Thème

No. 19 – Hiver 2018

 
Perspectives
Se souvenir du Che
jeudi 19 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

L’année 2017 a marqué le 50e anni­ver­saire de l’assassinat d’Ernesto « Che » Guevara, com­mandé par la CIA[2]. À la lumière d’un regain récent des dénon­cia­tions du Che et de la révo­lu­tion cubaine, il importe de dépar­ta­ger les faits des fic­tions. Voici cinq points saillants dont il faut tenir compte.

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Perspectives
La leçon de Lénine
mercredi 18 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Quelques mois avant octobre 1917, Lénine est en exil, loin de sa chère Russie. Néanmoins, il voit, il observe, la révolte, les sou­lè­ve­ments. Les sol­dats quittent les tran­chées, les ouvriers orga­nisent l’insurrection. De toute évi­dence, la société russe est enceinte d’une révo­lu­tion. Pour com­prendre ce qui se passe, Lénine va à contre-cou­rant, contre les grands pontes mar­xistes de son temps, comme l’Autrichien Karl Kautsky et d’autres chefs de la Deuxième Internationale. Le prin­ci­pal débat, affirme-t-il, porte sur l’État. C’est ce qu’il explore dans un pam­phlet qui marque l’époque, L’État et la révo­lu­tion.

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Perspectives
Entre retour et rupture : penser les révolutions…
mardi 17 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Les révo­lu­tions arabes, les Indignados, les Occupy et d’autres mou­ve­ments d’émancipation appa­rus au cou­rant des der­nières années obligent à une réflexion sur les rap­ports entre crises, actes et situa­tions révo­lu­tion­naires, pou­voirs éta­blis, formes et lieux de résis­tance. Si, d’un côté, la révo­lu­tion ne peut être réduite aux jac­que­ries, révoltes, rébel­lions, émeutes, orga­ni­sa­tions micro­so­ciales alter­na­tives ou chan­ge­ments de régime éphé­mères, d’un autre côté, on doit se pen­cher sur les condi­tions socio­po­li­tiques qui servent de ter­rain fer­tile pour leur appa­ri­tion. À leur tour, ces dif­fé­rents contextes exigent un retour cri­tique sur les diverses concep­tions du phé­no­mène révo­lu­tion­naire. Enfin, il est impé­ra­tif de tenir compte de la réflexi­vité des acteurs et de la diver­sité des ins­crip­tions socio­his­to­riques des agirs révo­lu­tion­naires dans des situa­tions concrètes. C’est en cher­chant à décor­ti­quer les arti­cu­la­tions et les contra­dic­tions qui émanent de ces dif­fé­rents élé­ments consti­tu­tifs du phé­no­mène qu’il devient pos­sible de repen­ser la révo­lu­tion au XXIe siècle, sur­tout que, si les élé­ments de la pou­drière sont réunis, per­sonne ne peut pré­voir l’étincelle qui mettra le feu.

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Perspectives
Syndicats et mouvements sociaux d’Amérique du Nord Coalisés contre l’ALENA !
lundi 16 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Depuis 1994, on assiste à une pro­li­fé­ra­tion d’emplois mal rému­né­rés, tem­po­raires et pré­caires,

ainsi qu’à une stag­na­tion des salaires. […]

Ce modèle a échoué à amé­lio­rer les condi­tions de tra­vail

et de vie des popu­la­tions des trois pays[2].

Fédération des tra­vailleurs et tra­vailleuses du Québec (FTQ)

En 1994, l’Accord de libre-échange nord-amé­ri­cain (ALENA) signé par los tres amigos (Brian Mulroney, Ronald Reagan et Carlos Salinas de Gortari) entre en vigueur. Cet accord pion­nier devait servir de modèle aux mul­tiples accords de néo­libre-échange conclus par la suite à tra­vers le monde. Aujourd’hui, Trump vou­drait une refonte de l’ALENA dans une pers­pec­tive de droite. Les orga­ni­sa­tions sociales d’Amérique du Nord veulent elles aussi remettre en cause l’ALENA, mais dans une pers­pec­tive de gauche

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Perspectives
Les défis du féminisme autochtone Entretien avec Widia Larivière
samedi 14 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Je suis la lune la terre la mer

ma mémoire

mes entrailles mon sang

un trem­ble­ment ter­ri­toire

un gron­de­ment d’ancêtres

le cœur les matrices vidées

Je heurte

un tam­bour immense

assé­ché.

Natasha Kanapé Fontaine[2]

Melissa Mollen-Dupuis, d’origine innue, et Widia Larivière, d’origine algon­quine, ont coor­ga­nisé la pre­mière marche Idle No More au Québec à laquelle ont par­ti­cipé 400 per­sonnes autoch­tones et non autoch­tones en décembre 2012 à Montréal. Dans le sillage d’Ellen Gabriel et de Viviane Michel, les deux jeunes femmes sont deve­nues la figure visible d’un fémi­nisme autoch­tone incon­tour­nable. Selon Widia : « Le fémi­nisme a été asso­cié au monde occi­den­tal compte tenu du colo­nia­lisme. Mais c’est devenu indis­pen­sable aujourd’hui d’avoir une pers­pec­tive fémi­niste sur les ques­tions autoch­tones. Le racisme et le sexisme prennent des formes de vio­lence par­ti­cu­lière envers les femmes autoch­tones. La sur­ex­ploi­ta­tion des terres ances­trales sans le consen­te­ment des peuples autoch­tones est une nou­velle forme de colo­nia­lisme qui empire les condi­tions d’existence des femmes. On a qu’à regar­der ce qui se passe à Fort McMurray, par exemple. L’exploitation des sables bitu­mi­neux pro­voque une aug­men­ta­tion des prix du loyer, la mar­gi­na­li­sa­tion des plus dému­nis, l’itinérance, la traite à des fins d’exploitation sexuelle, des pro­blèmes mul­ti­di­men­sion­nels qui menacent les femmes autoch­tones. »

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Parcours militant
Entrevue avec Alain Proulx, militant syndical à l’Alcan d’Arvida
Entrevu
vendredi 13 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

NCS – Alain, je te ren­contre pour que tu me racontes ton par­cours mili­tant afin de nous aider à réflé­chir sur notre enga­ge­ment. Est-ce que tu te consi­dères comme un mili­tant et penses-tu que tu as eu un par­cours mili­tant ?

A.P. – Oui, pas mal, par­fois un peu trop, j’ai de la misère avec la mesure… Même à la retraite, je suis encore très actif. C’est pas facile de se calmer, car l’époque nous rentre dans le corps, on a l’impression que tout ce qu’on avait acquis, qu’on croyait être des acquis res­te­rait. Eh bien non, on recule à plein de niveaux, pas juste sur le plan syn­di­cal. Moi, ça m’affecte beau­coup.

NCS – Comment es-tu devenu mili­tant ?

A.P. – Chez nous, on était huit enfants et mon père a été impli­qué syn­di­ca­le­ment une bonne partie de sa vie : il était élec­tri­cien de l’Alcan à l’usine d’Arvida et était délé­gué syn­di­cal, puis res­pon­sable de l’éducation au Conseil cen­tral de la CSN (Confédération des syn­di­cats natio­naux) pen­dant des années, mais pas libéré à plein temps. D’ailleurs, mon père connais­sait ton père, qui est venu lors de la grève de 1957 ; mais je pense que c’est autour des élec­tions fédé­rales de 1958 dans Lapointe (Jonquière), où Michel [Chartrand] s’est pré­senté pour le CCF (Co-ope­ra­tive Commonwealth Federation), qu’il l’a ren­con­tré. Mon père m’amenait aux réunions syn­di­cales quand j’avais 10-11 ans. Ma mère, qui était une « veuve syn­di­cale », devait lui dire « débar­rasse-moi d’un ou deux enfants », alors il m’amenait et j’écoutais les hommes. C’est sûr que ça m’a influencé. Par papa, on a appris c’était quoi, la mili­tance.

Je suis parti jeune de la maison, la pre­mière fois à 16 ans, puis je suis revenu un petit bout et suis reparti pour aller au cégep de Jonquière. À l’époque, on par­tait tôt et sans rien ; il ne nous venait pas à l’idée de deman­der à nos parents de payer nos études. Je vou­lais m’inscrire en sciences de la santé parce que je vou­lais deve­nir vété­ri­naire, mais comme je n’avais pas les pré­re­quis, fina­le­ment je me suis retrouvé en arts et lettres et, comme je n’avais pas fait assez de sciences, ayant fait mon cours clas­sique, je n’ai pas réussi à entre­prendre ces études.

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Syndicalisme : Institution ou mouvement
Le numérique et ses appropriations syndicales
Avenues à explorer
mercredi 17 avril 2019
No. 19 - Hiver 2018

Dès sa genèse, le réseau Internet a été investi d’espoirs de grande enver­gure, notam­ment à l’égard de la démo­cra­tie qui en sor­ti­rait renou­ve­lée. Sa struc­ture décen­tra­li­sée et ouverte, annon­çait-on, per­met­trait d’éviter le contrôle de quelques grandes orga­ni­sa­tions sur la cir­cu­la­tion de l’information. Il don­ne­rait une plus grande voix au public, qui en vien­drait à quit­ter une pos­ture de récep­tion du contenu média­tique pour entrer dans une dyna­mique plus par­ti­ci­pa­tive.

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Syndicalisme : Institution ou mouvement
Pour un syndicalisme écosocialiste
Avenues à explorer
mercredi 17 avril 2019
No. 19 - Hiver 2018

Bonne nou­velle ! Les syn­di­cats semblent plus que jamais réso­lus à s’associer à la lutte contre la des­truc­tion en cours de notre habi­tat ter­restre. Sur le front éco­lo­gique, où les batailles per­dues ne se comptent plus, le sou­tien de ces acteurs poli­tiques majeurs est cru­cial. Mauvaise nou­velle : les prin­ci­pales pro­po­si­tions syn­di­cales pour mener à bien cette lutte sont telles qu’elles risquent fina­le­ment d’aggraver la situa­tion plutôt que de l’améliorer. Quel est le pro­blème et com­ment le résoudre ?[2]

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Les initiatives parasyndicales : pour ou contre le syndicalisme ?
mardi 16 avril 2019
No. 19 - Hiver 2018

De quoi l’apparition récente de groupes et réseaux para­syn­di­caux au Québec est-elle la consé­quence et quel poten­tiel de trans­for­ma­tion du syn­di­ca­lisme porte-t-elle ? À l’heure où de nom­breuses voix appellent à dres­ser un état des lieux du syn­di­ca­lisme qué­bé­cois[2] et où la ques­tion du renou­veau syn­di­cal pré­oc­cupe les grandes cen­trales[3], nous nous pro­po­sons dans ce texte de réflé­chir aux contri­bu­tions des réseaux para­syn­di­caux pour la revi­ta­li­sa­tion de l’action col­lec­tive en milieu de tra­vail.

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Syndicalisme : institution ou mouvement ?
Démocratie et syndicalisme
Avenues à explorer
mardi 16 avril 2019
No. 19 - Hiver 2018

Démocratie et syn­di­ca­lisme sont deux termes qui vont de pair pour les uns alors que pour d’autres, leur asso­cia­tion ne va pas de soi. Je ne sau­rais pré­tendre résoudre la ten­sion qui existe entre ces deux pôles. Déjà plu­sieurs écrits récents ont abordé cette ques­tion. C’est à la lumière de ma pra­tique syn­di­cale ainsi que des ques­tion­ne­ments sou­le­vés en regard de la démo­cra­tie syn­di­cale que je ten­te­rai de cir­cons­crire les causes menant à l’affaiblissement de la démo­cra­tie syn­di­cale. Les deux com­po­santes de cette pro­blé­ma­tique ici étu­diées concernent l’institutionnalisation du syn­di­ca­lisme et ses orien­ta­tions poli­tiques. Quelques pistes de réflexion com­plé­te­ront mon propos.

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