L’université populaire des NCS : mission accomplie

Par Mis en ligne le 08 septembre 2014

L’université popu­laire a eu lieu comme prévu les 21, 22 et 23 août à l’Université d’Ottawa dans le cadre du Forum social des peuples (FSP). Environ 1000 per­sonnes ont par­ti­cipé aux diverses ses­sions, ce qui, osons le dire, est tout un succès. Au FSP comme tel, il y a eu plus de 6 000 inscritEs, venant de plu­sieurs régions et de plu­sieurs sec­teurs. Même si on obser­vait une pré­do­mi­nance qué­bé­coise, il y avait éga­le­ment une par­ti­ci­pa­tion sub­stan­tielle des cama­rades du Canada dit anglais et des Autochtones. 

Le tri­bu­nal popu­laire

Plus de 150 per­sonnes ont par­ti­cipé au tri­bu­nal popu­laire pour juger le gou­ver­ne­ment Harper dans son opé­ra­tion de sac­cage de l’assurance-chômage. Ce tri­bu­nal a été coor­donné par Jacques Beaudoin du Mouvement Action-Chômage de Montréal. Selon Jacques, le résul­tat a été très posi­tif : « La forme uti­li­sée s’est avérée fort effi­cace. Nous avons reçu par la suite de bons com­men­taires, y com­pris de la part de mili­tants impli­qués dans la coa­li­tion, mais qui nous ont dit avoir néan­moins appris plu­sieurs choses sur la réforme ». En plus d’atteindre un objec­tif péda­go­gique très utile, la ren­contre a permis de faire la jonc­tion entre des militantEs du Québec et de l’Ontario.

« Du tra­vail bien fait » (Stéphane Chalifour, membre des NCS) :

« Les NCS se sont démar­qués par la diver­sité des invitéEs, la rigueur et la pro­fon­deur des expo­sés et des débats. L’indépendance des NCS est garante de leur cré­di­bi­lité. Nous ne sommes pas à la remorque de syn­di­cats ou de partis et il semble qu’après plu­sieurs années, une répu­ta­tion de qua­lité et de pro­fes­sion­na­lisme fasse son œuvre. »

« Toujours aller plus loin » (Pierre Mouterde, Presse-toi-à-gauche) :

« Il reste dif­fi­cile de faire un bilan global de ce Forum social des peuples dont on peut dire néan­moins qu’il a été un véri­table succès en termes de variété des débats et d’assistance pro­ve­nant de tous les coins du Canada. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres, et au-delà d’un opti­misme, certes néces­saire bien que sou­vent de façade, bien des ques­tions pour­tant déci­sives sont res­tées en sus­pens. Notamment celles tour­nant autour de la crise de la repré­sen­ta­tion poli­tique qui frappe aujourd’hui tout un chacun, et par­tant celles de la crise de stra­té­gie poli­tique dont nous res­sen­tons à gauche si vive­ment les effets para­ly­sants, en par­ti­cu­lier au Québec à tra­vers la ques­tion natio­nale. Comme si, malgré nombre de constats sem­blables et sou­vent per­cu­tants, on ne ces­sait pas de rester dans le flou quant aux solu­tions à appor­ter. Et comme s’il res­tait un énorme tra­vail de cla­ri­fi­ca­tion à mener. »

« Le lea­der­ship qué­bé­cois » (Véronique Brouillette, mili­tante de la CSQ) :

« Le Québec a été sans contre­dit un leader dans cet évé­ne­ment (même si on ne veut pas trop que ça paraisse…). Le fait que l’université d’été des NCS se tienne pen­dant le Forum a TRÈS FORTEMENT contri­bué à élever le niveau des débats. Plusieurs per­sonnes (même parmi les « non-NCS ») l’ont sou­li­gné. Ce que j’ai par­ti­cu­liè­re­ment aimé des ate­liers des NCS était jus­te­ment de faire « conver­ger » les groupes ou de mon­trer l’interdépendance des luttes, ce qui est un défi, même dans un Forum social des peuples… »  

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