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Numéros des NCS

 
Syndicalisme : institution ou mouvement ?
La nouvelle gestion publique : au-delà des conventions collectives…
DÉFIS DU SYNDICALISME CONTEMPORAINS
vendredi 20 avril 2018
No. 19 - Hiver 2018

« Cette nou­velle ges­tion publique, c’est la copie par­faite de ce qui se passe dans le pire de l’entreprise privée. Des mesures de contrôle tatillonnes, des sta­tis­tiques à n’en plus finir comme si nous deve­nions des comp­tables jus­ti­fiant cha­cune des minutes de notre pré­sence au tra­vail. […] Ce sys­tème doit être dénoncé. Nous devons être soli­daires entre nous inter­ve­nantes et cesser de vivre cette situa­tion comme nor­male et accep­table. Nous devons cesser de nous isoler et de vivre seule, cha­cune dans notre petit bureau, une situa­tion qui est anor­male et inac­cep­table. […] Il est temps de briser le silence qui entoure l’organisation du tra­vail que nos patrons ont décidé de mettre en place. Il est temps de reven­di­quer de nou­velles approches dans l’intervention sociale avec des charges de tra­vail rai­son­nables et une orga­ni­sa­tion du tra­vail à échelle humaine, loin des prin­cipes des écoles de ges­tion­naires[2].»

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Syndicalisme : institution ou mouvement ?
Prendre en compte les femmes à bas salaires et racisées
DÉFIS DU SYNDICALISME CONTEMPORAINS
vendredi 13 avril 2018
No. 19 - Hiver 2018

Il fut une époque où ras­sem­bler les termes « femmes » et « syn­di­ca­lisme » consti­tuait tout un pro­gramme de luttes… Mais si les femmes sont à pré­sent aussi nom­breuses que les hommes sur le marché du tra­vail et dans les syn­di­cats, les struc­tures de domi­na­tion sont res­tées et les inéga­li­tés entre femmes se sont accrues. Les femmes sans diplôme et les femmes raci­sées sont les grandes per­dantes de la non-prise en compte du carac­tère inter­sec­tion­nel des domi­na­tions.

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Syndicalisme : institution ou mouvement ?
Limites et obligations de l’intervention syndicale dans le domaine de la finance
DÉFIS DU SYNDICALISME CONTEMPORAINS
vendredi 6 avril 2018
No. 19 - Hiver 2018

La pro­blé­ma­tique du rôle des syn­di­cats dans le domaine de la finance, sur les mar­chés des capi­taux et sur la gou­ver­nance des entre­prises est au pro­gramme des mou­ve­ments syn­di­caux nord-amé­ri­cains depuis les années 1970, quand des syn­di­cats ont com­mencé à par­ti­ci­per de façon plus impor­tante aux déci­sions des conseils d’administration pari­taires des fonds de pen­sion col­lec­tifs[2]. Le pré­sent article exa­mine de façon cri­tique la ten­ta­tive, peut-être la plus ambi­tieuse de la part d’un mou­ve­ment syn­di­cal, de mode­ler les rela­tions entre les entre­prises et la finance à l’avantage des tra­vailleurs et des tra­vailleuses : le Fonds de soli­da­rité de la FTQ (FSFTQ)[3]. Nous cher­chons à com­prendre les ten­sions et les contra­dic­tions qui tra­versent une ins­ti­tu­tion à la fron­tière de la finance et du syn­di­ca­lisme.

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Syndicalisme : institution ou mouvement ?
À la recherche du deuxième front !
DÉFIS DU SYNDICALISME CONTEMPORAINS
mercredi 28 mars 2018
No. 19 - Hiver 2018

Lorsque le résul­tat des votes d’allégeance syn­di­cale a été dévoilé dans le réseau de la santé et des ser­vices sociaux qué­bé­cois au prin­temps 2017, moment où on a appris la perte de 22 000 membres du côté de la Confédération des syn­di­cats natio­naux (CSN), plu­sieurs mili­tantes et mili­tants de cette cen­trale ont affirmé qu’il s’agissait d’un aban­don ou d’un désa­veu de la part de la nou­velle géné­ra­tion de syn­di­qué-e-s à l’égard du deuxième front. Ce qui revient à dire que les jeunes employé-e-s du sec­teur public ne seraient inté­res­sés qu’à un syn­di­ca­lisme tra­di­tion­nel, confiné à la négo­cia­tion dans le cadre juri­dique déter­miné par les règles en vigueur dans le droit du tra­vail.

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Pour un syndicalisme écosocialiste
vendredi 23 mars 2018
No. 19 - Hiver 2018

Bonne nou­velle ! Les syn­di­cats semblent plus que jamais réso­lus à s’associer à la lutte contre la des­truc­tion en cours de notre habi­tat ter­restre. Sur le front éco­lo­gique, où les batailles per­dues ne se comptent plus, le sou­tien de ces acteurs poli­tiques majeurs est cru­cial. Mauvaise nou­velle : les prin­ci­pales pro­po­si­tions syn­di­cales pour mener à bien cette lutte sont telles qu’elles risquent fina­le­ment d’aggraver la situa­tion plutôt que de l’améliorer. Quel est le pro­blème et com­ment le résoudre ?[2]

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Introduction au dossier
vendredi 23 mars 2018
No. 19 - Hiver 2018

De tous les mou­ve­ments sociaux des temps modernes, le syn­di­ca­lisme est celui qui a favo­risé l’organisation du plus grand nombre de per­sonnes et, ne serait-ce que pour cette raison, il figure parmi les mou­ve­ments sociaux les plus puis­sants de notre époque. Pourtant, aucun dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme (NCS) ne lui avait encore été consa­cré, bien que le syn­di­ca­lisme et les luttes ouvrières – d’ici et d’ailleurs – aient fait l’objet de plu­sieurs textes dans nos pages, à chaque numéro ou presque.

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Justin Trudeau dans la matrice « people »
mercredi 7 mars 2018
No. 17 - Hiver 2017

Il n’est pas néces­saire d’avoir toutes les qua­li­tés d’un prince
(ou d’un homme d’État) pour gou­ver­ner, 
mais il est bien néces­saire de paraître les avoir.
— Nicolas Machiavel[2]

Il existe bel et bien une guerre des classes, mais c’est ma classe,
la classe des riches 
qui fait la guerre et nous la gagnons.
— Warren Buffet[3]

« Il n’est pas prêt », scan­dait Stephen Harper en par­lant de Justin Trudeau lors de la der­nière cam­pagne élec­to­rale. Et pour­tant, le come-back kid[4] est bien ins­tallé au 24 Sussex, sus­ci­tant l’intérêt des jeunes, voire même un cer­tain enthou­siasme de la géné­ra­tion selfie. Un peu plus d’an plus tard, com­ment expli­quer la vic­toire sans équi­voque des libé­raux et une lune de miel pérenne avec celui que l’on disait « vide en sub­stance » ? Regard sur le « Kennedy du Canada[5] » à l’intérieur d’un sys­tème où la démo­cra­tie est d’abord affaire d’images, de simu­lacres et de spec­tacle. 

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Notes de lecture
Building Global Labor Solidarity in a Time of Accelerating Globalization
vendredi 23 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Kim Scipes (dir.),

Building Global Labor Solidarity in a Time of Accelerating Globalization,

Chicago, Haymarket Books, 2016

Cet ouvrage col­lec­tif dirigé par Kim Scipes, uni­ver­si­taire et mili­tant che­vronné, aborde les enjeux de l’internationalisme syn­di­cal à l’heure d’une mon­dia­li­sa­tion « accé­lé­rée ». Le ton est cri­tique et dia­lec­tique, dans la mesure où la mon­dia­li­sa­tion y est consi­dé­rée à la fois comme un ter­reau fer­tile pour le néo­li­bé­ra­lisme, mais aussi comme un vec­teur de résis­tance, en par­ti­cu­lier pour le mou­ve­ment syn­di­cal. Ce der­nier n’est d’ailleurs pas pris comme un bloc homo­gène et les auteur-e-s optent expli­ci­te­ment pour une ana­lyse pri­vi­lé­giant les syn­di­cats pro­gres­sistes et leur poten­tiel de créa­tion d’un inter­na­tio­na­lisme « par la base ». Le livre pro­pose sept études de cas en Amérique du Nord (États-Unis, Canada et Mexique), en Amérique latine et en Asie (Philippines et Bangladesh). Bien que l’ampleur et l’approche adop­tée dans chaque cha­pitre varient beau­coup, ils apportent tous une contri­bu­tion et des réflexions per­ti­nentes sur ces enjeux.

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Notes de lecture
L’âge des démagogues. Entretiens avec Chris Hedges
jeudi 22 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Pierre-Luc Brisson,

L’âge des déma­gogues. Entretiens avec Chris Hedges,

Montréal, Lux, 2016

Ce livre de Chris Hedges a cer­tai­ne­ment connu un regain de popu­la­rité après l’élection de Donald Trump. Celui ou celle qui veut com­prendre ce qui s’est passé aux États-Unis peut trou­ver des élé­ments de réponses dans cette longue entre­vue que Hedges a accor­dée à l’essayiste qué­bé­cois Pierre-Luc Brisson. Y est rela­tée la pas­sion­nante tra­jec­toire de Hedges qui avait été remar­qué comme cor­res­pon­dant de guerre dans les années 1980 et 1990 : Hedges avait alors cou­vert les conflits en Amérique cen­trale, en Algérie, au Soudan, au Yémen, en Palestine et aussi dans l’ex-Yougoslavie. Journaliste réputé, cor­res­pon­dant au New York Times, sa tra­jec­toire a changé brus­que­ment après avoir dénoncé l’intervention mili­taire en Irak en 2003 lors d’une col­la­tion de grades au col­lège Rockford dans le mid­west. Il avait trans­formé son dis­cours pro­to­co­laire en dia­tribe contre George Bush et la guerre en Irak. « Nous nous embar­quons dans une occu­pa­tion qui, si on en croit les leçons de l’histoire, sera aussi dom­ma­geable pour nos âmes qu’elle le sera pour notre pres­tige, notre pou­voir et notre sécu­rité. » Cette dénon­cia­tion lui a valu d’être expulsé de l’évènement et d’être rabroué par son employeur, le New York Times, qu’il a quitté par la suite. Hedges, jusque-là jour­na­liste, devient alors essayiste et mili­tant. « Ma voix n’est plus enten­due dans les médias de masse tra­di­tion­nels, mais mes ouvrages conti­nuent de se frayer un chemin jusqu’à mes lec­teurs. » (p. 36) Depuis, Chris Hedges a publié des livres impor­tants comme la Mort de l’élite pro­gres­siste (Lux, 2012) et Jours de des­truc­tion et jours de révolte, avec le des­si­na­teur Joe Sacco (Futuropolis, 2012).

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Notes de lecture
The New Confessions of an Economic Hit Man
mercredi 21 février 2018
No. 18 - Automne 2017

John Perkins,

The New Confessions of an Economic Hit Man, 2e edi­tion,

Oakland (Calif.), Berrett-Koehler Publishers, 2016[1]

The New Confessions of an Economic Hit Man est la réédi­tion revue et aug­men­tée d’un livre à succès publié en 2004. Mea-culpa d’un homme tor­turé par ses men­songes, il raconte l’histoire d’une pro­fes­sion secrète, celle d’assassin éco­no­mique (eco­no­mic hit man), essen­tielle à la domi­na­tion des États-Unis sur l’« empire global ». Cet empire, John Perkins le décrit comme une « cor­po­ra­to­cra­tie » sans lieu de com­plot cen­tral, une norme inté­grée par les chefs d’entreprises mul­ti­na­tio­nales éta­su­niennes qui, avec le concours de l’appareil sécu­ri­taire, auto­ri­se­raient toutes les ruses pour sou­te­nir l’enrichissement des élites éta­su­niennes aux dépens du reste de la pla­nète.

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