ne soit pas vrai par­tout si l’on regarde les États-Unis, la Grèce ou la Hongrie – par rap­port à la montée de mou­ve­ments natio­naux popu­listes ou néo­po­pu­listes, aux dis­cours xéno­phobes plus poli­cés, qui tentent de s’insérer dans le jeu démo­cra­tique, comme en Europe ou à Washington. Ces extrêmes droites prennent les visages de leur époque et s’adaptent aux contextes inter­na­tio­naux et natio­naux dans les­quels elles puisent leurs argu­ments. La plu­part de ces groupes par­tagent néan­moins des valeurs et des cri­tères idéo­lo­giques com­muns, tels que la réi­fi­ca­tion d’une com­mu­nauté (natio­nale, eth­nique, etc.) et d’une iden­tité à pro­té­ger, une cer­taine xéno­pho­bie, la pro­mo­tion d’un ordre moral, etc. Au bout du compte, l’utilisation de la caté­go­rie d’analyse « extrêmes droites » me semble per­ti­nente, mais avec des nuances qui s’imposent eu égard notam­ment à la place qu’elles accordent ou non à la vio­lence dans leur dis­cours et dans leurs actes.

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Perspectives
La mondialisation d’hier à aujourd’hui[1]
lundi 8 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

À la fin des années 1980, le socio­logue bré­si­lien Ruy Mauro Marini[2] notait que le capi­tal était en train de s’internationaliser afin d’augmenter la plus-value extraite des tra­vailleurs et des tra­vailleuses, grâce à plu­sieurs trans­for­ma­tions dans le trans­port, les nou­velles tech­no­lo­gies et la concen­tra­tion des entre­prises. Avant tout le monde, Marini a com­pris que cette opé­ra­tion à l’échelle mon­diale était une ten­dance struc­tu­relle, et non seule­ment cyclique, de l’accumulation. Aujourd’hui, cette ana­lyse est vali­dée.

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Perspectives
Pour relancer les perspectives anti-impérialistes
vendredi 5 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

Depuis 2016, la situa­tion mon­diale évolue sous l’impact du lea­der­ship de Donald Trump. Parmi les effets saillants :

L’assaut pra­tique et expli­cite contre ce qui reste de mul­ti­la­té­ra­lisme (l’ONU);

Les efforts pour « restruc­tu­rer » les règles régis­sant le com­merce et les inves­tis­se­ments (dont les accords de libre-échange). La ten­dance est davan­tage sur les moda­li­tés que sur les fina­li­tés, de façon à trans­fé­rer des coûts et des res­pon­sa­bi­li­tés aux alliés-subal­ternes et aux pays dits « émer­gents » ;

Le dis­cours bel­li­queux contre l’Iran et la Corée du Nord, mais aussi contre la Chine et la Russie, pays consi­dé­rés comme des « adver­saires », ce qui débouche sur des aug­men­ta­tions sub­stan­tielles des bud­gets mili­taires, y com­pris dans le domaine nucléaire ;

Des trans­for­ma­tions aux États-Unis, telles d’immenses coupes dans les fonc­tions sociales de l’État cou­plées à des baisses sub­stan­tielles d’impôts, mise en place d’un dis­po­si­tif encore plus répres­sif contre les immi­grantes, les immi­grants, les réfu­giés-e-s, les syn­di­cats et les groupes envi­ron­ne­men­ta­listes, aggra­va­tion du dis­cours raciste, etc.

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Perspectives
Repenser l’État et l’impérialisme[1]
mercredi 3 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

La bataille du riz

Gilles Aillaud, La bataille du riz, 1968

Pour dépas­ser les limites et les contra­dic­tions des concepts pro­po­sés au début du ving­tième siècle par les mar­xistes « clas­siques » (tels Hilferding, Luxemburg, Lénine et tant d’autres), il faut, comme le sug­gèrent Sam Gindin et Leo Panitch, éla­bo­rer une nou­velle ana­lyse de l’impérialisme à partir d’une théo­rie de l’État[2]. L’État n’est pas une « chose », ni un simple « sous-pro­duit » du capi­ta­lisme, mais un ensemble d’institutions contra­dic­toires, elles-mêmes pro­duites et tra­ver­sées par des luttes achar­nées entre classes, bref un rap­port social. De la même manière, l’impérialisme doit être com­pris comme un rap­port de domi­na­tion entre États plutôt que comme un simple syno­nyme de l’expansion capi­ta­liste.

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Les groupes populaires face à l’État
Les enjeux de l’économie sociale en Argentine[1]
Résistances
lundi 1 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

On dit sou­vent que les entre­prises ne cor­res­pon­dant pas aux modèles clas­siques de l’économie capi­ta­liste sont peu pro­duc­tives et ne per­durent pas. Néanmoins, tout n’est pas tou­jours aussi tran­ché. En Argentine, depuis l’implosion éco­no­mique qui a mis à pied des cen­taines de mil­liers de tra­vailleuses et de tra­vailleurs, les pro­jets de créa­tion d’emplois menés par des entre­prises à but non lucra­tif se sont mul­ti­pliés. Dans cer­tains cas, ces pro­jets ont été ins­tru­men­ta­li­sés par le gou­ver­ne­ment. Dans d’autres cepen­dant, ils se sont ins­crits dans une pers­pec­tive de trans­for­ma­tion sociale dès les années 1990. Il importe donc de mieux com­prendre ces dif­fé­rentes mani­fes­ta­tions de « l’économie sociale ».

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Bilan des luttes
La campagne 5-10-15 : un chapitre de plus à une longue lutte pour un salaire minimum décent

Un peu d’histoire

L’année 2015 mar­quait le 90e anni­ver­saire de l’entrée en vigueur de la pre­mière loi fixant un niveau de salaire mini­mum au Québec, la Loi sur le salaire mini­mum des femmes. L’objectif de cette loi était de pro­té­ger les femmes et les enfants de l’exploitation et de frei­ner un nivel­le­ment à la baisse des salaires. Cette loi consti­tue un des pre­miers filets de sécu­rité dont le Québec s’est doté.

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Parcours militant
Entrevue avec Édith Cloutier, directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or
mercredi 27 mars 2019
No. 20 – Automne 2018

Édith Cloutier est direc­trice géné­rale du Centre d’amitié autoch­tone de Val-d’Or depuis 1989. Elle s’est dis­tin­guée comme pré­si­dente du Regroupement des centres d’amitié autoch­tones du Québec pen­dant plu­sieurs années et a reçu de nom­breux prix sou­li­gnant son enga­ge­ment et sa car­rière, dont le pres­ti­gieux prix de l’Ordre natio­nal du Québec. Très impli­quée dans la défense du fait autoch­tone en milieu urbain, elle nous offre une vision de la déco­lo­ni­sa­tion à l’avant-garde des nou­velles poli­tiques autoch­tones.

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Bilan des luttes
Soutien ou animation : quel rôle pour une association de circonscription d’un parti politique comme Québec solidaire ?
lundi 25 mars 2019
No. 20 – Automne 2018

De nos jours, la joute poli­tique se joue beau­coup autour de la per­son­na­lité des chefs de parti et de leur capa­cité de placer quelques « lignes » dans les médias. L’information en continu et les réseaux sociaux ne font qu’accentuer cette ten­dance. Or, dans cer­taines cir­cons­crip­tions où les résul­tats sont serrés, la force d’une asso­cia­tion de cir­cons­crip­tion peut peser suf­fi­sam­ment lourd pour faire pen­cher la balance lors d’un scru­tin géné­ral. Pour un parti en émer­gence ne béné­fi­ciant pas du sou­tien de l’élite média­tique ou finan­cière, la base mili­tante est sou­vent la seule res­source sur laquelle comp­ter. Ce fut et c’est encore le cas pour Québec soli­daire (QS), un parti qui se réclame des urnes et de la rue. Dans le pré­sent texte, nous ana­ly­se­rons le cas de l’association de QS dans Hochelaga-Maisonneuve (QSHM) à Montréal pour com­prendre à l’intérieur de quelles balises elle situe son action poli­tique en dehors d’une cam­pagne élec­to­rale.

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