Les groupes populaires face à l’État

Lutte unitaire contre l’austérité : bilan et perspectives de la Coalition Main rouge

Résistances

Par Mis en ligne le 13 mars 2019

Leur grand projet de trans­for­ma­tion sociale ne pou­vant se réa­li­ser en vase clos, les mou­ve­ments popu­laires qué­bé­cois ont par­ti­cipé à maintes reprises par le passé à des coa­li­tions visant à dénon­cer les poli­tiques néo­li­bé­rales ou les poli­tiques d’austérité (pen­sons à Solidarité popu­laire Québec ou au Réseau de vigi­lance). La plus récente, la Coalition Main rouge, a été formée pour créer un mou­ve­ment d’opposition aux poli­tiques d’austérité du gou­ver­ne­ment libé­ral de Jean Charest et pour reven­di­quer un finan­ce­ment adé­quat des ser­vices publics et des pro­grammes sociaux, dans une pers­pec­tive de lutte contre la pri­va­ti­sa­tion et la mar­chan­di­sa­tion du bien commun et pour une meilleure redis­tri­bu­tion de la richesse.

Au fil des ans, le lea­der­ship de la Coalition Main rouge a été assumé par des orga­ni­sa­tions popu­laires, mais éga­le­ment étu­diantes, fémi­nistes, com­mu­nau­taires et syn­di­cales. Aujourd’hui, Main rouge est la seule coa­li­tion encore active regrou­pant dif­fé­rents sec­teurs en lutte contre l’austérité et le néo­li­bé­ra­lisme. Une cin­quan­taine de regrou­pe­ments natio­naux et régio­naux en sont actuel­le­ment membres.

Les deux grands volets de la stra­té­gie de la Coalition ont été et demeurent l’éducation popu­laire (acti­vi­tés de for­ma­tion, docu­ments fiches, vignettes Web) et la mobi­li­sa­tion (grandes mani­fes­ta­tions, occu­pa­tions, blo­cages, actions sym­bo­liques, des­centes de ban­nière, etc.). Mais la Coalition Main rouge est d’abord et avant tout une coa­li­tion de mobi­li­sa­tion. C’est dans la rue qu’elle vise à créer un rap­port de force face à l’État, même si elle fait aussi un tra­vail rigou­reux de réflexion et de recherche, visant à mieux infor­mer et outiller les membres des groupes sociaux et la popu­la­tion en géné­ral. D’autre part, si la Coalition a peu fait de repré­sen­ta­tions poli­tiques sur ses propres bases, cer­tains de ses membres uti­lisent ses docu­ments pour en faire (notam­ment sur les solu­tions fis­cales). Au fil du temps, les membres de la Coalition, dont les pra­tiques et les cultures orga­ni­sa­tion­nelles sont sou­vent dif­fé­rentes, ont évolué ensemble. La Coalition a adopté dès 2011 le prin­cipe d’escalade des moyens de pres­sion, ce qui est une pre­mière pour plu­sieurs groupes sociaux. Pendant plu­sieurs mois, les groupes membres de la Coalition ont construit la cohé­sion du groupe. Cette soli­da­rité a été par­ti­cu­liè­re­ment visible en 2012.

Le chemin parcouru

La Coalition oppo­sée à la tari­fi­ca­tion et à la pri­va­ti­sa­tion des ser­vices publics (deve­nue la Coalition Main rouge en 2017) est lancée à l’hiver 2010, don­nant suite au budget 2009 de la ministre des Finances de l’époque, Monique Jérôme-Forget. Le nom que se donne la Coalition annonce très clai­re­ment sa volonté de répondre au gou­ver­ne­ment qui veut résoudre la « crise des finances publiques » par un retour rapide à l’« équi­libre bud­gé­taire » et, pour ce faire, de recou­rir à d’importantes mesures d’austérité. Rapidement, des dizaines de groupes répondent à l’appel de la Coalition et adhèrent à sa décla­ra­tion de prin­cipes. Au plus fort de la mobi­li­sa­tion, 140 groupes sont membres de Main rouge, dont les fon­de­ments sont carac­té­ri­sés par la lutte contre les inéga­li­tés et pour la jus­tice sociale, comme l’indique sa décla­ra­tion de prin­cipes[2]. D’autres voies doivent être explo­rées pour assu­rer une meilleure répar­ti­tion et une meilleure redis­tri­bu­tion de la richesse. La Coalition reven­dique l’accès à des ser­vices publics uni­ver­sels et de qua­lité, pour assu­rer la réa­li­sa­tion des droits humains et pour agir effi­ca­ce­ment sur les causes de la pau­vreté. Afin d’y arri­ver, elle entend pro­po­ser des pro­jets et des poli­tiques qui per­met­tront de ren­flouer, sur une base équi­table, les coffres de l’État dans une pers­pec­tive de lutte contre la pri­va­ti­sa­tion et la mar­chan­di­sa­tion du bien commun.

Au moment de la pré­sen­ta­tion du budget de 2010, la mobi­li­sa­tion s’accélère. Le 1er avril, 15 000 per­sonnes marchent dans les rues. C’est le véri­table coup d’envoi de la mobi­li­sa­tion contre le Parti libé­ral du Québec (PLQ). Les actions se pour­suivent à un rythme presque fré­né­tique jusqu’à l’hiver 2012, alors que la Coalition orga­nise un blo­cage de la tour de la Bourse. À partir de ce moment, les groupes sociaux se joignent au mou­ve­ment étu­diant.

Dès l’été 2010, la Coalition décide de défi­nir ses reven­di­ca­tions autour des trois prin­ci­pales mesures régres­sives du budget 2010 : la hausse des frais de sco­la­rité, les hausses des tarifs du bloc patri­mo­nial d’Hydro-Québec et la taxe santé. Les reven­di­ca­tions sont por­tées avec un dis­cours plus géné­ral dénon­çant l’austérité bud­gé­taire et rap­pe­lant l’existence de solu­tions fis­cales pour finan­cer non seule­ment un sec­teur plutôt qu’un autre, mais l’ensemble des ser­vices publics et les pro­grammes sociaux. En paral­lèle, l’Alliance sociale qui regroupe les quatre cen­trales syn­di­cales (FTQ, CSN, CSQ et CSD), l’APTS, le SFPQ, le SPGQ, la FECQ et la FEUQ[3] est créée. Elle entre­tient des rela­tions cor­rectes avec le comité de suivi de la Coalition Main rouge, mais il n’y a qu’une coor­di­na­tion ponc­tuelle entre les deux groupes qui n’ont pas exac­te­ment les mêmes stra­té­gies. En mars 2011, à la veille du budget, une mani­fes­ta­tion conjointe réunit 50 000 per­sonnes dans les rues de Montréal.

À l’automne 2013, alors que le Parti qué­bé­cois (PQ) prend le pou­voir, le combat contre l’austérité se pour­suit. La Coalition conti­nue son plan d’action avec la lutte contre la hausse des tarifs d’Hydro-Québec et se soli­da­rise des actions contre les coupes à l’aide sociale. Cependant, la mobi­li­sa­tion n’est pas au rendez-vous pour plu­sieurs groupes.

À l’hiver 2014, la Coalition fait de la redis­tri­bu­tion de la richesse un objet de lutte et non seule­ment de dis­cours. Une cam­pagne est lancée, 10 mil­liards de solu­tions, nous avons les moyens de faire autre­ment ! Finalement, ça marche ! Les docu­ments, fiches et vignettes Web sont repris lar­ge­ment par les groupes membres de la Coalition et même au-delà. Des membres de ses comi­tés sont appe­lés à faire des dizaines de pré­sen­ta­tions dans dif­fé­rents milieux. Au grand dam du gou­ver­ne­ment, les groupes sociaux réus­sissent à mettre l’austérité sur toutes les lèvres et à se doter d’un dis­cours commun, comme quoi l’austérité n’est pas une fata­lité !

Avec le retour des libé­raux au pou­voir en 2014, c’est la reprise d’une bataille géné­rale. Les cen­trales syn­di­cales lancent Refusons l’austérité. La conver­gence des forces n’est tou­te­fois pas sys­té­ma­tique. Mais l’appel lancé par les cen­trales a un impact posi­tif sur la mobi­li­sa­tion et sur le dyna­misme de la lutte. De nou­velles alliances locales se créent dans cer­taines régions et dans plu­sieurs quar­tiers de Montréal.

À la Coalition, ce sont des années par­ti­cu­liè­re­ment rem­plies. La fis­ca­lité joue un rôle impor­tant dans les mobi­li­sa­tions. La Coalition en pro­fite pour créer du maté­riel de vul­ga­ri­sa­tion adapté à ce nou­veau contexte. Le 31 octobre 2014, la mani­fes­ta­tion L’austérité une his­toire d’horreur, pre­mière grande mobi­li­sa­tion uni­taire contre l’austérité depuis 2012, est par­ti­cu­liè­re­ment réus­sie. Tout au long de l’automne, la Coalition mène une lutte offen­sive contre les hausses de tarifs et les baisses d’impôts, ce qui pro­ba­ble­ment joue un rôle dans la déci­sion du gou­ver­ne­ment de recu­ler, en partie. Dans les mois sui­vants, plu­sieurs « comi­tés d’accueil » pour des ministres libé­raux sont orga­ni­sés, dont cer­tains avec les cen­trales syn­di­cales (CSQ, CSN et FTQ). Des actions sur­prises ont lieu lors d’évènements aux­quels par­ti­cipent des élu-e-s du gou­ver­ne­ment. Ces actions directes mobi­lisent davan­tage de membres des syn­di­cats que par le passé, notam­ment dans le cadre des actions « déran­geantes », ce qui permet de pour­suivre l’organisation et la mul­ti­pli­ca­tion de ces ini­tia­tives, malgré la démo­bi­li­sa­tion du mou­ve­ment étu­diant.

En février 2015, plus de 100 actions sont orga­ni­sées dans plu­sieurs régions : une réus­site à tous les points de vue, y com­pris sur le plan média­tique. À ce moment, le sen­ti­ment d’adhésion à la Coalition est à son apogée. Le 1er mai, la Coalition appelle à une jour­née de grèves, d’actions et de per­tur­ba­tions devant se dérou­ler simul­ta­né­ment aux mobi­li­sa­tions syn­di­cales. Plusieurs groupes com­mu­nau­taires font grève. Cette jour­née est aussi un succès de mobi­li­sa­tion, notam­ment à Montréal, où elle est lancée par le blo­cage de la tour de la Banque Nationale. Cependant, malgré les démarches de la Coalition, il n’y a pas de coor­di­na­tion avec Refusons l’austérité, situa­tion déplo­rée par plu­sieurs. Toutefois la mul­ti­pli­ca­tion des actions ce jour-là envoie un mes­sage très clair sur le refus des poli­tiques d’austérité. C’est le der­nier grand coup où l’ensemble des groupes sociaux se sont mobi­li­sés contre l’austérité.

Par la suite, la plu­part des syn­di­cats du sec­teur public prio­risent leurs négo­cia­tions et mettent en veilleuse les mobi­li­sa­tions plus larges. En paral­lèle, des actions sont cepen­dant pré­vues par les groupes de femmes et les groupes com­mu­nau­taires. La faible par­ti­ci­pa­tion à la mani­fes­ta­tion uni­taire contre l’austérité du 27 novembre 2015 dans Parc-Extension déçoit et s’explique mal autre­ment que par le sen­ti­ment de cer­tains regrou­pe­ments que leurs membres avaient été « sur­sol­li­ci­tés ». Entre-temps, la Coalition se pré­pare à l’éventualité d’une loi spé­ciale, mais cette stra­té­gie, bien que lon­gue­ment réflé­chie et adop­tée col­lec­ti­ve­ment, n’est pas par­ta­gée dans les rangs de la Coalition[4]. La mobi­li­sa­tion se pour­suit en février 2016 avec une nou­velle semaine d’action, puis avec des actions contre les para­dis fis­caux en mars. À ce moment, le marau­dage syn­di­cal dans le domaine de la santé est com­mencé et mobi­lise les éner­gies. Le mou­ve­ment étu­diant est moins pré­sent et l’Association pour une soli­da­rité syn­di­cale étu­diante (ASSÉ) moins impli­quée à la Coalition. La cam­pagne Je sou­tiens le com­mu­nau­taire, qui implique plu­sieurs des membres, tire à sa fin et les alliances dans le sec­teur de l’action com­mu­nau­taire auto­nome sont en réor­ga­ni­sa­tion. Plusieurs groupes com­mu­nau­taires et fémi­nistes, ainsi que cer­tains syn­di­cats, conti­nuent de mobi­li­ser et de placer la lutte contre les inéga­li­tés parmi leurs prio­ri­tés. Cependant, la mobi­li­sa­tion de masse n’est plus au rendez-vous. Plus tard, la Coalition lance une nou­velle cam­pagne contre le néo­li­bé­ra­lisme et pour la recons­truc­tion du filet social : Viser la jus­tice sociale. Récupérer notre trésor col­lec­tif. La reven­di­ca­tion phare : un réin­ves­tis­se­ment massif dans les ser­vices publics, les pro­grammes sociaux et l’action com­mu­nau­taire auto­nome. Malgré un contexte poli­tique et éco­no­mique rela­ti­ve­ment favo­rable à l’obtention de gains, avec des sur­plus bud­gé­taires records et l’approche des élec­tions, la remo­bi­li­sa­tion est plutôt modeste durant les der­niers mois.

En regardant vers l’avant

Près d’une décen­nie plus tard, les condi­tions qui ont mené à la nais­sance de la Coalition Main rouge sont tou­jours pré­sentes. Et la néces­sité de mener une lutte dépas­sant les dif­fé­rents sec­teurs contre la pri­va­ti­sa­tion et la tari­fi­ca­tion ainsi que pour un réin­ves­tis­se­ment dans les ser­vices publics et les pro­grammes sociaux l’est tout autant. Avec les récents sur­plus bud­gé­taires, cumu­lés sur le dos de la popu­la­tion la plus pauvre et au prix de l’affaiblissement du tissu social, le gou­ver­ne­ment du PLQ a réin­vesti dans cer­tains ser­vices publics, mais jamais à la hau­teur des besoins. Il n’a pas l’intention de finan­cer davan­tage les pro­grammes sociaux, notam­ment les pres­ta­tions de retraite, l’aide sociale ou le loge­ment social, ou les groupes d’action com­mu­nau­taire auto­nome. C’est tou­jours avec un pro­gramme néo­li­bé­ral que les réformes sont impo­sées aux ser­vices publics et aux pro­grammes sociaux ; et, dès 2019, une nou­velle ronde de com­pres­sions est à pré­voir si on se fie aux pré­vi­sions du der­nier budget.

La construc­tion d’un rap­port de force pour une coa­li­tion repose, à mon avis, sur sa capa­cité à se doter d’un dis­cours commun. Des reven­di­ca­tions com­munes claires, une cam­pagne large et conti­nue d’éducation popu­laire pour accroitre les bases de la mobi­li­sa­tion et contrer les dis­cours de droite sont incon­tour­nables. Cependant, le déve­lop­pe­ment de ce rap­port de force s’appuie éga­le­ment sur la capa­cité des groupes à se soli­da­ri­ser réel­le­ment et à tenir ensemble de grandes mobi­li­sa­tions.

L’absence d’une lutte réel­le­ment uni­taire et sou­te­nue a pro­ba­ble­ment joué un rôle dans l’incapacité des mou­ve­ments sociaux à faire plus de gains ces der­nières années. Cela pro­vient de la par­ti­ci­pa­tion inégale des dif­fé­rents groupes sociaux. Plus récem­ment, on assiste éga­le­ment à un retour de mobi­li­sa­tions plus sec­to­rielles et à la créa­tion de nou­velles coa­li­tions sur des enjeux spé­ci­fiques. Pendant ce temps, en raison des attaques mul­tiples, les groupes sociaux doivent lutter à plu­sieurs niveaux et, sou­vent, avec de moins en moins de moyens. Ainsi, pour ne citer que ces exemples, les syn­di­cats en santé et en ser­vices sociaux doivent se battre contre une réor­ga­ni­sa­tion du réseau dans un contexte où les tra­vailleuses et les tra­vailleurs sont épui­sés et où les groupes com­mu­nau­taires auto­nomes doivent sou­vent réduire leurs acti­vi­tés en raison de leur sous-finan­ce­ment, alors qu’il y a plus de gens qui font appel à leurs ser­vices. Plusieurs de ces orga­ni­sa­tions, notam­ment celles de défense col­lec­tive des droits, sur qui on compte géné­ra­le­ment pour mener les luttes com­munes, sont par­ti­cu­liè­re­ment affec­tées par l’insuffisance des moyens.

Malgré tous ces obs­tacles, la Coalition a été un lieu où la soli­da­rité s’est effec­ti­ve­ment construite, par­fois sur le long terme. Dans cer­taines régions, le tra­vail en coa­li­tion a permis à des sec­teurs prin­ci­pa­le­ment issus de groupes com­mu­nau­taires et fémi­nistes de tra­vailler plus étroi­te­ment ensemble et de déve­lop­per de nou­velles pra­tiques. La Coalition béné­fi­cie tou­jours d’un capi­tal d’appui sur lequel la mobi­li­sa­tion sociale peut se recons­truire.

Les groupes et regrou­pe­ments de la Coalition Main rouge adhèrent tou­jours for­te­ment à son mes­sage, mais il n’est pas clair que les orga­ni­sa­tions natio­nales soient prêtes à mettre les éner­gies pour la faire vivre réel­le­ment. Peut-on pour­suivre une lutte uni­taire contre la démo­li­tion des ser­vices publics et des pro­grammes sociaux et, plus géné­ra­le­ment, contre le néo­li­bé­ra­lisme et son pro­gramme aus­té­ri­taire ? Doit-on attendre que des attaques viru­lentes sur­viennent pour que les groupes sociaux accordent plus de place à une mobi­li­sa­tion uni­taire ? Une chose est cer­taine, nous ne pou­vons pas nous per­mettre col­lec­ti­ve­ment d’attendre bien long­temps.

Véronique Laflamme, Organisatrice com­mu­nau­taire au Front d’action popu­laire en réamé­na­ge­ment urbain (FRAPRU)[1]

Notes

  1. L’auteure est aussi membre du Comité « action et suivi » de la Coalition Main rouge. Elle signe le texte en son nom per­son­nel.
  2. <http://​nonaux​hausses​.org/​d​e​c​l​a​r​a​tion/>.
  3. FTQ : Fédération des tra­vailleurs et tra­vailleuses du Québec ; CSN : Confédération des syn­di­cats natio­naux ; CSQ : Centrale des syn­di­cats du Québec ; CSD : Centrale des syn­di­cats démo­cra­tiques ; APTS : Alliance du per­son­nel pro­fes­sion­nel et tech­nique de la santé et des ser­vices sociaux ; SFPQ : Syndicat de la fonc­tion publique et para­pu­blique du Québec ; SPGQ : Syndicat des pro­fes­sion­nelles et pro­fes­sion­nels du gou­ver­ne­ment du Québec ; FECQ : Fédération étu­diante col­lé­giale du Québec ; FEUQ : Fédération étu­diante uni­ver­si­taire du Québec.
  4. Finalement, le décret ou la loi spé­ciale n’a pas été imposé.


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