Les mésusages politiques du populisme

Mis en ligne le 06 janvier 2008

Populisme : le mot a envahi les com­men­taires au soir du 29 mai. Hommes poli­tiques, jour­na­listes, savants mobi­li­sés pour donner leur avis d’expert sur les résul­tats élec­to­raux l’ont convo­qué et invo­qué pour qua­li­fier et sur­tout dis­qua­li­fier les élec­teurs du NON et tous ceux qui ont fait cam­pagne contre le projet de traité consti­tu­tion­nel. « Virus popu­liste », « épi­dé­mie de popu­lisme » : le recours aux méta­phores médi­cales signa­laient l’anomalie scan­da­leuse de l’issue élec­to­rale et son carac­tère patho­lo­gique pour la démo­cra­tie et l’Europe. Il auto­ri­sait juge­ments inju­rieux – « bunker natio­na­liste », vision « fermée » du monde, impul­sion xéno­phobe – et rap­pro­che­ments poli­tiques dis­cré­di­tants – les extrêmes auraient démon­tré leur pro­fonde com­pli­cité et les repré­sen­tants et élec­teurs de gauche auraient mêlé sans sour­ciller leur voix à celle de Jean-Marie Le Pen.

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