Note socio-économique

Logement 2011 : Marché locatif et spéculation

Par , , Mis en ligne le 30 juin 2011

Les indi­ca­teurs du marché immo­bi­lier qué­bé­cois sont à la hausse. La valeur des pro­prié­tés aug­mente rapi­de­ment, tout comme les loyers. Sur le marché loca­tif, la pénu­rie de loge­ment qui dure depuis plus d’une décen­nie est deve­nue un état per­ma­nent qui favo­rise lar­ge­ment les pro­prié­taires. Cette note socio-éco­no­mique rap­pelle que les inves­tis­se­ments dans le loge­ment loca­tif offrent un ren­de­ment fort géné­reux et que le méca­nisme de fixa­tion des prix de la Régie du loge­ment, bien qu’imparfait, consti­tue un rem­part contre des hausses de loyer insou­te­nables pour les locataires.

État de la situation

Une crise du loge­ment sévit depuis main­te­nant 12 ans. C’est ce qu’indique le calcul du taux d’inoccupation, soit la mesure de la pro­por­tion de loge­ments vacants dis­po­nibles pour la loca­tion par rap­port à l’ensemble du parc loca­tif. Un marché loca­tif est consi­déré équi­li­bré lorsque le taux d’inoccupation est à 3 %. Au-des­sous de ce chiffre, on parle de pénu­rie de loge­ment. À l’échelle de la pro­vince, ce taux stagne cette année (2,4 %) ; il est pra­ti­que­ment au même niveau que l’année der­nière (2,5 %) dans les centres urbains de 10 000 per­sonnes et plus.

Dans la région de Montréal, où se trouvent les deux tiers du parc loca­tif qué­bé­cois, le taux d’inoccupation est éga­le­ment demeuré rela­ti­ve­ment stable à 2,5 % (soit une baisse de 0,1 %). Mais pour les loge­ments de trois chambres ou plus, la situa­tion est par­ti­cu­liè­re­ment alar­mante : en un an, leur taux d’inoccupation a chuté de 2,1 % à 1,0 %. Cela signi­fie qu’il est de plus en plus ardu pour les familles loca­taires de trou­ver un loge­ment qui réponde à leurs besoins.

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* L’IRIS est un ins­ti­tut de recherche sans but lucra­tif indé­pen­dant et progressiste.

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