FEDERATION INTERPROFESSIONNELLE DE LA SANTE DU QUEBEC - FIQ

Négociation des professionnelles en soins

Par Mis en ligne le 02 juillet 2010

« Le gou­ver­ne­ment du Québec nous demande d’accepter l’inacceptable »
— Régine Laurent, pré­si­dente de la FIQ

MONTRÉAL, le 2 juill. /CNW Telbec/​– La Fédération inter­pro­fes­sion­nelle de la santé du Québec – FIQ ne retour­nera pas à la table de négo­cia­tion où étaient dis­cu­tées les condi­tions de tra­vail des 58 000 pro­fes­sion­nelles en soins infir­miers et car­dio­res­pi­ra­toires qu’elle repré­sente. « Le gou­ver­ne­ment du Québec nous demande d’accepter l’inacceptable. Jamais, nous n’allons cau­tion­ner les reculs pro­po­sés par le gou­ver­ne­ment. Ce serait trop cher payé pour nos membres, mais éga­le­ment pour la popu­la­tion qué­bé­coise qui ne pourra plus rece­voir des soins de qua­lité dans un sys­tème de santé public », de décla­rer Régine Laurent, pré­si­dente de la FIQ.

Un décret déguisé

Pour la Fédération, le point de rup­ture vient d’être fran­chi. « Le gou­ver­ne­ment exige de nous d’accepter un décret déguisé en nous impo­sant ce qui a été négo­cié avec d’autres orga­ni­sa­tions syn­di­cales. On ne peut qu’en arri­ver à la conclu­sion que le gou­ver­ne­ment nous enlève le droit de négo­cier », de dénon­cer madame Laurent. L’offre du gou­ver­ne­ment de mer­credi soir repre­nait essen­tiel­le­ment l’entente inter­ve­nue avec d’autres orga­ni­sa­tions alors que les délé­guées de la FIQ l’avaient reje­tée à l’unanimité, il y a un peu plus de deux semaines. « Cela fait des mois que nous répé­tons au gou­ver­ne­ment que si nous main­te­nons les condi­tions de tra­vail actuelles que vivent quo­ti­dien­ne­ment les infir­mières, les infir­mières auxi­liaires et les inha­lo­thé­ra­peutes, c’est tout le réseau de la santé public qué­bé­cois qui s’écroulera. En bien, non seule­ment le gou­ver­ne­ment du Québec ne veut pas mettre en place des solu­tions pour amé­lio­rer les condi­tions de tra­vail de nos membres, mais il ose l’impensable en offrant des reculs à ces mêmes condi­tions de tra­vail insou­te­nables », de pour­suivre madame Laurent.

Une occasion manquée

Pour la Fédération, le gou­ver­ne­ment a manqué l’occasion de recon­naître le tra­vail des pro­fes­sion­nelles en soins qui portent le réseau de la santé à bout de bras. « Avec ses offres, le gou­ver­ne­ment du Québec leur dit, vous allez conti­nuer à effec­tuer des heures sup­plé­men­taires obli­ga­toires et faire des 16 heures plu­sieurs fois par semaine, vous allez côtoyer de plus en plus de pro­fes­sion­nelles pro­ve­nant du privé, vous allez conti­nuer à occu­per des postes à statut pré­caire et vous allez conti­nuer à vous épui­ser pro­fes­sion­nel­le­ment. Ce que le gou­ver­ne­ment offre à ces pro­fes­sion­nelles en soins, et ce, pour les 5 pro­chaines années, c’est de conti­nuer à pres­ser le citron afin qu’elles en donnent plus et ce, quand et comme bon lui semble. Avec ce que le gou­ver­ne­ment du Québec pro­pose, je vous garan­tis que dans les pro­chaines années, il n’y aura plus grand monde pour pro­di­guer des soins de santé et que le sys­tème de santé public qué­bé­cois sera chose du passé », de sou­te­nir la présidente.

La lutte n’est pas terminée

Pour la Fédération, les dis­cus­sions à la table de négo­cia­tion étant rompue, elle pour­suit sa bataille sur le ter­rain et le plan d’action et de mobi­li­sa­tion pour­sui­vra son cours jusqu’à l’automne. « Dans un son­dage rendu public le 13 avril der­nier, nous révé­lions que 83% de la popu­la­tion croient que l’amélioration des condi­tions de tra­vail que nous deman­dons est sus­cep­tible d’améliorer le sys­tème de santé, tout en ayant un impact posi­tif pour réduire la pénu­rie (77%), de mieux rete­nir les pro­fes­sion­nelles en poste (86%) et d’attirer de nou­velles per­sonnes (86%). La cam­pagne d’appui en ligne lancée la semaine der­nière au www​.appuyons​la​fiq​.qc​.ca devient de plus en plus impor­tante. Le nombre d’appuis citoyens ne cesse d’augmenter tout comme celui des groupes qui ont donné leur sou­tien à notre lutte. Nous allons conti­nuer à aller cher­cher l’appui de ceux et celles qui croient, comme nous, que la pré­ser­va­tion de notre sys­tème de santé public passe par l’amélioration des condi­tions de tra­vail des pro­fes­sion­nelles qui y tra­vaillent. En sou­hai­tant que ce gou­ver­ne­ment si intran­si­geant à notre égard puisse enfin entendre le mes­sage des gens qu’il repré­sente soit, la popu­la­tion qué­bé­coise, y com­pris, les 58 000 infir­mières, infir­mières auxi­liaires et inha­lo­thé­ra­peutes de la FIQ », de conclure madame Laurent.

À propos de la FIQ

La Fédération inter­pro­fes­sion­nelle de la santé du Québec – FIQ repré­sente 58 000 membres soit, la grande majo­rité des pro­fes­sion­nelles en soins infir­miers et car­dio­res­pi­ra­toires œuvrant dans les éta­blis­se­ments publics québécois.

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Renseignements : Sandra Gagné, conseillère aux com­mu­ni­ca­tions, 514 796-5093

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