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Numéros des NCS

 
Démocratie, entre dérives et recomposition
Démocratiser la sphère publique par l’exercice de la liberté politique
Histoire et théorie
mercredi 8 janvier 2020
No. 17 - Hiver 2017

Hannah Arendt a déve­loppé une pensée poli­tique com­plexe qui s’est affi­née avec le temps. Rendue célèbre en 1951 avec la publi­ca­tion de son pre­mier ouvrage sur Les ori­gines du tota­li­ta­risme[2], elle n’a eu de cesse d’être tour­men­tée par les dif­fi­cul­tés du poli­tique dans le monde moderne, prin­ci­pa­le­ment dans son pays d’adoption, les États-Unis, alors aux prises avec le mac­car­thysme. Aussi n’a-t-elle pas le sim­plisme de voir dans les démo­cra­ties libé­rales l’antidote au tota­li­ta­risme ; elle per­çoit plutôt la démo­cra­tie libé­rale et le tota­li­ta­risme comme deux facettes de l’antipolitique dans le monde contem­po­rain et oppose à ces deux formes de l’antipolitique la capa­cité humaine d’action qui repose sur la plu­ra­lité, la nata­lité et la prise de res­pon­sa­bi­lité pour le monde et implique l’exercice de la liberté poli­tique.

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Les solidaires dans Québec-Chaudière-Appalaches : une avancée de la gauche en terrain difficile
mardi 7 janvier 2020
No. 21 - Hiver 2019

Un balayage caquiste

L’analyse des résul­tats des élec­tions du 1er octobre 2018 pour la région de Québec-Chaudière-Appalaches révèle trois constats prin­ci­paux. Premièrement, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a gagné presque par­tout, ce qui confirme que la droite est plus forte dans la grande région de Québec qu’ailleurs au Québec. Dans le comté de Chauveau, le Parti conser­va­teur du Québec (PCQ) a obtenu 8,6 % des votes. Ensuite, le Parti libé­ral (PLQ) est arrivé en seconde posi­tion presque par­tout, mais en baisse majeure, sur­tout dans Chaudière-Appalaches, mais il a gagné le comté de Jean-Talon à Sainte-Foy, le fief his­to­rique de la bour­geoi­sie libé­rale dans la région. Finalement, le Parti qué­bé­cois (PQ) est déclassé, il n’est plus que la qua­trième force poli­tique de la région.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Peuple et représentation, Autour de quelques enjeux actuels des démocraties contemporaines
Histoire et théorie
lundi 6 janvier 2020
No. 17 - Hiver 2017

Entrevue avec Razmig Keucheyan

Sociologue et maître de confé­rence à l’Université Paris-Sorbonne, Razmig Keucheyan tra­vaille au sein du Groupe d’étude des méthodes de l’analyse socio­lo­gique de la Sorbonne (GEMASS). Membre des comi­tés de rédac­tion des revues Contretemps et Actuel Marx, il a lar­ge­ment contri­bué depuis quelques années à la réac­tua­li­sa­tion de la pensée mar­xiste en édi­tant notam­ment des œuvres d’Antonio Gramsci et de Nicos Poulantzas. Il publie régu­liè­re­ment des articles dans Le Monde diplo­ma­tique et dans The Gardian sur la gauche radi­cale, les mou­ve­ments sociaux et l’écologie. Il est éga­le­ment l’auteur d’Hémisphère gauche : une car­to­gra­phie des nou­velles pen­sées cri­tiques[2] et de La nature est un champ de bataille. Essai d’écologie poli­tique[3].

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Au-delà de la Commune imaginaire
Histoire et théorie

Pendant plu­sieurs années, une partie de la gauche contem­po­raine, au Québec comme ailleurs, a pensé que le moment était venu d’entreprendre la longue marche vers ce qu’on appe­lait la révo­lu­tion, qui consis­tait à dépas­ser la démo­cra­tie bour­geoise et à éta­blir un réel pou­voir popu­laire. Quelles leçons avons-nous apprises des expé­riences pré­cé­dentes ? Dans quelle mesure l’utopie de la grande trans­for­ma­tion s’est-elle méta­mor­pho­sée ?

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Bilan de campagne dans Chicoutimi

La Coalition Avenir Québec (CAQ) l’a emporté dans Chicoutimi avec 12 123 voix, soit 4 416 de majo­rité et 6 432 de plus qu’en 2014. Une vague, à l’instar de celle du Québec, que les son­dages lui pré­di­saient. Le Parti qué­bé­cois (PQ), qui avait gagné en 2014 avec 1 605 voix de majo­rité, est arrivé second avec 3 538 voix de moins qu’en 2014. Le Parti libé­ral (PLQ) a lui aussi perdu 3 546 voix. Quant à Québec soli­daire (QS), il est passé de 2 105 voix en 2014 à 3 977 en 2018, un gain de 1 872. Au total, 7 084 voix sont pas­sées du PLQ et du PQ vers la CAQ prin­ci­pa­le­ment, et, dans une moindre mesure, vers QS. Si cer­tains avaient sou­haité addi­tion­ner les votes de QS et du PQ, en admet­tant qu’ils puissent être trans­fé­rables, cela n’aurait pas suffi à battre la CAQ qui aurait main­tenu une majo­rité de 439 voix. Fait non négli­geable, 937 élec­trices et élec­teurs de moins ont exercé cette année leur droit de vote, le taux de par­ti­ci­pa­tion s’étant abaissé de 70,57 à 68,53 %. En fait, une partie des élec­teurs péquistes et libé­raux n’ont pas vu l’utilité de se dépla­cer, tandis que les sup­por­teurs de QS ont com­pris l’importance de le faire pour mar­quer leur dif­fé­rence.

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Des urnes et de la rue
mercredi 1 janvier 2020
No. 21 - Hiver 2019

Avec ses dix dépu­tés, Québec soli­daire (QS) se concen­trera au cours des mois à venir sur l’intervention par­le­men­taire, le déve­lop­pe­ment de son exper­tise dans divers domaines poli­tiques ainsi que sur l’apprentissage de la per­ti­nence et de la com­pré­hen­sion de ses prin­cipes et de son pro­gramme pour un public beau­coup plus large. Parallèlement, puisque QS n’est pas un parti « comme les autres », il doit récon­ci­lier cette inter­ven­tion avec la mobi­li­sa­tion de ses membres en phase avec les mou­ve­ments popu­laires (la « rue »).

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
L’avancée électorale de Québec solidaire
Nouveaux défis, nouveaux débats, nouvelles pratiques
dimanche 29 décembre 2019
Conjonctures et actualités, No. 21 - Hiver 2019

L’avancée élec­to­rale de Québec soli­daire (QS), sa nou­velle dépu­ta­tion et sa recon­nais­sance comme un parti poli­tique dans le jeu ins­ti­tu­tion­nel redé­fi­ni­ront le cadre de son action et lui pose­ront de nou­veaux défis, tant dans les orien­ta­tions qu’il aura à défi­nir, les alliances qu’il devra nouer, que les nou­velles pra­tiques qu’il devra déve­lop­per.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
La longue bataille pour la réforme du mode de scrutin
Enjeux contemporains
dimanche 29 décembre 2019
Conjonctures et actualités, No. 17 - Hiver 2017

On le sait, les élec­tions consti­tuent la pierre angu­laire de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive. Ainsi, le méca­nisme appelé mode de scru­tin, qui permet de tra­duire les suf­frages popu­laires en sièges dans les assem­blées élues, se trouve au cœur du sys­tème poli­tique. Au Canada, aussi bien au niveau fédé­ral que pro­vin­cial, le mode de scru­tin uni­no­mi­nal majo­ri­taire à un tour (légué par l’Angleterre à sa colo­nie cana­dienne en 1792) engendre un énorme défi­cit démo­cra­tique, qui conti­nue 225 ans plus tard, en dépit de cam­pagnes répé­tées pour le chan­ger. Au Québec, l’idée d’une réforme a fait long feu depuis 50 ans à cause des ater­moie­ments et les volte-face du Parti libé­ral (PLQ) et du Parti qué­bé­cois (PQ). À Ottawa, un pro­ces­sus de réforme a débuté avec le retour au pou­voir des libé­raux de Justin Trudeau, lequel a promis un nou­veau mode de scru­tin qui serait en vigueur lors des pro­chaines élec­tions en 2019. Mais rien n’est moins cer­tain, malgré les cam­pagnes inten­sives menées par des asso­cia­tions citoyennes comme le Mouvement pour une démo­cra­tie nou­velle (MDN)[2].

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Comment dépasser la crise de la forme « parti » et démocratiser la politique
Enjeux contemporains
vendredi 27 décembre 2019
No. 17 - Hiver 2017

Un hori­zon poli­tique en appa­rence bouché

Les partis des élites connaissent actuel­le­ment un déclin pro­fond par­semé de crises à répé­ti­tions, pour­tant, ils tiennent le fort. C’est entre autres obser­vable aux États-Unis. Les partis domi­nants, démo­crate comme répu­bli­cain, appa­raissent comme des appa­reils au ser­vice de l’enrichissement de la classe domi­nante, minés par la cor­rup­tion et res­pon­sables de la dété­rio­ra­tion des condi­tions d’existence de la popu­la­tion. Ils n’ont aucune volonté de répondre aux besoins de cette der­nière et n’ont qu’un rap­port ins­tru­men­tal aux aspi­ra­tions de la majo­rité popu­laire. Ils uti­lisent leur contrôle sur les médias de masse pour occu­per la tota­lité des espaces de dis­cus­sion. La désaf­fec­ta­tion envers ces partis, y com­pris lors des exer­cices élec­to­raux, est immense et, malgré tout, ils s’imposent tou­jours.

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Exaltantes percées et grandes responsabilités
jeudi 26 décembre 2019
No. 21 - Hiver 2019

Si l’on veut, après cette élec­tion de 2018, cher­cher à com­prendre quel chemin pour­rait prendre Québec soli­daire (QS) dans les années à venir, il faut partir d’une for­mi­dable contra­dic­tion : celle qui oppose les indé­niables per­cées à gauche que ce parti a effec­tuées au très hégé­mo­nique consen­sus de droite qu’il doit affron­ter. En effet, alors que QS est par­venu à capter 16,10 % du vote, les voix obte­nues par la Coalition Avenir Québec (CAQ) et le Parti libé­ral (PLQ), deux partis ouver­te­ment néo­li­bé­raux, repré­sentent près de 62,24 % des per­sonnes qui sont allées voter. Si l’on rajoute à cela les 17,06 % du Parti qué­bé­cois, parti sou­ve­rai­niste et social-libé­ral qui, lorsqu’il est au pou­voir, tend géné­ra­le­ment à mener des poli­tiques d’austérité, on se trouve devant une situa­tion pas­sa­ble­ment dif­fi­cile, plus par­ti­cu­liè­re­ment lorsqu’on aspire, comme QS, à des chan­ge­ments de fond. Comment dans un tel contexte faire bouger ce consen­sus de droite ? Comment, dans une situa­tion appa­rem­ment si contra­dic­toire, penser le déve­lop­pe­ment de QS ? Il faut d’abord com­prendre les rai­sons du succès de QS, aussi par­tiel soit-il. Et pour cela, il n’y a rien de mieux que d’avoir suivi de près la cam­pagne de Catherine Dorion dans le comté de Taschereau, et de s’être laissé peu à peu happer par l’immense espoir qui n’a cessé de gran­dir parmi les par­ti­sans et les par­ti­sanes, et com­prendre qu’à force de volonté, d’énergie et d’organisation, il était pos­sible de gagner.

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