Mobilisations paysannes à Copenhague

Par Mis en ligne le 08 décembre 2009

Bruxelles, 2 décembre 2009) L’agriculture indus­trielle est le cadavre dans le pla­card de la Convention-cadre des Nations unies sur les chan­ge­ments cli­ma­tiques (CCNUCC). En pre­nant en compte la pro­duc­tion, la trans­for­ma­tion et le trans­port, la chaîne ali­men­taire au sens large pour­rait être tenue res­pon­sable de la moitié des émis­sions de gaz à effet de serre (1). Pourtant, les négo­cia­teurs ne semblent pas prêts à recon­naître que les consé­quences de notre sys­tème ali­men­taire et agri­cole actuel sont consi­dé­rables et qu’il est néces­saire de chan­ger radi­ca­le­ment nos poli­tiques ali­men­taires.

Le mou­ve­ment paysan inter­na­tio­nal La Via Campesina, qui réunit des cen­taines de mil­lions de pay­sannes et pay­sans dans le monde entier, se rend à Copenhague pour démon­trer que l’agriculture pay­sanne durable est la solu­tion pour sortir des crises actuelles.

Il est temps de relo­ca­li­ser la pro­duc­tion ali­men­taire, d’en finir avec les grandes exploi­ta­tions agri­coles gour­mandes en com­bus­tibles fos­siles, de rendre la terre aux pay­sannes et aux pay­sans et de mettre en place la sou­ve­rai­neté ali­men­taire. Une telle démarche pro­dui­rait une réduc­tion allant de la moitié aux 2/3 des émis­sions glo­bales actuelles. Si on y ajoute une forte réduc­tion de la consom­ma­tion, cela mène­rait à une réduc­tion signi­fi­ca­tive et effi­cace des émis­sions, contrai­re­ment aux fausses solu­tions actuel­le­ment envi­sa­gées lors des négo­cia­tions de la CCNUCC qui favo­risent l’agro-industrie, les cré­dits car­bones ou tout une série de « remèdes miracles » tech­no­lo­giques.

Une telle trans­for­ma­tion de l’agriculture mon­diale per­met­trait non seule­ment de contri­buer lar­ge­ment à la réso­lu­tion de la crise cli­ma­tique, mais éga­le­ment de pro­duire de la nour­ri­ture saine pour tous et de créer de l’emploi pour des mil­lions d’hommes et de femmes.

Une cen­taine de pay­sans et de pay­sannes de La Via Campesina d’environ 30 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, par­ti­ci­pe­ront aux mobi­li­sa­tions, ate­liers, débats et mani­fes­ta­tions avec d’autres mou­ve­ments sociaux du 10 au 18 décembre à Copenhague.

Moments clés de Via Campesina pour les médias

10 décembre : veillée aux chan­delles à 18h à Gammeltorv – Nytorv (city center) en hom­mage aux vic­times pay­sannes des chan­ge­ments cli­ma­tiques, du com­merce du car­bone, des expul­sions de leurs terres, des pro­grammes REDD (réduc­tion des émis­sions dues à la défo­res­ta­tion et à la dégra­da­tion des forêts), des semences géné­ti­que­ment modi­fiées adap­tées aux chan­ge­ments cli­ma­tiques et des autres fausses solu­tions pour contrer les chan­ge­ments cli­ma­tiques.

11 décembre : confé­rence de presse de 12h à 12h30 au Klimaforum : « Mobilisations pay­sannes pour une pla­nète cool »

13 décembre : Action et confé­rence de presse de rue à 12h en face du bâti­ment Axelborg (Verstrobrogade/​Axeltorv) : « L’agriculture indus­trielle est en train de faire frire la pla­nète »

15 décembre : confé­rence de presse à 9h au Bella Center, salle Asger Jorn, Hall H. « Agriculture et climat : la solu­tion des petits pay­sans »

15 décembre : Mobilisation de masse débu­tant au Havne Parken à 12h. « Changez le sys­tème ali­men­taire, pas le climat ! » (près du Harbour pool, près du pont Langebrd)

(Nous confir­me­rons les lieux où se déroulent les actions)

Interviews avec les dirigeant(e)s paysan(ne)s et infor­ma­tions :
Boaventura Monjane : boa.monjane@gmail​.com
Isabelle Delforge : idel­forge@via​cam​pe​sina​.org
Numéros de por­tables : +32 498522163 (avant le 5 décembre) et +45 5059 8325 (à partir du 5 décembre)

Ou venez nous ren­con­trer sur le stand Via Campesina au Klimaforum –

Plus d’informations sur www​.via​cam​pe​sina​.org

http://​via​cam​pe​sina​.net/​d​o​w​n​l​o​ads/P…

Via Campesina est un mou­ve­ment inter­na­tio­nal ras­sem­blant des mil­lions de pay­sans, de petits pro­duc­teurs, de sans-terre, de femmes rurales et de tra­vailleurs agri­coles du monde entier. Notre mou­ve­ment est com­posé de 150 orga­ni­sa­tions actives dans 70 pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe, et des Amériques.

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