Congrès de la FTQ

Michel Arsenault a mis en danger la crédibilité de la FTQ

Il doit démissionner

Par Mis en ligne le 28 novembre 2010

Michel Arsenault n’a plus aucune cré­di­bi­lité auprès de la popu­la­tion, à peu près aucune auprès des autres cen­trales, et elle est consi­dé­ra­ble­ment minée à l’intérieur des rangs de la FTQ.

En juin 2009, le jour­na­liste de rue​fron​te​nac​.com Martin Leclerc récla­mait la démis­sion du pré­sident de la FTQ Michel Arsenault pour s’être allié avec Québécor dans le projet d’acquisition du Canadien en ces termes :

« La déci­sion du Fonds de soli­da­rité de la FTQ de s’allier avec Quebecor pour l’aider à acqué­rir le Club de hockey Canadien est plus que sur­réa­liste. C’est une claque en pleine face à tous les tra­vailleurs du Québec, un manque de juge­ment crasse qui démontre que le pré­sident de cette cen­trale syn­di­cale, Michel Arsenault, n’a pas les qua­li­tés requises pour assu­mer ces fonc­tions. » Il concluait en ces termes : « Au cours des der­niers mois, vos his­toires de copi­nage avec l’entrepreneur Tony Accurso avaient déjà démon­tré votre manque de juge­ment, M. Arsenault. Votre asso­cia­tion avec Quebecor ne fait que confir­mer que vous êtes indigne de diri­ger une cen­trale syn­di­cale au Québec. Démissionnez ! Vous faites honte aux tra­vailleurs. »

Au mois d’octobre 2010 Michel Arsenault ajou­tait l’insulte à l’injure lors d’une entre­vue au même jour­nal affir­mant que s’il avait pu inves­tir avec Péladeau, le lock-out aurait été réglé. Péladeau, cet indi­vidu anti­syn­di­cal, qui tente de construire un empire de jour­na­lisme de pro­pa­gande, qui tente de muse­ler la liberté de parole comme c’est le cas avec la pour­suite contre Radio-Canada, était devenu aux yeux de tous, copain-copain avec le pré­sident de la FTQ pour des fins d’investissements.

À lui seul cet inci­dent jus­ti­fie la démis­sion de Michel Arsenault. Si on ajoute son copi­nage avec Tony Acurso, entre­pre­neur qu’il a qua­li­fié d’exemplaire, la coupe déborde.

Il n’a plus la crédibilité pour défendre la FTQ… et il le sait.

C’est d’ailleurs avec très peu de convic­tion qu’il a fina­le­ment demandé une com­mis­sion d’enquête dans l’industrie de la construc­tion. Il a été le der­nier allié de Jean Charest dans son refus de déclen­cher une telle enquête, et il a trouvé le moyen de saluer l’effort du gou­ver­ne­ment de ren­for­cer les enquêtes poli­cières, alors que c’est l’argument prin­ci­pal sur lequel repose jus­te­ment son refus. De toute évi­dence Michel Arsenault est inca­pable d’expliquer ni de convaincre. Jamais il n’a été capable de men­tion­ner par exemple que le gou­ver­ne­ment a inté­rêt à ne pas déclen­cher une telle com­mis­sion parce qu’il risque d’être écla­boussé. Ce qui aurait consti­tué le meilleur rem­part contre les attaques visant les tra­vailleurs de la construc­tion. On n’a pas senti une once de vibra­tion dans sa décla­ra­tion à la confé­rence de presse. On ne sent pas que Michel Arsenault veut se battre pour nous contre le gou­ver­ne­ment, on ne l’a pas senti dans le dos­sier des gaz de schiste non plus ni dans les deux der­niers bud­gets du gou­ver­ne­ment qui sont pour­tant lourds de consé­quences pour la popu­la­tion mais éga­le­ment pour les employés et employées du sec­teur public, notam­ment de la FTQ.

Pour toutes ces rai­sons, je fais miennes les décla­ra­tions faites dans la lettre publiée sur notre site la semaine der­nière « On n’est pas tous et toutes dans le même bateau » et qui a été éga­le­ment affi­chée sur plu­sieurs sites web et face­book de syn­di­cats FTQ. Même si je crois qu’il n’y a pas comme telle de situa­tion d’Omerta, je ne peux que consta­ter puisque j’en ai fait l’expérience, que les débats sont écar­tés, contrai­re­ment à ce qui se fai­sait sous la pré­si­dence pré­cé­dente.

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