Nouvelles radicalités et voies du changement social en Amérique latine

Mis en ligne le 25 mars 2008

Au-delà des luttes indi­gènes, les « nou­veaux mou­ve­ments sociaux », les « nou­velles radi­ca­li­tés poli­tiques latino-amé­ri­caines » pour reprendre l’expression d’Hernan Ouviña, posent d’importants défis aux acteurs tra­di­tion­nels de la gauche poli­tique. De par leur com­po­si­tion sociale (plus hété­ro­gène qu’auparavant et plus popu­laire que celle de leurs alter ego euro­péens), leurs formes d’organisation (démo­cra­tie directe, hori­zon­ta­lité, etc.), leurs dis­cours (auto­no­mie, dignité, envi­ron­ne­ment, diver­sité, etc.), leurs réper­toires d’action (expres­sifs, sym­bo­liques, média­tiques, etc.), leurs pra­tiques alter­na­tives (expé­ri­men­ta­tion, espaces auto­gé­rés de pro­duc­tion col­lec­tive, etc.), ces mou­ve­ments ont renou­velé le pano­rama. Sans s’y réduire, ils assument tou­te­fois leurs filia­tions pas­sées. Leur ori­gi­na­lité n’est ni à essen­tia­li­ser ni à idéa­li­ser, elle est à rela­ti­vi­ser ou plutôt à situer dans l’articulation de nou­velles formes à d’anciennes, tant les conduites ver­ti­ca­listes et hié­rar­chiques, les modes d’expression clas­siques, les aspi­ra­tions éga­li­taires à la redis­tri­bu­tion des richesses, les reven­di­ca­tions stric­te­ment socioé­co­no­miques, l’attrait pour le pou­voir de l’État et les iden­ti­tés de classe sont demeu­rés pré­gnants.

Par Bernard Duterme

Lire : Nouvelles radi­ca­li­tés en Amérique latine (PDF)


Source : Présence et Action Culturelles

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