Mettons fin aux réductions d’impôts accordées aux grandes entreprises !

Agissons dès maintenant!

Par Mis en ligne le 29 janvier 2012

Les gou­ver­ne­ments fédé­raux qui se sont suc­cédé ont promis que les entre­prises crée­raient des emplois si l’impôt sur leurs reve­nus était abaissé. Entre 2000 et 2011, le taux d’imposition des socié­tés est passé de 28 % à 16,5 %. À comp­ter du 1er jan­vier 2012, il a été dimi­nué encore de 1,5 % , pour atteindre 15 %. Quelle en a été la valeur pour les Canadiens et les Canadiennes ?

Une vaste étude par le CTC inti­tu­lée « En quoi ont résulté les réduc­tions des impôts frap­pant les socié­tés ? » révèle que les grandes entre­prises ne créent pas d’emplois, n’investissent pas dans l’équipement, la machi­ne­rie ni dans le per­fec­tion­ne­ment pro­fes­sion­nel. Ce que ces entre­prises font c’est accu­mu­ler des liqui­di­tés, verser des divi­dendes accrus aux action­naires et aug­men­ter la rému­né­ra­tion des PDG.

Les grandes entre­prises ont main­te­nant accu­mulé 500 mil­liards de $ en liqui­di­tés. Mais les Canadiens et les Canadiennes en paient le prix. Pour finan­cer les cadeaux fis­caux aux socié­tés, le gou­ver­ne­ment fédé­ral emprunte de l’argent et réduit les dépenses dans les ser­vices publics néces­saires aux Canadiens – comme dans l’inspection des ali­ments ou dans le per­son­nel qui traite les demandes d’assurance-emploi des tra­vailleurs qui ont perdu leur emploi.

Dites au ministre des Finances, Jim Flaherty, que ses prio­ri­tés dans le pro­chain budget ne sont pas les bonnes.

Plutôt que réduire dans les ser­vices publics néces­saires aux Canadiens, pour­quoi ne pas obli­ger les grandes entre­prises à rem­bour­ser les sommes ? Plutôt que réduire dans les dépenses qui font dis­pa­raître des emplois, pour­quoi ne pas éli­mi­ner les cadeaux fis­caux offerts aux entreprises ?

Le mes­sage sui­vant sera envoyé sous votre signa­ture et inclura le mes­sage per­son­nel indi­qué ci-après :

Accorder plus de baisses d’impôt aux entre­prises n’est pas une bonne prio­rité pour le Canada en raison de la stag­na­tion de la relance éco­no­mique. Les Canadiens et les Canadiennes financent main­te­nant les réduc­tions du taux d’imposition des socié­tés à hau­teur de 13 mil­liards de dol­lars par année, mais ne constatent que peu de valeur en retour.

Les entre­prises ne créent pas d’emplois. Elles accu­mulent des liqui­di­tés, versent des divi­dendes accrus aux action­naires et paient tou­jours plus les PDG. Les Canadiens et les Canadiennes n’ont plus les moyens d’emprunter de l’argent si c’est sim­ple­ment pour le donner aux entre­prises qui ne res­pectent pas leurs enga­ge­ments. Les grandes entre­prises ont accu­mulé 500 mil­liards de $ en liqui­di­tés au lieu de créer des emplois, d’investir dans la machi­ne­rie et l’équipement ou s’occuper du per­fec­tion­ne­ment pro­fes­sion­nel de leurs employés.

La majo­rité des Canadiens et des Canadiennes est d’accord – 92 % – que si les entre­prises ne créent pas d’emplois tel que promis, elles doivent rem­bour­ser le gou­ver­ne­ment. Même 87 % des élec­teurs conser­va­teurs sont d’accord qu’on doit obli­ger les entre­prises à rem­bour­ser la popu­la­tion cana­dienne si elles ne tiennent pas leurs engagements.

Votre pro­chain budget fédé­ral doit mettre l’accent sur la créa­tion d’emplois, et non sur les réduc­tions de dépenses qui font dis­pa­raître les emplois. Vous devez éli­mi­ner les cadeaux fis­caux aux entre­prises qui font perdre 2 mil­liards de dol­lars de reve­nus au gou­ver­ne­ment pour chaque baisse d’un point de pour­cen­tage du taux d’imposition des socié­tés, car ces cadeaux sont finan­cés grâce à un endet­te­ment de plus en plus pro­fond du Canada.

La créa­tion d’emplois est le meilleur moyen de réduire le défi­cit et la dette. Je veux que mon gou­ver­ne­ment inves­tisse dans l’infrastructure publique et abo­lisse les réduc­tions de dépenses qui font dis­pa­raître des emplois dans les ser­vices publics néces­saires aux Canadiens. Vous pouvez y par­ve­nir en éli­mi­nant les cadeaux fis­caux aux entre­prises. Rétablir le taux d’imposition fédé­ral des socié­tés de 15 % aujourd’hui à 19,5 % – taux infé­rieur à celui en vigueur lorsque votre parti est arrivé au pou­voir – rap­por­te­rait 10 mil­liards de dol­lars en reve­nus sup­plé­men­taires par année.

Les commentaires sont fermés.