Changements climatiques

Les syndicats prennent la parole à Durban

Par Mis en ligne le 07 décembre 2011

Membre de la Confédération syn­di­cale inter­na­tio­nale (CSI), la CSN est actuel­le­ment à Durban pour la Conférence des Parties de la dix-sep­tième ren­contre des pays signa­taires de la Convention des Nations-Unies sur les chan­ge­ments cli­ma­tiques, com­mu­né­ment appelé, la COP 17.

Pour une troi­sième année consé­cu­tive, une délé­ga­tion de la CSN par­ti­cipe à l’événement « Pavillon World of Work (WoW) ». Cette année, cela a lieu à l’Université Kwazulu Natal, campus Howard College, à Durban, en Afrique du Sud. Le pavillon WoW reçoit des syn­di­cats de plu­sieurs pays qui pré­sen­te­ront des confé­rences au sujet de l’implication des tra­vailleurs dans la lutte aux chan­ge­ments cli­ma­tiques.

Ces confé­rences concernent tant les mesures d’atténuation pour dimi­nuer les émis­sions de gaz à effet de serre du sec­teur de la sidé­rur­gie, des mines que celui des mesures d’adaptation que les gou­ver­ne­ments devront prendre pour mini­mi­ser les impacts des chan­ge­ments cli­ma­tiques sur nos condi­tions de vie.

La CSI s’intéresse à la lutte aux chan­ge­ments cli­ma­tiques depuis une dizaine d’année et conti­nue de clamer haut et fort que cette lutte ne pourra se faire sans les tra­vailleurs.

Nos éco­no­mies modernes uti­lisent les hydro­car­bures (pétrole, diesel, gaz, etc) pour leur fonc­tion­ne­ment. Réduire cette dépen­dance et déve­lop­per des emplois verts néces­site une tran­si­tion que les syn­di­cats veulent juste et équi­table. Lors de la Conférence de Cancún, les États se sont enga­gés à intro­duire cette reven­di­ca­tion de tran­si­tion juste et équi­table dans leurs négo­cia­tions d’une nou­velle conven­tion pour réduire la hausse de la tem­pé­ra­ture ter­restre.

Il existe bel et bien des liens impor­tants entre les chan­ge­ments cli­ma­tiques et les injus­tices sociales. Ce sont en effet les pays les plus pauvres qui paient dure­ment ces chan­ge­ments cli­ma­tiques. Les pires séche­resses et inon­da­tions, ce sont eux qui les ont subies. Notre inac­tion face à la hausse des tem­pé­ra­tures ter­restres a un prix.

En 2006, dans son rap­port sur l’économie du chan­ge­ment cli­ma­tique, Sir Nicholas Stern, l’ancien éco­no­miste en chef de la Banque Mondiale, éva­luait qu’un inves­tis­se­ment de 1% du PIB mon­dial par an dans la réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre per­met­trait d’éviter une perte éco­no­mique com­prise entre 5% et 20% du PIB mon­dial chaque année.

Dans un contexte de trans­for­ma­tion en vue d’une éco­no­mie plus verte et moins dépen­dante des hydro­car­bures et en vue de favo­ri­ser une tran­si­tion juste et équi­table, la CSI demande à ce qu’une déci­sion soit prise à la Conférence de Durban.

Pendant que les syn­di­cats dis­cu­te­ront au pavillon WoW, les négo­cia­tions entre les dif­fé­rents pays ayant signés la Convention Cadre des Nations-Unies sur les chan­ge­ments cli­ma­tiques se dérou­le­ront du 28 novembre au 9 décembre 2011.

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