Les travailleurs à contrat : précarité et dépendance

Par Mis en ligne le 25 mars 2011

En contraste avec la tra­di­tion d’immigration per­ma­nente qui le carac­té­ri­sait, l’immigration tem­po­raire au Canada est en aug­men­ta­tion constante depuis le début des années 1990, au point que le nombre des tra­vailleurs tem­po­raires a dépassé celui des immi­grants sélectionnés.

L’agriculture est l’un des sec­teurs de l’économie cana­dienne et qué­bé­coise qui recrute une main-d’œuvre étran­gère peu qua­li­fiée pour com­bler ses pénu­ries de tra­vailleurs. Au Québec, la main-d’œuvre est sur­tout recru­tée à tra­vers deux pro­grammes : le Programme des tra­vailleurs agri­coles sai­son­niers (ci-après PTAS), et le Programme des tra­vailleurs peu qua­li­fiés (C&D) – Guatemala (PTPQ). Le PTAS et le PTPQ sont orga­ni­sés autour de contrats de tra­vail que doivent signer les employeurs et les tra­vailleurs ; ils ont plu­sieurs carac­té­ris­tiques com­munes dont le fait qu’ils sont liés à un employeur fixe. Ainsi, l’entrée d’un tra­vailleur migrant n’est auto­ri­sée que pour le seul objec­tif qu’il réa­lise l’emploi spé­ci­fié sur son visa, avec cet employeur précis. Quand l’emploi prend fin avec cet employeur, le tra­vailleur doit quit­ter le Canada, son droit de séjour étant condi­tionné au fait qu’il tra­vaille avec tel employeur.

Le tra­vail agri­cole est réputé pour être un des sec­teurs d’emploi les plus dan­ge­reux pour la santé et la sécu­rité des indi­vi­dus qui y tra­vaillent. Selon l’Organisation inter­na­tio­nale du tra­vail (OIT), c’est l’un des trois sec­teurs les plus ris­qués, avec la construc­tion et les mines.

(Extrait d’un texte paru dans le numéro 5 des NCS, Migrations : Stratégies, acteurs et résis­tances)

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