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No. 17 – Hiver 2017

No. 17 – Hiver 2017
Démocratie : entre dérives et recomposition

 
Démocratie, entre dérives et recomposition
Au-delà de la Commune imaginaire
Histoire et théorie

Pendant plu­sieurs années, une partie de la gauche contem­po­raine, au Québec comme ailleurs, a pensé que le moment était venu d’entreprendre la longue marche vers ce qu’on appe­lait la révo­lu­tion, qui consis­tait à dépas­ser la démo­cra­tie bour­geoise et à éta­blir un réel pou­voir popu­laire. Quelles leçons avons-nous apprises des expé­riences pré­cé­dentes ? Dans quelle mesure l’utopie de la grande trans­for­ma­tion s’est-elle méta­mor­pho­sée ?

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Démocratie, entre dérives et recomposition
La longue bataille pour la réforme du mode de scrutin
Enjeux contemporains
dimanche 29 décembre 2019
Conjonctures et actualités, No. 17 - Hiver 2017

On le sait, les élec­tions consti­tuent la pierre angu­laire de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive. Ainsi, le méca­nisme appelé mode de scru­tin, qui permet de tra­duire les suf­frages popu­laires en sièges dans les assem­blées élues, se trouve au cœur du sys­tème poli­tique. Au Canada, aussi bien au niveau fédé­ral que pro­vin­cial, le mode de scru­tin uni­no­mi­nal majo­ri­taire à un tour (légué par l’Angleterre à sa colo­nie cana­dienne en 1792) engendre un énorme défi­cit démo­cra­tique, qui conti­nue 225 ans plus tard, en dépit de cam­pagnes répé­tées pour le chan­ger. Au Québec, l’idée d’une réforme a fait long feu depuis 50 ans à cause des ater­moie­ments et les volte-face du Parti libé­ral (PLQ) et du Parti qué­bé­cois (PQ). À Ottawa, un pro­ces­sus de réforme a débuté avec le retour au pou­voir des libé­raux de Justin Trudeau, lequel a promis un nou­veau mode de scru­tin qui serait en vigueur lors des pro­chaines élec­tions en 2019. Mais rien n’est moins cer­tain, malgré les cam­pagnes inten­sives menées par des asso­cia­tions citoyennes comme le Mouvement pour une démo­cra­tie nou­velle (MDN)[2].

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Comment dépasser la crise de la forme « parti » et démocratiser la politique
Enjeux contemporains
vendredi 27 décembre 2019
No. 17 - Hiver 2017

Un hori­zon poli­tique en appa­rence bouché

Les partis des élites connaissent actuel­le­ment un déclin pro­fond par­semé de crises à répé­ti­tions, pour­tant, ils tiennent le fort. C’est entre autres obser­vable aux États-Unis. Les partis domi­nants, démo­crate comme répu­bli­cain, appa­raissent comme des appa­reils au ser­vice de l’enrichissement de la classe domi­nante, minés par la cor­rup­tion et res­pon­sables de la dété­rio­ra­tion des condi­tions d’existence de la popu­la­tion. Ils n’ont aucune volonté de répondre aux besoins de cette der­nière et n’ont qu’un rap­port ins­tru­men­tal aux aspi­ra­tions de la majo­rité popu­laire. Ils uti­lisent leur contrôle sur les médias de masse pour occu­per la tota­lité des espaces de dis­cus­sion. La désaf­fec­ta­tion envers ces partis, y com­pris lors des exer­cices élec­to­raux, est immense et, malgré tout, ils s’imposent tou­jours.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Justin Trudeau dans la matrice « people »
Enjeux contemporains
mercredi 25 décembre 2019
No. 17 - Hiver 2017

Il n’est pas néces­saire d’avoir toutes les qua­li­tés

d’un prince (ou d’un homme d’État) pour gou­ver­ner,

mais il est bien néces­saire de paraître les avoir.

Nicolas Machiavel[2]

Il existe bel et bien une guerre des classes,

mais c’est ma classe, la classe des riches

qui fait la guerre et nous la gagnons.

Warren Buffet[3]

« Il n’est pas prêt », scan­dait Stephen Harper en par­lant de Justin Trudeau lors de la der­nière cam­pagne élec­to­rale. Et pour­tant, le come-back kid[4] est bien ins­tallé au 24 Sussex, sus­ci­tant l’intérêt des jeunes, voire même un cer­tain enthou­siasme de la géné­ra­tion selfie. Un peu plus d’an plus tard, com­ment expli­quer la vic­toire sans équi­voque des libé­raux et une lune de miel pérenne avec celui que l’on disait « vide en sub­stance » ? Regard sur le « Kennedy du Canada[5] » à l’intérieur d’un sys­tème où la démo­cra­tie est d’abord affaire d’images, de simu­lacres et de spec­tacle.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Premières nations, histoires et attentes à l’endroit de la démocratie au Canada[1]
Enjeux contemporains
lundi 23 décembre 2019
No. 17 - Hiver 2017

Chaque fois qu’un anni­ver­saire d’importance de la Confédération approche, une atten­tion consi­dé­rable est accor­dée à l’histoire de la démo­cra­tie au Canada, la célé­bra­tion pro­chaine des 150 ans de la Confédération cana­dienne en 2017 ne fai­sant pas excep­tion. Or une pré­oc­cu­pa­tion véri­table pour notre avenir démo­cra­tique exige que nous exa­mi­nions sérieu­se­ment cette his­toire, en met­tant en lumière ses limites et ses forces. Le rap­port récem­ment paru de la Commission de vérité et récon­ci­lia­tion du Canada signale en outre une dimen­sion nou­velle de cette ques­tion. Il existe en effet une his­toire de la démo­cra­tie, peu sou­vent prise en consi­dé­ra­tion, pra­ti­quée par les Premières Nations sur les terres que l’on connaît aujourd’hui comme étant l’Amérique du Nord incluant le Canada. Les Européens qui se sont éta­blis ici ont ren­con­tré une forme de démo­cra­tie supé­rieure à celle qui était pra­ti­quée sur leur conti­nent à cette époque. Le but de cet article est de pré­sen­ter une étude cri­tique de l’histoire de la démo­cra­tie au Canada pre­nant en compte la contri­bu­tion de la Confédération des Six Nations iro­quoises à la théo­rie démo­cra­tique et à l’élaboration d’une pra­tique démo­cra­tique.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Introduction au dossier

Démocratie : demos et kratos

La démo­cra­tie est une vieille idée qui s’est déve­lop­pée à tra­vers les luttes et les résis­tances des peuples. L’étymologie du mot (demos : peuple et kratos : pou­voir) réfère à la cité grecque, à l’agora des citoyens (sans les femmes et sans les esclaves, qui sont la majo­rité des habi­tants), où les déci­sions sont prises sur les prio­ri­tés et l’allocation des rôles et des res­pon­sa­bi­li­tés par tout un chacun. Mais l’expérience démo­cra­tique dépasse de loin le péri­mètre athé­nien. Elle découle éga­le­ment de peuples et de com­mu­nau­tés qui s’inventent des pro­ces­sus et des struc­tures par­ti­ci­pa­tives, par­fois même sans État ni struc­ture impo­sée sur et au-dessus de la société[1].

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Justin Trudeau dans la matrice « people »
mercredi 7 mars 2018
No. 17 - Hiver 2017

Il n’est pas néces­saire d’avoir toutes les qua­li­tés d’un prince
(ou d’un homme d’État) pour gou­ver­ner, 
mais il est bien néces­saire de paraître les avoir.
— Nicolas Machiavel[2]

Il existe bel et bien une guerre des classes, mais c’est ma classe,
la classe des riches 
qui fait la guerre et nous la gagnons.
— Warren Buffet[3]

« Il n’est pas prêt », scan­dait Stephen Harper en par­lant de Justin Trudeau lors de la der­nière cam­pagne élec­to­rale. Et pour­tant, le come-back kid[4] est bien ins­tallé au 24 Sussex, sus­ci­tant l’intérêt des jeunes, voire même un cer­tain enthou­siasme de la géné­ra­tion selfie. Un peu plus d’an plus tard, com­ment expli­quer la vic­toire sans équi­voque des libé­raux et une lune de miel pérenne avec celui que l’on disait « vide en sub­stance » ? Regard sur le « Kennedy du Canada[5] » à l’intérieur d’un sys­tème où la démo­cra­tie est d’abord affaire d’images, de simu­lacres et de spec­tacle. 

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