LA DROITE : QUELLES DROITES ?

L’Italie à l’ère du populisme : entre souverainisme et antipolitique Le cas de la Ligue et du Mouvement 5 Étoiles

Enjeux nationaux et internationaux

Par Mis en ligne le 15 septembre 2020

Introduction

« Il y a tous les préa­lables pour une belle année 2019 et pour les années à venir », annon­çait triom­pha­le­ment dans une entre­vue Giuseppe Conte, pré­sident du Conseil du pre­mier gou­ver­ne­ment ouver­te­ment popu­liste de l’histoire de la République ita­lienne. Depuis juin 2018, l’Italie est diri­gée par une coa­li­tion formée par les deux forces poli­tiques qui, lors des der­nières élec­tions gou­ver­ne­men­tales, se sont pré­sen­tées à l’électorat de manière ouver­te­ment et fiè­re­ment popu­liste : le Mouvement des 5 étoiles (M5S[1]) et la Ligue. En fait, l’Italie n’est pas restée à l’abri de la vague popu­liste et sou­ve­rai­niste qui a tra­versé l’Europe à la suite de la grande réces­sion qui a débuté en 2008. À l’instar de nom­breux autres pays de l’Union euro­péenne (Pologne, Hongrie, France, Grèce, pour ne donner que quelques exemples), des forces popu­listes, sou­ve­raines et natio­na­listes, ont fait leur chemin en Italie, se nour­ris­sant du mécon­ten­te­ment de la classe moyenne et de la colère de l’ancien et du nou­veau pro­lé­ta­riat urbain dure­ment frappé par une série de fac­teurs (contrac­tion de la sécu­rité sociale, pré­ca­rité et chô­mage, crise des grands partis et absence de réponses de la classe poli­tique à leurs pro­blèmes) liés notam­ment à la crise éco­no­mique et aux mesures d’austérité impo­sées par l’Union euro­péenne.

Les populistes à la barre de l’Italie. Qui sont le M5S et la Ligue ?

Le Mouvement 5 étoiles[2] (M5S), de par sa forte conno­ta­tion anti-esta­blish­ment et pour son ascen­sion rapide au pou­voir, est peut-être l’expression et la consé­quence la plus évi­dente de la crise de confiance dans le sys­tème des partis et dans la classe poli­tique en Italie. Fondé en 2009, dirigé par le comé­dien génois Beppe Grillo et géré par la Casaleggio Associati[3], le M5S s’est immé­dia­te­ment imposé sur la scène poli­tique ita­lienne, obte­nant plus de 25 % des suf­frages aux élec­tions géné­rales de 2013 et 32 % aux élec­tions de 2018, ce qui en a fait la pre­mière force poli­tique en Italie. À ses débuts, et en rédui­sant l’analyse du mou­ve­ment au lea­der­ship de Beppe Grillo d’une part et à ses dis­cours poli­tiques publiés dans son blogue d’autre part, le Mouvement 5 étoiles a été consi­déré par de nom­breux ana­lystes et com­men­ta­teurs poli­tiques comme une des nom­breuses mani­fes­ta­tions d’antipolitique, et comme l’expression d’un popu­lisme qui, dans d’autres pays euro­péens, était impu­table à des for­ma­tions poli­tiques de droite[4]. Au fil du temps et de son éton­nant succès élec­to­ral, le M5S et sa phi­lo­so­phie poli­tique ont fait l’objet de nom­breuses ana­lyses visant à com­prendre à la fois son succès et la com­po­si­tion de son élec­to­rat, qui ne peut être sim­ple­ment réduit à la seule droite poli­tique.

La Ligue, contrai­re­ment au Mouvement 5 étoiles, est un parti dont l’histoire poli­tique remonte à plus de trente ans. Issue, à la fin des années 1980, de la fusion de plu­sieurs mou­ve­ments auto­no­mistes du Nord du pays, la Ligue du Nord pour l’indépendance de la Padanie (Lega Nord per l’Indipendenza della Padania), aujourd’hui la Ligue, a joué un rôle déter­mi­nant au sein des gou­ver­ne­ments de centre droit diri­gés par Silvio Berlusconi au cours du nou­veau mil­lé­naire alors qu’elle occu­pait déjà, depuis un cer­tain temps, des fonc­tions admi­nis­tra­tives aux niveaux local, pro­vin­cial et régio­nal.

La Ligue est diri­gée, depuis 2013, par Matteo Salvini qui l’a recons­truite après la débâcle élec­to­rale de 2013 (4 % des votes) et une série de scan­dales de cor­rup­tion et de mal­ver­sa­tions impli­quant Umberto Bossi, le secré­taire his­to­rique du parti. Le lea­der­ship de Matteo Salvini a pro­fon­dé­ment modi­fié l’orientation poli­tique du parti. En sup­pri­mant le mot Nord du nom du parti, Salvini a voulu sou­li­gner l’abandon d’une pers­pec­tive auto­no­miste au profit de posi­tions plus natio­na­listes. Ce n’est donc plus « Le Nord d’abord », mais « L’Italie d’abord ». Ce chan­ge­ment de point de vue a redé­fini le champ du conflit dans lequel la « nou­velle » Ligue se meut. L’ennemi n’est plus l’État cen­tral – le slogan his­to­rique de la Ligue Nord était « Rome voleuse » – qui sous­trait des res­sources au nord à tra­vers des taxes indû­ment redis­tri­buées au sud, mais l’Union euro­péenne ; on sou­ligne et en dénonce son carac­tère anti­dé­mo­cra­tique, son éloi­gne­ment des citoyennes et des citoyens ita­liens, son intru­sion inutile et néfaste dans les poli­tiques éco­no­miques natio­nales et la menace que l’Union euro­péenne repré­sente pour la sou­ve­rai­neté natio­nale. La Ligue a natu­rel­le­ment radi­ca­lisé ses posi­tions en matière d’immigration. En effet, si dans le passé elle expri­mait une oppo­si­tion ferme à l’immigration, en plai­dant notam­ment pour la défense du chris­tia­nisme contre la menace musul­mane et l’islamisation de la société (un sen­ti­ment for­te­ment par­tagé dans les régions du nord où la pré­sence musul­mane est mani­feste), ses dis­cours sur l’identité ita­lienne sont aujourd’hui construits autour d’une rhé­to­rique de la défense des inté­rêts des Italiens et des Italiennes qui asso­cie l’immigration à l’invasion et fait de l’immigré·e une menace à la sécu­rité[5].

Les différents populismes italiens

Le débat sur ce qu’est le popu­lisme et sur les causes qui le déter­minent est très com­plexe et ne peut pas être déve­loppé lon­gue­ment ici. Le popu­lisme est un concept fluide dont les décli­nai­sons changent selon la pers­pec­tive choi­sie. Avec le temps, ce concept de popu­lisme a été uti­lisé pour dési­gner et défi­nir des phé­no­mènes sou­vent très dif­fé­rents les uns des autres. Le popu­lisme peut être consi­déré, par consé­quent, comme une « thin-cen­tred ideo­logy », c’est-à-dire un ensemble d’idées sur la nature de la poli­tique et de la société, une forme de mobi­li­sa­tion et d’organisation, comme élé­ment du pro­ces­sus de moder­ni­sa­tion, et enfin, comme une caté­go­rie socio­lo­gique plutôt qu’historique. Peter Wiles, dans un texte désor­mais clas­sique datant de 1969, affir­mait que chaque cher­cheur four­nis­sait sa « défi­ni­tion du popu­lisme, en fonc­tion de son approche aca­dé­mique et de ses inté­rêts de recherche[6] ».

Matteo Salvini, leader de la Ligue, porte un chan­dail où est écrit : « Je suis popu­liste ».

(Il faut véri­fier s’il y a des droits d’auteurs)

Le popu­lisme serait ainsi une idéo­lo­gie oppo­sant deux groupes sociaux anta­go­niques, le « peuple » de la « base » et ses enne­mis (les élites cor­rom­pues)[7]. À partir de cette défi­ni­tion, nous pou­vons sou­li­gner cer­taines dif­fé­rences impor­tantes entre les diverses for­ma­tions poli­tiques qui se défi­nissent comme popu­listes en Italie. Si nous pre­nons en compte l’idée d’identité du peuple, il est pos­sible de dis­tin­guer de manière uni­voque les for­ma­tions poli­tiques appar­te­nant au vaste front des popu­listes euros­cep­tiques en Italie. Taguieff[8] sou­ligne que pour ana­ly­ser les popu­lismes contem­po­rains, il est néces­saire de dis­tin­guer deux pôles, deux ten­dances du dis­cours popu­liste. Le peuple auquel on fait appel est soit inter­prété comme démos ou comme ethnos, inter­pré­ta­tions ren­voyant res­pec­ti­ve­ment à un pôle « social pro­tes­ta­taire » et à un pôle « iden­ti­taire-natio­nal ».

Cette pola­ri­sa­tion peut être très bien reprise dans le cas ita­lien. Le peuple du Mouvement 5 étoiles est défini par la caté­go­rie de démos. Le parti parle au nom des citoyens et des citoyennes et en construi­sant une rhé­to­rique fondée sur des dis­cours pro­tes­ta­taires (« être popu­liste, c’est d’abord être contre » pour reprendre les mots de Taguieff[9]), anti­éli­tistes, anti­par­tis [10]et exhor­tant au dépas­se­ment de la pola­ri­sa­tion droite-gauche pré­fé­rant dis­tin­guer plus fon­da­men­ta­le­ment « les hon­nêtes » et « les voleurs ».

Pour la Ligue, à l’instar de nom­breuses orga­ni­sa­tions d’extrême droite, le peuple est défini à partir du concept d’ethnos. Le parti parle de, pour et aux « Italiens », don­nant ainsi aux dis­cours une dimen­sion eth­no­na­tio­na­liste. Dans la rhé­to­rique popu­liste de la Ligue, l’antiélitisme n’occupe pas une posi­tion cen­trale. Les dis­cours xéno­phobes, anti-immi­gra­tion ou, plus géné­ra­le­ment, hété­ro­phobes[11] en consti­tuent le cœur.

En s’appuyant sur une défi­ni­tion du peuple comme démos, le M5S défi­nit les élites à partir d’une dimen­sion socio-éco­no­mique réac­ti­vant une oppo­si­tion entre tech­no­crates ou élites et tra­vailleurs, tra­vailleuses. L’opposition se concentre sur les poli­ti­ciennes et poli­ti­ciens euro­péens qui sont asso­ciés au projet néo­li­bé­ral, mais pas sur le pro­ces­sus d’intégration euro­péenne. En revanche, le fait de partir de la défi­ni­tion du peuple comme ethnos, tout en consi­dé­rant comme cen­trale la dimen­sion éco­no­mique, engage une cri­tique du procès d’intégration euro­péenne et de l’ouverture de l’espace euro­péen vue comme une menace à l’identité et à son inté­grité. Deux rai­sons sont mises en avant par la Ligue : la crainte d’une fra­gi­li­sa­tion de la sou­ve­rai­neté natio­nale et le péril repré­senté par l’immigration[12].

La dérive dangereuse de l’extrême droite et la montée d’un racisme populiste

La pré­sence de forces popu­listes dans le gou­ver­ne­ment dont les orien­ta­tions sont ouver­te­ment hos­tiles à l’immigration a permis à cer­taines for­ma­tions d’extrême droite de gagner encore plus d’espace, non seule­ment sur le plan poli­tique, mais aussi et sur­tout sur le plan cultu­rel. CasaPound Italia, par exemple, est un mou­ve­ment poli­tique d’extrême droite qui a acquis une grande visi­bi­lité au cours des der­nières années grâce à sa capa­cité à ados­ser ces actions et ces ini­tia­tives aux dis­cours popu­listes ins­ti­tu­tion­na­li­sés et ainsi acqué­rir un accès à l’espace média­tique.

On peut iden­ti­fier quatre arènes de conflit au sein des­quelles on trouve une forte conver­gence entre l’extrême droite et les for­ma­tions poli­tiques qui gou­vernent le pays (La Ligue et M5S). La pre­mière arène de conflit fait réfé­rence à l’antipolitique avec une cri­tique viru­lente des ins­ti­tu­tions repré­sen­ta­tives et des autres acteurs poli­tiques. La deuxième se réfère à la défense de la com­mu­nauté natio­nale – « les Italiens d’abord ! » –, mena­cée par les pro­ces­sus d’intégration euro­péenne et par la mon­dia­li­sa­tion. C’est sur­tout autour de la troi­sième arène de conflit que cette conver­gence est par­ti­cu­liè­re­ment visible. Un lien étroit entre l’extrême droite et les for­ma­tions poli­tiques qui gou­vernent l’Italie est en effet visible à tra­vers l’hostilité envers tous les pro­ces­sus d’immigration et à tra­vers la cri­mi­na­li­sa­tion des immigré·e·s en tant que caté­go­rie sociale propre à cata­ly­ser la peur et l’insécurité. La der­nière arène de conflit ren­voie à ce que j’appelle le racisme popu­liste[13]. Ce der­nier s’appuie sur l’idée selon laquelle le rela­ti­visme cultu­rel a pro­gres­si­ve­ment écarté la matrice bio­lo­gique du racisme du passé. Les théo­ries selon les­quelles les com­mu­nau­tés natio­nales et eth­niques sont l’expression d’une spé­ci­fi­cité de la nature humaine, donc irré­duc­tibles et dif­fé­rentes les unes des autres, se sont déve­lop­pées et ont pris de l’importance dans les années 1970[14]. Un racisme uni­ver­sel fondé sur la domi­na­tion d’une race sur les autres et sur le concept de race en tant que caté­go­rie bio­lo­gique a été pro­gres­si­ve­ment rem­placé par une forme de racisme non plus fondée sur la domi­na­tion, mais sur l’exclusion et la dis­tan­cia­tion entre les cultures (et entre les races) afin de pré­ser­ver le carac­tère unique de cha­cune et de com­pen­ser le risque d’une accep­ta­tion uni­ver­sa­liste[15].

Ces posi­tions dif­fé­ren­tia­listes, sou­vent consi­dé­rées comme moins dan­ge­reuses que le racisme fondé sur une matrice bio­lo­gique, ont connu un cer­tain succès en Italie et sont ouver­te­ment sou­te­nues par de nom­breuses for­ma­tions poli­tiques allant de l’extrême droite, à savoir CasaPound Italia, à la Ligue de Salvini, en pas­sant pour le Mouvement 5 étoiles.

Conclusion

La droite et les rhé­to­riques popu­listes et sou­ve­rai­nistes en Italie ont trouvé de nou­velles éner­gies à la suite des succès élec­to­raux de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles à l’origine tous deux du pre­mier gou­ver­ne­ment ouver­te­ment popu­liste de l’histoire de la République ita­lienne. Sans doute un des aspects les plus dan­ge­reux de cette nou­velle vague popu­liste est la montée des dis­cours et des actes racistes menés par l’extrême droite. Suivant une ten­dance pré­sente dans tous les pays euro­péens[16], le thème de la race en tant que caté­go­rie bio­lo­gique et uni­ver­sa­liste a de plus en plus fait place à de nou­velles formes de racisme, non moins dan­ge­reuses et dignes d’intérêt. L’affirmation d’un racisme popu­liste par les for­ma­tions popu­listes actuel­le­ment au pou­voir en Italie s’appuie sur une rhé­to­rique exal­tant les dif­fé­rences cultu­relles et leur irré­duc­ti­bi­lité. Ces der­nières posi­tions ont été par­ti­cu­liè­re­ment bien accueillies parmi les nou­veaux mou­ve­ments de droite radi­cale en Italie, tels que CasaPound.

Emanuele Toscano est socio­logue cher­cheur à l’Université G. Marconi et membre asso­cié du CADIS (EHESS-CNRS) à Paris


  1. En ita­lien, Movimento 5 Stelle : M5S.
  2. Les 5 étoiles qui donnent son nom au mou­ve­ment repré­sentent les cinq prio­ri­tés de son action poli­tique : eau publique, connec­ti­vité ouverte et libre, envi­ron­ne­ment, déve­lop­pe­ment et trans­ports.
  3. La Casaleggio Associati est une société de com­mu­ni­ca­tion privée qui est pro­prié­taire du logo et de la pla­te­forme infor­ma­tique à la base du mou­ve­ment.
  4. Roberto Biorcio et Paolo Natale, Politica a 5 Stelle, Milan, Feltrinelli, 2013.
  5. Gianluca Passarelli et Dario Tuorto, La lega di Salvini : estrema destra di Governo, Bologne, Il Mulino, 2018.
  6. Peter Wiles, « A syn­drome, not a doc­trine », dans Ghita Ionescu et Ernest Gellner (dir.), Populism. Its Meanings and National Characteristics, Londres, Macmillan, 1969, p. 166. Voir aussi à ce sujet : Cas Mudde, Populist Radical Parties in Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 2007 ; Kurt Weyland, « Clarifying a contes­ted concept. Populism in the study of latin ame­ri­can poli­tics », Comparative Politics, vol. 34, n° 1, 2001 ; Ernesto Laclau, La raison popu­liste, Paris, Seuil, 2008 (édi­tion ori­gi­nale, La Razón Populista, 2005) ; Gino Germani, Authoritarianism, Fascism, and National Populism, Londres/​New York, Routledge, 1978 ; Marco Tarchi, L’Italia popu­lista. Dal qua­lun­quismo a Beppe Grillo, Bologne, Il Mulino, 2015 ; Margaret Canovan, Populism, New York, Hartcourt Brace Janovich, 1981.
  7. Cas Mudde, « The Populist Zeitgeist », Government and Opposition, vol. 39, n° 4, 2004, p. 541-563.
  8. Pierre-André Taguieff, L’illusion popu­liste. Essai sur les déma­go­gies de l’âge démo­cra­tique, Paris, Flammarion, 2007.
  9. Ibid., p. 219.
  10. Le M5S refuse l’étiquette de parti et conti­nue à s’appeler « mou­ve­ment ».
  11. Ibid., p. 218.
  12. Marco Morini, « Front natio­nal and Lega Nord : two sto­ries of the same euros­cep­ti­cism », European Politics and Society, vol. 19, n° 1, 2018, p. 1-19.
  13. Emanuele Toscano, « The rise of ita­lian popu­lism and “fas­cism of the third mil­len­nium” in the age of migra­tion and secu­rity », dans Gabriela Lazaridis et Wadia Khursheed (dir.), The Securitisation of Migration in the EU. Debates since 9/11, Basingstoke (UK), Palgrave Macmillan, 2015.
  14. Martin Barker, The New Racism, Londres, Junction Books, 1981 ; Michel Wieviorka, L’espace du racisme, Paris, Seuil, 1991.
  15. Francesco Germinario, La destra degli dei. Alain de Benoist e la cultura poli­tica della nou­velle droite, Turin, Bollati Boringhieri, 2002.
  16. Piero Ignazi, Extreme Right Parties in Western Europe, Oxford, Oxford University Press, 2006.

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